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An Rhein und Ruhr marschieren wir

anonimo


Lingua: Tedesco

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[seconda metà degli anni 30]
Una canzone nata nei gruppi giovanili antinazisti noti come Edelweißpiraten.
Il modello melodico è quello dell'“Argonnerwaldlied”, una canzone militare risalente alla Grande Guerra, il cui schema venne poi preso in prestito dai militanti comunisti, poi dai nazisti e infine proprio dai nostri “Pirati della stella alpina”. Ma il brano è un vero e proprio pot-pourri, con riferimenti a canzoni popolari (come la settecentesca “Wahre Freundschaft soll nicht wanken”) e canti di lavoro (come quello dei primi anni del 900 intitolato “Immer bunt sind wir gekleidet”, o “Das Wolle lied”)

Edelweißpiraten, Colonia, 1940-41
Edelweißpiraten, Colonia, 1940-41


Il testo che segue l'ho reperito su Museenkoeln, un sito molto interessante dedicato agli eventi culturali nella città di Colonia e che contiene tutta una corposa sezione sugli Edelweißpiraten e gli altri gruppi giovanili anti-nazisti che furono attivi soprattutto nella regione del Reno-Ruhr e a Colonia in particolare.



Non è un caso se il 10 novembre del 1944 proprio nella città renana la Gestapo impiccò pubblicamente, senza processo, 13 membri dei Navajos, una banda di fuggiaschi, disertori, ebrei, comunisti e piccoli criminali che negli Edelweißpiraten si riconosceva. Rimando per la loro specifica vicenda alla canzone Lied Von Navajos

Edelweißpiraten. La foto scelta per la copertina del disco “Es War In Schanghai”
Edelweißpiraten. La foto scelta per la copertina del disco “Es War In Schanghai”


Trovo il brano reinterpretato, con musica propria, dal musicista e cantante tedesco Henning Sedlmeir in un disco collettivo “Es War In Schanghai (Kölner Bands Interpretieren Lieder Der Edelweißpiraten)” realizzato a Colonia nel 2004, a 60 anni dall'assassinio dei Navajos, un tributo a quei giovani inconformi, pazzi e coraggiosi che osarono sfidare apertamente il potente Terzo Reich.
An Rhein und Ruhr marschieren wir
für unsere Freiheit kämpfen wir
den Streifendienst, schlagt ihn entzwei
Edelweiß marschiert, Achtung - die Straße frei.

Meister gib uns die Papiere
Meister gib uns unser Geld
denn die Frauen sind uns lieber
als die Schufterei auf dieser Welt.

Unser Edelweißpiratenlager
liegt in Österreich auf einem Berg
uns sollte es nur einer wagen
zu uns zu kommen auf den Berg.

Wir werden sie herunterschlagen
ob Gestapo oder Streifendienst
denn unsere Edelweißpiraten
kennen keine feige List.

Hohe Tannen weisen Dir die Sterne
von der Isar springend zu Flut
liegt das Lager der Edelweißpiraten
und Du Eisbär, Du hütest es gut.

Hör Eisbär, was wir Dir jetzt sagen
unsere Heimat ist nicht mehr frei
schwingt die Keule ja wie in alten Zeiten
schlagt HJ., SA. den Schädel entzwei.

inviata da Bernart Bartleby - 4/11/2016 - 22:10



Lingua: Francese

Version française – SUR LES BORDS DU RHIN ET DE LA RUHR – Marco Valdo M.I. – 2016
Chanson allemande – An Rhein und Ruhr marschieren wir – Anonyme – 1937

Chanson née dans les groupes de jeunes antinazis connus comme Edelweißpiraten – Edelweiss pirates. La base mélodique est celle de l’« Argonnerwaldlied » (Chant des forêts de l’Argonne), une chanson militaire remontant à la Grande Guerre (14-18), dont le schéma musical fut emprunté par les militants communistes, ensuite les nazis et enfin, nos « Edelweiss pirates ». Mais le morceau est un véritable pot-pourri, avec des références à des chansons populaires (comme celle remontant au XVIIIe siècle « Wahre Freundschaft soll nicht wanken », qu’on peut traduire par « Vraie amitié ne peut chanceler ») et des chants de travail (comme celles des premières années du XXe intitulées « Immer bunt sind wir gekleidet », ou « Das Wolle lied »)
J’ai trouvé le texte sur Museenkoeln, un site très intéressant consacré aux événements culturels dans la ville de Cologne et qui comporte une solide section sur les Edelweißpiraten et les autres groupes de jeunes anti-nazis qui furent actifs surtout dans la région du Rhin-Ruhr et à Cologne en particulier.
Ce n’est pas un hasard si le 10 novembre de 1944 précisément dans la ville rhénane, la Gestapo pendit publiquement, sans procès, 13 membres des Navajos, une bande de fuyards, déserteurs, Juifs, communistes et petits délinquants qui se reconnaissaient dans les Edelweißpiraten. Voir la chanson Lied Von Navajos

Dialogue maïeutique

edelweiss-piraten-navajos


Sur les bords du Rhin et de la Ruhr ? Mais, Marco Valdo M.I. mon ami, ça me fait presque le même effet que si le titre avait été « Sur les bords de la Meuse et de la Sambre ». D’ailleurs, il me semble, à moi qui me suis longuement promené sur les rives de ces cours d’eau et dans les creux de ces vallées et sur les crêtes qui les encadrent – parfois de vignes, parfois de rochers ; parfois aussi de champs, par fois de forêts ; parfois encore de villes et parfois d’usines, que ce sont des lieux aux parfums voisins – que j’y suis en pays de connaissance. Pour un peu, partout, on s’y sentirait chez nous.

Il reste à y adjoindre la Moselle, cousine de la Meuse… Pour le reste, tu as raison, Lucien l’âne mon ami, n’eût été l’incommensurable bêtise de Guillaume, roi de Prusse et Empereur d’Allemagne et ses ambitions folles et les massacres qu’elles entraînèrent dès août 1914 sur précisément les bords de Meuse et de Sambre, on aurait gardé les relations de bon voisinage et d’amitié qui étaient celles qui unissaient les pays de Liège et de Cologne. Mais voilà, il y eut les incendies, les vols, les viols, les meurtres, les assassinats imbéciles, tellement stupides qu’ils furent condamnés même par les lois de la guerre.
Pourtant, et tu le sais aussi bien que moi, il n’y a aucun respect intellectuel à avoir pour ces lois qui n’en sont pas et qui sont, d’ailleurs, totalement idiotes, vu que tout comme on ne peut faire d’omelettes sans casser des œufs, on ne peut faire de guerre sans tuer des gens – peu importe qu’ils portent ou non, un uniforme. Des lois comme s’il s’agissait d’établir les règles d’un jeu entre militaires… On ne joue quand même pas avec des soldats de plomb. Ceci dit, petite parenthèse à propos de cette idée de lois de la guerre, car il s’agit d’une expression amphibologique. En ce sens, qu’il faut distinguer loi et loi. Il y a les lois disons « scientifiques », c’est-à-dire des règles générales qui peuvent découler de l’observation ou de l’étude des faits et les lois disons « juridiques », qui elles sont de purs principes, de purs postulats, de purs édits qui découlent de la volonté des hommes ; elles ne reposent sur aucun socle solide extérieur à celle-ci. En ce sens, ce sont des supputations et des intentions qu’on espère voir s’appliquer dans le réel. Elles relèvent de la croyance en la bonne volonté des belligérants, autant dire des illusions.

Fondamentalement, dit Lucien l’âne, du point de vue de la raison, la guerre est une connerie, disait à la Barbara le poète Prévert. Cependant, il faut parfois y répliquer par la force, s’y opposer avec violence. C’est une évidence qui fut assumée depuis toujours par les résistances. « Ora e sempre : Resistenza ! » a ce sens-là.

Voilà, dit Marco Valdo M.I., qui nous ramène à notre canzone, qui nous reporte aux bords du Rhin et de la Ruhr et) à ces jeunes gens (jeunes filles et garçons) qui depuis le début se sont mis en travers (au péril de leur vie) en travers des pas des bandes nazies. Franz-Josef Degenhardt qui leur a consacré une chanson, intitulée Ballade vom Edelweiß-Piraten Nevada-Kid, dont on reparlera plus tard, disait :

« Les Edelweiss pirates – ainsi se nommaient dans les années 30-40 des groupes de jeunes qui s’opposaient aux nazis. Certains d’entre eux combattirent le régime de terreur par les armes. La plupart furent découverts par la Gestapo, torturés et exécutés. Seule une petite partie a survécu. Dans ma région, ils se surnommaient les Edelweiss pirates Navajos. Sous le col de leur chemise, ils portaient une fleur d’Edelweiss en corne, ils se donnaient des noms d’Indiens et de vieux trappeurs et, comme signe de reconnaissance secret, un sifflement – le refrain d’une chanson de soldats, qu’on hurlait alors et qui l’est encore aujourd’hui. Mais les dernières notes étaient sifflées de travers. »

Bref, ces Edelweiss pirates avaient comme signe de ralliement (outre des chaussettes blanches) l’édelweiss, une petite fleur figurée en corne ou en nacre et qu’ils portaient au revers de leur chemise. L’édelweiss– alias pied-de-lion, Gnaphale à pied de lion, étoile d’argent ou encore étoile des glaciers, cette fleur blanche sauvage qui pousse en haute altitude et qu’il faut aller chercher à ses risques et périls ; c’est ce que raconte la chanson. Certaines rumeurs disent que l’édelweiss était la fleur préférée de Hitler ; sans doute, devait-il aimer les coups de pied au cul ou les coups de patte de l’Ours blanc.

Alors, Marco Valdo M.I mon ami, il nous reste à connaître cette canzone de révolte et puis, à reprendre notre tâche tout aussi révoltée et à tisser le linceul de ce vieux monde encroûté, inique, absurde, aboulique, avide et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
SUR LES BORDS DU RHIN ET DE LA RUHR

Sur les bords du Rhin et de la Rhur, nous marchons,
Pour notre liberté, nous nous battons.
Nous attaquons la patrouille rudement.
Edelweiss marche, Attention – sur la route librement.

Maître, donne-nous les documents !
Maître, donne-nous notre argent !
Car nous préférons les femmes
Au travail obligatoire en ce monde.

Notre camp d’Edelweiss pirates
Se trouve en Autriche sur une montagne.
Il nous faut un certain courage,
Pour grimper là-haut sur la montagne.

Nous les repousserons toutes :
Gestapo ou patrouille,
Car nous, Edelweiss pirates
Ne connaissons pas la ruse lâche.

Les étoiles par-dessus les sapins
Sautant l’Isar te dirigent
Vers le camp des Edelweiss pirates,
Ours blanc, garde-le bien.

Écoute Ours blanc :
Notre patrie n’est plus libre maintenant !
Balance ta massue comme dans l’ancien temps !
Frappe les crânes des Hitlerjugend et des S.A. durement !

inviata da Marco Valdo M.I. - 6/11/2016 - 18:19


monotona e monolitica?

leoskini - 5/11/2016 - 18:13


Sì, la versione dei Commandantes... non trovi?
A me fa kagare...
De gustibus non est disputandum.

Bernart Bartleby - 5/11/2016 - 22:18


Boh, io ho quella vaga idea che il solo modo di rendere ascoltabili i cori operai novecenteschi sia di coprirli di una sottile patina di punk-rock.
Poi a ognuno il suo.

leoskini - 7/11/2016 - 19:18


Sono d'accordo con te, ma ammetterai che nel caso specifico i Commandantes non hanno nemmeno lontanamente la "leggerezza" e l'arte dei Clash!
Ciao

B.B. - 8/11/2016 - 08:05


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