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Er testamento d’un arbero

Trilussa


Lingua: Italiano (Laziale Romanesco)

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Esecuzione (al solito, purtroppo) parziale dei “Note...volmente”





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Versi di Carlo Alberto Camillo Mariano Salustri, in arte Trilussa (1871-1950), nella raccolta intitolata “Cento favole” pubblicata nel 1934

Cento favole

Messa (parzialmente) in musica da Marco Schunnach, direttore del coro “Ensemble vocale Note...volmente”.
Esiste pure un vecchio disco intitolato “Trilussa” dove questa e molte altre sue poesie sono interpretate da Ubaldo Lay, Fulvia Mammi e Renato Rascel.

Trilussa

Una poesia in passato - ma ancora oggi, purtroppo - indecorosamente censurata e violentata dalle “anime belle” (che Dio le strafulmini!), che osano proporla priva degli ultimi, bellissimi e drammatici versi che ne virano improvvisamente e completamente l’apparente significato iniziale.
“Er testamento d’un arbero”, in versione italiana, è stato di recente messo in musica da Marco Schunnach, in un adattamento per il coro da lui diretto l’“Ensemble vocale Note...volmente”. Peccato che anche il “maestro” non sfugga alla violenza che da sempre ha offeso la poesia, fermandosi ai soliti “poverelli” e omettendo pure lui i versi finali in cui è contenuto tutto il significato di questo autentico capolavoro, evidentemente troppo sconvolgente, ieri come oggi.

Ho pensato inizialmente di proporre “Er testamento d’un arbero” come Extra, solo per restituirgli l’interezza e la dignità che merita... Ma poi ho pensato che può stare a buon diritto in quel percorso, ormai molto corposo, dove si parla della “Guerra dei Mille (o Diecimila?) Anni che i Ricchi Fanno ai Poveri”...
Un arbero d'un bosco
chiamò l'ucelli e fece testamento:
“Lascio li fiori ar mare,
lascio le foje ar vento,
li frutti ar sole e poi
tutti li semi a voi.
A voi, poveri ucelli,
perché me cantavate le canzone
ne la bella staggione.
E vojo che li stecchi,
quanno saranno secchi,
fàccino er foco pe' li poverelli.
Però v'avviso che sur tronco mio
c'è un ramo che dev'esse ricordato
a la bontà dell'ommini e de Dio.
Perché quer ramo, semprice e modesto,
fu forte e generoso: e lo provò
er giorno che sostenne un omo onesto
quanno ce s'impiccò.”

inviata da Bernart Bartleby - 10/11/2014 - 23:29




Lingua: Italiano

Versione italiana trovata qui
IL TESTAMENTO DI UN ALBERO

Un albero di un bosco
chiamò gli uccelli e fece testamento:
“Lascio i fiori al mare,
lascio le foglie al vento,
i frutti al sole e poi
tutti i semi a voi.
A voi, poveri uccelli,
perché mi cantavate le canzoni
nella bella stagione.
E voglio che gli stecchi,
quando saranno secchi,
facciano il fuoco per i poverelli.
Però vi avviso che sul tronco mio
c’è un ramo che dev’essere ricordato
alla bontà degli uomini e di Dio.
Perché quel ramo, semplice e modesto,
fu forte e generoso: e lo provò
il giorno che sostenne un uomo onesto
quando ci s’impiccò.”

inviata da Bernart Bartleby - 10/11/2014 - 23:30




Lingua: Inglese

Traduzione inglese trovata qui
THE FINAL TESTAMENT OF A TREE

A tree of the woods
called the birds and gave his final testament:
“I leave the flowers to the sea,
I leave the leaves to the wind,
the fruits to the sun and then
all of the seeds to you.
To you, poor birds,
because you sang me songs
in the beautiful season.
And I want the sticks,
when they are dry,
to make fire for the poor.
However I say to you that on my trunk
there is a branch that must be a memorial
to the kindness of men and of God.
Because that branch, simple and modest,
was strong and generous: and it was proven
the day that it held an honest man
when he hung himself.”

inviata da Bernart Bartleby - 10/11/2014 - 23:31




Lingua: Francese

Version française – LE TESTAMENT D’UN ARBRE – Marco Valdo M.I. – 2018
Chanson italienne (Laziale Romanesco) – Er testamento d’un arbero – Trilussa – 1934
Texte de Carlo Alberto Camillo Mariano Salustri, alias Trilussa (1871-1950), tiré du recueil “Cento favole” publié en 1934.

Poésie dans le passé – mais encore aujourd’hui, malheureusement – impudemment censurée et violée par les « bonnes âmes » (que Dieu les foudroie !), s’ils osent la proposer amputée des derniers, très beaux et dramatiques vers qui en retournent tout à coup et complètement l’apparente signification initiale. « Er testament d’un arbero », en version italienne, a récemment a été mise en musique par Marco Schunnach, dans une adaptation pour le chœur qu’il dirige : l’« Ensemble vocale Note…volmente ». Dommage que même le « maestro » n’échappe pas à la violence qui de toujours a offensé ce poème, en s’arrêtant aux habituels « poverelli » et en omettant également les derniers vers où se trouve toute la signification de cet authentique chef-d’œuvre, évidemment trop bouleversant, hier comme aujourd’hui.

J’ai pensé initialement de proposer « Er testament d’un arbero » comme Extra, seulement pour lui rendre l’intégralité et la dignité qu’elle mérite… Mais ensuite j’ai pensé qu’il peut à bon droit figurer dans ce parcours, maintenant très fourni, où on parle de la « Guerre des Mille (ou Dix mille ?) Ans que les Riches Font aux Pauvres »…

Dialogue Maïeutique :

Arbre


Il n’a pas tort, Lucien l’âne mon ami, l’ami Alessandro d’insister sur les derniers vers et le rôle essentiel qu’ils jouent dans la chanson en en renversant tout l’édifice de bonne moralité des bonnes gens ; c’est un peu de la même technique qu’usera Georges Brassens à la fin du Gorille – enfonçant la porte arrière du magistrat et de l’Hécatombe – tranchant dans les soubassements de la gendarmerie. Je rappelle les passages :

« La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c’est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !… »


et

« Ces furies, comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons,
Ces furies, à peine si j’ose
Le dire, tellement c’est bas,
Leur auraient même coupé les choses:
Par bonheur, ils n’en avaient pas ! »


Certes, dit Lucien l’âne en soupirant. Cela dit pour cet arbre, il faut espérer qu’il sera entendu et qu’on tiendra effectivement compte de son testament, ce dont on peut douter quand on voit ce qui est advenu au « Grand Chêne » que chantait – lui encore – Georges Brassens :

« Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée. »


Un jour, si ça tombe, il n’y aura plus d’arbres du tout et alors, que feront tous ces braves gens – enfin, leurs descendants, s’il en existe encore ? Une dernière remarque cependant, on notera que toutes ces références à Brassens sont pur hommage à Trilussa. Pour le reste, tissons le linceul de ce vieux monde indigne, indifférent, ingrat, incendiaire et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LE TESTAMENT D’UN ARBRE

Un arbre d’un bois, un jour d’hiver,
Appela les oiseaux et fit son testament :
« Je laisse mes fleurs à la mer,
Je laisse mes feuilles au vent,
Mes fruits au soleil et ensuite
À vous, toutes mes graines.

À vous, oiseaux pauvres,
Car vous me chantiez des chansons
À la belle saison.
Et je veux aussi que mes branches,
Quand elles seront sèches,
Chauffe le feu des pauvres.

Mais sur mon tronc, je vous signale,
Il est une branche qui doit
Être confiée à Dieu et aux hommes.
Car cette branche, simple et modeste,
Fut forte et généreuse et elle l’établit
Le jour où elle soutint un honnête homme
Quand il s’y pendit. »

inviata da Marco Valdo M.I. - 28/10/2018 - 13:47



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