Lingua   

Chanson nouvelle à l’usage des faubourgs

Sylvain Maréchal
Lingua: Francese


Ti può interessare anche...

Il testamento del parroco Meslier
(Anton Virgilio Savona)
Salgo su
(Banda Fratelli)


[1795-96]
Sylvain Maréchal (1750-1803), scrittore, poeta e rivoluzionario francese, fu amico di François-Noël Babeuf, più noto come Gracco Babeuf (1760-1797) e ne condivise le idee egualitariste e, potremmo quasi dire, proto-comuniste. Tra le sue opere (molte presunte perchè lui spesso non le firmava) ci sarebbe anche un “Catéchisme du curé Meslier”, prosecuzione de Il testamento del parroco Meslier che abbiamo già incontrato su queste pagine...



I radicali come Babeuf e Maréchal erano convinti che le istanze principali della Rivoluzione francese fossero già state tradite e che un nuovo sistema comunque non egualitario si stesse affermando a scapito del popolo, grazie soprattutto all'azione del Direttorio termidorista, che pose fine al Terrore eliminando Robespierre e i suoi ma avrebbe poi finito col consegnare la Francia nelle mani di un Napoleone...
Con la loro “Congiura degli Eguali” Babeuf e Maréchal (che fu l'estensore del manifesto del movimento) propugnavano la democrazia diretta, lo smantellamento della proprietà privata, una società di uomini eguali in cui l'uguaglianza fosse garantita dallo Stato... Ovviamente, nella prima fase della Rivoluzione da loro pensata non si sarebbe comunque potuto fare a meno di un Direttorio temporaneo, ristretto e segreto, ma presto si sarebbe tornati ad una repubblica a suffragio universale (mah!?!)...
Comunque fallirono miseramente: infiltrati dalla polizia, che li teneva d'occhio da un pezzo, i “Congiurati Eguali” furono arrestati, processati e diversi vennero condannati a morte, tra cui Babeuf, il quale cercò il suicidio accoltellandosi in aula subito dopo la sentenza e venne ghigliottinato il giorno seguente ormai moribondo.



“C'est la grande propriété qui a inventé et soutient le trafic des blancs et des noirs qui vend et achète les hommes... C'est elle qui dans les colonies donne aux nègres de nos plantations plus de coup de fouet que de morceau de pain.”

“La nature n'ayant donné de propriété à personne.”

“Il faut avancer... parce que le christianisme et la liberté sont incompatibles”


(Gracchus Babeuf)
Mourant de faim, mourant de froid,
Peuple dépouillé de tout droit,
Tout bas tu te désoles:
Cependant, le riche effronté,
Qu'épargna un jour ta bonté,
Tout haut, il se console.

Gorgés d'or, des hommes nouveaux,
Sans peines, ni soins, ni travaux,
S'emparent de la ruche:
Et toi, peuple laborieux,
Mange et digère si tu peux,
Du fer, comme l'autruche.

Evoque l'ombre des Gracchus,
Des publicola, des Brutus;
Qu'ils te servent d'enceinte !
Tribun courageux, hâte-toi,
Nous t'attendons, trace la loi
De l'égalité sainte.

Qui, tribun, il faut en finir.
Que tes pinceaux fassent pàlir
Luxembourg et Verône !
Le règne de l’égalité
Ne veut, dans sa simplicité,
Ni panaches, ni trône !

Certes, un million d’opulens
Retient depuis assez long-temps
Le peuple à la glandée:
Nous ne voulons, dans le faubourg,
Ni les chouans du Luxembourg,
Ni ceux de la Vendée.

O vous, machines à décrets,
Jetez dans le feu, sans regrets,
Tous vos plans de finance:
Pauvres d'esprit, ah ! Laissez nous:
L'égalité saura sans vous
Ramener l'abondance.

Le directoire exécutif,
En vertu du droit plumitif,
Nous interdit d’écrire:
N’écrivons pas; mais que chacun,
Tout bas, pour le bonheur commun,
En bon frère conspire.

Un double conseil sans talens,
Cinq directeurs toujours tremblant!
Au nom seul d'une pique:
Le soldat choyé, caressé,
Et le démocrate écrasé :
Voilà la république.

Hélas ! Du bon peuple aux abois
Fiers compagnons, vainqueurs des rois,
Soldats couverts de gloire !
Las ! On ne vous reconnaît plus.
Eh, quoi ! Seriez vous devenus
Les gardes du Prétoire ?

Le peuple et le soldat unis
Ont bien su réduire en débris
Le trône et la Bastille:
Tyrans nouveaux, hommes d'Etat,
Craignez le peuple et et le soldat
Réunis en famille.

Je m'attends bien que la prison
Sera le prix de ma chanson;
C'est ce qui me désole;
Le peuple la saura par cœur,
Peut être, il bénira l'auteur:
C'est ce qui me console.

inviata da Bernart Bartleby - 9/11/2016 - 23:16


Pagina principale CCG

Segnalate eventuali errori nei testi o nei commenti a antiwarsongs@gmail.com




hosted by inventati.org