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Lacrime del sole

Gang


Lingua: Italiano

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Il seme e la speranza 2006

Il seme e la speranza


Ai Gang fu chiesto di comporre un inno per il sindacato contadino CIA. Questo è il risultato

Foto di DonQuijote82
Foto di DonQuijote82



La cultura contadina è stata per millenni una cultura legata alle stagioni, a una scansione del tempo ciclica e non storica. Nella storia è entrata da poco tempo, forse un cinquantennio, poco più, poco meno…
E quell’essere stati fuori dalla storia non va perduto, non va dimenticato poiché molto c’è in quella cultura che oggi va ripreso e rivalutato.
Soprattutto l’essere parte di tutto l’universo. Di ciò che è vita e che ogni volta ci appartiene e nello stesso tempo ci oltrepassa. Cantare oggi questo sentimento, questa religiosità, ci permette di dare una risposta a ciò che siamo e a chi siamo. Per farlo abbiamo ritrovato una canzone gaelica, dei celti, dell’inizio della storia europea. Questa canzone dice di essere tutto, di essere presenti a tutto ciò che accade.
“Io sono il vento che soffia sul mare, sono l’onda dell’oceano, sono il toro delle sette battaglie, sono l’aquila della roccia…”.
Vederci e vedere, guardare il mondo e noi stessi. Noi siamo tutto l’universo e l’universo è in noi. Dalle nostre scelte dipende il futuro dell’universo come dal battito d’ali di una farfalla.
Oggi si può e si deve tornare alla terra ma nuovi, da uomini planetari. Si può tornare alla terra come astronauti che l’hanno vista dall’alto e si sono resi conto che è la nostra unica casa.L’Altrove non c’è più, abbiamo raggiunto i confini. Ma c’è l’Altro che c’è in noi e tra noi, nelle mille differenze con cui dobbiamo misurarci e convivere per condividere.
Siamo lacrime del sole
siamo fiato del vulcano
siamo cenere di vento
siamo polvere di grano
siamo i solchi della terra
siamo i calli della mano
siamo avanzi delle nuvole
siamo pane quotidiano

Siamo limite e soglia
siamo tutto e siamo niente
siamo il fuoco che si accende
il fuoco che si accende
nel cuore e nella mente

Siamo linea di cometa
siamo il cerchio dell’anello
siamo i tacchi di una danza
siamo punta di coltello

Siamo schiaffo del bagliore
siamo ombra di carezza
siamo sabbia dei deserti
siamo i sassi di una piazza

Siamo limite e soglia
siamo tutto e siamo niente
siamo il fuoco che si accende
il fuoco che si accende
nel cuore e nella mente

Siamo labbra di un sorriso
siamo sangue ossa e sudore
siamo il sogno di una cosa
siamo lacrime del sole

Siamo limite e soglia
siamo tutto e siamo niente
siamo il fuoco che si accende
il fuoco che si accende
nel cuore e nella mente

inviata da DonQUijote82 - 11/3/2012 - 12:45



Lingua: Francese

Version française – LES LARMES DU SOLEIL – Marco Valdo M.I. A – 2012
Chanson italienne – Lacrime del Sole – Gang – 2006

Il fut demandé aux Gang de composer un hymne pour le syndicat paysan C.I.A. - Confederazione Italiana Agricoltori. Voici le résultat :

La culture paysanne a été pendant des millénaires une culture lié aux saisons, à une scansion du temps cyclique et pas historique. Dans l'histoire, elle est entrée depuis peu de temps, peut-être un demi-siècle, plus ou moins Et de fait d'avoir été hors de l'histoire, ne doit pas être perdu de vue , il ne doit pas être oublié, car il est dans cette culture et aujourd'hui, il doit être repris et réévalué. L'être est une part de l'univers. De ce qu'est la vie et qui à la fois nous appartient et en même temps nous dépasse. Aujourd'hui, chanter ce sentiment, cette religiosité nous permet de donner une réponse à ce que nous sommes et à qui nous sommes. Pour ce faire, nous l'avons retrouvé une chanson gaélique, des Celtes, du début de l'histoire européenne. Cette chanson dit d'être tout, d'être présents à tout ce qui arrive.

« Je suis le vent qui souffle sur la mer, je suis le flot de l'océan, je suis le taureau des sept batailles, je suis l'aigle de la roche... ».
Nous voir et voir,regarder le monde et nous-mêmes. Nous sommes tout l'univers et l'univers est en nous. De nos choix dépend l'avenir de l'univers comme du battement d'ailes d'un papillon. Aujourd'hui, on peut et on doit revenir à la terre mais en nouveaux, en hommes planétaires. On peut revenir à la terre comme astronautes qui l'ont vue du haut et se sont rendus compte que c'est notre unique maison. Il y n'a plus d'ailleurs, nous avons atteint les limites. Mais il y a l'Autre qui est en nous et parmi nous, dans les mille différences avec lesquelles nous devons nous mesurer et cohabiter pour partager.

****

Voici, mon ami Lucien l'âne, toi qui n'as rien oublié des campagnes... Toi qui , comme moi, a repris la devise des paysans de Lucanie : « Noi, non siamo cristiani, siamo somari », je pense que tu seras ravi de cette chanson. Rends-toi compte combien elle est extraordinaire... Une chanson dont le sujet... J'insiste sur le mot sujet, dont la personne... est la paysannerie... la grande oubliée, ignorée, rejetée, méprisée de La Civilisation. Tu sais comme moi que dans la bouche de nos « civilisés » bien souvent le mot « paysan » est une insulte.

Certes que je le sais... je l'ai tant entendu.. ; en français : paysan, cul-terreux, bouseux... en italien : contadini, terroni, cafoni... et bien d'autres noms encore. Il en va de même pour nous, les ânes... autres modestes travailleurs des campagnes, des plaines, des vallées et des montagnes. Nous, les paysans et nous les ânes, nous sans qui, ils ne mangeraient même pas. Je te le dis, nous sommes là en plein cœur de cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres afin de se faire servir, afin de n'avoir pas à faire eux-mêmes le dur travail de vivre. Car tel est le sens profond de l'exploitation... Tirer des autres de quoi les dominer, de quoi assouvir ses fantasmes de domination, ses désirs de privilèges, ses caprices de loisirs et rassasier ses appétits les plus extravagants... Que crèvent les autres pourvu que j'aie mes aises... Voilà les vrais ressorts de la richesse...

Pour en revenir à la chanson, elle a ceci de tout aussi extraordinaire, c'est qu'elle est un hymne... Un hymne contemporain et pas un de ces machins pompiers, engoncés, ridicules de prétention... Comme les hymnes nationaux... et pas guerrier pour un sou. Par ailleurs, le vent de la poésie y souffle un air de printemps... bref, tu auras compris, et tu sais, que je n'ai aucun goût particulier pour les hymnes et que dès lors, le fait d'apprécier celui-ci prend une autre dimension...

En fait, cet hymne, puisqu'il en serait un, comme bien d'autres chansons, chants, ballades, lieds, complaintes, lamentations, poésies, poèmes... comme le Chant des canuts... tisse à sa manière le linceul de ce vieux monde obèse, podagre, plein de progrès et de modernité, dégoulinant de malbouffe et cholestérol et de ce fait, cacochyme.


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LES LARMES DU SOLEIL

Nous sommes les larmes du soleil
Nous sommes les souffles du volcan
Nous sommes les cendres de vent
Nous sommes la poussière du blé
Nous sommes les sillon de la terre
Nous sommes les cals de la main
Nous sommes les restes de nuages
Nous sommes le pain quotidien

Nous sommes la limite et le seuil
Nous sommes tout et nous ne sommes rien
Nous sommes le feu qui s'allume
Le feu qui s'allume
Dans le cœur et dans l'esprit

Nous sommes une queue de comète
Nous sommes le cercle de l'anneau
Nous sommes les talons d'une danse
Nous sommes la pointe de couteau

Nous sommes la gifle de la lueur
Nous sommes l'ombre de la caresse
Nous sommes le sable des déserts
Nous sommes les pierres d'une place

Nous sommes la limite et le seuil
Nous sommes tout et nous ne sommes rien
Nous sommes le feu qui s'allume
Le feu qui s'allume
Dans le cœur et dans l'esprit

Nous sommes les lèvres d'un sourire
Nous sommes le sang, l'os et la sueur
Nous sommes le rêve d'une chose
Nous sommes les larmes du soleil

Nous sommes la limite et le seuil
Nous sommes tout et nous ne sommes rien
Nous sommes le feu qui s'allume
Le feu qui s'allume
Dans le cœur et dans l'esprit

inviata da Marco Valdo M.I. - 15/3/2012 - 17:00


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