Lingua   

Credici

Cristiano De André


Lingua: Italiano


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(2013)

Album: Come in cielo così in guerra

Musica di Fabio Ferraboschi e Cristiano De André
Testo di Oliviero Malaspina, Fabio Ferraboschi e Cristiano De André

Come in cielo così in guerra
Chi ha creduto alle menzogne di bocche allenate a monete,
Alle parole di un potere che subito si inchina ad un altro più rapace,
Che in trentanni di sottocultura mediatica tra canali e canili,
A quelle lingue golose dei mercati
che per i loro tacchi rialzati
hanno svenduto il Paese al peggiore dei medioevi
A meno che non sia ancora preistoria
questo parlare senza ascoltare e non avere memoria...

Credici, credici.
I nuovi capi hanno facce sempre più dure.
Tutti vestiti di nero metallizzato come le loro autovetture.
Credici.
Che il rosso è così meno rosso e il nero è sempre più nero.
Non la senti questa decadenza? Questo odore di basso impero?

Noi speriamo siano banditi dalla storia
senza una pagina una riga e nessuna memoria.

E adesso che avete messo in ginocchio quella brava gente
Operai contadini pescatori che da sempre hanno cercato di darvi il meglio ma mai considerati niente

E dove tu cara madre Chiesa ormai da tutti la più incinta
Tu che con la CEI lo IOR l'Opus Dei
ci mostri come sei alla santa messa
della tua casta, Cristo ti ripagherà con la sua compassione immensa

Credici, credici.
I nuovi capi sembrano tutti Al Capone
tutti vestiti con lo stesso gessato,
e con l'esercito dei salvatori
escono dalle banche entrano nei ministeri.
Credici.
Che il rosso è così meno rosso e il nero è sempre più nero.
Non la senti questa decadenza? Questo odore di basso impero?

Noi speriamo siano banditi dalla storia
senza una pagina una riga e nessuna memoria

E saremo tutti insieme
In una corsa contro il sole
Con la forza e l'emozione
In un abbraccio di parole
E poi il grano sarà luce
Ed il pane sarà pace
In una voglia di infinito
Così liberi di amare

Al valore del nulla non crederci

inviata da DonQuijote82 - 11/4/2013 - 15:47



Lingua: Francese

Version française – Y CROIRE ? – Marco Valdo M.I. – 2015
Chanson italienne – Credici – Cristiano De André – 2013

Musique de Fabio Ferraboschi et Cristiano De André
Texte de Oliviero Malaspina, Fabio Ferraboschi et Cristiano De André

Y CROIRE ? le troupeau de brebis ... vers les alpages célestes.
Y CROIRE ? le troupeau de brebis ... vers les alpages célestes.


Voici, Lucien l’âne mon ami, une chanson qui pose la question de la croyance et de la croyance à plusieurs niveaux ou en plusieurs pouvoirs qui entendent mener les gens par le bout du nez ou jouer les bergers et conduire le troupeau de brebis humaines vers les alpages célestes.

Encore un de ces sujets difficiles à mettre en chanson…

C’est, en effet, une chanson difficile et de ce fait, difficile à comprendre ; je voyais bien les mots, les phrases, mais le sens m’en échappait. Dès lors, comme tu sais, pour pouvoir la comprendre, il m’a fallu en faire ma propre version française. Ce n’est qu’en passant par ce chemin difficultueux que souvent, j’arrive à percer le sens de chansons généralement chargées de poésie. Ce ne fut pas aisé. Déjà le titre posait problème : il est très amphibologique, à tout le moins. Ainsi, j’ai longtemps tourné autour et ce n’est qu’en finale que je me suis aperçu que le texte de la chanson en italien ne comportait aucune ponctuation, ce qui épaississait encore le mystère. Ainsi, Credici peut être un indicatif : « Tu y crois. » ; un impératif : « Crois-y !  » ou un interrogatif : « Y crois-tu ? », mais peut légitimement être transposé en français par un infinitif : « Y croire. Y croire ! Ou Y croire ? ». Comme tu le verras, j’ai choisi cette forme neutre, qui a le mérite de s’adresser à tous, locuteur ou chanteur, y compris. Cependant, il me restait à définir le sens exact de cet « Y croire ». Et ce n’est qu’après avoir établi un texte en français que j’ai pu m’orienter. C’est du moins le sens de ma version. Pour formuler la chose de façon explicite, je dirais : « Et tu y crois, toi ? » ou « Faut-il y croire ? ».

Je vais t’aider… Moi, je dirais : « Peux-tu y croire ? » ou « Peut-on y croire ? » à ces gens, à ces puissants… Et là, si l’on songe un instant que ce pourrait, tous comptes faits, bien être un épisode de La Guerre de Cent Mille Ans, que les riches et les puissants font aux pauvres afin de multiplier leurs richesses, d’accroître leur pouvoir, de renforcer leur domination, d’asseoir sur des bases plus fermes l’exploitation, alors, la chanson devient lumineuse.

C’est bien ce que j’ai pensé en faisant le choix d' « Y Croire » et ce que j’ai découvert en l’ayant fait. Le reste est licence poétique.

Fort bien. Alors, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde encombré de puissants, perverti par l’Église, étouffé par les médias et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
Y CROIRE ?

Qui a cru
Aux mensonges des bouches aliénées aux monnaies,
Aux mots d’un pouvoir qui s’incline aussitôt face à un plus rapace,
Qui en trente ans de sous-culture médiatique entre canaux et cannaies ;
À ces langues avides des marchés
Qui pour leurs frasques
Ont vendu le Pays au pire Moyen-Âge
À moins que ce ne soit encore préhistoire
Ce parler sans écouter et ne pas avoir de mémoire…

Y croire ? Y croire ?
Les nouveaux chefs ont des faces toujours plus dures.
Tous habillés de noir métallisé comme leurs voitures.

Y croire ?
Qu’ainsi le rouge est moins rouge et le noir toujours plus noir.
Ne la sens-tu pas cette décadence ? Cette odeur de Bas-Empire ?

Espérons qu’ils soient bannis de l’histoire
Sans une page, une ligne et sans mémoire.

Et maintenant que vous avez mis à genoux ces braves gens,
Des ouvriers, des paysans des pêcheurs qui de toujours ont cherché à vous donner le meilleur mais jamais considérés en rien

Et où toi chère mère Église, maintenant de toutes la plus enceinte,
Toi qui, avec ta CEI, ton IOR, ton Opus Dei,
Nous montre comment tu es à la sainte messe de ta caste,
Ton Christ te récompensera de sa compassion immense.

Y croire ? Y croire ?

Les nouveaux chefs semblent tous des Al Capone
Tous vêtus du même costume rayé,
Et avec l’armée des sauveurs
Sortent des banques, entrent dans les ministères.

Y croire ?

Qu’ainsi le rouge est moins rouge et le noir toujours plus noir.
Ne la sens-tu pas cette décadence ? Cette odeur de Bas-Empire ?

Espérons qu’ils soient bannis de l’histoire
Sans une page, une ligne et sans mémoire.

Et nous serons tous ensemble
Dans une course face au soleil
Avec la force et l’émotion
Dans une embrassade de paroles
Et puis le grain sera lumière
Et le pain sera paix
Dans une envie d’infini
Ainsi libres d’aimer

La valeur du rien, n’y pas croire.

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/11/2015 - 19:11


Caro Marco Valdo, la tua idea è interessante ma secondo me si scontra con il testo italiano. Scrivi

Credici peut être un indicatif : « Tu y crois. » ; un impératif : « Crois-y ! » ou un interrogatif : « Y crois-tu ? », mais peut légitimement être transposé en français par un infinitif : « Y croire. Y croire ! Ou Y croire ? ».


ma in realtà può essere solo un imperativo, perchè « Tu y crois. » sarebbe "ci credi." e « Y crois-tu ? » "Ci credi?". « Y croire ? » sarebbe "Crederci?". Credici è senza dubbio « Crois-y ! ». Poi senz'altro lo si può intendere in senso ironico, dire una cosa per intendere il contrario, cosa molto comune in Italia e assolutamente inconcepibile in Svizzera per esempio...

Lorenzo - 20/11/2015 - 23:03


Lorenzo,

Comme je l'ai toujours affirmé clairement, la connaissance que Marco Valdo M.I. et par conséquent, Lucien Lane, ont de l'italien et des autres langues, sauf peut-être le français, est assez aléatoire, imprécise et fortement réduite… C'est bien pourquoi ils (voir par exemple pour ce pluriel : Fruttero & Lucentini) s'essayent à des « versions françaises pour comprendre ». Il est donc tout à fait probable qu'ils fassent des erreurs d'interprétation par méconnaissance. Et c'est le cas ici, comme le fait justement remarquer Lorenzo.

Par ailleurs, j'aime qu'on corrige mes erreurs de compréhension ou qu'on fasse – comme Lorenzo – une remarque explicative. J'ai d'ailleurs souvent demandé qu'on me dise où je me trompe, pourquoi et comment. C'est comme ça qu'on apprend.

Cela dit, s'il y avait eu la ponctuation… En fait, c'est à ça qu'elle sert : à éclairer le lecteur.

Quant à cet art (artisanat?) de la version, qui est celui que je revendique et qui fut celui des premiers traducteurs, il se fonde essentiellement sur une sorte de compréhension intuitive, disons sur le sens, plus que sur les mots ; ce qui est d'ailleurs la seule méthode possible quand on entre dans l'univers poétique, qui est celui où vit la chanson.

Je renvoie, pour m'en tenir à un exemple, à Fabrizio De André quand il voulait faire passer Georges Brassens – voir Le Gorille Le gorille, etc, ou le poète étazunien Edgar Lee Masters – voir WENDELL P. BLOYD, etc, en italien.


Mais revenant à mon « Y croire ? », tout bien considéré, je le trouve pertinent. C'est une autre manière de dire la chose ; ce dubitatif plus encore qu'interrogatif, introduit lui aussi la dose d'ironie requise, avec une tonalité dépréciative et résolument destructrice à l'égard des objets de croyance. Ce qui est bien le sens de la chanson de Cristiano De André.

Cordial

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.

Marco Valdo M.I. - 21/11/2015 - 10:15



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