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Bicentenaire

Jean Ferrat
Lingua: Francese


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(Georges Brassens)
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(Jean Ferrat)


‎[1989]
Parole e musica di Jean Ferrat‎
Album: “Dans la jungle ou dans le zoo” (1991)‎



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Dans cette chanson, Jean Ferrat commence par évoquer les aristocrates dans ‎leurs châteaux, qui ignorent le peuple et ses souffrances. Puis survient la Révolution française, ‎prétendument faite au nom du peuple, mais qui ne change rien à sa condition. Deux siècles après ‎‎1789, à l'heure où l'on commémore le bicentenaire de la Révolution, l'exclu, le pauvre, le miséreux ‎‎(appelé Pauvre Martin) est toujours à l'écart : rien n'a changé, en fin de compte. Deux siècles après, ‎‎« d'autres seigneurs veillent au grain » : l'esprit de la Révolution et les principes de liberté, d'égalité ‎et de fraternité, sont, selon Ferrat, bel et bien enterrés. Quant aux cérémonies du bicentenaire, si de ‎nombreux dirigeants du monde y ont été conviés, Ferrat conclut en soutenant que le peuple fut ‎l'oublié des commémorations.‎
Jean Ferrat fait explicitement référence à la chanson ‘Pauvre Martin’ de Georges Brassens, ‎notamment par la réitération de l'expression « Pauvre Martin, pauvre misère ».‎
Avec la formule « (...) A la télé on fait du neuf / En acquittant la royauté », (avant-dernière strophe), ‎le chanteur fait référence à l'émission diffusée sur TF1, le 12 décembre 1988, Au nom du peuple ‎Français, présentée par Yves Mourousi, qui refit le procès de Louis XVI et où les spectateurs, par le ‎biais du minitel furent invités à voter sur sa culpabilité ou non. À 55 % les participants votèrent ‎l'acquittement du roi. En cette période, Robert Hossein crée en 1988 et 1989 au Palais des congrès ‎de Paris les spectacles ‘La Liberté ou la mort’ (1988) et ‘Dans la nuit la Liberté’ (1989), qui ‎également mirent le public à contribution en l'interrogeant : si vous aviez été révolutionnaires en ‎‎1793, auriez-vous voté l'exécution du roi ? À plusieurs reprises, les spectateurs votèrent ‎majoritairement « Non ». (fonte: fr.wikipedia)
J'ai vu des ducs j'ai vu des princes
Des barons des comtes des rois
Des marquises à la taille mince
Qui dansaient au son des hautbois
Dans des châteaux pleins de lumière
Où les fêtes resplendissaient
Où l'on chantait "il pleut bergère"
Dans le velours et dans la soie

Mais dans sa chaumière
Mais dans sa chaumière
Je n'ai pas vu pauvre Martin
Pauvre Martin pauvre misère
Avec sa femme et ses gamins

J'ai tremblé devant la colère
Des va-nu-pieds des paysans
Renversant l'ordre millénaire
Dans la fureur et dans le sang
J'ai vu la terreur apparaître
Les châteaux partir en fumée
Les délateurs régner en maîtres
Dans une France sans pitié

Mais dans sa chaumière
Mais dans sa chaumière
Je n'ai pas vu pauvre Martin
Pauvre Martin pauvre misère
Tremblant de froid mourant de faim

J'ai frémi pour ces grandes dames
Ces beaux seigneurs si émouvants
Qui montraient tant de grandeur d'âme
De noblesse de sentiments
Avant que leurs têtes grimacent
Au bout des piques acérées
Agitées par la populace
Des sans-culottes avinés

Mais dans sa chaumière
Mais dans sa chaumière
Je n'ai pas vu pauvre Martin
Pauvre Martin pauvre misère
Creusant la terre de ses mains

Deux siècles après quatre-vingt-neuf
Il fallait oser l'inventer
A la télé on fait du neuf
En acquittant la royauté
Deux siècles après quatre-vingt-neuf
D'autres seigneurs veillent au grain
Et toi qui vivais comme un boeuf
Ce sont tes maîtres que l'on plaint

A six pieds sous terre
Ton bicentenaire
Ils l'ont enterré bel et bien
Pauvre Martin pauvre misère
C'est toujours le peuple qu'on craint
Pauvre Martin pauvre misère
C'est toujours le peuple qu'on craint ‎

inviata da Dead End - 2/8/2012 - 10:09



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