Lingua   

Fernand

Jacques Brel


Lingua: Francese


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[1965]
Parole di Jacques Brel
Musica di Jacques Brel e Gérard Jouannest
Nell'album intitolato Ces gens-là

Ces gens-là
(B.B.)
Dire que Fernand est mort
Dire qu'il est mort Fernand
Dire que je suis seul derrière
Dire qu'il est seul devant
Lui dans sa dernière bière
Moi dans mon brouillard
Lui dans son corbillard
Moi dans mon désert
Devant y a qu'un cheval blanc
Derrière y a que moi qui pleure
Dire qu' a même pas de vent
Pour agiter mes fleurs
Moi si j'étais l'Bon Dieu
Je crois qu'j'aurais des remords
Dire que maintenant il pleut
Dire que Fernand est mort

Dire qu'on traverse Paris
Dans le tout p'tit matin
Dire qu'on traverse Paris
Et qu'on dirait Berlin
Toi, toi, toi tu sais pas
Tu dors mais c'est triste à mourir
D'être obligé d'partir
Quand Paris dort encore
Moi je crève d'envie
De réveiller des gens
J't'inventerai une famille
Juste pour ton enterrement
Et puis si j'étais l'Bon Dieu
Je crois que je ne serais pas fier
Je sais on fait ce qu'on peut
Mais il y a la manière

Tu sais je reviendrai
Je reviendrai souvent
Dans ce putain de champ
Où tu dois te reposer
L'été je ferai de l'ombre
On boira du silence
À la santé d'Constance
Qui se fout bien d'ton ombre
Et puis les adultes sont tellement cons
Qu'ils nous feront bien une guerre
Alors je viendrai pour de bon
Dormir dans ton cimetière
Et maintenant bon Dieu
Tu as bien rigolé
Et maintenant bon Dieu
Et maintenant j'vais pleurer

inviata da Manlio Casagrande



Lingua: Italiano

Traduzione di Daniel Montini
(Con una correzione)
FERNAND

Pensare che Fernand è morto
pensare che, è lui, che è morto
pensare che sono solo, dietro a lui
pensare che lui, è solo, lì davanti
lui nella sua ultima bara
io, nella mia nebbia
lui nel suo carro da morto
io, nel mio deserto
davanti, solo un cavallo bianco
dietro, solo io che piango
e nemmeno un po' di vento
per vedere i miei fiori agitarsi
io, se fossi il buon Dio
penso che avrei dei rimorsi
pensare che ora piove
pensare che Fernand è morto

Pensare che traversiamo Parigi
nel primo mattino
pensare che traversiamo Parigi
e che invece sembra Berlino
tu non lo sai, tu dormi
ma è triste morire
essere obbligati a partire
quando Parigi dorme ancora
io ho una voglia, che mi piglia
di svegliare qualcuno
per inventarti una famiglia
solo per il tuo funerale
e poi se fossi il buon Dio
credo che non ne sarei fiero
lo so, si fa come si puo'
ma c'è modo e modo.

Lo sai, io ritornerò
ritornerò spesso
in questo fottuto campo
in cui è finito il tuo tempo
in estate ti farò un po' d'ombra
berremo silenzio
alla salute di Costanza
che se ne fotte, della tua ombra
poi i grandi sono talmente stupidi
che ci daranno un'altra guerra
allora verrò per davvero
a dormire nel tuo cimitero
e ora buon Dio, fatti due risate
ora buon Dio
ora piango.

Bière en français veut aussi dire civière sur laquelle on place les morts. C'est ce que Jacques Brel veut dire. Il est faux de traduire ce mot par 'birra'.

18/8/2018 - 01:52


À propos de « bière » et de Brel

Je ne voudrais pas jouer les pédants, ni le singe savant, mais pour ce qui est du mot « bière » dans cette chanson de Brel, il ne peut signifier « brancard, civière… » – sens ancien qui existe en effet, mais en l’occurrence, il faut comprendre « bière » au sens actuel de « cercueil », qui est le sarcophage des pauvres. Le texte de Brel l’indique d’ailleurs : Fernand est « dans sa dernière bière ».
« Dire que Fernand est mort
Dire qu'il est mort Fernand
Dire que je suis seul derrière
Dire qu'il est seul devant
Lui dans sa dernière bière ».

Sa « dernière bière » est en bois, mais toutes les autres qui sa vie durant l’ont précédée étaient dans des verres ; ce sont d’ailleurs elles qui l’ont emporté, ce brave Fernand.

Donc, « bara » est exact, mais il y manque le jeu de mots à propos du double sens de « bière » en français : bière – boisson et bière – boîte.
Sans doute, il eût fallu noter en italien : birra – bara ou birrabara ?

À propos de ce mot à double sens, une petite histoire bruxelloise (zwanze), qui illustre bien les sens du mot bière :

Dans le magasin de Pompes Funèbres Michel (on peut penser que c’est l’actuel gouvernement de la Belgique) :

– Bonjour, Monsieur Funèbres, je voudrais une pompe.
– Mais Monsieur, ici, on ne vend pas des pompes, c’est un magasin de bières.
– Alors, servez-moi un verre.

Tot ziens, Fernand ! À la revoyure, Fernand ! Jusqu’à, Fernand !


Cordial

Lucien Lane

Lucien Lane - 18/8/2018 - 09:44



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