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In de loopgraf

Einstürzende Neubauten


Lingua: Neerlandese (Vlaams)


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(Einstürzende Neubauten)
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(Einstürzende Neubauten)



2014
Lament
Lament

The album version of LAMENT should be heard as a studio reconstruction of a work primarily designed to be performed live, rather than an official new Einstürzende Neubauten LP proper.

In truth, the piece can only be fully realised, as well as best experienced, in its physical embodiment, performed on or by founding member Andrew Unruh’s gigantic instruments and noise generating devices that visually evoke the horrors the work describes or embeds in the sounds they conjure from the filth and terror of the industrialised 20th century world at war with itself.

But in fulfilling what at first appears to be a surprise commission for such a formidable longtime outsider group, Einstürzende Neubauten transformed the earthy, idiosyncratic contents they mined from academic, state, music hall and internet archives with the help of their two researchers into a richly complex cycle of original and cover songs and performance pieces.

The music often originated in LAMENT’s storytelling needs, be it in terms of sounds used or compositions structured along First World War flow charts or scored from calendars of the involvement of the 20 plus countries embroiled in it. The way LAMENT plays off pre-existing and composed materials, pieces clipped together from historical records next to direct cover interpretations, or indeed their Frankenstein like construction of an ur-anthem/national hymn delivers a differently angled history of the war.

Finally, LAMENT opens Bargeld’s case that the First World War never ended - the interwar and postwar periods being essentially pauses for breath as the great military powers carry on their conflict at some remove in faraway wars fought by proxy.

Kriegsmaschinerie - Hymnen - The Willy - Nicky Telegrams - In de loopgraf - Der 1. Weltkrieg (Percussion Version) - On Patrol in No Man's Land - Achterland - Lament - Lament - How did I die? - Sag Mir Wo Die Blumen Sind - Der Beginn des Weltkrieges 1914 (unter Zuhilfenahme eines Tierstimmenimitators) - All of No Man's Land Is Ours




In The Trenches is the first of two LAMENT songs setting texts by Paul van den Broeck, a Flemish writer with possible links to other dada and expressionist writers and artists across early 20th century Europe. But it appears that he preferred to work alone rather than go with the flow of fashionable movements, and unlike such affiliated artists who opposed the war or fled their homeland out of fear, the pacifist van den Broeck chose to sign up even after he had been medical exempted to find out the truth of the war for himself.

The title might also allude to one of the first major battles of the war fought over Neubauten’s host city Diksmuide, which the Belgian forces held through October 1914 before capitulating to the Germans early the following month. Musically, the trauma of battle is evoked by a barbed wire harp constructed and played, dulcimer like, as a deceptively stately dance by Andrew Unruh.
Hoe kan ik dansen in 4/4?
Hoe kan ik dansen in de smalle grachten?
Het is zo stil vannacht
De maan is rond en vol
Ik wil
Ik wil dansen
Maar hoe kan ik dansen in de smalle grachten?
De kameraden zijn moe tot in hun botten
De kameraden hebben jenever en een accordeon
Ze manillen
met de botten verzonken in de modder
Ik wil dansen in 4/4
in mijn smalle gracht
niet in mijn abri
nee, in de vrije nacht
Ik wil dansen, nog met de laatste sterren
Dageraad brengt salvo's en granaten
daartussen
onverstoord door het gebulder
roept een koekoek
Hoe kan ik dansen?
Hoe kan ik dansen in 4/4?
in mijn veel te smal graf

inviata da dq82 - 28/4/2015 - 13:16



Lingua: Francese

Version française – DANS LA TRANCHÉE – Marco Valdo M.I. – 2015
Chanson flamande – In de loopgraf – Einstürzende Neubauten – 2014
Texte – Poème : In de loopgraaf – Paul van den Broeck – 1916

Un coucou appelle.  Comment puis-je danser maintenant?  Comment puis-je danser un, deux, trois ?  Dans ma tombe, c'est trop étroit.
Un coucou appelle. Comment puis-je danser maintenant? Comment puis-je danser un, deux, trois ? Dans ma tombe, c'est trop étroit.


Ou je me trompe, ou voici un terrible jeu de mots en néerlandais et même, plus exactement, en flamand… Et j'espère bien qu'il en soit ainsi. Car, vois-tu Lucien l'âne mon ami, l'orthographe habituelle est « loopgraaf » qui signifie en français : tranchée. Cependant, il est nettement écrit : « loopgraf ». D'ailleurs, le poème original s'intitulait : « In de loopgraaf ».

Et alors, dit Lucien l'âne un peu stupéfait ?

Et alors, dit Marco Valdo M.I., il me semble que cette « erreur » est volontaire et au lieu d'avoir « un endroit creusé où l'on court » (graven est le verbe qu'on peut traduire par creuser) – c'est-à-dire effectivement une « tranchée » ; on aurait « une tombe où l'on court » (graf étant la tombe, le tombeau). Tu me diras que vu du côté de l'Yser, il y a cent ans, c'était du pareil au même. Les tranchées n'étaient en définitive que des « boyaux de la mort ». Donc, je me rallie à l'erreur volontaire. Par ailleurs, je me dois d'insister sur le fait que cette chanson est en flamand et pas en néerlandais (ABN), deux langues proches, mais il y a des nuances et s'agissant de la guerre de 1914-18, d'une incidence pas seulement linguistique. Et, je t'assure que je ne dis pas ça gratuitement. J'ai au moins deux bons arguments à avancer : le premier, c'est que l'auteur du texte est un Flamand – il s'agit de Paul van den Broeck (1882 -1940), pacifiste, connu comme « de "mysterieuze Vlaamse oorlogsdichter" (Le mystérieux poète de guerre flamand), dont on ne connaît que les deux poèmes repris dans les Chansons contre la Guerre ; ce qui soit dit en passant est fort dommage. Il aurait été proche de Paul Van Ostaijen, un autre poète flamand plus connu et comme lui, proche des mouvements dada et de l’expressionnisme. Le deuxième argument est la présence du mot « manillen », qui est recensé comme un mot du néerlandais de Belgique, autrement dit du flamand. La « manille » est un jeu de cartes venu de France et qu'on jouait dans les tranchées pour tuer le temps, en espérant ne pas être tué soi-même. J'ajoute un troisième argument – de taille celui-là – c'est que ces fameuses tranchées se trouvaient dans le réduit derrière l'Yser, donc en pays flamand et que les Pays-Bas (Nederland) se disaient neutres et n'intervenaient en rien directement dans ces histoires de tranchées, tout en donnant passage et refuge aux troupes allemandes en déroute et en donnant asile à l'Empereur Guillaume II Le Bois de l'Empereur – au point qu'à la fin de la guerre, l'armée néerlandaise était prête à envahir « préventivement » la Belgique, qui demandait réparation de cette fausse neutralité.

Et bien, Marco Valdo M.I., on en apprend tous les jours avec toi… Il y a bien longtemps qu'on ne m'avait plus parlé de cet épisode qui faillit – n'était l'intervention des Alliés – relancer immédiatement une autre guerre. Dis-moi, la chanson elle-même

C'est vraiment un très étonnant poème fait de notations sobres, qui rappelle les danses de morts du Moyen-Âge. Quant au coucou, en effet, on l'entendait tous les jours dans les tranchées… Mon aïeul, qui y fut 4 ans, quand il entendait un coucou, tressaillait encore des dizaines d'années plus tard.

Alors, voyons cette chanson et reprenons, à notre tour, notre tâche – des plus pacifiques – et tissons le linceul de ce vieux monde qui va de guerre en guerre vers sa propre disparition, inconscient et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
DANS LA TRANCHÉE

Comment puis-je danser un, deux, trois ?
Comment puis-je danser dans ces boyaux étroits ?
Cette nuit est si calme ;
La lune est ronde et pleine.

Je veux danser,
Je veux danser.
Mais comment puis-je danser dans ces tranchées étroites ?
Les camarades, jusqu'aux os, sont épuisés.
Les camarades ont un accordéon et du genièvre.
Ils jouent
Avec leurs os enfoncés dans la boue.

Je veux danser un, deux, trois,
Dans mon boyau étroit ;
Pas dans mon abri,
Mais, libre dans la nuit.

Je veux danser, encore avec les dernières étoiles
L'aube apporte les salves et les grenades
Entre les lignes.
Imperturbable, malgré le grondement,
Un coucou appelle.
Comment puis-je danser maintenant?
Comment puis-je danser un, deux, trois ?
Dans ma tombe, c'est trop étroit.

inviata da Marco Valdo M.I. - 1/5/2015 - 20:53



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