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Travailler, c'est trop dur

Zachary Richard
Lingua: Francese

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Chanson acadienne de langue française – Travailler, c'est trop dur – Zachary Richard -1976
Parole e musica di Zachary Richard
Nel disco intitolato “Mardi Gras” (1977)
Ripresa in seguito da Julien Clerc e da Alpha Blondy

Mardi Gras

Ah, Lucien l'âne mon ami, connais-tu la Louisiane, le pays des Acadiens...

Mais bien évidemment, dit Lucien l'âne en s'ébrouant par tous ses poils, souviens-toi, de la chanson Réveille...

Tu as bonne mémoire... Mais faut bien dire qu'il y a longtemps que tu l'exerces cette immense mémoire, toi qui te souviens de la bataille de Kunaxa... et qui m'as si bien indiqué qu'elle situait déjà dans la banlieue de l'actuelle Bagdad. Décidément un lieu poursuivi par la guerre. Toi qui accompagnas les Grecs de Xénophon dans leur retraite vers le Pont Euxin.... Mais tel n'est pas le sujet de la chanson du jour. Elle se situe à l'autre bout du monde ou presque...

Tu sais, Marco Valdo M.I., mon ami, des bouts du monde, il y en a partout et comme la terre est ronde, tous les endroits de la terre sont au bout du monde. En fait, ça dépend par où on le regarde ce bout du monde. Mais, je t'en prie, continue ton histoire...

De fait, tu as raison. Tous les endroits du monde sont des bouts du monde, comme tous les hommes où qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, sont pareils et tous viennent d'un bout du monde à un autre bout du monde. Être d'un bout du monde, il n'y a pas là de quoi rouler des mécaniques et se goberger d'importance. Mais passons... Et revenons en Acadie pour écouter Zachary Richard, celui qui chantait Réveille, précisément... Cette fois, il chante une chanson dont la portée est éternelle et elle prend tout son sens quand on la replace dans la perspective de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres pour les obliger à travailler afin d'en tirer les plus grands profits. Travailler, c'est trop dur... Évidemment, même si c'est, à certains égards, nécessaire et utile... Par exemple, pour se nourrir, pour faire prospérer la communauté, la collectivité... On ne va jamais rechigner à faire le nécessaire... Mais ce qui ne va vraiment pas avec le travail, c'est surtout de travailler pour le profit de ceux qui nous esclavagisent sous le masque du contrat de travail... Tu sais, ce contrat dont la plus parfaite illustration est « Arbeit macht frei ! »... Traduit, ça donne cette énormité : « Le travail rend libre ». Une belle blague... Ce foutu contrat où le plus riche, le plus puissant exploite sans vergogne l'autre, les autres.

Tu as trouvé là une belle chanson, Marco Valdo M.I., mon ami, et il nous faut dire qu'on en a assez de ce monde injuste, qui autorise certains à exploiter d'autres... C'est absurde et destructeur... Et qu'il faut mettre fin au droit d'exploiter, au travail mercenaire. Retiens bien ceci : le travail se partage et en conséquence, les fruits qu'on en retire aussi. Une heure de travail d'âne vaut une heure de travail d'homme... Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement, sauf l'exploitation... Alors, reprenons pour cela aussi, notre tâche sempiternelle et tissons le linceul de ce vieux monde léonin, esclavagiste, contractuel, mercantile, exploiteur et cacochyme.

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que je ne peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère vivre vieux.

Moi je prends mon violon
Et j’attrape mon archet,
Et je joue ma veille valse
Pour faire mes amis danser.
Vous connaissez mes chers amis
La vie est bien bien trop courte
Pour se faire des misères,
Allons danser ce soir.

Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que je ne peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère vivre vieux.

Moi je fais la musique
C’est presque tous les soirs,
Après traîner tout par tout
Et puis chanter dans les whiskie bars,
Et des fois, tu connais,
J’aimerais lâcher, puis m’en aller,
Mais je suis venu ce soir
Pour le plaisir de chanter.

Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que je ne peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère de vivre vieux.

Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que je ne peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère vivre vieux.

inviata da Marco Valdo M.I. - 8/3/2012 - 11:49


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