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Stalag 339

Annalisa Pompeo


Lingua: Italiano


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La Risiera di San Sabba, fu costruita a Trieste nel 1913. Era, inizialmente, un complesso di edifici utilizzati per la pilatura del riso.

Più tardi, i nazisti sequestrarono lo stabilimento, trasformandolo in campo di prigionia provvisorio per i militari italiani catturati dopo 1'8 settembre 1943. Il nome della risiera divenne allora "Stalag 339".

Alla fine dell'Ottobre del '43, divenne un vero e proprio "Polizeihaftlager" (campo di detenzione di polizia), nel quale venivano smistati i deportati in Germania ed in Polonia. Poco dopo venne utilizzato per la detenzione e l'eliminazione di partigiani, detenuti politici ed ebrei.
Nascosti in rifugi di tufo e cemento
Sprofondava il cielo su Canal Grande
Il tramonto dipinto col sangue e la pioggia era rossa
A San Sabba tutto era pronto: nuova destinazione d'uso

La Risiera che dava lavoro divenne un campo di morte
Sentivamo gli spari squarciare il silenzio la notte
Autunno del '43 e la bora soffiava
"Gestapo, aprite la porta, dobbiamo entrare"
Vennero per arrestarci, ma scappammo via in tempo
"Trieste, questo non sarà un addio", ci dicevamo
mentre eravamo in fuga verso il confine, forse salvezza

La città aveva il volto ferito da proiettili e fuoco,
ma nel mare splendeva ancora una luce d'argento
E la memoria attraversa il fiume della storia
che ha scritto con il sangue ogni nome, ogni istante
Brucia dentro al cuore e fa rumore, fa rumore

Tante miglia e Zurigo sembrava ancora così lontana
per sfuggire l'inferno di un treno che non fa ritorno
Figli della terra promessa tra il mare e il deserto
dispersi nel mondo vaghiamo insieme al vento

Il marchio, la stirpe, la razza: follia dell'uomo
Ora resta il ricordo violento che fa esplodere il cuore
Quando il silenzio addormenta il rumore
c'è solo un abisso che annega tutte le parole

E la memoria attraversa il fiume della storia
che ha scritto con il sangue ogni nome, ogni istante
Brucia dentro al cuore e fa rumore, fa rumore

E la memoria corre sopra il fiume della storia
che ha inciso con il sangue ogni nome, ogni istante
Per ogni uomo che non trova più se stesso,
per tutti i dimenticati, dal silenzio mai salvati

inviata da Annalisa Pompeo - 23/5/2012 - 16:23



Lingua: Francese

Version française – STALAG 339 – Marco Valdo M.I. – 2012
Chanson italienne – Stalag 339 – Annalisa Pompeo – 2012

La rizeraie de San Sabba fut construite à Trieste en 1913. C'était, initialement, un complexe de bâtiments utilisé pour la transformation du riz.

Plus tard, les nazis séquestrèrent l'usine en la transformant en camp de prisonniers provisoire pour les Italiens militaires capturés après le 8 septembre 1943. C'est alors que la risiera prit le nom de "Stalag" 339.

À la fin de l'octobre de 43, elle devint un véritable "Polizeihaftlager", champ de détention de police où les prisonniers étaient triés avant leur expédition en Allemagne et en Pologne. Peu après, il fut utilisé pour la détention et l'élimination des partisans, des détenus politiques et des Juifs.

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C'est peut-être l'endroit (San Sabba) et le moment de rappeler que le grand poète italien Umberto Saba était lui aussi de Trieste, où il tenait une librairie, la Libreria Antiquaria di via San Nicolò
et plus exactement même, une bouquinerie, lieu de rendez-vous des poètes et des écrivains, et qu'il put – à temps – fuir et se réfugier dans la clandestinité florentine, où il retrouva Eugenio Montale et où sa fille Linuccia rencontra Carlo Levi, dont elle fut jusqu'au bout la compagne.

Comme il le dit lui-même dans un poème « Distacco » :

« Muta il destino lentamente, a un’ora precipita. Per lui dovrò lasciarti, mia città cosi’ aspra e maliosa, dove in fondo a una bigia via è il celeste mare. »


Ou, en français :

« Mon destin lentement change,
À un moment se précipite.
Pour lui, il faudra que je te laisse,
Ma ville si âpre et enchanteresse,
Où au fond d'une rue ténébreuse
Se trouve la mer céleste. »


Umberto Saba était lui aussi un de ces « enfants de la Terre Promise », c'est -à-dire marqués de l'étoile jaune par la folie de certains hommes ; bref, considéré, au regard de certains autres, en tous cas, comme juif. Comme bien tu penses, c'est la similarité du nom de Saba, qui m'a effleuré dès la lecture de cette chanson. Mais d'un certain côté, on pourrait très bien imaginer Umberto Saba, nom qu'il a lui-même choisi, dans la figure du Saint... Cela dit, il aurait pu finir lui aussi dans ce stalag 339, où l'on gaza les prisonniers et qui fut le seul en Italie à disposer d'un four crématoire, que les nazis firent exploser juste avant leur départ. Sans doute, voulaient-ils faire disparaître la preuve de son existence.... On fusilla aussi ; tous les moyens sont bons quand il s'agit de massacrer...


Marco Valdo M.I.
STALAG 339 (La rizeraie de San Sabba)

Planqués dans nos repaires de tuf et de ciment
Le ciel s'enfonçait dans le Grand Canal
Le crépuscule était de sang et la pluie était rouge
À San Sabba, tout était prêt pour un nouvel usage.

La Rizeraie qui donnait du travail devenait un champ de mort
Nous entendions les tirs déchirer le silence de la nuit
Automne 43 et le bora soufflait
« Gestapo, ouvrez la porte, nous devons entrer ! »
Ils venaient nous arrêter, on s'échappa à temps
« Trieste, ce n'est pas un adieu », nous disions-nous
En fuyant vers la frontière et peut-être le salut

La ville avait le visage blessé par les projectiles et le feu,
Et la mer resplendissait encore d'une lumière d'argent
Et la mémoire traverse le fleuve de l'histoire
Avec le sang, elle écrit chaque nom, chaque instant
Elle brûle dans le cœur et fait du bruit, du bruit

Tant de miles et Zurich semblait encore si lointaine
Pour fuir l'enfer dans un train sans retour
Enfants de la terre promise entre la mer et le désert
Dispersés par le monde, nous errons au vent.

La marque, la souche, la race : folie des hommes
Reste le souvenir violent qui fait exploser le cœur
Quand le silence endort le bruit
C'est seulement un abîme qui noie tous les mots

Et la mémoire traverse le fleuve de l'histoire
Avec le sang, elle écrit chaque nom, chaque instant
Elle brûle dans le cœur et fait du bruit, du bruit

Et la mémoire court sur le fleuve de l'histoire
Avec le sang, elle grave chaque nom, chaque instant
Pour chaque homme qui ne se reconnaît plus
Pour tous les oubliés, jamais sauvés par le silence.

inviata da Marco Valdo M.I. - 28/5/2012 - 21:30


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