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Il prigioniero Ante

Mercanti di Liquore e Marco Paolini


Lingua: Italiano

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Il prigioniero Ante - Marco paolini e i mercanti di liquore


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Sputi

Testo: "Per Ante" di Erri De Luca
Nel disco "Sputi" di Marco Paolini con i Mercanti di Liquore, Paolini recita questa poesia inedita di Erri De Luca, accompagnato solo dal pianoforte.

Testo ripreso da questo sito.


Ante Zemljar.
Ante Zemljar.
Il poeta comandante Ante Zemljar muore la notte di domenica del 1° agosto 2004 nella sua casa, all'età di 82 anni, dopo aver vissuto in patria come un esule, per 35 anni sotto lo sguardo vigile della polizia titina, e per 5 interminabili anni nel feroce lager jugoslavo di Goli Otok, l'"isola calva".


Su Goli Otok si può leggere:
- Giacomo Scotti, Goli Otok, Italiani nel gulag di Tito, Edizioni Lint, Trieste 1997
- Claudio Magris, Alla cieca (romanzo), Nuova Biblioteca Garzanti, 2005
...e ascoltare:
- Il sogno di una cosa, contadini e operai friulani e monfalconesi nella Jugoslavia di Tito, da Radioparole.

U zagrebačkoj bolnici Rebro u nedjelju 1. kolovoza, 2004., nakon kraće i teške bolesti,preminuo je pjesnik, prozaik i književni kritičar Ante Zemljar.
Ante Zemljar rođen je 1922. godine u Pagu. Osnovno i srednjoškolsko obrazovanje stekao je u Pagu i Šibeniku, a u Zagrebu je diplomirao komparativu književnost na Filozofskom fakultetu. Sudionik je NOB-a od 1941. kao ilegalac, politički radnik i časnik. Od 1949. do 1953. kao politički zatvorenik prošao je torturu na Golom otoku.
Ante Zemljar u hrvatskoj književnosti bio je prisutan kao pjesnik, pripovjedač, putopisac, romanopisac, kritičar i scenarist, a pisao je i radiokomedije te filmske scenarije. Posebno se istakao tzv. otočnom književnosti, opisavši u nekoliko knjiga podneblje i ljude iz kojega je potekao - Hrvatsko primorje i kvarnerske otoke.
Važnija djela: Mozaik (1975), Djevica (1977), Haron i sudbine (1988) i dr.
U više je navrata nagrađivan književnim nagradama, među ostalim, čak šest puta nagradom »Drago Gervais«.
Per Ante
era una finestrella, sbarrata da una tavola di legno, l'unica presa d'aria della cella.

L'uomo si abitua all'ombra.

A mezzogiorno, in piedi sulla branda, si allunga la fessura della luce: meno di un rigo, un verso, breve, passa sulle palpebre degli occhi.

C'è un nodo nel legno, e lui tocca con l'unghia e con il tempo, con la punta dell'unghia e del tempo: all'uomo serve un gioco, nella cella.

Un giorno il nodo cede; pregato dall'unghia, l'amica del tempo, che ricresce ogni giorno, il nodo cede. Si toglie come un tappo di bottiglia, e nel suo collo passa uno zampillo di luce, dritta, liscia, s'allarga a terra. Allaga il pavimento.

Il prigioniero Ante si mette scalzo, ci si bagna i piedi. E' un anno che non esce di cella: niente cortile, aria. Un anno che la porta è uguale al muro, che la porta non porta da nessuna parte. Un anno.

Strizza gli occhi. Il sole dentro il buco è un'arancia, tonda, nella mano.

I piedi si strofinano fra loro: sono due bambini, la prima volta al mare. I piedi di Ante Zemljar.

Ante Zemljar, comandante di molti partigiani, congedato col merito della vittoria in guerra, e adesso chiuso dagli stessi compagni suoi: nemico della patria.

Nemico.

Lui, che l'ha agguantata al collo, l'ha scrollata dagli eserciti invasori fiume per fiume, dalla Neretva alla Drina, coi calci della fame, senza nemmeno portar via una cipolla a un contadino, perché così è la guerra partigiana.

Nemico. Lui.

L'hanno tolto da casa. Da Sonia, di due anni, che sa gridare già "Lasciate il mio papà!"

Adesso, sì, voi siete i suoi nemici.

Ante sa le percosse.

Sa che un pugno da destra lascia sangue sul muro di sinistra e viceversa, un pugno dritto in faccia lascia sangue a terra. Ma c'è la novità: qui le botte riescono a lasciare il sangue sul soffitto. C'è da imparare sempre circa le vie del sangue, e dei colpi ingegnosi dei gendarmi.

Ante conserva il nodo. Lo rimette nel legno. La guardia non saprà. Il sole non è spia, s'infila svelto e poi non lascia impronta. Pure se perquisisce, la guardia non può dire "Qui c'è stato il sole, sento il suo odore!" Il sole non è un topo. Pure se ne finisce molto in una cella, nessuno si accorge che fuori manca un raggio, che la conduttura del sole ha un buco, che perde luce da un nodo di legno.

Ancora un po' di mesi, poi glielo daranno il sole, tutto in una volta, sulla schiena, peggio dei colpi di bastonatura. Sopra l'isola nuda, a spaccar pietre, Ante.

Il prigioniero Ante.

Ha conservato il nodo. Qualche volta, lontano dalla guardia, lo punta contro il sole, e si procura un'ombra sempre all'isola nuda, a spaccar pietre bianche e poi gettarle in mare. Adriatico. Perché la pena è pura, non ha valore pratico. E il mare non si riempirà.

inviata da Lorenzo Masetti - 25/6/2006 - 20:20



Lingua: Francese

Version française – Le soleil n'a pas d'odeur – Marco Valdo M.I. – 2008

Pour Ante... Le grand poète des Balkans.

Erri De Luca : Honneur aux poètes qui aident à vivre.

Extrait de « Il Mattino » - 13 septembre 2002.

Quand il y a peu de temps, qu'ils frappent à la porte, qu'ils bombardent la ville avec l'artillerie, quand elle brûle, quand tu es seul dans un lit d'hôpital, quand tu arrives trop tard, quand les mots te manquent et que ton souffle est court, alors la poésie, une, prend ta place, elle te prend par la main quand nous n'y arrivons pas; elle y arrive. Durant les sièges, dans les prisons, dans les cantines, sur des morceaux de papier de fortune s'écrivent les poésies. Le partisan Ante Zemljar en écrivait durant la guerre en montagne contre les nazifascistes. Il écrivait sur un cahier. En son absence, ses camarades le trouvèrent et avec le papier, ils firent des cigarettes. Il n'y avait pas grand chose à fumer et Ante sait qu'ainsi aussi, ses poésies ont respiré. Le partisan Zemljar après la guerre perdue a fait cinq ans de prison dans la colonie pénitentiaire de Tito, Goli Otok, une île désolée. Là aussi, il écrivit des poésies avec un bout de charbon sous son ongle sur des morceaux de carton, en cachette. Dans le ghetto de Lotz en 1943, Isaie Spigel écrivait dans son yiddish pourchassé :
« Mon corps est un pain
tombé dans un calice de sang. »
Excusez-moi mes amis, je ne parle pas de Leopardi ou de Virgile, je ne fais pas honneur à la poésie. Je parle où elle est dans l'immédiat indispensable. Je parle où elle est urgente, même si à ce moment le poète est muet et ne peut même pas écrire son nom sur la porte de sa maison. Mon ami Izet Sarajlic écrivait à Sarajevo des vers répétés par tous de mémoire car là-bas les poésies sont sur le pas des lèvres.
Izet durant les années du siège écrit peu, il ne fait plus le poète. Que fait-il ? Il est là, il vit avec la ville détruite, il partage la faim, les queues pour l'eau, pour le pain. Il ne profite pas des invitations à émigrer. Il reste là, c'est sa poésie parmi ses concitoyens et elle réchauffe également. Un poète est responsable de la douleur comme de la joie.
Excusez-moi, je ne parle pas de Leopardi et de Virgile, mais de mes amis. Mais mon ami, si tu ne comprends pas immédiatement le poète, un seul vers tombé sous tes yeux pour t'éclairer, alors à quoi sert le poète ? À te prendre sous le bras, à te donner les syllabes d'une strophe miraculeuse, par exemple parfaite de mélancolie...
Et un soir de juillet, sans savoir comment franchir les centimètres entre une dame et moi, je tirai de mon étagère les poésies d'Hikmet, je récitai à voix basse ses vers et entre nous deux, disparut même l'ultime millimètre.
Mais ce n'était pas là un calcul ou un système : ou c'est le fruit du moment d'improvisation ou bien c'est faux. Car la poésie est un geste qui invente la vérité. Il ne la sait pas d'avance. Et en temps d'appel aux armes, quand le mot Guerre envahit les journaux comme une recette, un vaccin contre l'épidémie fébrile de saison, alors la poésie sert à détonner.
Mêlée au chœur, elle le fait crier, elle fait pour un moment revenir le silence. Car elle donne de la valeur aux mots, en en utilisant peu et bien serrés, car elle donne du sang au mot Guerre, elle lui offre l'éventration et le gaz nervin, elle donne des corps de femmes, de bébés, de vieux beaucoup plus que de pauvres fantassins.
Aux temps des généraux, des sonneries, des proclamations, les poètes, les poésies sauvent nos oreilles... Non, elles ne sauvent pas le monde.
-----------------
J'ai le plus intense plaisir à traduire les textes d'Erri De Luca; ils sont un ravissement poétique qui ouvrent tout grand les portes du rêve à la réalité.
Ainsi parlait Marco Valdo M.I.
LE SOLEIL N'A PAS D'ODEUR

Il y avait une petite fenêtre barricadée par une table en bois,
L'unique prise d'air de la cellule,
l'homme s'habituait à l'obscurité.
À midi, debout sur le lit de camp,
la fissure de la lumière s'allonge ...
... moins d'une ligne, un vers, brève...
Elle passe sur les paupières des yeux...
Il y a un nœud dans le bois
qu'il touche de l'ongle et avec le temps...
Avec la pointe de l'ongle et du temps...
Dans la cellule, il sert de jeu pour l'homme...
Un jour, le nœud cède, poussé par l'ongle...
Ami du temps, qui repousse jour après jour,
le nœud cède...
Il s'enlève comme un bouchon de bouteille
et dans son col passe un jet de lumière droite,
lisse, elle s'élargit et inonde le pavement...
Le prisonnier Ante se déchausse...
Et il s'y baigne les pieds
Il y a un an qu'il ne sort pas de sa cellule
que la porte ne mène nulle part ... un an
... il cligne des yeux... le soleil par le trou.
C'est une orange ronde dans sa main,
ses pieds se frottent l'un contre l'autre...
comme deux enfants la première fois à la mer...

les pieds d'Ante Zemljar...

Ante Zemljar, commandant de nombreux partisans...
démobilisé avec le mérite de la victoire à la guerre
et à présent enfermé par ses propres camarades... ennemi de la patrie
Lui ennemi, qui l'a rattrapée par le col...
qui l'a débarrassée des envahisseurs
fleuve après fleuve de la Neretva à la Drina...
avec les coups de la faim...
sans prendre même un oignon à un paysan,
car ainsi va la guerre partisane...
Ennemi... lui...
Ils l'ont enlevé de sa maison...
à sa Sonia de deux ans,
qui sait déjà crier « Laissez mon papa ! »...
Oui, vous, vous êtes ses ennemis

Ante connaît les parcours...
Il sait qu'un poing de droite laisse du sang
sur le mur de gauche et vice-versa.
Un poing droit dans le visage laisse du sang
à terre
Mais il y a la nouveauté...
Ici, les coups peuvent laisser du sang au plafond.
On apprend toujours sur les voies du sang
et les coups ingénieux des gendarmes.
Ante conserve le nœud...
Il le remet dans le bois...
Le gardien ne le saura pas... Le soleil n'a pas d'espion,
il s'infiltre en douceur et ne laisse pas de traces...
Même s'il perquisitionne, le gardien ne peut dire
« Il y a eu du soleil ici, je sens son odeur ».
Le soleil n'est pas un rat...
Même s'il en arrive beaucoup dans une cellule,
personne ne s'aperçoit que dehors, il manque un rayon,
qu'il y a un trou dans la conduite du soleil...
qu'il perd de la lumière par un trou de bois...

Encore quelques mois...
Puis, ils lui donneront du soleil...
Tout en une fois... sur le dos,
pire que les coups de bâton,
sur l'île nue à casser des cailloux.
Ante... le prisonnier Ante a gardé le nœud...
Parfois, loin du gardien

il le pointe contre le soleil et se procure une ombre
sur l'île nue à casser des pierres blanches.
Et puis, à les jeter dans la mer... Adriatique
Car la peine est pure... Elle n'a pas de valeur pratique
... et la mer ne se remplira pas.

inviata da Marco valdo M.I. - 14/11/2008 - 12:02


LE FOIBE E I CRIMINI CHE LE HANNO PRECEDUTE

Ricorre oggi la controversa "giornata del ricordo" per le vittime delle foibe, una ricorrenza istituita due anni fa per motivazioni - a mio parere - del tutto strumentali.

Per una migliore prospettiva storica invito a leggere un articolo di Predrag Matvejević, parte di una serie di articoli sull'argomento dal sito dell'Osservatorio sui Balcani (consiglio anche quello di Giacomo Scotti).

Lorenzo Masetti - 10/2/2007 - 16:37


Questo equivale a disconoscerne la drammaticità???
Anche se e' vero che "violenza genera violenza"


(Willy )

Non disconosce la drammaticità, solo contestualizza i fatti.

(Lorenzo)

10/2/2007 - 17:47


Mi permetto di segnalare anche quest'altro articolo:
8 Febbraio 2005
DemocraziaLegalità
"La verità sulle foibe"
di Marco Ottanelli

"Di fronte ad una razza inferiore e barbara come la slava, non si deve seguire la politica che dà lo zuccherino, ma quella del bastone. I confini dell'Italia devono essere il Brennero, il Nevoso e le Dinariche: io credo che si possano sacrificare 500.000 slavi barbari a 50.000 italiani". - Benito Mussolini, 1920.
da questa pagina

Alessandro - 11/2/2007 - 23:22


Si vede che qui nessuno prende atto delle parole dette oggi sulla "congiura del silenzio" dette dal Presidente Napolitano, un ex pezzo grosso del Partito Comunista, non certo un ex fascista.


(Willy)

Questione “foibe”
documentazione raccolta da Curzio Bettio

Un articolo del Prof. Angelo Floramo che comparirà domani sul settimanale friulano "Il Nuovo FVG" (Vai al link).
Contiene:
- commento introduttivo
- intervista a Claudia Cernigoi, autrice del libro: “Operazione foibe: tra storia e mito”
- intervista a Gabriella Gabrielli, del gruppo 'Zuf de Žur sull'ultimo album: “Partigiani!”


Il 10 febbraio si è celebrato il giorno del ricordo. No, non quello della memoria (anche se i due lemmi potrebbero sembrare, ai più sprovveduti tra i lettori, comuni sinonimi); quello c'era già. Ma è una memoria che appartiene agli altri. Tutti gli altri: gli ebrei, gli zingari, gli omosessuali, i comunisti, i preti rossi, i partigiani.. Un giorno che ogni 27 gennaio ritorna con il suo corredo dejà vu di filo spinato, stivali, vagoni piombati, divise a strisce e numeri tatuati sul braccio. Suggestioni belle e pronte, già divenute immaginario collettivo, tanto da agevolare migliaia di chilometri di pellicole, documentari, drammi con effetti speciali alla Steven Spielberg. Senza contare poi che quella giornata la si celebra in virtù dell'Armata Rossa, che come tutti ben sanno fu il braccio militare dell'Impero del Male. Furono i ragazzi del generale Zukov infatti ad aprire i cancelli dei campi.

No. Si sentiva proprio il bisogno di qualcosa di diverso, di "italiano". Di esclusivamente italiano, di "nostro", insomma, qualcosa da contrapporre alla memoria degli altri. In fondo Auschwitz. non è un monumento che ci appartiene. Non del tutto, almeno. Come non ci appartiene San Sabba, quel bubbone così politicamente scorretto che deturpa nel cuore della Trieste riguadagnata all'Italia il mito degli "italiani brava gente". Meglio dunque seguire il consiglio del poeta Karolus L. Cergoly, che rivolgendo il pensiero proprio alla Risiera chiedeva ironico ai Triestini: “Su femo i bravi. / In fondo xe un brusar / ebrei e sciavi.” Gli altri, appunto. Coloro che ben prima delle leggi razziali varate nel 1938 si videro negare i diritti più elementari di uomini e cittadini.

Chissà se pensieri simili a questi hanno mosso il ministro Maurizio Gasparri quando ha patrocinato, voluto, richiesto l'istituzione di una "giornata del ricordo", ispirato dalla "ferma volontà" di un deputato di Alleanza Nazionale, l'italianissimo e triestinissimo Roberto Menia, "un autentico patriota che ha voluto con forza questo gesto di riparazione che il Parlamento ha condiviso e che finalmente ricolloca nella memoria collettiva pagine di storia a lungo rimosse", come lo stesso onorevole ha recentemente sottolineato sulle colonne del "Secolo d'Italia". Il ricordo delle foibe, dell'esodo di migliaia di istriani, fiumani e dalmati ha perfettamente soddisfatto alla bisogna. Era già pronto.

Quale altra pagina di storia avrebbe mai potuto coniugare meglio tante ossessioni così care alla Destra come il comunismo, l'orda slava, l'amor di Patria che si spinge fino all'eroico martirio, il sacrificio dell'italianità e la subliminale (?) convinzione che in fondo in fondo il Fascismo ha pur sempre rappresentato (pur con i suoi errori e le sue manchevolezze) la luce dell'italica virtù contro la barbarie dello straniero, e dello straniero slavo e comunista in particolare ! Lo sosteneva anche l'irredentista Ruggero Timeus Fauro, in anni non sospetti (tra il 1911 e il 1915), spiegando che "la lotta nazionale è una fatalità che non può avere il suo compimento se non nella sparizione completa di una delle due razze che si combattono. Se una volta avremo la fortuna che il governo sia quello della patria italiana, faremo presto a sbarazzarci di tutti questi bifolchi sloveni e croati"! E la fortuna l'hanno avuta. Esercitandola per più di vent'anni. Comunque ora l'occasione è finalmente arrivata.

Anche noi italiani abbiamo la nostra giornata del ricordo, guadagnandoci finalmente il posto tra le vittime degli eccidi. Peccato che sia un ricordo senza memoria. Se di ricordo si deve parlare infatti, perché non ricordare tutto, fino in fondo, senza paura ? Davanti ai "martiri delle foibe", in cui la follia nazionalista fece cadere molti innocenti, si rievochi anche l'incendio del Narodni Dom di Trieste, nel 1920, o la strage di Strunjan-Strugnano, del 1921, quando i fascisti, tra Isola e Pirano, spararono da un treno in corsa su di un gruppo di bambini intenti a giocare, uccidendone due, ferendone gravemente altri cinque. Si ricordi l'allontanamento forzato dagli uffici pubblici di tutti i dipendenti di etnia slovena e croata in virtù delle leggi speciali per la difesa dello Stato, varate nel 1926. Non si dimentichino le umiliazioni subite da coloro che dovettero cambiare nome, che non poterono più parlare la loro lingua, che videro violentata l'identità dei loro paesi, in nome dello svettante tricolore. Ricordiamo anche le deportazioni di massa di civili nei campi fascisti di Rab-Arbe in Dalmazia o di Gonars, nella pianura friulana. Furono in tanti a non tornare più a casa.

Sull'orlo delle foibe dovremmo avere il coraggio di chiamare per nome, uno ad uno, tutti gli 11.606 internati croati e sloveni, tra cui moltissime donne e bambini, morti nei lager italiani tra il 1941 e il 1943. La verità, tutta la verità, soltanto la verità potrà onorare la Storia. Ma forse il problema è un altro, e ben lontana dalla verità è la motivazione che sta alla base di questa "giornata". Perché in fondo tutti questi non sono i "nostri" morti. Sono i morti degli "altri" e la loro memoria non ci appartiene. Il 10 febbraio, da ieri, è un'esclusiva squisitamente italiana. Parola di Gasparri. E con parere quasi unanime di tutto il Parlamento italiano. A chi dunque il ricordo ? A noi!

*

Claudia Cernigoi è nata a Trieste nel 1959. Giornalista pubblicista dal 1981, ha collaborato alle prime radio libere triestine e oggi dirige il periodico "la Nuova Alabarda". Ha iniziato ad occuparsi di storia della seconda guerra mondiale nel 1996, e nel 1997 ha pubblicato per la Kappa Vu il suo primo studio sulle foibe, “Operazione foibe a Trieste”. In seguito ha curato una serie di dossier (pubblicati come supplemento alla "Nuova Alabarda") su argomenti storici riguardanti la seconda guerra mondiale e sulla strategia della tensione.
Nel 2002, assieme al veneziano Mario Coglitore, ha pubblicato “La memoria tradita”, sull'evoluzione del fascismo nel dopoguerra (ed. Zeroincondotta di Milano). Esce proprio in questi giorni “Operazione Foibe. Tra storia e mito”, edito dalla Kappa Vu dell'editrice Alessandra Kersevan.
La monografia, ricchissima di documentazione, è stata presentata a Trieste lo scorso 7 febbraio.

La memoria lottizzata. In epoca di revisionismi, riletture, decontestualizzazioni, sembra proprio che il dibattito gridato diventi l'unica possibilità di intervento. Ma chi di storia si occupa lascia che siano i documenti a parlare, tacitando gli umori e gli isterismi di ogni colore. "Operazione Foibe", con i suoi ricchi apparati documentari, si prefigge questo scopo. E' una ricerca che ha impegnato la Cernegoi per oltre sette anni, sette anni di meticolose indagini seguite a una prima edizione, già di per sé estremamente ricca e stimolante. Qual è stata la motivazione che l'ha spinta (ogni storico ne ha una!) e cosa ne è emerso ?

“Chi non vive a Trieste non può conoscere il clima che si respira in questa città che il poeta (triestino) Umberto Saba definì "la più fascista d'Italia". Quindi devo spiegare che da noi le campagne stampa o campagne politiche sulla "questione foibe" sono più o meno cicliche. Tanto per fare un paio di esempi: una campagna si sviluppò a metà anni Settanta, per fare da contraltare all'istruttoria e poi al processo in corso per i crimini della Risiera di San Sabba. In altri periodi per contrastare le mobilitazioni per la legge di tutela degli Sloveni in Italia.

Otto anni fa, quando per la prima volta ho iniziato ad occuparmi seriamente di "foibe", era il momento in cui era iniziata una nuova campagna, questa volta in parte come "risposta" di destra al processo Priebke ed in parte, a mio parere, perché dopo lo sfascio della Jugoslavia c'era chi aveva interesse in Italia a destabilizzare ulteriormente Slovenia e Croazia che non vivevano una situazione proprio tranquilla, a scopo neoirredentista. Il fatto nuovo, all'epoca, fu che da polemiche politiche si era passati ad un più alto livello di scontro, se mi si passa l'espressione: cioè era iniziata un'inchiesta giudiziaria per i cosiddetti "crimini delle foibe", e questa inchiesta stava coinvolgendo ex partigiani che avevano ormai raggiunto una certa età, ed a questo punto decisi che era il caso di fissare dei paletti in merito ai presunti "crimini delle foibe", dato che non mi sembrava giusto che quelli che all'epoca, non conoscendoli, mi venne da definire "poveri vecchietti" (e voglio subito dire che i "poveri vecchietti" che ho conosciuto in seguito a queste mie ricerche erano tutti anziani sì, logicamente, ma pieni di energie e di voglia di fare) dovessero venire messi sotto giudizio sulla base di inesistenti prove storiografiche, come i libri di Marco Pirina e di Luigi Papo.

Così presi in mano sia i libri di Pirina, sia gli studi sugli "scomparsi da Trieste per mano titina" (sia chiaro che certe terminologie non mi appartengono, ma le riporto perché questa, purtroppo, è la vulgata vigente), per cercare di capire l'entità reale del fenomeno "foibe". In base a questo è nato il primo "Operazione foibe", che aveva come scopo essenzialmente quello di spiegare che gli "infoibati" non erano migliaia, né molte centinaia, nonostante quello che si diceva da cinquant'anni. Per esempio, da Trieste nel periodo di amministrazione jugoslava (maggio 1945), scomparvero perché arrestati dalle autorità, o perché morti nei campi di internamento per militari, o ancora per vendette personali, circa 500 persone, e non le 1458 indicate da Pirina, che aveva inserito tra gli "infoibati" anche persone ancora viventi oppure partigiani uccisi dai nazifascismi”.

"Tra storia e mito". E' il significativo sottotitolo del suo libro. A sessant'anni di distanza sembra ancora molto difficile separare le due cose, o perlomeno impedire che si influenzino a vicenda. E' facile per chiunque voglia stravolgere i fatti vestire la storia con i panni del mito. Il recente dibattito stimolato dal discusso film in uscita per Rai Fiction: "Il cuore nel pozzo", ne è la più evidente dimostrazione. E proprio questa incerta lettura intorbida la memoria e agevola ogni possibile strumentalizzazione politica. Accade ancora per Porzus, accade per le foibe e per molte altre tragedie del Novecento. Perché ? E' forse colpa della controversa realtà di confine? O qui da noi la storia indugia, stenta a passare...e quindi diventa facile occasione di attualizzazione, veicolandola nei labirinti del dibattito politico?

“Sulla questione delle foibe non è mai stata fatta veramente ricerca storica. Altrimenti, come prima cosa, non si parlerebbe di una "questione foibe", perché le persone che veramente sono morte per essere state gettate nelle foibe istriane o carsiche sono pochissime, rispetto non solo alle migliaia di morti (sempre per parlare del territorio della cosiddetta "Venezia Giulia", cioè le vecchie province di Trieste, Gorizia, l'Istria e Fiume) di quella enorme carneficina che fu la seconda guerra mondiale, ma degli stessi morti per mano partigiana. Voglio ricordare che la maggioranza di questi fatti si riferiscono a cose accadute in periodo di guerra: ad esempio i circa 400 "infoibati" che furono uccisi nell'Istria del dopo armistizio (settembre '43), non possono che essere inseriti in un contesto di guerra. Però è da rilevare che mentre tutti (storici e mass media, oltre a politicanti e propagandisti) si sconvolgono all'idea di questi 400 morti, non battono ciglio di fronte alla notizia storicamente dimostrata che il ripristinato "ordine nazifascista" in Istria nell'ottobre '43 causò migliaia di morti, deportati nei lager, paesi bruciati e rasi al suolo e violenze di ogni tipo. È come se ci fossero, secondo certa storiografia, istriani di serie A e istriani di serie B, cioè rispettivamente quelli di etnia italiana, la cui morte deve destare orrore e scandalo, mentre per gli altri, quelli di etnia croata o slovena, sembra essere stata una cosa "normale" che siano stati colpiti dalla repressione nazifascista.”

Al contrario uno dei pregi della sua ricerca è proprio la "contestualizzazione dei fatti", dalla quale è impensabile prescindere per tentare almeno di capire il fenomeno nella sua complessità. Come vanno contestualizzate le foibe? Qual è la chiave per comprenderne i significati storici, sociali..forse anche antropologici?

“Ho già accennato al fatto che le foibe sono diventate appunto un "mito", in quanto il fenomeno in realtà è un "non fenomeno" che è diventato tale a suon di propaganda. Che questa propaganda sia stata sviluppata esclusivamente su fatti concernenti il confine orientale (ricordiamo che in Francia, dopo la liberazione, ci furono delle vendette contro gli italiani, già occupatori, che erano stati fatti prigionieri, però nessuno in Italia ha mai detto niente su questi episodi) ha secondo me diversi significati. Il primo è che i vari governi italiani succedutisi negli anni (dalle guerre di indipendenza del Risorgimento, per intenderci) hanno sempre tentato l'espansione ad est, quindi il fatto di avere perso, dopo la fine della guerra, un bel pezzo di territorio orientale ha significato una grossa frustrazione per i nazionalisti. Inoltre ha pesato il fatto che qui i vincitori erano non un esercito considerato regolare e di una potenza come potevano essere Gran Bretagna o Stati Uniti, ma si trattava di un esercito popolare, partigiano, comunista, e composto da popoli "slavi", considerati "inferiori" dal nazionalfascismo italiano. Quindi nella frustrazione per la perdita della guerra vanno qui inserite anche le componenti anticomuniste ed antislave.

Grave mi è sembrato però leggere l'Unità (non il Secolo d'Italia o Libero!) che (cito) parla di "odio degli slavi verso gli italiani", generalizzando un concetto inesistente con connotazioni oserei dire razziste. Come si può attaccare la destra xenofoba quando se la prende con gli immigrati e poi esprimersi in questi termini?”

Quanto alla "contestualizzazione", vorrei dire che è impossibile fare un'analisi unica di un fenomeno che non è un fenomeno. Parliamo degli scomparsi da Trieste? Un centinaio di essi sono stati condotti a Lubiana e probabilmente fucilati dopo essere stati processati come criminali di guerra; centocinquanta o duecento sono forse i morti nei campi di internamento per militari; una cinquantina le vittime recuperate da varie foibe e per le quali si ricostruì che erano state uccise in regolamenti di conti e vendette. Però diciotto di questi "infoibati" erano stati uccisi da un gruppo di criminali comuni che si erano infiltrati tra i partigiani. Come si può contestualizzare una simile varietà di cause di morte? Ecco perché secondo me non si può parlare di "fenomeno" foibe.

Quanto ad un'altra vulgata che va attualmente per la maggiore, cioè che si trattò di repressione politica contro chi poteva creare dei problemi all'instaurazione di un nuovo stato comunista, secondo il mio parere se fosse stato questo il motivo delle eliminazioni, non sarebbero state uccise così poche persone. Forse posso sembrare cinica mentre lo dico, voglio chiarire che la mia è solo un'analisi storico-politica, non intendo mancare di rispetto a nessuno. Ma teniamo presente che a Trieste gli squadristi della prima ora, quelli che avevano la qualifica di "sciarpa littoria" e veterani della marcia su Roma erano più di 400; 600 membri contava l'Ispettorato speciale di PS (una struttura antiguerriglia che lavorava come squadrone della morte in funzione repressiva antipartigiana), e non contiamo poi le Brigate Nere, la Polizia non politica, la Milizia territoriale, i funzionari del Fascio che rimasero al proprio posto. Se si fosse voluto fare un "repulisti" politico, gli uccisi sarebbero stati dieci volte tanto, ritengo.”

Su questa tragedia c'è stato un colpevole silenzio della sinistra che dev'essere “rimosso”. Sono le parole dell'onorevole Walter Veltroni, sindaco di Roma, pronunciate durante la sua recente visita alla foiba di Basovizza. Come le interpreta ? Tenendo anche conto del fatto che tale silenzio (che non ha riguardato la solo sinistra, in verità) ha anche permesso alle destre di classificare ideologicamente tutti i partigiani sloveni e croati (e non solo loro) come infoibatori, permettendo anche di rimuovere dalle coscienze degli italiani il clima politico e culturale che per vent'anni il regime fascista ha imposto a quelle terre, perpetrando violenze fisiche e psicologiche di estrema gravità !

“Io sono dell'opinione che, ammesso e non concesso che di foibe non si sia mai parlato prima (cosa che non è vera, visto che di libri - non solo di propaganda disinformativa, ma anche seri come il primo studio di Roberto Spazzali, "Foibe un dibattito ancora aperto", uscito nel 1992 - ne sono usciti molti), questo fatto non può giustificare in alcun modo che adesso se ne parli senza cognizione di causa, ma solo riprendendo le vecchie notizie della propaganda nazifascista, senza un minimo di senso critico. Quanto ai crimini commessi dall'Italia fascista, coloniale e imperialista, in Africa come nei Balcani, fino in Grecia ed Albania durante la guerra, su di essi sì è calato un pesante silenzio, una censura totale, al punto che il buon documentario di Michael Palumbo, "Fascist legacy" sui crimini di guerra italiani (e su come i criminali se la sono cavata senza problemi) è stato "infoibato" dalla RAI che non ha la minima intenzione di mandarlo in onda, dopo averlo acquisito. Però la RAI finanzia sceneggiati televisivi di disinformazione sulle foibe: questo dovrebbe essere un motivo di scandalo, non tanto che Gasparri promuova il filmato che lui stesso ha ispirato un paio di anni fa.”

Restiamo in tema. Quando l'onorevole Veltroni ha deposto la rituale corona d'alloro anche ai piedi del monumento che ricorda la fucilazione di cinque sloveni fucilati per ordine del Tribunale Speciale Fascista, ha suscitato lo sdegno di Roberto Menia il quale ha affermato che "mentre non vi e' nulla da dire per ciò che riguarda le tappe di Veltroni alla Foiba di Basovizza e alla Risiera, anche se fatte con qualche decennio di ritardo, e' evidente che non possono essere eletti a martiri di una italianità cattiva nel 1930, coloro che erano dei terroristi macchiatisi di reati di sangue e di omicidi. Questi non possono essere contrabbandati per martiri ed e' evidente che Veltroni sbaglia ed e' sbagliata questa ricostruzione che e' la ricostruzione che vuol fare la sinistra". Una ulteriore dimostrazione di quanto abbiamo detto fin'ora ?

“È un dato di fatto che i martiri di Basovizza siano stati fucilati dopo una sentenza di un Tribunale speciale di uno stato non democratico. Quindi prima di accettare acriticamente la sentenza di questo Tribunale che li definiva "terroristi", io quantomeno pretenderei, in democrazia, un nuovo processo, per determinare quali fossero effettivamente le loro responsabilità concrete. Ma a prescindere da questo, resta il fatto che la loro lotta era contro un regime dittatoriale che, spero, nessun democratico di oggi intende avallare come legittimo. Quindi che loro fossero o no "terroristi", secondo me non ha la minima importanza da un punto di vista storico. Erano degli antifascisti che lottavano contro la dittatura: tutto qui. In Germania nessuno avrebbe il coraggio di chiamare "terroristi" gli attivisti della Rosa bianca o Canaris che attentò, senza successo a Hitler. In altri tempi, il tirannicidio era cosa considerata corretta, in fin dei conti.”

Alessandra Kersevan, il suo editore, ha affermato di essere consapevole che i risultati della ricerca non basteranno a tacitare la propaganda antipartigiana che continua con toni sempre più violenti, anche da parte di alcuni autori ritenuti fino a qualche tempo fa vicini alle tematiche della Resistenza. L'auspicio è tuttavia che serva acciocché si affrontino tali tematiche con il dovuto rispetto storiografico, tenendo conto della documentazione presentata . E' in fondo questo il valore civile della Storia, non le pare?

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Operazione "Partigiani !" A sessant'anni dalla Liberazione, in epoca di "memorie deboli" e di revisionismo convinto, esce un disco che raccoglie i canti della Resistenza. E per di più sono voci che vengono da terre in cui più feroce, aspro e doloroso fu lo scontro. Le terre del confine, quelle del Carso Goriziano, dove partigiani italiani, friulani e sloveni combatterono Assieme, contro i nazifascisti. Gabriela Gabrielli, degli 'Zuf de Žur, è la voce di questa epica corale, che idealmente si allarga a tutti i luoghi in cui la scelta difficile e sempre dolorosa di combattere ha privilegiato l'opzione per la Libertà contro ogni forma di tirannia dell'Uomo sull'Uomo. Ma come nasce il progetto, cosa vi ha animato ?

“Questo Cd nasce da un spettacolo musicale intitolato "Le vie dell'Eresia", messo in scena due anni fa. Si trattava di uno spettacolo che raccoglieva una serie di testimonianze ai confini fra poesia e musica che raccontavano la storia della Lotta di Liberazione della nostra città, Gorizia. Un percorso di giustizia sociale che, partendo dalle memorie di chi aveva combattuto la guerra di Liberazione nelle formazioni partigiane o che comunque aveva scelto di "resistere", voleva riproporre l'attualità di un messaggio che è innanzitutto insofferenza per l'oppressione e amore per la libertà.

Da qui l'idea di farne un CD, soprattutto oggi che queste tracce assumono maggior valore; da un parte inutili, sterili polemiche, dall'altra indifferenza rispetto alle passate ed alle nuove sofferenze.”

Il vostro lavoro risulta essere anche una fonte documentaria di notevole pregio, sia per il recupero dei testi e delle musiche, che per la contestualizzazione dei fatti. Non è solo un'operazione filologica e storica, ma civile. E' una risposta a quanti oggi propongono letture "inedite" della Resistenza ?

“Siamo felici che tu dia un giudizio così buono sul lavoro che abbiamo fatto, nato perlopiù da spinte dettate dal cuore senza velleità filologiche particolari.Ci è costato due anni di fatica, con persone che ci sconsigliavano di farlo, ritenendola un'operazione musicale e culturale anacronistica e fuori luogo. Per noi non è stato e non è così, soprattutto oggi nel clima politico e culturale di basso profilo in cui viviamo. Se questo nostro lavoro può essere una risposta a tutto questo e in special modo ad una lettura revisionista della Storia (cosa che da più parti si sta cercando di fare) non può che farci piacere.”

Quello che colpisce maggiormente dall'ascolto e dalla lettura del vostro album sono proprio i profili intensi delle donne e degli uomini che hanno combattuto. Oltre ogni possibile retorica ne emergono i tratti, forti e struggenti, profondamente umani: Friderich Sirok, Goriziano, arrestato a sedici anni per aver inciso col temperino una falce e martello e mai più tornato a casa; il comandante "Lauro", che dopo un'azione afferma: "si può essere in gamba anche senza sparare". Enrichetta, la partigiana "zingara" morta nell'eccidio di Temnica, sul Carso Triestino..ma dove sono le belve assetate di strage ? O gli ancor più prosaici rubagalline travestiti da eroi?

“Le figure che compaiono nelle pagine del libretto e di cui si sente l'eco delle canzoni sono figure che fanno parte della storia di Gorizia e della storia personale di Mauro Punteri (autore del gruppo): il comandante Lauro era suo padre, Friderick Sirok, suo zio da parte materna, l'idea era proprio quella di parlare di persone "normali", uguali a noi, persone normali che ad un certo punto della loro vita, trovandosi in una situazione di guerra, di mancanza di diritti, hanno dovuto fare delle scelte. Cosa faremmo noi se ci trovassimo in una situazione analoga? E' una domanda che non ci sfiora nemmeno.. e spesso non ci rendiamo conto che in questo stesso momento ci sono decine e decine di situazioni di guerra nel mondo, e che persone come noi le stanno provando sulla loro pelle. e non occorre andare tanto lontano. Non dimentichiamo che solo dieci anni fa, a sette ore di macchina, c'era l'assedio di Sarajevo.”

Il disco è introdotto dalle parole di Giovanni Padoan: "Oggi, rivivere i fatti della resistenza vuol dire attualizzarli, vivere di memoria non serve". Sono davvero emblematiche, quasi una risposta al dibattito di questi giorni, così polemico, così acceso, così poco civile da contrapporre i morti e rileggere le "memorie" in chiave puramente ideologica. Le canzoni che voi raccogliete sono la voce di quelle memorie. Sono passati sessant'anni. Cosa va gridando ancora, quella voce ?

“Il significato di questo lavoro sta in due citazioni, che si ritrovano nel Cd ; la prima la si può leggere nella prefazione a Canti clandestini di Carolus Cergolj, "oggi i cieli sono puliti, ma non bisogna dimenticare come certi vorrebbero le lacrime ed il sangue versato per renderli puliti", e questo è il valore della memoria, che è importante, importantissimo, perché almeno teoricamente dovrebbe impedirci di ripetere errori del passato.Ma la memoria da sola non basta, deve essere utilizzata in qualche modo, altrimenti diventa sterile commemorazione. e qui entrano le parole del comandante Vanni (Giovanni Padoan, sue sono le parole che aprono il cd): "vivere solo di memoria non serve. Essere partigiani oggi vuol dire difendere i diritti, i diritti dell'uomo, i diritti del cittadino, i nostri come quelli, già calpestati, di tutte quelle persone che vengono da noi sperando di trovare un futuro migliore. Difenderli con gli strumenti che la democrazia ci mette a disposizione".
I musicisti lo possono fare con la musica.”

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UE: FINI, CROAZIA ENTRERÀ SE COLLABORA SU CRIMINALI GUERRA

(ANSA) - TRIESTE, 10 FEB - '' La Croazia avvierà il negoziato per l' adesione all' Unione Europea, solo se collaborerà con il Tribunale internazionale dell' Aia per riconsegnare i criminali di guerra '': lo ha detto il Ministro degli Esteri, Gianfranco Fini, intervenendo a Trieste, al Teatro Verdi, alle cerimonie per il '' Giorno del Ricordo ''. Sottolineando che '' non lo ha chiesto solo l' Italia, ma tutti i 25 Paesi dell' Unione '', Fini ha invitato la platea a '' capire e convivere ''. Riguardo inoltre alla mancanza di indennizzi per gli esuli di Istria e Venezia Giulia e Dalmazia, Fini ha sottolineato che '' non aver trovato un modo per l' indennizzo la dice lunga sull' ignavia che per anni e' regnata su questa vicenda. E gli amici croati lo sanno ''. Fini ha poi concluso sottolineando che '' non e' con i rancori che si costruisce la storia, ma con la verità ''.
(ANSA). BUO/MST 10/02/2005 13:59


REPETITA JUVANT:

Da: "Coord. Naz. per la Jugoslavia"
Data: Lun 10 Gen 2005 10:15:28 Europe/Rome
Oggetto: [JUGOINFO] Visnjica broj 471

L'HAN GIURATO

8 novembre 1992: Gianfranco Fini e' ritratto al fianco di Roberto Menia (allora segretario della federazione MSI-DN di Trieste) al largo dell'Istria, nell'atto di lanciare in mare bottiglie tricolori recanti il seguente testo:

<< Istria, Fiume, Dalmazia: Italia!...
Un ingiusto confine separa l'Italia dall'Istria, da Fiume, dalla Dalmazia, terre romane, venete, italiche.
La Yugoslavia [sic, con la Y] muore dilaniata dalla guerra: gli ingiusti e vergognosi trattati di pace del 1947 e di Osimo del 1975 oggi non valgono più...
E' anche il nostro giuramento: "Istria, Fiume, Dalmazia: ritorneremo!" >>

Vedi: http://www.cnj.it/immagini/meniafini.jpg
( fonte: redazione de La Nuova Alabarda - http://www.NuovaAlabarda.tk)

Sull'irredentismo di Gianfranco Fini, oggi leader della formazione nazionalista "Alleanza Nazionale" e Ministro degli Esteri della Repubblica Italiana, vedi anche:

http://www.osservatoriobalcani.org/article/articleview/3522/1/51/
<< Spalato all’Italia, Trieste alla Croazia (18.10.2004). Reazioni in Croazia alle dichiarazioni del vice premier italiano Fini su Istria, Fiume e la Dalmazia... >> )

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Reduci dalla visione del primo episodio de "Il cuore nel pozzo", ne scriviamo. Ci siamo sorbiti gli "italiani brava gente" che sembrano capitati lì per caso, il repubblichino buono e "pacifista" , i partigiani sadici e vampireschi, il solito prete, l'uso dei bambini come "scudi umani", mentre si fa bieca propaganda...

Non una parola sull'italianizzazione forzata, sul razzismo anti-slavo, sui massacri compiuti dai nazifascisti fino a pochi giorni prima. Tra questi ultimi non poteva non esserci il personaggio interpretato da Beppe Fiorello. Ci viene presentato quasi come uno sfollato post-Armistizio, ma qui non siamo nel '43, siamo nella primavera del '45. Quindi è un repubblichino. Quando parla dei suoi compagni morti in azione, a quale azione si riferisce? Rappresaglie? Rastrellamenti? Incendi di villaggi?

E i pochi slavi "buoni"? Le classiche eccezioni che confermano la regola: buoni *benché* slavi, ma soprattutto: buoni perché sufficientemente *italianizzati* (cioè, anche se nella fiction non viene mai detto, *collaborazionisti*: una è la fidanzata del repubblichino di cui sopra!).

Da questi ultimi, oltre che dal prete, tocca sorbirsi implausibili pistolotti antirazzisti, come se in quelle terre (nel frattempo annesse al Reich) nazionalismo e razzismo avessero fatto capolino con la Resistenza e fossero fenomeni estranei al nazifascismo... I timori degli antifascisti istriani e delle comunità slovene di qua e di là dal confine erano pienamente giustificati. Non lo erano invece i timori di certi figuri della destra, per i quali "Il cuore nel pozzo" non era abbastanza schierato ed era addirittura eufemistico nel denunciare i crimini dei partigiani. Costoro non si preoccupino, lo sceneggiato risponde pienamente alle loro esigenze.

[Il regista Alberto Negrin, qualche anno fa, aveva diretto la fiction su Giorgio Perlasca. Alla luce di quanto ci ammannisce ora, sospettiamo che l'intento fosse accendere i riflettori sull'occasionale fascista buono, uno che imboscava i deportandi anziché aiutare a metterli sui treni, così da aprire la strada a nuove, interessanti riletture. Si veda la recente dichiarazione del camerata Gramazio, secondo cui persino Giorgio Almirante - capo-redattore della rivista "La difesa della razza" - era un salvatore di ebrei.]

Le foibe, è palese, vengono usate come "diversivo" da parte della destra al governo, e per giunta diversivo pre-elettorale, come se a guidare la GAD o la FED o come cazzo si chiama non ci fosse Prodi bensì Josip Broz detto "Tito".

Madornali idiozie vengono scritte e ripetute in modo ossessionante, come quella del "silenzio" su quegli eventi. Accade lo stesso per i fatti successi più a Ovest, il "Triangolo rosso" etc.: ogni volta si ricomincia da capo. Complice il Pansa di turno, par sempre di assistere a una scoperta nuova, anche al trecentesimo libro (scientifico o sensazionalistico che sia), al cinquantamillesimo scoop, alla miliardesima puttanata detta in tv. Tutto questo fingere che a Trieste e in Istria non sia successo nulla prima del '45 fa venir voglia di rispondere con lo humour nero, come qualche anno fa "Mladina", la rivista satirica slovena.

Estate 2000: "Mladina" mette on line un videogame modellato sul Tetris, solo che l'ambientazione è l'orlo di una cavità carsica e i mattoncini da far scendere sono - a scelta - cadaveri di "domobranci" (miliziani filo-nazisti) o di partigiani titini.
Già questa ironica forma di "par condicio" (in realtà aderente alla realtà storica, dato che nelle foibe furono gettati *prima* sloveni e antifascisti e *poi* nazi e collaborazionisti) dovrebbe far drizzare le orecchie, ma gli italiani che passano di là - su imbeccata di qualche fascistone giuliano - non sanno lo sloveno né conoscono la storia. La parola "domobranci" è per loro un mistero.
Il gioco viene scambiato per un attacco all'Italia, all'Italianità e chi più ne ha più ne metta, anche se in "Fojba 2000" non figurano italiani: le vittime virtuali - di destra e di sinistra - sono tutte slave.

A rigore, uno che non sappia chi erano i domobranci non dovrebbe avere il diritto di aprir bocca sulle foibe, tanto meno di scandalizzarsi per quanto avvenne in quelle zone. Ma questo fa parte del problema: nessuno sa un cazzo, e chi più apre bocca per darle aria è proprio chi meno sa. Per farla breve, scoppia un grande scandalo al di qua del confine, e il bello è che dalla messa on line sono già passati diversi anni. Come sempre è tutto un cadere dalle nuvole, un finto rimanere a bocca aperta, un artificioso indignarsi. Il ministro per l'innovazione tecnologica Lucio Stanca chiede alla Farnesina di "attivare i canali diplomatici affinché venga posta alle autorità slovene l'esigenza di oscurare subito l'offensivo e vergognoso gioco". Le autorità slovene, giustamente, se ne fottono.

A sfuggire è il contesto. "Mladina", con pazienza, lo spiega: "Il gioco rifletteva il clima politico dell'estate del 2000, quando un esecutivo di centrodestra aveva sostituito il governo di Janez Drnovsek. Il premier era Andrej Bajuk, sloveno ritornato in patria dall'Argentina, che non ha mai nascosto le sue simpatie per i domobranci e l'ostilità per tutto ciò che ricordava l'epoca di Tito. Il suo governo durò solo sei mesi, nell'ottobre del 2000 fu sconfitto dalla coalizione di centrosinistra che riportò al governo Drnovsek. Nella presentazione ci si riferiva, infatti, alle elezioni imminenti. 'Offriamo ai lettori di Mladina un singolare attrezzo di fitness per un allenamento preelettorale' "

Il gioco è qui (per giocare cliccate su "Torej"):
http://www.mladina.si/projekti/igre/fojba2000/
Se invece di giocare on line lo volete scaricare, cliccate qui:
http://www.thekey.it/modules.php?name=Downloads&d_op=getit&lid=18

Per chi invece non predilige lo humour nero, oppure a integrazione di quest'ultimo, c'è il bel libro di Claudia Cernigoi, uscito nel 1997 per le edizioni Kappa Vu di Udine, oggi disponibile gratis on line per iniziativa dell'editore e dell'autrice.
Si chiama: "Operazione foibe a Trieste: come si mistifica la storia": http://www.cnj.it/foibeatrieste/ Cernigoi smonta, col metodo e gli strumenti dello storiografo serio, le leggende, esagerazioni e falsità della propaganda di destra su questo tema.

Chi non ha molto tempo a disposizione può rivolgersi a un testo più breve (in pdf), un articolo di Federico Vincenti apparso su "Patria Indipendente" (la rivista ufficiale dell'ANPI) nel settembre 2004: http://www.anpi.it/patria_2004/08-04/17-18_VINCENTI.pdf

Non possiamo competere con la potenza di fuoco di uno sceneggiato trasmesso in prime time da Rai1. Ma la guerra non è soltanto potenza di fuoco, meno che meno la guerra culturale.
[tratto da Giap#5, VIa serie - 7 febbraio 2005]
http://www.wumingfoundation.com/

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Croazia / Slovenia / “Il cuore nel pozzo”
In merito al film “Il cuore nel pozzo”prodotto da Angelo Rizzoli per RAI FICTION:

Comitato contro le falsificazioni storiche (Trieste)
http://www.cnj.it/PARTIGIANI/altri.htm - falsificazioni

Iniziativa dell'Associazione Promemoria su "Il cuore nel pozzo":
Promemoria - Društvo za zašcito vrednot protifašizma in protinacizma
http://www.cnj.it/PARTIGIANI/altri.htm - promemoria

Redazione de "La Nuova Alabarda" (Trieste)
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/message/3793

Que viva Novak! (La Plebe)
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/message/3798

L'intervento di una esule istriana
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/message/4239

Foibomania nei media e libri italiani
Intervento del giornalista e scrittore Armando Černjul
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/message/4233

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FOIBE: ANTIFASCISTI ISTRIANI CONTRO FILM “IL CUORE NEL POZZO”

(ANSA) - (ANSA) - ZAGABRIA, 4 FEB - Gli antifascisti croati dell'Istria si sono detti oggi amareggiati da come il film “Il cuore nel pozzo” tematizza la tragedia delle foibe e che domenica e lunedì sarà trasmesso dalla Rai in occasione del 10 febbraio, “Giornata della Memoria” dell'esodo. Lo riferisce oggi l'agenzia di stampa 'Hina'. Il segretario dell'Associazione dei combattenti antifascisti della regione istriana Tomislav Ravnic ha detto oggi a una conferenza stampa tenuta a Pola che '' nella lotta antifascista in Istria non e' successo un crimine organizzato come con il film vogliono far credere i neofascisti e la destra italiana ''.

Secondo lui il film, firmato dal regista Alberto Negrini e prodotto dalla Rai, ''e' un'immagine distorta e falsa della lotta antifascista in cui gli Slavi vengono dipinti come un popolo genocida, mentre gli italiani sono rappresentati come vittime dell'espansionismo slavo''.
''Si tratta di una distorsione tendenziosa dei fatti e di un tentativo di revisionismo storico con lo scopo coprire le violenze e le responsabilità del fascismo'', ha aggiunto Ravinic.

''In ogni conflitto bellico occorrono crimini e muoiono vittime innocenti, ma nella Resistenza in Istria queste vittime erano solo il frutto di vendette individuali e non di operazioni pianificate'', ha voluto precisare il suo punto di vista. Per questa ragione gli antifascisti istriani protestano contro la messa in onda de “il cuore nel pozzo”, che, come hanno detto, ''non e' che propaganda diffamatoria con cui si offende il popolo istriano e che rappresenta una provocazione politica diretta verso lo stato croato''.

Il vicepresidente dell'associazione istriana, Miljenko Bencic, ha spiegato che ''il movimento partigiano non aveva alcuna ragione per uccidere innocenti, a differenza del nazifascismo nella cui stessa ideologia e' radicato il genocidio''. Secondo Bencic ''e' inammissibile che vengano equiparate le colpe dell’aggressore e della vittima, il fascismo come un'ideologia criminale e l'antifascismo come una reazione di resistenza di tutto il mondo democratico''.

Volendo ricordare i crimini commessi dai fascisti italiani in territorio croato, i dirigenti dell'associazione hanno organizzato la prima visione in Croazia del documentario della Bbc, 'L'eredita' fascista'. L'estate scorsa il film 'Il cuore nel pozzo' aveva scatenato una simile reazione anche in Slovenia: molti lo hanno definito ''un falsificato della storia''.
(ANSA). COR 04/02/2005 19:17

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Le foibe viste dalla Croazia

07.02.2005 Da Osijek, scrive Drago Hedl.
Dure reazioni in Croazia alla proiezione dello sceneggiato televisivo "Il cuore nel pozzo", prodotto dalla Rai e dalla Rizzoli audiovisivi. Secondo il quotidiano di Fiume/Rijeka, “Novi List” , si tratta del peggior film di propaganda mai realizzato. Questa l'opinione di Furio Radin, rappresentante della minoranza italiana al Parlamento di Zagabria, e della Unione dei Soldati Antifascisti. Tace la Zagabria ufficiale.

"Sporchi e malvagi partigiani di Tito sterminano Italiani innocenti".
Con questo titolo a tutte colonne, il quotidiano di Rijeka (Fiume) "Novi List" ha pubblicato sabato scorso in terza pagina il servizio di Elio Velani, corrispondente dall'Italia che, insieme ad alcune migliaia di rappresentanti della alta società triestina, ha partecipato alla visione del film "Il cuore nel pozzo" nella sala da concerti "Tripcovich". Il giornale di Rijeka parla del film come dell'"assalto alla storia da parte della destra italiana", riportando come il film "conduce il pubblico italiano negli abissi delle foibe dove la destra italiana ha trovato il proprio senso più profondo dell'esistenza."

Questa è, allo stesso tempo, la reazione più forte che si è potuta ascoltare in Croazia a proposito del film "Il cuore nel pozzo", una fiction che descrive le sofferenze dei soldati italiani nella ex Jugoslavia (in particolare nelle ex repubbliche di Croazia e Slovenia), dopo la disfatta dell'armata di Mussolini nel corso della seconda guerra mondiale. La Zagabria ufficiale infatti non ha commentato, il che è comprensibile dal momento che la leadership del Paese è totalmente concentrata sul caso del generale Gotovina e sulla ferma posizione espressa dall'Unione Europea [si noti il ricatto: se reagisci a "Il cuore nel pozzo" mi oppongo all'accesso nella UE]. Per Bruxelles, infatti, la data per l'apertura dei negoziati di ingresso nell'Unione, fissata per il 17 marzo, non verrà rispettata a meno che il generale croato latitante non compaia davanti al Tribunale dell'Aja entro quel giorno.

Il corrispondente di Novi List descrive il film come "l'esempio difficile da eguagliare del film di propaganda più brutto, maldestro, assurdo e inappropriato che sia mai stato fatto", e sostiene che sia molto peggio dei film simili prodotti in Jugoslavia sui partigiani e le loro avventure di guerra. "Dopo questo film, apparirà chiarissimo a tutti cosa intende la destra italiana quando parla della necessaria revisione degli eventi storici. E' alla stessa destra italiana che va attribuito il maggiore credito per la produzione di questo film, mentre la televisione di Stato Rai non ha fatto che dare ascolto ai leader attuali finanziando servilmente l'intero progetto", afferma Novi List.

Il quotidiano sostiene le proprie affermazioni citando un anonimo giornalista de "Il Messaggero" che, secondo Novi List, dichiara: "Viene posto un parametro incredibile: le vittime innocenti delle foibe sono state uccise ancora una volta da questo film". Oltre a questa citazione, Novi List pubblica anche l'opinione del noto storico triestino Fulvio Salimbeni che dichiara che si tratta di un "lavoro vergognoso" e che gli esuli istriani dovrebbero citare in giudizio il produttore del film per "il totale travisamento della ricostruzione storica degli eventi."

Tuttavia, sono stati gli stessi esuli, secondo il corrispondente di Novi List, a enfatizzare il significato del film, e sarebbero stati loro i più rumorosi nella sala tra quelli che gridavano "Hurrah, sono arrivati i nostri", nella scena in cui il giovane soldato italiano Ettore, ritornato dalla Russia, uccide due partigiani [sic!].

Se da un lato non ci sono state reazioni a "Il cuore nel pozzo" da parte della Zagabria ufficiale, la Unione dei Soldati Antifascisti della Croazia è però intervenuta nel dibattito. Il segretario della sezione istriana dell'organizzazione, Tomislav Ravnic, ha affermato che gli antifascisti croati sono sconvolti dal fatto che i media italiani scrivano che i partigiani uccidevano gli Italiani solo in quanto Italiani. "Questa è una menzogna – dichiara Ravnic – quando nel 1943 abbiamo catturato 15.800 soldati italiani, non gli è successo nulla. Avevamo un rapporto umano nei confronti dei prigionieri italiani. E' per questo che io dico a Berlusconi, a Fini e alla compagnia che dovrebbero inchinarsi di fronte ai nostri soldati che hanno salvato migliaia di persone. I partigiani non hanno ucciso gli Italiani, ma i fascisti che sono stati condannati dai Tribunali nazionali."

Oggi, tuttavia, nessuno in Croazia nega che ci siano state molte vittime nel periodo delle foibe. Furio Radin, rappresentante della minoranza italiana nel Parlamento croato, dichiara: "Non dobbiamo dimenticare quello che abbiamo dimenticato negli ultimi 60 anni, le foibe. Ci sono state vittime collaterali, e c'erano naturalmente anche i fascisti. Resta il fatto che finire la propria vita all'interno di una caverna non è normale, indipendentemente dal fatto che uno fosse un fascista oppure no, e bisogna ricavarne un insegnamento affinché una cosa del genere non possa più ripetersi."

In Croazia si parla solitamente di circa 500, 600 Italiani uccisi nelle foibe, ma il pubblico conosce anche le fonti italiane secondo le quali circa 17.000 persone [sic!] sarebbero state gettate nelle foibe.

"Posso affermare che, secondo alcuni storici considerati esperti della materia, circa 5.000 persone sarebbero morte nelle foibe. Il fatto è che la maggior parte delle foibe era situata nel territorio che ora appartiene alla Slovenia, anche se ce n'era un numero considerevole anche in Croazia, in Istria", dichiara Furio Radin.

Qualche tempo fa, Radin ha proposto la edificazione di un monumento alle vittime delle foibe in Istria, ma questa idea ha incontrato la opposizione della Unione dei Soldati Antifascisti. Radin ritiene che ancora oggi questa questione sia troppo legata alla politica, e sostiene la necessità di una ricerca della piena verità storica. Non ritiene, tuttavia, che agli Italiani venga costantemente detto che sono gli stranieri a dover essere accusati per tutto quello che è accaduto di sbagliato nella propria storia: "A parte Trieste, il resto dell'Italia non ha nessuna idea delle foibe, non sanno quello che stava accadendo durante la seconda guerra mondiale in Istria e Dalmazia, e non hanno alcun interesse per questa parte della storia", dichiara Radin.

La Croazia ha cominciato a parlare di foibe e di azioni criminali commesse dai partigiani durante la seconda guerra mondiale solo dopo l'indipendenza e il riconoscimento internazionale, nel 1992. La destra ha cercato di abusare di questo fatto storico per presentare l'intero movimento antifascista come criminale, e per dare una stessa identità ad antifascismo e comunismo. Negli ultimi anni, tuttavia, l'attuale sinistra croata ha affermato la necessità di un approccio storico obiettivo al problema, anche se in realtà nel corso del governo di sinistra (2000-2003) non sono stati fatti particolari sforzi verso questo obiettivo.

La Slovenia e “Il cuore nel pozzo”

07.02.2005 - Riportiamo alcune reazioni oltre Adriatico allo sceneggiato "Il cuore nel pozzo" trasmesso in questi giorni dalla RAI. Qui di seguito la traduzione di un articolo pubblicato su Vijesti, uno dei maggiori quotidiani montenegrini. Proprio in Montenegro, tra i vicoli della città di Kotor, è stata girata la fiction.

Dal quotidiano di Podgorica Vijesti, 7 febbraio 2005
Traduzione a cura di Osservatorio sui Balcani

Il film "Il cuore nel pozzo", la cui prima parte è stata trasmessa ieri sera dalla televisione di stato italiana RAI, in Slovenia solleva forti critiche. A queste si è unito il presidente dei veterani antifascisti sloveni ed ex presidente della assemblea presidenziale repubblicana, quando ancora esisteva la Jugoslavia, Janez Stanovnik. Ieri sera Stanovnik ha dichiarato che il film sulle foibe e sulla pulizia etnica subita dagli Italiani sulla costa slovena, in Istria ed in Dalmazia rappresenta non solo una falsificazione della verità storica, ma anche l'apice di un'operazione di "lavaggio del cervello", che, rispetto a questo tema, si è sviluppata in Italia, e in particolare a Trieste, nel corso degli anni.

Il film "Il cuore nel pozzo" girato l'autunno scorso in Montenegro dal regista Alberto Negrin, parla di una famiglia italiana dell'Istria al tempo della Seconda guerra mondiale che rimane vittima dello scontro etnico al tempo della caduta del fascismo. Il personaggio principale del film è il bambino Francesco, al quale i partigiani hanno ucciso i genitori. Particolarmente crudele nella cacciata degli Italiani si mostra il comandante partigiano Novak, interpretato dall'attore serbo Dragan Bjelogrlic.

In Slovenia negli ultimi mesi ha preso corpo una forte critica al film, con la tesi che già con la scelta del principale personaggio negativo, rappresentato da un partigiano sloveno si mostrano gli Sloveni come un "popolo che attua un genocidio". Si tratta di un sopruso della verità storica che in Italia viene manipolata dalle forze di destra, alle quali negli ultimi anni si è piegata anche la sinistra.

Tra le valutazioni fatte ci sono state anche quelle che affermano che si tratta di una "berlusconiana consacrazione postuma di Tito" e che è una "soap-opera storica", che in modo emotivo tocca un tema sensibile e mostra nuovamente gli Italiani contro gli Sloveni e i Croati, che nel film sono rappresentati come "barbari". Stanovnik, ai partigiani sloveni radunati ad una commemorazione nei pressi di Koper, ha detto che con il film si prosegue con la costruzione di una falsità storica: "Vi ricorderete se abbiamo attaccato noi l'Italia o l'Italia ha attaccato noi. L'Italia attaccò (l'allora) Jugoslavia, e non il contrario", ha detto Stanovnik, aggiungendo che la riconciliazione e le relazioni di buon vicinato vanno edificate sulla verità e bisogna esprimere il dispiacere per gli errori, ma in "modo europeo". Stanovik ha poi concluso affermando che i dati che in Italia vengono posti in relazione col numero degli Italiani uccisi e gettati nelle fosse sarebbero esagerati.

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--- CILIEGINA ---

“Il cuore nel pozzo”: intervista a Leo Gullotta

09.02.2005; scrive Andrea Rossigni.
Non è una ricostruzione storica, ma un'occasione per aprire una riflessione su di un periodo oscuro. Così "Il cuore nel pozzo", la controversa fiction sulle foibe prodotta dalla Rai e da Rizzoli audiovisivi, nelle parole di Leo Gullotta/Don Bruno. L'intervista, in collaborazione con Radio Onda d'Urto, è stata realizzata prima della messa in onda del film...

http://www.osservatoriobalcani.org/article/articleview/3880/1/51/

Un estratto da questa intervista veramente ignobile:
<< ... Non è, e lo risottolineo, non è una ricostruzione storica di quel momento... potevamo soltanto prenderla da un altro punto di vista. E' la storia inventata... >>

Certo, inventata a bella posta: infatti è solo la continuazione della
propaganda fascista contro i partigiani che liberarono la Jugoslavia e
l'Italia.

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Documento di Claudia Cernigoi, direttrice del periodico “la Nuova Alabarda” di Trieste, in merito al film “Il cuore nel pozzo” prodotto da Angelo Rizzoli per RAI Fiction, recensito da “nuova unità”, mensile-n.7/2004, ppgg. n.10 e 11.

I polemici sostengono che la televisione è l’arma finale del dottor Goebbels. Noi non ci sentiamo di essere così perentori, però è un dato di fatto che dire “l’hanno detto in tivù” dà una patente di veridicità alle fesserie più enormi. Ed è pure un dato di fatto che, quando si vuole influenzare in un determinato modo la coscienza collettiva su argomenti specifici, il modo migliore per ottenere il risultato voluto è quello di far passare in televisione ciò che si vuole far entrare nella testa della gente. Ed a questo scopo, un “buono” sceneggiato (adesso lo chiamano “fiction”, che fa più “americano”) è il sistema perfetto per plagiare la testa della gente. Così, quando in questi giorni leggiamo di quello che si sta preparando come sceneggiato sulle “foibe”, e come esso viene presentato, ci vengono i brividi per quanto danno provocherà questa operazione mediatica.

Dunque Rai Fiction ha commissionato al produttore Angelo Rizzoli (ve lo ricordate? Era stato travolto dallo scandalo della P2, tempo fa. E chi ancora aveva la tessera della P2, così, a primo colpo di memoria? Berlusconi, l’avvocato Augusto Sinagra…) uno sceneggiatosulle “foibe”. Regista Alberto Negrin; uno dei protagonisti è tale Leo Gullotta che ci dicono sia simpatizzante di Rifondazione Comunista… sarà vero? Sul sito “Panorama.it” troviamo un articolo firmato da Laura Delli Colli che dice “Foibe. Un film per capire”. Cosa capiranno dunque i volonterosi spettatori di questo sceneggiato che andrà in onda a febbraio prossimo venturo?

“Il massacro di migliaia di civili inermi. La tragedia della pulizia etnica nelle terre slavizzate a forza. Gli spietati partigiani di Tito in azione…”, scrive la giornalista. Ed ancora: “una tragedia rimossa costata non meno di 20-30 mila vittime, uccise dalla feroce repressione del regime di Tito. Un massacro e una persecuzione di massa con un solo obiettivo, ancora attuale: la pulizia etnica (…) Mentre l’Italia viveva la fine della guerra, i partigiani iugoslavi con la stella rossa di Tito eliminarono con ferocia intere famiglie, uomini e donne e spesso con loro i bambini, solo perché oppositori, dichiarati o anche solo potenziali, della slavizzazione dei territori. Almeno diecimila i desaparecidos di unmassacro…”.

Complimenti alla giornalista, che è riuscita in così poche righe ad accumulare una tale quantità di boiate storiografiche (oltre che falsità belle e buone) finalizzate alla diffusione di idee razziste da meritarsi il premio Minculpop alla memoria dei solerti redattori de “La difesa della razza”. Ma per capire se questo è il “messaggio” di verità storica che il regista Negrin intende diffondere alle masse teledipendenti italiane, leggiamo la trama del film.

“La storia è quella di don Bruno, in fuga nelle campagne istriane per mettere in salvo, tra i bambini, Carlo e Francesco. Carlo è figlio di un’italiana, violentata dal capo partigiano Novak. E Novak va a caccia di quel bambino per eliminarlo. Il prete lo difenderà fino al sacrificio (…); sotto la tonaca di un mite sacerdote di frontiera, ha il cuore di un leone mentre salva i bambini in fuga dalle fiamme che i titini hanno appiccato all’orfanotrofio”.

L’attore Dragan Bjelogrlic, che impersona il “crudele Novak”, afferma: “La crudeltà efferata del mio personaggio? Potrei dire che forse per un serbo che ha sofferto le guerre recenti non è poi tanto difficile immedesimarsi in uno sloveno così negativo… In questi luoghi nessuno è sopravvissuto indenne alla sofferenza delle violenze etniche”.

Quanto al “rifondarolo” Gullotta, ecco come risponde alla domanda della giornalista su cosa gli dica “la sua coscienza civile sulle foibe”: “Ho cercato di capire, di saperne di più (…) dar voce a una tragedia dimenticata è la prima ragione che mi ha convinto ad accettare. Questo non è un film schierato, ma un atto di doverosa civiltà”.

Ha cercato di capire, Gullotta? Di saperne di più? In effetti, con questo film si arriva a sapere tanto di più rispetto a quello che è successo in realtà: perché, da quanto scritto in questo articolo, appare una sceneggiatura che si basa su presupposti storici falsi per raccontare una vicenda degna della fantasia di una Liala sadomaso, e che arriva a delle conclusioni che sembrano fatte apposta per rinfocolare quegli odi etnici che al nostro confine orientale non si sono mai sopiti.

Quali sono le falsità? La pulizia etnica, mai esistita da parte dei “partigiani di Tito” (ma è tanto difficile accettare il dato di fatto storico che si era trattato di un esercito, sia pure popolare, riconosciuto come cobelligerante dagli Alleati?); la “slavizzazione forzata”, dove nei territori di cui si parla (l’interno dell’Istria) gli italiani non sono mai stati la maggioranza; la quantità dei morti, che non sono stati né “venti-trentamila”, né migliaia, ma poche centinaia nell’autunno del ’43 e nessuno (sì, avete letto bene: nessuno) dopo la primavera del ’45, in Istria, perché mentre nella prima ventata di potere popolare, dopo l’8 settembre, una sorta di jacquerie comportò esecuzioni più o meno sommarie nei confronti di esponenti delregime fascista, alla fine del conflitto, quando le autorità statali jugoslave presero il controllo del territorio, non ci furono esecuzioni sommarie: e se qualcuno fu processato e condannato a morte da tribunali regolarmente insediatisi, questo è un fatto che non avvenne solo in Jugoslavia, ma in tutta Europa, Italia compresa.

Ma la falsità più grossa, e quella che fa particolarmente schifo, è l’uso strumentale che viene fatto dei bambini in questa operazione di bassa macelleria cinematografica. È del regista Negrin (che ci dicono sia ebreo) l’idea (che non appare neppure nei peggiori libelli prodotti dalla propaganda nazifascista dell’epoca) che i “partigiani di Tito” si dedicavano alla deportazione ed al massacro dei bambini, bruciando orfanotrofi ed “infoibandone” gli ospiti? Forse il regista è stato influenzato da tutte quelle sceneggiature uscite negli ultimi anni sulla Shoah, dove si vedevano i nazisti andare a caccia di bambini ebrei che poi venivano fortunosamente salvati, e dato che, essendo in epoca di par condicio e banalizzazione storica, allo scopo di dimostrare che nazisti e comunisti erano cattivi ugualmente, il soggetto che va bene per una fiction sui cattivi nazisti va bene anche per una sui cattivi comunisti?

La “consulenza storica”, leggiamo sempre nell’articolo, sarebbe di un certo Giuseppe Sabbatucci, ma in Internet non abbiamo trovato nessuno storico con questo nome: l’unico storico Sabbatucci fa di nome Giovanni, che, da quanto siamo riusciti a capire, dovrebbe essere un autore di testi scolastici. Ma se scrive i libri con la stessa serietà e veridicità storica con cui ha dato la propria consulenza per uno sceneggiato come questo, pensiamo che dovrebbe essergli impedito di proseguire con questo mestiere.

Ci chiediamo se sia possibile riuscire a fermare la messa in onda di questo film, che può produrre solo altre tensioni ed altri odi, e non farà sicuramente “luce” su alcunché.

Eppure non avrebbe dovuto essere tanto difficile riuscire a “saperne di più”, come dice Gullotta, senza incappare in certe falsità come quelle che abbiamo letto sopra. Basta cercare alcune pubblicazioni (neanche tutte di fonte “slavocomunista”, come vedremo nelle note) e si riesce a saperne di più, inquadrando correttamente il problema dell’Istria e delle foibe istriane.

Il primo periodo che va preso in considerazione è quello immediatamente successivo all’8 settembre 1943, quando le truppe partigiane dell’Esercito di Liberazione Jugoslavo presero possesso di una parte del territorio istriano. Il potere popolare durò una ventina di giorni in alcune zone, un mese in altre: poi i nazifascisti ripresero il controllo su tutta l’Istria. Dai giornali dell’epoca [1] leggiamo che l’“ordine” riconquistato costò la vita di 13.000 istriani, nonché la distruzione di interi villaggi. Nel contempo i servizi segreti nazisti, in collaborazione con quelli della RSI, iniziarono a creare la mistificazione delle “foibe”: ossia i presunti massacri che sarebbero stati perpetrati dai partigiani.

In realtà, dalle “foibe” istriane furono riesumati, stando al cosiddetto “rapporto” del maresciallo Harzarich, che guidò le esumazioni dalle foibe su incarico dei nazifascisti nell’inverno 1943/44 [2], poco più di 200 corpi di persone la cui morte potrebbe essere attribuita a giustizia sommaria fatta dai partigiani nei confronti di esponenti del regime fascista (ma per alcune cavità si sospetta che vi siano stati gettati dentro i corpi dei morti a causa dei bombardamenti nazisti). Però basta dare un’occhiata ai giornali dell’epoca ed agli opuscoli propagandisti nazifascisti per rendersi conto di come l’entità delle uccisioni sia stata artatamente esagerata, per suscitare orrore e terrore nella popolazione, in modo da renderla ostile al movimento partigiano. Esempio di questa manovra è la pubblicazione di un libello dal titolo “Ecco il conto!”, pubblicato sia in lingua italiana che in lingua croata, contenente alcune foto di esumazioni di salme e basato fondamentalmente su slogan anticomunisti.

I contenuti ed i toni di tale mistificazione sono gli stessi che per sessant’anni abbiamo visto propagandare dalla destra nazionalista: “migliaia di infoibati solo perché italiani, vecchi, donne e bambini e persino sacerdoti”; “infoibati ancora vivi” e “dopo atroci torture” (non di rado s’è poi visto che le sedicenti “vittime scampate alle sevizie titine” erano in realtà criminali di guerra che descrivevano le cose che essi stessi avevano fatto ad altri) e così via. Del resto, dal racconto di Harzarich risulta chiaramente che i corpi, riesumati più di un mese dopo la morte furono trovati in stato di avanzata decomposizione, ed era quindi praticamente impossibile riscontrare su essi se le vittime fossero state soggette a torture o stupri mentre erano ancora in vita; così come certi particolari raccapriccianti che vengono riportati dalla “letteratura” delle foibe (ad esempio il sacerdote con il capo cinto da una corona di spine ed i genitali tagliati ed infilati in bocca) non hanno alcun riscontro nella relazione di Harzarich.

Tornando al numero degli “infoibati” in Istria nel ‘43, vediamo che da stessa fonte fascista (il federale dell’Istria Luigi Bilucaglia) risulta che nell’aprile del 1945 erano circa 500 i familiari di persone uccise dai partigiani in Istria tra l’8/9/43 e l’aprile 1945. Infatti Bilucaglia inviò ad una persona di propria fiducia, il capitano Ercole Miani, dirigente del CLN di Trieste “alcuni documenti che costituiscono una pagina di sanguinosa storia italiana in questa Provincia (…) trattasi di circa 500 pratiche per l’ottenimento della pensione alle famiglie dei Caduti delle foibe (…) corredate di tutti i documenti e contengono gli atti notori che illustrano lo svolgimento dei fatti” [3].

Anche un articolo del 1949 dà più o meno queste cifre: “Se consideriamo che l’Istria era abitata da circa 500.000 persone, delle quali oltre la metà di lingua italiana, i circa 500 uccisi ed infoibati non possono costituire un atto anti-italiano, ma un atto prettamente antifascista. Se i partigiani rimasti padroni della situazione per oltre un mese avessero voluto uccidere chi era semplicemente “italiano”, in quel mese avrebbero potuto massacrare decine di migliaia di persone” [4].

Giacomo Scotti, nel suo studio “Foibe e fobie”, cita una “dichiarazione rilasciata alla fine di gennaio 1944 dal segretario del Partito fascista repubblicano e pubblicata dalla stampa della RSI dell’epoca”, senza però dare ulteriori indicazioni, nella quale “l’alto gerarca”, di cui non fa il nome, avrebbe affermato che “in Istria finirono infoibate dagli insorti 349 persone, in gran parte fascisti”.

Scotti cita poi una relazione del pubblicista croato professor Nikola Zic, datata 28/11/44, e redatta per conto dei “servizi d’informazione del Ministero degli Esteri dello stato croato”, (cioè il governo fantoccio dell’ustascia Ante Pavelic, quindi sicuramente una fonte che non doveva avere simpatie nei confronti del movimento partigiano), resa nota dallo storico fiumano Antun Giron nel 1995. Vale la pena di riportarne alcuni passi.

“All’inizio a nessun Italiano è stato fatto nulla di male. I partigiani avevano diramato l’ordine che non doveva essere fatto del male a nessuno. Ma, qualche giorno dopo lo scoppio della rivolta popolare, [5] alcuni corrieri a bordo di motociclette sidecar hanno portato la notizia che i fascisti di Albona avevano chiamato e fatto venire da Pola i tedeschi in loro aiuto, e questi avevano aperto il fuoco contro i partigiani. Poco dopo, si è saputo che i tedeschi erano stati chiamati in aiuto anche dai fascisti di Canfanaro, Sanvincenti e Parenzo, fornendo loro informazioni sui partigiani. Rispondendo alla chiamata, è subito arrivata a Sanvincenti una colonna tedesca (…).

Pertanto, partigiani e contadini hanno cominciato ad arrestare ed imprigionare i fascisti, ma senza alcuna intenzione di ucciderli. I partigiani decisero di fucilarne soltanto alcuni, i peggiori, ma anche molti fra questi sono stati salvati grazie all’intervento dei contadini croati e ancora più dei sacerdoti. (…) Purtroppo quando, alcuni giorni più tardi, cominciarono ad avanzare i reparti germanici, i partigiani vennero a trovarsi nell’impaccio, non sapendo dove trasferire i prigionieri fascisti per non farli cadere nelle mani dei tedeschi. In questo imbarazzo hanno deciso di ammazzarli. Ne hanno uccisi circa 200 gettandone i corpi nelle foibe.” [6]

Va da sé poi che, quando la propaganda di destra cita gli “orrori delle foibe”, si “dimentica” regolarmente di citare la quantità di morti che costò la “pacificazione” operata dai nazifascisti nei territori da loro “liberati” dai partigiani.

Scrive, ad esempio, Galliano Fogar [7]:
“Il 7 ottobre (1943, n.d.a.) Berlino annuncia la conclusione dei rastrellamenti nella regione di Trieste da parte delle truppe tedesche e di reparti fascisti: sono stati contati i corpi di 3.700 banditi uccisi. Altri 4.900 sono stati catturati fra cui gruppi di ufficiali e soldati badogliani”.

Un comunicato del 13 afferma che la “pace” è stata raggiunta grazie a più di 13mila banditi uccisi o fatti prigionieri... A parte la gonfiatura propagandistica delle cifre, il numero delle vittime è stato altissimo e fra esse buona parte è di inermi civili (...) “L’impeto dei tedeschi è meraviglioso”: commenta il quotidiano triestino “Il Piccolo”. Raccontando l’odissea di un gruppo di prigionieri liberati dall’intervento germanico, il cronista rileva che gli scampati, mentre si dirigono verso Trieste, possono constatare che “ogni casa ha uno straccetto bianco di resa e tutti i rimasti salutano romanamente chiedendo pietà” (questo si riferisce alla zona di Pinguente, in Istria, n.d.a.). Dopo il passaggio delle truppe tedesche, il giornale riferisce che è tornata la tranquillità e giustifica lo strazio della cittadina di Pisino, osservando che “dure misure sono state provocate” dalla resistenza dei partigiani. Infatti è stato ucciso anche il Podestà italiano e di sentimenti fascisti.

Fogar fa anche riferimento ad una “relazione inedita” del dottor Cordovado, intitolata “La dura sorte di Pisino” [8], e scrive: “Pisino, la capitale provvisoria del movimento insurrezionale croato, benché abitata da italiani, è bombardata senza pietà da “Stukas” e cannoni. Molti cittadini sono mitragliati dai rastrellatori, irritati per un debole tentativo di resistenza dei partigiani. Vi si insedia temporaneamente il capo della Polizia, ed SS, Globocnik che decide sulla vita dei prigionieri, quando ne venivano fatti, ordinando brutali esecuzioni”. “Inoltre, prosegue Fogar, Canfanaro è in parte incendiata ed il parroco è impiccato. A Gimino i tedeschi penetrano in molte case uccidendo vecchi, donne e bambini, incendiando fienili e cantine dove numerosi abitanti hanno cercato scampo e lanciano granate nei cespugli, nei fossi, nei campi, ovunque scorgano dei superstiti”.

Una conferma di questo ci viene ancora una volta da Giacomo Scotti, che, citando nuovamente la relazione del professor Zic, afferma che “nelle voragini, vecchie cave, ed altre fosse comuni accomunate col nome di foibe (…) furono gettati anche cadaveri di soldati tedeschi rimasti uccisi negli sconti del 13 settembre e, alcune settimane dopo, numerosi cadaveri di partigiani e civili uccisi dai tedeschi e da essi abbandonati per le campagne”.

Scrive Zic: “Nell’intero comune di Gimino che contava 4.580 anime, hanno ucciso 15 bambini al di sotto dei sette anni, 197 adulti e 29 sono morti sotto i bombardamenti, in totale 241 persone. (…) Alcuni uomini al di sopra dei 50 anni, che sono stati costretti a trasportare le munizioni dei tedeschi, hanno raccontato che nell’Istria settentrionale i soldati hanno violentato ragazze e donne. A Pisino (…) hanno ucciso anche alcuni italiani, fra questi il podestà e il direttore del Convitto del Ginnasio locale” [9] .

Scotti prosegue citando una serie di massacri operati dai nazisti e riferiti da Zic ed elenca alcuni nomi, indicati nella relazione Zic nella grafia croata (…); quasi tutti questi nomi, nella loro variante italianizzata, li ritroviamo in vari elenchi di persone che sarebbero state massacrate e infoibate dai partigiani.

Ed ancora: “Il fatto che i tedeschi procedettero a fucilazioni di “ribelli” nelle cave di bauxite, come fecero nei medesimi giorni i partigiani per eliminare i loro prigionieri, è stato “provvidenziale” per la storiografia fascista. Successivamente (…) furono attribuite ai partigiani pure una parte delle vittime della repressione tedesca”. [10]

Scotti prosegue citando vari episodi specifici di feroci rappresaglie nazifasciste, descritti nella relazione Zic, e conclude: “All’epoca alcuni degli “studiosi” fascisti che oggi blaterano di “italiani trucidati dagli slavi”, collaboravano con i tedeschi nel massacro di loro conterranei, italiani e slavi.”

[1] “Il Piccolo” di Trieste ed “Il Corriere Istriano”, numeri da ottobre a dicembre 1943.

[2] Dati della “Relazione tratta dall’interrogatorio di un sottufficiale dei VV.FF. del 41° Corpo di stanza a Pola”, (Archivio IRSMLT n. 346). Questo testo, che viene comunemente definito “rapporto Harzarich”, non è stato redatto all’epoca delle riesumazioni, ma due anni dopo, in base a quanto detto dallo stesso Harzarich agli Alleati.

[3] Documento datato 24/4/45 pubblicato nel testo di Luigi Papo, “L’Istria e le sue foibe”, ed. Italo Svevo 1998.

[4] “Trieste Sera”, 8/1/49.

[5] Il 13 settembre 1943.

[6] G. Scotti, “Foibe e fobie”, supplemento al numero 2/1997 del mensile “Il ponte della Lombardia”. Queste risultanze storiche sono state esposte dallo studioso anche nel corso del convegno sul tema “La guerra è orrore. Le foibe tra fascismo, guerra e Resistenza” organizzato da Rifondazione Comunista a Venezia (13/12/03).

[7] G. Fogar, “Sotto l’occupazione nazista nelle province orientali”, Del Bianco 1968, che fa riferimento ad articoli del “Piccolo del 4, 6 e 8/10/43.

[8] In Archivio IRSMLT VIII/366.

[9] Il podestà e preside era il dottor Vitale Berardinelli. Troviamo qui la conferma di quanto riportato precedentemente da Fogar nella citazione della “relazione Cordovado”.

[10] G. Scotti, “Foibe e fobie”, cit..

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L’intervento di un’esule istriana

----- Original Message -----
From: "Luciana Bohne"
To: "Coord. Naz. per la Jugoslavia"
Sent: Monday, February 07, 2005 8:07 PM
Subject: re: [JUGOINFO] Foibomania nei media e libri italiani


Sono in completo accordo con il giudizio di Armando Cernjul sulla "foibomania." Se c'e' stata una persecuzione etnica in Istria e' stata quella del ventennio fascista e fu lanciata, sostenuta, ed autorizzata dallo stato italiano fascista, con la piena autorità di leggi repressive e discriminatorie, con campagne di snazionalizzazione e rieducazione all'imposto italianismo. Furono bruciate le camere del lavoro, i centri sociali slavi; fu proibita la lingua slava anche nelle chiese--come bene documenta Giacomo Scotti in un recente articolo sul Manifesto.

Scrivo quale nipote di un infoibato. Mio nonno materno, Giovanni Benassi, fu detenuto dai partigiani e presunto finito in foiba. Non era italiano, però si dice ancora oggi in paese che era fascista. Non so a quale grado risalisse la sua colpevolezza, però posso asserire con tutta fermezza che ne' mia madre ne’ la famiglia fu punita per associazione a lui--cosa che fecero i nazisti per tutta l'Istria dal 1943 al 1945. Bruciarono villaggi interi, deportarono famigliari dei partigiani, rastrellarono indiscriminatamente. Non mi risulta che i partigiani si comportassero così--non ci sono testimoni di "collective punishment."

Ah, sì. Uso l'inglese perché scrivo dagli Stati Uniti, dove sono andata a finire, quando arrivata esule in Italia, la mia famiglia e' stata costretta ad emigrare, tanto nulla fu l'assistenza di quegli italiani che adesso si fanno tanto paladini di noi poveri esuli, che allora eravamo solo per loro poveri ed ingombri slavi.

Uso tutta la mia autorità di nipote di un infoibato istriano per negare ed accusare la strumentalizzazione della mia tragedia a cause tutte fasciste, di allora come di adesso, nel momento che riaprono ferite ancora vive con questa loro cinica ipocrisia nel falsificare il passato nel quale la loro causa comporta la maggiore colpa. Se non fosse stato per il fascismo, me ne sarei rimasta a casa mia, avrei goduto una vita tra i miei campi ed i miei cari, avrei parlato la mia lingua--e non avrei sofferto come soffro tuttora lo sradicamento di tutto quel retaggio etnico e di identità che mi apparteneva alla nascita.

Grazie ai partigiani, l'Istria si liberò dei nazisti e dei loro collaboratori fascisti. Non ci fu un genocidio in Istria se non quello ideato dai fascisti--che volevano la morte della cultura polilinguistica e multiculturale istriana.
E che la smettano di riscrivere la storia in nome di coloro che l'hanno
veramente subita e sofferta.

Luciana Opassi Bohne
Edinboro, Pennsylvania

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<< ...Il film "II cuore nel pozzo" e´ in effetti la continuazione della propaganda fascista sui crimini nelle foibe, che va avanti dal 1943 ai giorni nostri... >>

Intervento del giornalista e scrittore Armando Cernjul alla conferenza stampa della Presidenza dell'Unione delle associazioni dei Combattenti Antifascisti, convocato a Pola il 4.02.2005.

Riassunto dell'ampio testo "Foibomania nei media e libri italiani"
preparato per la tavola rotonda sulle vittime delle foibe.

Del film italiano "II cuore nel pozzo" del regista Alberto Negrin prodotto dalla RAI, non posso dir niente perché non l’ho visto. Stando però a certi articoli apparsi sulla stampa italiana e croata e' evidente che il film parla dei crimini dei partigiani di Tito e della riabilitazione del fascismo italiano, temi questi da anni cari al centrodestra al governo e all’estrema destra. Però questa stessa RAI negli scorsi 15 anni ha mandato in onda numerose trasmissioni e servizi nei quali vengono falsificati i fatti storici. Infatti sulle tre reti di questa TV stataIe, in vari periodi di tempo, sono stati presentati i crimini nelle foibe commessi, come più volte sottolineato, dai partigiani di Tito sugli Italiani solo perché erano di nazionalità italiana, anche se si sa molto bene che nelle foibe finivano Croati, Sloveni, Tedeschi e altri. In base a queste trasmissioni, nelle foibe sarebbero stati buttati 3.000, 5.000, 17.000 Italiani...! Dunque alla RAI o non sanno o non hanno ancora deciso quanta gente sia finita nelle foibe, poiché tirano in ballo cifre differenti e presentano i comunisti di Tito e i partigiani come criminali genocidi.

Nel contempo non hanno voluto mostrare al pubblico italiano il documentario "Fascist Legacy", prodotto dalla BBC inglese, nel quale sono illustrati i massacri commessi dai fascisti italiani, trasmesso due anni fa dall’emittente televisiva italiana La 7. In base ai dati trovati nell’archivio delle Nazioni Unite dallo storico Michael Palumbo, un americano di origini italiane, i fascisti in Jugoslavia, Albania, Grecia, Etiopia, Libia, Francia e Russia uccisero oltre un milione di persone. Solo nel territorio dell’ex Jugoslavia ne uccisero circa 300.000.

Il film "II cuore nel pozzo" é in effetti la continuazione della propaganda fascista sui crimini nelle foibe, che va avanti dal 1943 ai giorni nostri. Dapprima si iniziò con articoli su giornali e riviste, poi, dopo la II guerra mondiale, si passò ai libri per proseguire con articoli su quotidiani e mensili, nonché con trasmissioni radio e televisive.

Già da diversi anni voglio richiamare l’attenzione sulla foibomania nei media e libri italiani. Però in Croazia l’argomento non interessa a nessuno, tranne che ai combattenti antifascisti o a qualche giornalista. Ciò non deve meravigliare, considerato che il Governo, il Parlamento e i vertici statali non hanno reagito al varo, un anno fa, della legge italiana con cui il 10 febbraio e´ stato proclamato “Giornata del ricordo delle vittime delle foibe e dell’esodo degli Italiani istriani, fiumani e dalmati.”

Nella legge si dice, come riporta l’agenzia ANSA, che nelle foibe finirono 17.000 persone. Con queste falsità, hanno tentato di parificare le vittime del nazifascismo in Istria.

Ogni crimine, e così anche quelli delle foibe in Italia e sul suolo dell'ex Jugoslavia, va condannato. Però i crimini prima di tutto devono venire accertati da storici obiettivi. Purtroppo, in Italia la maggioranza di essi falsifica i dati mentre nella ex Jugoslavia e anche nella Croazia indipendente, non hanno fatto quasi nulla. Pertanto e' difficile seguire la foibomania in Italia, specie la sua presenza sui media che e' molto massiccia, mentre le case editrici fanno a gara a chi stampa più libri sul tema. Inoltre le città, le province, le regioni e lo stato italiano finanziano le associazioni dei cosiddetti esuli, che stampano libri e riviste e che hanno pretese verso i territori croati!

Tra i primi autori che dopo la II guerra mondiale hanno scritto dei crimini nelle foibe c´erano persone nate, o che hanno le radici nell’odierna Croazia, e che hanno gonfiato i numeri degli infoibamenti. Essi sono Luigi Papo e il sacerdote Flaminio Rocchi; più tardi, a loro si sono aggiunti Giorgio Bevilacqua, Marco Pirina e altri. Papo, vicepresidente dell’Unione degli Istriani a Trieste ed ex comandante della Guarnigione delle milizie fasciste a Montona, ha scritto diversi libri e centinaia di articoli firmandosi con vari pseudonimi. A seconda delle necessità socio-politiche, nelle foibe gettava 7063, 3739 o addirittura 16.550 vittime. Si tratta dello stesso Papo che nel 1994, in una trasmissione della RAI, era stato presentato come testimone di quando, durante la guerra, venivano ammazzati gli Italiani, e come scrittore ricercatore. Ha dichiarato che in base alle sue ricerche, dopo il 1 maggio del 1945, nelle foibe erano finiti 3.739 italiani, e, dal 1943 al 1945, tra Trieste e l' Istria 16.550. Piu' tardi ha cambiato i numeri, affermando che alcuni di essi "sarebbero stati buttati nelle foibe".

Undici anni dopo la RAI realizza il film "Il cuore nel pozzo" che sarà trasmesso il 6 e il 7 di questo mese sulla prima rete!

Uno degli autori più giovani è Marco Pirina, che ha scritto diversi libri sulle foibe e si dimostra peggior bugiardo del suo "professore" Papo; sul tema il libro più sporco è intitolato "Genocidio". Si tratta di un estremista di destra, suo padre era un comandante fascista fucilato in guerra dai partigiani. Papo e Pirina hanno preparato materiale per l’atto di accusa a Roma, dove come criminali sono stati accusati gli antifascisti di Croazia e Slovenia. Papo a Roma era testimone al processo contro Oskar Piskuli´c, giudicato in contumacia.

Va detto che i vertici delle cosiddette associazioni degli esuli, con l´aiuto del neoirredentismo e della destra al vertice del potere politico italiano, hanno definito il piano di stampare questi libri in tiratura limitata. Hanno anche accolto la proposta che bisognava trovare uno scrittore che "infiammasse" l’opinione pubblica; lo hanno trovato nel giornalista e scrittore di successo Arrigo Petacco, di cui l’editore Mondadori (un tassello dell’impero editoriale di Berlusconi) nel 2002 ha pubblicato il libro "L'esodo degli Italiani d’Istria, Dalmazia e Venezia Giulia". Il libro ha avuto diverse edizioni e l’autore è stato premiato. Questo é un libro pieno di falsità e accuse. Cosa dire ancora dell’autore? Per questa occasione è sufficiente affermare che Petacco, servendosi della letteratura di quegli storici e di altri falsificatori, ha scritto che i partigiani di Tito, tra il 1943 e il 1945, gettarono nelle foibe migliaia di vittime innocenti, più di tutto Italiani, quindi qualche tedesco, ustascia, cetnici e Neozelandesi delle unità britanniche. In base ai suoi scritti nelle foibe istriane sono finiti 10.000, o 20.000 oppure 30.000 persone.

L´editore berlusconiano, Mondatori, pubblica il libro di Petacco e nei giorni scorsi ha stampato un libro sull’esodo e sulle foibe di cui è autore Gianni Oliva. Allo stesso tempo il premier italiano grida "Mai più il fascismo e il comunismo", mentre pone in rilievo il dittatore fascista Mussolini, che secondo lui non avrebbe commesso crimini fuori dall’Italia.

Oltre a ciò, la sinistra italiana, o meglio il centro sinistra, dopo essersi inchinata ai neofascisti, ha cominciato a inchinarsi anche dinanzi ai monumenti eretti ai fascisti. E per i crimini delle foibe, in primo luogo, Croati, Sloveni ed Italiani danno la colpa ai partigiani di Tito. Ultimamente si fanno sentire certi politici e giornalisti croati con interventi a favore della gentaglia neofascista e di quanti vorrebbero riabilitare il nazifascismo.

Da Pola a Fiume, da Zagabria a Zara e Spalato parlano e scrivono contro i combattenti antifascisti come dei peggiori criminali.
Riporterò il caso più fresco. Il critico cinematografico e scrittore Jurica Pavici´c di Spalato, nel magazine del quotidiano "Jutarnji List" ( 22.01.2005), ha pubblicato l'articolo intitolato "Tito ucciso dalle sue armi".

Occupandosi di Tito e di Tudjman, ha scritto tra l'altro: "L’uno e l’altro hanno attuato la pulizia etnica delle minoranze, Tito degli Italiani e Tedeschi e Tudjman dei Serbi." E´ chiaro che Pavici´c ha ascoltato l’intervento di un anno fa al Parlamento croato di Furio Radin (oppure ne ha letto) e probabilmente non si rende conto di aver scritto falsità e calunnie!!! Della pulizia etnica a danno degli Italiani, molto prima di Radin e Pavici´c hanno parlato e scritto anche i politici, scrittori e giornalisti italiani appartenenti all'estrema destra più radicale.

Da resistenze.org

PS. Caro Willy,
Ti garba tanto fare il "negazionista" su Auschwitz? E ora noi te lo facciamo sulle tue care foibe. Tie'! Salutamm', e ti assicuro che la questione è chiusa. [RV]

12/2/2007 - 00:55


Un'agenzia di solo qualche giorno fa, prima del quasi incidente diplomatico tra Italia e Croazia provocato dalla reazione del presidente croato Mesic alle dichiarazioni del presidente Napolitano sulle foibe:

Foibe: Premier croato Mesic ammette, fu atto criminale

29 GENNAIO 2007 alle 17:25 — Fonte: repubblica.it

Il presidente della Repubblica di Croazia, Stjepan Mesic, ha ammesso che le Foibe furono un atto criminale.

Dopo aver partecipato alla commemorazione dell’Olocausto organizzata dalla Comunità ebraica Bet Israel, il capo dello Stato croato ha commentato le reazioni suscitate sui mezzi d’informazione e presso certi uomini politici italiani dalle sue dichiarazioni inerenti ai crimini compiuti durante e al termine della seconda Guerra mondiale in Istria, a Fiume e in Dalmazia. “È vero — ha detto Mesic — che ci sono stati crimini da parte nostra. All’epoca si trattava della parte jugoslava, ma si tratta dell’odierno territorio della Repubblica di Croazia. Le Foibe furono un crimine e io lo ammetto”.

Mesic ha poi aggiunto che per poter appurare la verità è necessario che anche la parte italiana ammetta i propri crimini. “La verità deve essere ammessa anche dall’altra parte. I fascisti hanno raso al suolo le nostre città, i nostri villaggi, li hanno incendiati, hanno organizzato campi di sterminio nei quali morirono donne e bambini. Siamo stati noi a invadere l’Italia, siamo stati noi a istituire campi in Italia, siamo stati noi a uccidere in Italia donne e bambini? ”, si è chiesto il presidente croato.

Alessandro - 13/2/2007 - 08:05


Erri De Luca : Onore ai poeti che aiutano a vivere
Tratto da « Il Mattino » - 13 settembre 2002.


Quando c’è poco tempo e bussano alla porta, battono la città con artiglieria, quando brucia, quando sei solo in un letto d’ospedale, quando arrivi troppo tardi, quando ti mancano le parole e il fiato è corto, allora la poesia, una, prende il tuo posto, prende la tua mano che non ci arriva: e arriva. Negli assedi, nelle prigioni, nelle cantine su pezzi di carta di fortuna si scrivono poesie. Il partigiano jugoslavo Ante Zemliar ne scriveva durante la guerra in montagna contro i nazifascisti. Le scriveva su quaderno. In sua assenza i compagni la trovarono e con la carta fecero sigarette. Non c’era molto per fumare e Ante sa che anche così le sue poesie hanno avuto respiro. Il partigiano Zemliar dopo la guerra vinta ha fatto cinque anni di prigionia nella colonia penale di Tito, goli otok, isola nuda. Anche lì scriveva poesie con un pezzetto di carbone nell’unghia su pezzi di cartone, di nascosto. Nel ghetto di Lotz nel 1943 Isaia Spiegel scriveva nel suo yiddish braccato: "Il mio corpo è un pane/calato in un calice di sangue".
Scusate amici, non sto parlando di Leopardi e Virgilio, entrambi napoletani terminali, non sto facendo onore alla poesia. Parlo di dove essa è all’improvviso indispensabile. Parlo di dove è urgente anche se in quel momento il poeta è muto e non riesce a scrivere neanche il suo nome sulla porta di casa. Il mio amico Izet Sarajlic scriveva in Sarajevo versi da tutti ripetuti a mente perché laggiù le poesie stanno sul davanzale delle labbra.
Ecco, Izet durante gli anni dell’assedio scrive poco, non fa più il poeta. Cosa fa? Sta lì, vive con la città scassata, condivide la fame, le code per l’acqua, per il pane. Non profitta di inviti a emigrare. Sta lì, quella è la sua poesia tra i suoi concittadini, e scalda uguale. Un poeta è responsabile del dolore come della gioia.
Scusate, non sto parlando di Leopardi e Virgilio, ma di amici miei. Ma se non senti amico all’improvviso un poeta, un suo verso caduto sopra gli occhi a illuminarli, a che serve un poeta? A prenderti sotto braccio, a metterti le sillabe di una strofa miracolosa, per esempio perfetta di malinconia e puntiglio come questa:
"E fuie tanto arraggiuso ’o primm vaso / ca mocca, mo’ ca n’ato se la sposa / na guccetella e sango n’è rummasa".
E non vi dico il nome del poeta perchè un napoletano deve già saperlo e se no correre per la città e chiedere ad ogni incrocio: sapete chi l’ha scritta, chi l’ha fatta? E una sera di luglio senza sapere come scavalcare i centimetri tra una donna e me, tirai dallo scaffale le poesie di Hikmet, misi la voce spenta sui suoi versi e tra noi due sparì anche l’ultimo millimetro.
Ma questo non è calcolo o sistema: o è frutto di un momento di improvvisazione oppure è falso. Perchè poesia è una mossa che inventa la verità. Non la sa prima. E in tempi di richiamo alle armi, quando la parola guerra gira per i giornali come una ricetta, un vaccino contro l’epidemia febbrile di stagione, allora la poesia serve a stonare.
Infilata nel coro, lo fa stridere, fa per un momento ritornare in silenzio. Perchè dà valore alle parole, usandone poche e ben serrate, perché dà sangue alla parola guerra, le dà sventramento e gas nervino, le dà corpi di donne, bimbi, vecchi, molto più che di poveri fanti.
In tempi di generali, di squilli, di proclami, i poeti, le poesie salvano le orecchie. . No, non salvano il mondo.

14/11/2008 - 12:01



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