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La Marseillaise noire [Chant de paix]

Camille Naudin
Language: French


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[1867]
Paroles: Camille Naudin
Musique: Rouget de L'Isle, 1792
Chanté sur l'air de la "La Marseillaise"
Créé à la Nouvelle-Orléans le 17 juin 1867.
Testo di Camille Naudin
Musica: Rouget de L'Isle, 1792
Cantata sull'aria della "Marsigliese"
Scritta New Orleans il 17 giugno 1867.


[...] À la veille de la Révolution française, Rouget de Lisle remonte de Marseille vers Paris, accompagné d'un groupe de révolutionnaires; tous décidés à renverser le régime monarchique absolu qui régna la France durant plusieurs siècles. Ses compagnons d'armes, prêts à sacrifier leur propre vie pour la liberté, crient vengeance en adoptant "La Marseillaise" comme chant de ralliement.

Presque un siècle plus tard, sous d'autres cieux, un poète dédie à une cause non-moins terrible—celle de l'esclavage des Noirs par les Blancs)—un chant d'unité, un appel à la Fraternté. En reprenant la musique composée par R. de Lisle, C. Naudin intitulera "son chant de paix" "La Marseillaise Noire."

[...] Un écho bien différent retentit de "La Marseillaise Noire, chant de paix," composé par Camille Naudin. Son appel à la paix, à la réconciliation, l'auteur le lance aux "fils d'Africains" (v. 1), eux aussi "tristes victimes, qu'un joug absurde abrutissait" (v. 2). Malgré ce joug de l'esclavage qui avait emprisonné sa race, il invoque le pardon et dénonce ce désir de "mort, de sang, de vengeance" (v. 38), comme "l'impie ignorance, arme terrible du tyran" (v. 35-36); il fait appel à la raison humaine, à l'intelligence, à l'esprit" (v. 26-27), et au message de l'Évangile chrétien et humanitaire. (v. 3, v. 32). Ce message proclame que ce n'est plus "la peau qui fait l'homme" (v.28), mais que chaque travailleur reçoive à part égale, le prix de son effort parce que "le pain qu'il a gagné, qu'importe sa couleur" (v. 9-10). Les 5 répétitions du refrain rendront encore plus puissante cette soif de respect, d'entente et de tolérance. Cette vision salutaire et propice doit être partagée par chacun et requiert l'unité de tous. Seulement alors pourront vibrer les mots Égalité, Fraternité, Liberté.

Le message de R. de Lisle, réaffirmant les droits primordiaux de l'Homme—le désir de défendre la Patrie au prix de la guerre—se voit surpassé par le souhait humaniste de Camille Naudin, visionnant "chaque peuple heureux, prospère, au fronton de l'humanité" (v. 45). L'Espoir est alors possible: "Tu régneras, Égalité" (v.47).

D'après Cette page
Fils d'Africains, tristes victimes,
Qu'un joug absurde abrutissait.
De monstres oubliant les crimes,
Pensons à Jésus qui disait:
Pensons à Jesus qui disait:
«Peuples, plus de sang, plus de guerre
«Qui font rougir l'humanité,
«Moi je suis la Fraternité,
«Embrassez-vous, vous êtes frères.»
Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain, le pain qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.

Assez longtemps ! le fouet infâme
De ses sillons nous a brisés,
Sans nom, sans patrie et sans âme,
Assez de fers! De honte, assez!
Assez de fers! De honte, assez!
Que dans une sainte alliance
Les noirs et les blancs confondus
À la mort des anciens abus,
Marchant tous pleins de confiance,
Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain, le pain qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.

Debout! C'est l'heure solennelle !
Où, sur le vieux monde écroulé,
Le despotisme qui chancelle
Vient couronner la Liberté,
La discorde reprend sa pomme,
La raison humaine grandit ;
C'est l'intelligence et l'esprit
Et non plus la peau qui fait l'homme.
Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain, le pain qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.

Plus d'ombre ! partout la lumière,
C'est l'Évangile qui paraît ;
Le Blanc dit au Noir: mon frère,
À jamais Caïn disparaît
Plus de sang ! L'impie ignorance,
Arme terrible du tyran
Aux peuples s'entredéchirant,
Ne dit plus : mort, sang et vengeance.
Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain, le pain qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.

Allons ! malgré votre race,
Hommes de couleur, unissez-vous,
Car le soleil luit pour tous.
Que chaque peuple heureux, prospère,
Au fronton de l'humanité,
Grave ces mots: "en toi j'espère,
Tu règneras, Égalité".

Contributed by Riccardo Venturi - 2007/11/24 - 01:55



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