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La guerra dei vecchietti

Remo Remotti


Lingua: Italiano


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recitato
Il secolo che abbiamo alle spalle è il Secolo Ventesimo. Un secolo di sangue, di morte, di sudore, di lacrime. Di dolore.

C’è stata la prima guerra mondiale, qualche milione di morti in una cazzata. Prima c’era stata la guerra di Libia. E poi la guerra civile spagnola: tre anni dove gli uomini si sono ammazzati come delle bestie feroci. La guerra d’Africa. E finalmente la seconda guerra mondiale. CINQUANTA MILIONI DI MORTI. Venti milioni solo in Russia. Sei milioni di ebrei: l’olocausto. Hiroshima. CENTOQUARANTA MILA MORTI QUELLA MATTINA. Novantamila morti a Nagasaki. Il giorno che sono sbarcati gli alleati, gli americani in Normandia, il D-DAY. Salvate il soldato Ryan. TREMILA MORTI. LA’, SULLA SPIAGGIA.


Io sono un ex colonnello del Genio. Sono un genio. Mi chiamo Eugenio. Sono a riposo, ma io non mi riposo mai. Io cogito ergo sum. Io penso. E l’altra notte ho pensato. Mi è venuta un’idea geniale che farà di me uno degli uomini più famosi dopo Einstein. Mi daranno il premio Nobel per la pace. Andrò alle Nazioni Unite a esporre il mio piano. Una stronzata. Un uovo di Colombo. Basta con queste guerre dove mandiamo a ammazzare questi giovani a diciotto, vent’anni per arricchire qualche petroliere o qualche banchiere internazionale. D’ora in poi le guerre saranno fatte dai vecchi!

“Quanti anni hai?”
“Settant’anni.”
“Via, sotto le armi!”
Questi vecchi che voi abbandonate nei giardini pubblici, per andarvene in giro per il mondo l’estate assieme a cani, gatti e altri animali d’ora in poi… un calcio nel culo! TUTTI IN CASERMA! PURE LE VECCHIE! Le vecchie le mettiamo tutte nella Croce Rossa. Ce le leviamo dai coglioni ste vecchiacce, vaffanculo! Vai, via sta vecchia, via nella croce rossa!
“Sparano sulla croce rossa!”
“Non ce ne frega un cazzo!”


E’ nell’ordine delle cose. Andremo negli ospedali, andremo negli ospizi, dappertutto. Tutti i malati terminali: tutti kamikaze!
“Ma io sto male!”
“Evvaffanculo checcenefrega devi morì, e vattelappiànderculo! Quale eutanasia, eutanasia un cazzo. Che, vuoi fà morì tuo nipote, che c’ha diciotto-vent’anni? Vattelappiànderculo, via!”


E’ meglio morire con un colpo in testa, con una palla in testa, che morire senza palle: dentro a un ospedale lì, intubato come un serpente dopo mesi di sofferenze. Il signor Marinetti, il futurista, diceva “le guerre sono l’igiene dell’umanità”. Una brutta frase, non m’è mai piaciuta. Ma forse in questo caso potrebbe anche funzionare.


E poi queste guerre al fronte saranno più pacioccone, più bonarie, come devo dì?
Prima linea:
“Spara!”
“E che me sparo? non vedo un cazzo! C’ho le cataratte che sparo?!?!”
“E butteje ‘na bomba a mano!”
“Seee, bonasera! La bomba a mano… c’ho la spalla qua che non la posso move… mavvaffanculo!”
“Ma che fai te sei cacato sotto? C’hai paura?”
“Ma che paura, non c’ho paura! C’ho ottant’anni cazzo, ogni tanto me caco sotto! E che cazzo, non ce lo sapevi?”


“Achtung achtung! Un momento! Fratelli, nemici che famo qua, che stamo a fa? Traduci un po’! Achtung! Eh..ma che stamo a giocà qua? Semo riusciti a campà fino a ottant’anni e mò s’ammazzamo così come tanti stronzi? Volemose bene fratelli! Vieqquà famo la pace damme n’bacetto!”


“Hai saputo l’ultima?”
“Che è successo?”
“Hanno preso tre ostaggi italiani”
“Ah poveri ragazzi…”
“Ma quale ragazzi c’hanno ottanta, settanta, novant’anni… non je frega più un cazzo a nessuno! E poi se questi ce li rimandano indietro, questi ostaggi, noi per togliergli il vizio sai che famo? Li riportamo all’ospizio!”

inviata da DonQuijote82 - 31/8/2008 - 22:16



Lingua: Francese

Version française – LA GUERRE AUX VIEILLARDS – Marco Valdo M.I. – 2017
Chanson italienne – La guerra dei vecchietti – Remo Remotti

Vieux soldat


Récitatif
LA GUERRE AUX VIEILLARDS


Le siècle que nous avons derrière nous est le Vingtième Siècle. Un siècle de sang, de mort, de sueur, de larmes. De douleur.

Il y eut la première guerre mondiale, quelques millions de morts dans une connerie. Avant, il y avait eu la guerre de Libye. Et ensuite, la guerre civile espagnole : trois années où les hommes se sont tués comme des bêtes féroces. La guerre d’Afrique. Et finalement, la seconde guerre mondiale. CINQUANTE MILLIONS DE MORTS. Vingt millions rien qu’en Russie. Six millions de Juifs : l’holocauste. Hiroshima. CENT QUARANTE MILLE MORTS CE MATIN-LÀ. Nonante mille morts à Nagasaki. Le jour où sont débarqués les alliés, les Américains en Normandie, le D-DAY. Sauvez le soldat Ryan. En ce seul jour : TROIS MILLE MORTS. LÀ, SUR LA PLAGE.

Je suis un ex-colonel du Génie. Je suis un génie. On m’appelle Eugène. Je suis au repos, mais je ne me repose jamais. Je cogito ergo sum. Je pense. Et l’autre nuit, j’ai pensé. Une idée géniale m’est venue qui fera de moi un des hommes les plus célèbres après Einstein. Ils me donneront le prix Nobel pour la paix. J’irai aux Nations Unies exposer mon plan. Une bêtise. Un œuf de Colomb. Ça suffit ces guerres où nous envoyons tuer et se faire tuer ces jeunes dix-huit, vingt ans pour enrichir des pétroliers ou des banquiers internationaux. Dorénavant les guerres seront faites par les vieux !

« Quel âge avez-vous ? »
« Septante ans. »
« En avant, sous les drapeaux ! »

Ces vieillards que vous abandonnez dans les jardins publics en compagnie des chiens, des chats et d’autres animaux pour aller faire un voyage dans le monde l’été, dorénavant… un coup de pied au cul !
TOUS À LA CASERNE ! MÊME LES VIEILLES !
Les vieilles nous les mettrons toutes à la Croix Rouge. Nous les ferons marner ces vieillardes, putain !
Allez, la vieille, à la Croix Rouge !
« Ils tirent sur la Croix Rouge ! »
« On s’en fout ! »C’est dans l’ordre des choses. Nous irons dans les hôpitaux, nous irons dans les hospices, partout. Tous les malades en phase terminale : tous kamikazes !
« Mais je suis mal ! »
« Putain, on s’en fout, tu dois mourir, et putain con ! Quelle euthanasie, euthanasie mon cul !
Quoi, vous voulez faire mourir votre petit-fils, qui y a dix-huit- vingt ans ? Allez vous faire enculer ! »

Il vaut mieux mourir d’un coup sur la tête, d’une balle dans la tête, que mourir sans couilles : dans un hôpital là, intubé comme un serpent après des mois de souffrances.
Monsieur Marinetti, le futuriste, disait « Les guerres, c’est la hygiène de l’humanité ». Une vilaine phrase, elle ne m’a jamais plu. Mais peut-être dans ce cas, elle pourrait quand même faire bon usage.

Et puis, ces guerres au front seront plus paisibles, comment dire ?, plus débonnaires.

Première ligne :
« Tirez ! »
« Et sur quoi, je tire ? Je ne vois pas à deux mètres ! J’ai la cataracte. Et vous voulez que je tire ? ! ? ! »
« Alors, lancez une grenade ! »
« OUI, bonne chance ! La grenade… j’ai l’épaule ici que je ne peux pas bouger… Allez vous faire lanlaire ! »
« Mais que faites-vous ? Vous vous chiez dans le froc ? Vous avez peur ? »
« Mais quelle peur, je n’ai pas peur ! J’ai passé quatre-vingts ans, bordel ! De temps en temps, je chie dans mon froc ! Et quoi, vous ne le savez pas ? »

« Achtung achtung ! Un instant ! Frères, ennemis que faisons-nous ici, que sommes-nous en train de faire ? Traduisez un peu ! Achtung ! Ah… À quoi joue-t-on ici ? Nous avons réussi à arriver à nos quatre-vingts ans et on va se massacrer comme un tas de cons ? On vous aime bien frères ! Venez ici que nous fassions la paix, embrassons-nous ! »

« Vous connaissez la dernière ? »
« Que s’est-il passé ? »
« Ils ont pris trois otages italiens. »
« Ah les pauvres garçons… »
« Mais quels garçons ? Ils ont septante, quatre-vingts, nonante ans… Tout le monde s’en fout ! Et ensuite, même s’ils les renvoient ces otages, nous, savez-vous ce que nous ferons ? Nous les remettrons à l’hospice ! »

inviata da Marco Valdo M.I. - 13/2/2017 - 21:35



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