Lingua   

Giovanna d'Arco

Fiorella Mannoia


Lingua: Italiano


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Autore: Francesco De Gregori
Album: Gente Comune (1994)
Joan of Arc at the Stake



Nell'inquietante "vocazione" della Pulzella di Orléans, contadina di Domrémy e soldatessa "ante litteram".
Tutto questo campo di grano
non ancora maturato
tutto questo bel campo
non ancora tagliato
e questo sole che splende
sulla mia testa di soldato
tutto questo bel sole che scende
non è ancora passato
Ah se ti avessi trovato,
ah se ti avessi cercato…

In quelle scatole cinesi
che chiamano cuore
e negli sguardi accesi
che si chiamano amore
in questa notte infinita
ma che sta per finire
in quest'acqua da bere
che ho chiesto in ginocchio
ma che tarda a venire
Ah, se piovesse un poco
solamente un poco…

Però ho visto la Francia dalla terra al mare
e sulla punta della mia lancia un uomo impallidire e tremare
le colombe, i serpenti e gli sciocchi
ed il rosso ed il nero
e questo l'ho cantato con la voce che avevo

Però ho visto il mio destino, la mia stella di ragazza
sanguinare e bagnarsi sotto la mia corazza
e dicono che una notte
abbia sentito una canzone
una voce che mi chiamava
e sapeva il mio nome
e sapeva il mio nome…

Tutto questo campo di grano
non ancora maturato
tutto questo bel campo
non ancora attraversato
e questa luna che muore
sulla mia testa di soldato
e questo cielo che cambia colore,
questo cammino segnato.
Ah se ti avessi guardato…

Però ho visto la Francia dalla neve al mare
e sul piatto della bilancia la mia vita pesare
le colombe e i serpenti e gli sciocchi
ed il rosso ed il nero
e questo l'ho cantato con la voce che avevo.

Però ho visto il mio destino, la mia stella di ragazza
sanguinare e bagnarsi sotto la mia corazza
e dicono che una notte
abbia sentito una canzone,
una voce che mi chiamava
e che diceva il mio nome…

inviata da giorgio - 12/9/2008 - 08:15



Lingua: Francese

Version française – Marco Valdo M.I. – 2010

De l'inquiétante « vocation » de la Pucelle d'Orléans, paysanne de Domrémy et soldate « avant la lettre »

Et Jeanne la bonne Lorraine qu'Anglais brûlèrent à Rouen..., disait François Villon. C'est bien d'elle qu'il s'agit ici...

Voir aussi la version de Fabrizio De André et celle de Leonard Cohen, la seconde ayant inspiré la première.

Pour en revenir à Jeanne, une fameuse timbrée, une qui entendait des voix et qui rêvait d'en découdre au nom d'une monarchie de droit divin, crois-moi mon cher Marco Valdo M.I.. J'en sais quelque chose moi qui l'ai croisée là-bas en Lorraine, jeune enfant encore et qui l'ai revue plus tard, chef de bande et pillarde. Et dire qu'on en a fait une héroïne nationale, une Madame Propre qui allait balayer tout sur son passage, avec l'aide des voix divines. Ce symbole de pureté de la France me pique au nez pire que la moutarde dijonnaise la plus rude. Pas étonnant que les nationalistes et les fascistes de France l'aient toujours vénérée et en ont fait leur icône et vont jusqu'à fêter une Sainte-Jeanne d'Arc.

On risque d'ailleurs de sombrer dans l'Arcomanie d'ici un an ou deux... Car, vois-tu, Lucien, la donzelle est née – quasiment au pays de ma grand-mère, elle-même fille de berger – en 1411 (fin) ou 1412 (ou tout début), selon les sources. Il y aura donc six cents ans... un fameux bail. Pour le reste, il eut mieux valu la traiter dès l'apparition des fameuses voix... Comme on dit maintenant, elle était vachement atteinte, carrément à la masse... Un de mes amis disait pour décrire une hystérique du genre: «  Pour mi, celle-là, il lui manque une case et si elles y sont toutes, elles sont dans le désordre ». Une dernière remarque pour défendre mon ami le poète parisien...Quant à ce qu'en disait François Villon, il a des excuses, c'était vers 1450... C'étaient un peu les faits-divers de l'époque.

Je suis content que tu aies remis un peu les choses à leur place, conclut Lucien l'âne avec un de ces sourires aux allures de piano, et je t'en remercie surtout pour Villon.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
JEANNE D'ARC

Toute cette étendue de blé
Pas encore mûri
Tout ce beau champ
Pas encore coupé
Et ce soleil qui resplendit
Au dessus de ma tête de soldat
Tout ce beau soleil qui descend
N'est pas encore passé
Ah si je t'avais trouvé,
Ah si je t'avais cherché...

Dans ces boîtes chinoises
Qu'on appelle coeurs
Et dans les regards enflammés
Qu'on appelle amours
Dans cette nuit infinie
Sur le point de finir
Dans cette eau pour boire
Que j'ai demandée à genoux
Mais qui tarde à venir
Ah ! Si seulement il pleuvait
Juste un peu...

Et cependant, j'ai vu la France de la terre à la mer
Et à la pointe de ma lance un homme pâlir et trembler
Les colombes, les serpents et les sots
Et le rouge et le noir
J'ai chanté tout cela de ma voix à moi

Et cependant, j'ai vu mon destin, mon étoile de fille
Sanguinaire et s'écouler sous ma cuirasse
Et on dit qu'une nuit
J'ai entendu une chanson
Une voix qui m'appelait
Et connaissait mon nom
Et connaissait mon nom...

Toute cette étendue de blé
Pas encore mûri
Tout ce beau champ
Pas encore traversé
Et cette lune qui meurt
Au dessus de ma tête de soldat
Tout ce ciel qui change de couleur
Ce chemin tracé.
Ah si je t'avais trouvé,
Ah si je t'avais cherché...

Et cependant, j'ai vu la France de la neige à la mer
Et ma vie peser sur le plateau de la balance
Les colombes, les serpents et les sots
Et le rouge et le noir
J'ai chanté tout cela de ma voix à moi


Et cependant, j'ai vu mon destin, mon étoile de fille
Sanguinaire et s'écouler sous ma cuirasse
Et on dit qu'une nuit
J'ai entendu une chanson
Une voix qui m'appelait
Et connaissait mon nom
Et connaissait mon nom...

inviata da Marco Valdo M.I. - 14/1/2010 - 19:55


madonna mia mannoia! sono contenta di esser nata donna proprio in tutti i sensi e non farei mai il soldato (devo dire "soldatessa" ?) neanche per tutto l'oro del mondo !!!

Maria Laura - 8/12/2009 - 11:21


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