Lingua   

Argelès-sur-Mer

Antonio Resines


Lingua: Spagnolo


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[1975]
Dalla “Cantata del exilio - ¿Cuándo volveremos a Sevilla?"
Parole di Antonio Gómez
Musica di Antonio Resines
Prima edizione a Parigi nel 1976, poi nel 1978 finalmente a Madrid.
Bisogna anche ricordare che la copertina, il libretto e tutta la grafica del disco fu curata dal formidabile collettivo di artisti denominato “El Cubri”, formato dai disegnatori Saturio Alonso e Pedro Arjona e dallo sceneggiatore Felipe Hernández Cava.



Argelès-sur-Mer è una cittadina francese della linguadoca, sui Pirenei orientali, al confine con la Spagna, non lontana da Collioure, luogo della Muerte de Antonio Machado, il grande poeta spagnolo antifascista che lì spirò il 22 febbraio del 1939 per la fatica e per lo strazio di vedere la sua terra caduta in mano alle orde di Franco, Mussolini ed Hitler.
Nei pressi di cittadine come Argelès-sur-Mer e Collioure il governo francese fece allestire i campi per accogliere profughi e fuggiaschi spagnoli, campi spesso fatiscenti e privi di tutto dove la vita quotidiana era estremamente dura:

Argelès-sur-Mer, 1939. Campo di concentramento per rifugiati dalla Spagna (… e non c’è dubbio alcuno che si tratti di antifascisti!)
Argelès-sur-Mer, 1939. Campo di concentramento per rifugiati dalla Spagna (… e non c’è dubbio alcuno che si tratti di antifascisti!)



“Tra febbraio e marzo del 1939 l’ambasciata messicana in Francia forniva la cifra di 527.843 rifugiati politici spagnoli, solo fra quelli ufficialmente registrati. Ad eccezione dei pochi che possedevano un passaporto diplomatico, la maggior parte finì nei campi di concentramento creati dal governo francese: Agde, San Cyprien, Barcares, Argelès-sur-Mer, Mazeres, Septfonds, il forte di Collioure e molti altri. Senza assistenza, con la sconfitta impressa nelle carni, affamati ed ammalati, questi uomini e donne – comunisti, socialisti, anarchici, repubblicani, militanti del POUM o senza affiliazione partitica – parteciparono [fin da subito e poi dopo, nella Francia occupata, ndr] alle organizzazioni clandestine pro rifugiati, oppure si arruolarono nella legione straniera o nell’esercito regolare, o entrarono a far parte dei maquis, le bande partigiane francesi, o finirono internati ed ammazzati nei campi di sterminio nazisti…
Il loro ricordo è la nostra Storia.”


Testimonianza di Eduardo Pons Prades.
“Quei campi non erano altro che distese di sabbia spazzate dal vento, circondate da filo spinato e sorvegliate da truppe coloniali, dove fummo trattati peggio delle bestie. Ma noialtri, rabbiosamente determinati a resistere, organizzammo l’assistenza sanitaria e il vettovagliamento, così come creammo gruppi teatrali e squadre sportive, scuole e biblioteche…”

(dai contenuti del disco “Cantata del exilio - ¿Cuándo volveremos a Sevilla?")



Sobre la arena,
sobre la inmensa arena
se disfrazan los hombres de mujeres.
Sobre la arena
se levanta el tablado por el baile.

Sobre la arena
vigilantes los ojos del gendarme.

Sobre la arena
sobre la inmensa arena
en Argeles muere a diario el hombre.

inviata da Bartleby - 2/3/2011 - 13:49




Lingua: Italiano

Versione italiana di Lorenzo Masetti
ARGELÈS-SUR-MER

Sopra la sabbia,
sopra l'immensa sabbia
si travestono gli uomini da donne.
Sopra la sabbia
si alza il palco per il ballo.

Sopra la sabbia
vigilanti gli occhi del gendarme.

Sopra la sabbia
sopra l'immensa sabbia
ad Argeles muore ogni giorno l'uomo.

2/3/2011 - 20:46




Lingua: Francese

Version française – ARGELÈS-SUR-MER – Marco Valdo M.I. – 2011
Chanson espagnole – Argelès-Sur-Mer – Antonio Resines – Paroles d'Antonio Gómez et musique d'Antonio Resines – 1975
d'après la version italienne ARGELÈS-SUR-MER de Lorenzo Masetti.

« La Cantate de l'Exil » fut composée par Antonio Resines, un important chantauteur, membre du groupe folk-rock "Almas Humildes", et écrite par Antonio Gómez , fondateur du collectif madrilène.
Participèrent au projet beaucoup de chanteurs connus comme Teresa Cano, Pablo Guerrero, Luis Pastor et Quintín Cabrera.
Le sous-titre « ¿Cuándo llegaremos a Sevilla? » (Quand arriverons-nous à Séville ?) renvoie à la phrase que la vieille mère du poète républicain Antonio Machado continuait à répéter à son fils pendant qu'ils fuyaient en janvier 1939, en réalité, vers la France... ils mourront tous les deux quelques semaines plus tard, anéantis par la fatigue et par la douleur.
Argelès-sur-Mer est une petite ville française du Languedoc, dans les Pyrénées orientales, à la frontière avec l'Espagne, non loin de Collioure, lieu où mourût Antonio Machado, le grand poète antifasciste qui y expira le 22 février 1939 de fatigue et du déchirement de voir sa terre tombée aux mains des hordes de Franco, Mussolini et Hitler. Dans les environs de villes comme Argelès-sur-Mer et Collioure, le gouvernement français fit installer des camps pour accueillir les réfugiés et les fugitifs espagnols, camps souvent délabrés et privés de tout où la vie quotidienne était extrêmement dure.

« Entre février et mars 1939, l'ambassade mexicaine en France recensait 527.843 réfugiés politiques espagnols, seulement par ceux officiellement enregistrés. À l'exception des rares qui possédaient un passeport diplomatique, la plus grande partie finit dans les camps de concentration créés par le gouvernement français : Agde, San Cyprien, Barcarès, Argelès-sur-Mer, Mazerès, Septfonds, le fort de Collioure et bien d'autres. Sans assistance, avec la défaite marquée dans leurs chairs, affamés, malades, ces femmes et ces hommes – anarchistes, communistes, militants du POUM [Parti Ouvrier D'unification Marxiste – trotskyste], républicains, socialistes et sans affiliation – participèrent [immédiatement et par la suite en France occupée] aux organisations clandestines de réfugiés, ou s'enrôlèrent dans la Légion étrangère – comme le déserteur de l'armée fasciste italienne Giuseppe – Joseph Porcu ou dans l'armée régulière ou rejoignirent les maquis, les bandes partisanes françaises ou finirent internés et assassinés dans les camps d'extermination nazis... Leur souvenir est notre Histoire. ».

Témoignage d'Eduardo Pons Prades.

« Ces camps n'étaient rien d'autre que des étendues de sable balayées par le vent, entourées de fils de fer barbelé et surveillées par des troupes coloniales, où nous fûmes traités pire que du bétail. Mais nous, rageusement déterminés à résister, nous organisâmes l'aide sanitaire et le ravitaillement, de même façon nous créâmes des groupes théâtraux et des équipes sportives, des écoles et des bibliothèques... »

(du disque “Cantata del exilio - ¿Cuándo volveremos a Sevilla?")

Cette chanson fait partie de la Cantate de l'Exil, comme la dizaine de chansons reprises sur le site des Chansons contre la Guerre. Dans la mesure du possible, dit Marco Valdo M.I., j'en ferai une version française complète. Voici comment elle se présente en espagnol :

Cantata del Exilio

Muerte de Antonio Machado - Argelès-sur-Mer - Dulce muchacha - Celestino Alfonso - Poema de atención - Carta imaginaria a casa - Tema de los campos/ El trabajo libera - La escalera de Mauthausen - Diálogo de Belchite/ Liberación de París - Poema de silencio

Et je le ferai tout spécialement pour les Républicains espagnols auxquels aujourd'hui en 2011 justice n'a pas encore été rendue. Je le fais aussi en pensant à Santiago et à son épouse, Espagnols exilés, qui dans le modeste restaurant qu'ils avaient ouvert près de la Grand Place de Bruxelles, restaurant appelé La Cibèles, ont quelquefois nourri l'impécunieux jeune homme que j'étais.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
ARGELÈS-SUR-MER

Sur le sable
Sur l'immense sable
Les hommes se travestissent en femmes
Sur le sable
On installe la scène pour le bal

Sur le sable
Veillent les yeux du gendarme

Sur le sable
Sur l'immense sable
À Argelès l'homme meurt chaque jour

inviata da Marco Valdo M.I. - 13/3/2011 - 09:53



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