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E io ci sto

Rino Gaetano
Language: Italian

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Rino Gaetano E io ci sto


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Related Songs

On n'est pas des saints
(Léo Ferré)
OK papà
(Rino Gaetano)
Ah, quanto è bella l'USA!
(Rino Gaetano)


ringat
[1980]
Testo e musica di Rino Gaetano
Album: "E io ci sto"

e io ci sto.

L’ultimo album di Rino prende il nome da questo straordinario pezzo Rock, vera e propria dichiarazione di impegno civile.
ATTENZIONE: la guerra da vincere a tutti i costi di cui parla è sicuramente quella per i diritti civili…

“Voglio una bandiera diversa, senza sangue e sempre tersa”
Mi alzo al mattino con una nuova illusione
prendo il 109 per la rivoluzione,
e sono soddisfatto
un poco saggio un poco matto
penso che fra vent'anni
finiranno i miei affanni

Ma ci ripenso però
mi guardo intorno per un po'
e mi accorgo che son solo
in fondo è bella però
la mia età e io ci sto

Si dice che in America tutto è ricco tutto è nuovo
puoi salire in teleferica
sui grattacieli e farti un uovo
io invece cerco il Rock’n Roll al bar e nel metrò
cerco una bandiera diversa
senza sangue e sempre tersa

Ma ci ripenso però
mi guardo intorno per un po'
e mi accorgo che son solo
in fondo è bello però
il mio paese e io ci sto

Mi dicono alla radio
"Statti calmo e statti buono
non esser scalmanato, stai tranquillo e fatti uomo"
ma io con la mia guerra voglio andare ancora avanti
e costi quel che costi la vincerò,
non ci son santi

Anche se invece però
mi guardo intorno ancora un po'
e mi accorgo che son solo
ma in fondo è bella però
la mia guerra e io ci sto

Cerco una donna che sia la meglio
che mi sorrida al mio risveglio
e che sia bella come il sole d'agosto
intelligente si sa

Ma in fondo è bella però
la mia donna e io ci sto

Contributed by Garfield '93'/ Roberto Oliva - 2007/10/17 - 20:17




Language: English

Versione inglese anonima
English version by unknown author
IT'S OK FOR ME

I get up in the morning with a new illusion
I catch 109 bus to the revolution
and I'm satisfied
slightly wise slightly crazy
I think in twenty years time
my breathlessness will come to an end

But I rethink though
I look around for a little while
and I realize I'm alone
after all it's beautiful though
my age and it's ok for me

It's said that in America everything is rich everything is new
you can go by cableway
to skyscrapers and cook an egg
I instead look for Rock'n Roll in cafès and underground
I look for a different flag
a bloodless and always clean one

But I rethink though
I look around for a little while
and I realize I'm alone
after all it's beautiful though
my country and it's ok for me

They tell me by the radio:
"Be quiet and be good,
don't be eager, keep your cool and grow up"
but I still want to go on with my war
and I'll win, cost what it may,
there's no help for it

Even if instead though
I still look around for a little while
and I realize I'm alone
but after all it's beautiful though
my war and it's ok for me

I look for a woman who's the best
who smiles at me when I wake up
and who's beautiful as August sun
intelligent, it's clear

But after all she's beautiful though
my woman and it's ok for me

2008/6/18 - 18:42




Language: French

Versione francese di Marco Valdo M.I.

Version française – ET MOI, J'Y SUIS – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – E io ci sto – Rino Gaetano – 1980
Texte et musique de Rino Gaetano
Album: "E io ci sto"

Ah, Lucien l'âne mon ami, cette canzone de Rino Gaetano, me plaît vraiment et même, pour plusieurs raisons. Bien évidemment, la canzone elle-même et son auteur, son interprète, bref, son chantauteur, puisqu'il s'agit d'une seule et même personne. Mais il en est d'autres...

Oh, oh..., dit Lucien l'âne en secouant son encolure comme s'il se mettait subitement à danser le rock... Et tu pourrais m'en dire de ces plusieurs raisons...

Certainement et je vais le faire à l'instant. Une de ces fortes raisons, c'est que cette chanson est en quelque sorte une d'évocation d'un des aspects de la Guerre de Cent Mille Ans, cette guerre que les riches font aux pauvres afin de maintenir leur domination, d'accroître leurs richesses, d'étendre leurs privilèges... Cette guerre quotidienne où chaque geste compte :

« Partout guerre clandestine,
Guerre guère anodine
Où tous les gestes comptent imperceptiblement
Où chacun choisit son camp
Rappelle-toi à tout moment
Si tu n'y prends garde, inconsciemment
À chaque instant, tu choisis ton camp. »


Et voici ce que dit Rino Gaetano :

« Mais moi, ma guerre, je veux la mener à sa fin
Et coûte que coûte, il me faut la gagner.
On n'est pas des saints !»


C'est d'elle qu'il parle et il a nettement choisi son camp, qui n'est pas celui des puissants...

Voilà bien une forte raison et je la comprends, dit l'âne Lucien en hochant la tête, que les oreilles accompagnent dans un mouvement de balancier. Tu en avais plusieurs, disais-tu...

Mais oui, Lucien l'âne mon ami, et si tu as tendu l'oreille, tu as certainement repéré la deuxième forte raison... C'est qu'il y a là comme de l'obstination de canuts tissant le linceul du vieux monde...

Évidemment ! Une autre encore... ?

Oui, bien sûr, en voici une autre... Elle nous touche très profondément... Et elle dit, du moins, dans ma version de langue française... « On n'est pas des saints ! ». C'est ce « On n'est pas des saints ! » qui me rappelle : « noi, non siamo cristiani, siamo somari », qui est une de nos devises. Et pour compléter le tableau, cet « On n'est pas des saints ! » est le titre d'une chanson de Léo Ferré, qu'il faudra bien mettre un de ces prochains jours parmi les Chansons contre la Guerre. Je t'en rappelle un petit morceau :

« On foutra tout, lonlaire
Ici, là ou là
On sera tous copains
Et dans le ministère
On fera la java, tiens ! »


Ce serait une bonne idée, dit Lucien l'âne en raclant le sol de son petit pied noir.

Et puis, dernière raison et encore plus forte celle-là, puis, je m'arrêterai d'en exposer ; donc, Lucien l'âne mon ami, il y a encore une raison à mon con... Oui, mon contentement , comme disait Boby Lapointe dans Comprend qui peut, chanson qu'il faudra bien mettre ici, vu qu'il y est question du légionnaire et du sable chaud. Et la voici cette forte raison, qui nous vient de l'enfance et des lectures passionnées de l'adolescence. Je t'explique : Rino Gaetano a intitulé sa chanson : Io ci sto...

Et il a bien eu raison, dit Lucien l'âne en riant sous cape...

Lucien l'âne mon ami, il ne faut pas m'interrompre, car après, je ne sais plus où j'en suis et je raconte n'importe quoi. Donc, Rino Gaetano a intitulé sa chanson : Io ci sto... et sans réfléchir, car la chose est évidente, j'ai naturellement traduit ce titre par : « J'y suis ! ». Je t'assure que c'est venu comme ça, tout à trac. Ce n'est qu'en en cherchant la raison, là tout de suite, car on aurait pu traduire différemment : par exemple, Me voilà ou Je suis là ou Pour moi, je suis d'accord... que j'ai soudain compris... « J'y suis ! », c'est la devise du jeune duc de Nevers lâchement assassiné et que Lagardère, un brave Gascon, sous l'apparence du Bossu, va finalement venger ... Ces aventures ont tenu en haleine bien des gens depuis plus d'un siècle et demi. D'ailleurs, il y eut des suites jusqu’à la troisième génération que je me promets de lire in extenso...Cela dit, la chanson qui est pleine d'illusions se termine en reprenant intégralement l'illusion des illusions qui illusionne tant les hommes, celle que Verlaine immortalisa dans son Rêve familier...
Le voici de mémoire :

« Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues. »


Sublime... ce poème de Verlaine..., dit Lucien l'âne encore sous le charme. Mais en attendant, mon bon ami Marco Valdo M.I., recommençons à tisser le linceul de ce monde peuplé de fourbes, de sournois, de lâches, de traîtres et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
ET MOI, J'Y SUIS

Je me lève au matin avec une nouvelle illusion
Je prends le 109 pour la révolution,
Et je suis satisfait
Un peu sage un peu distrait
Je pense que dans vingt ans
Finiront mes errements

À y repenser, aussitôt
Je regarde là et ici
Et je suis seul dans la vie
Au fond, il est beau
Mon âge à moi et moi, j'y suis

On dit qu'en Amérique, tout est riche, tout est neuf
On peut monter en téléphérique
Sur les gratteciels et se faire cuire un œuf
Moi, je cherche du rock, de la musique
Je cherche une bannière différente
Sans sang et toujours pimpante

À y repenser, aussitôt
Je regarde là et ici
Et je suis seul dans la vie
Au fond, il est beau
Mon village à moi et moi, j'y suis

On dit à la radio, à la télévision
« Soyez calmes et soyez bons
Pas d’histoires, pas de chambard, soyez modérés »
Mais moi, ma guerre, je veux la mener à sa fin
Et coûte que coûte, il me faut la gagner.
On n'est pas des saints !

À y repenser, aussitôt
Je regarde là et ici
Et je suis seul dans la vie
Au fond, il est beau
Mon combat à moi et moi, j'y suis

Je cherche une femme qui m'émerveille
Qui me sourie à mon réveil
Qui soit belle comme le jour
Intelligente et folle d'amour.

Au fond, elle est belle
Ma femme à moi et moi, j'y suis !
Au fond, elle est belle
Ma femme à moi et moi, j'y suis !

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2014/1/29 - 20:41



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