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L'amour et la guerre

Charles Aznavour


Lingua: Francese


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[1960]
Paroles de Bernard Dimey
Musique de Charles Aznavour
Extrait de l'album "Je m'y voyais déjà"

Parole di Bernard Dimey
Musica di Charles Aznavour
Dall'album "Je m'y voyais déjà"

Je m'y voyais déjà

Alcuni versi della canzone sembrano essere stati trasposti da Fabrizio de André ne La ballata dell'eroe.

(RV)
Pourquoi donc irais-je encore à la guerre
Après ce que j'ai vu, avec ce que je sais ?
Où sont-ils à présent les héros de naguère ?
Ils sont allés trop loin chercher la vérité

Quel que soit le printemps, les cigognes reviennent
Que de fois, le cœur gros, je les ai vues passer
Elles berçaient pour moi des rêveries anciennes
Illusions d'un enfant dont il n'est rien resté

Toutes les fleurs sont mortes aux fusils de nos pères
Bleuets, coquelicots, d'un jardin dévasté
J'ai compris maintenant ce qu'il me reste à faire
Ne comptez pas sur moi, si vous recommencez

Tout ce que l'on apprend dans le regard des femmes
Ni le feu, ni le fer n'y pourront jamais rien
Car l'amour - et lui seul - survit parmi les flammes
Je ferai ce qu'il faut pour défendre le mien

Pourquoi donc irais-je offrir ma jeunesse
Alors que le bonheur est peut-être à deux pas ?
Je suis là pour t'aimer, je veux t'aimer sans cesse
Afin que le soleil se lève sur nos pas

inviata da Riccardo Venturi - 21/8/2005 - 21:14




Lingua: Italiano

Versione italiana di Riccardo Venturi
22 agosto 2005
L’AMORE E LA GUERRA

Perché dunque dovrei andare ancora alla guerra
dopo quel che ho visto, dopo quel che so ?
Dove sono adesso gli eroi di poco fa ?
Sono andati troppo lontano a cercare la verità.

Con qualsiasi primavera, le cicogne ritornano,
e quante volte, col cuore gonfio, le ho viste passare.
Mi cullavano in delle antiche fantasticherie,
illusioni d’un bimbo di cui non è restato nulla.

Tutti i fiori son morti coi fucili dei nostri padri,
campanule, papaveri d’un giardino devastato.
Ho capito adesso quel che mi resta da fare,
non contate su di me, se ricominciate.

Tutto quel che s’impara dallo sguardo delle donne,
né il ferro, né il fuoco potranno mai farvi niente.
Poiché l’amore, lui solo, sopravvive tra le fiamme,
io farò quel che occorre per difendere il mio.

Perché dunque dovrei offrire la mia giovinezza
quando forse la felicità è qui a due passi ?
Sono qui per amarti, voglio amarti senza sosta
affinché il sole sorga sui nostri passi.

inviata da Riccardo Venturi - 22/8/2005 - 14:24




Lingua: Italiano

Aznavour ha fatto anche una versione italiana di questa canzone; ecco il testo.
L'AMORE E LA GUERRA

Ma perché io dovrei ritornare alla guerra,
Dopo quello che fu in paesi e città,
Dove sono gli eroi di quei giorni di guerra,
Sono troppo lontani per la mia verità.

Primavera verrà con le rondini in volo,
Quante volte le ho viste passare quaggiù;
Cantavano per me, io sognavo da solo
Illusioni che ormai non importano più.

Ogni fiore appassì tra i fucili e gli spari
E la morte arrivò seminata da noi,
Solo adesso io so cosa resta da fare:
Non contate su me, arrangiatevi voi.

Tutto il bene che c’è dentro un viso di donna
Non c’è ferro né fuoco né guerra né chi
Devastarlo potrà quando amore è un donna:
Io combatto e saprò dire ancora di sì.

Perché dunque dovrei buttar via la mia vita,
Quando tutto è già qui a due passi da me,
T’amerò quanto vuoi e sarai la mia vita
Mio dolcissimo amore, resterò qui con te.

inviata da Renato Stecca - 24/11/2007 - 23:19


Sul sito Hugomanie - Poésies chantées dans la langue de Molière la poesia di Dimey viene presentata integralmente, in tre parti.

L'AMOUR ET LA GUERRE

Pourquoi donc irais-je encore à la guerre
Après ce que j'ai vu, avec ce que je sais
Où sont-ils à présent les héros de naguère
Ils sont allés trop loin chercher la vérité

Quel que soit le printemps, les cigognes reviennent
Tant de fois le coeur gros je les ai vues passer
Elles berçaient pour moi des rêveries anciennes
Illusions d'un enfant dont il n'est rien resté

Les fleurs de ce printemps se fanent sur les tombes
De tous ceux qui jamais ne reverront l'été
Sur leurs noms inconnus le silence retombe
Nul ne saura plus rien de ce qu'ils ont été

Toutes les fleurs sont mortes aux fusils de nos pères
Bleuets, coquelicots d'un jardin dévasté
J'ai compris maintenant ce qu'il me reste à faire
Ne comptez pas sur moi si vous recommencez

En levant les yeux vers le ciel de France
Je n'y vois plus passer que des oiseaux blessés,
Qui ne comprennent rien, pas même leur souffrance
A travers ces enfers qu'ils ont dû traverser

A présent que la mort est un mal qui voyage
Les hommes de vingt ans n'aiment plus les bateaux.
Qui leur indiquera le chemin du courage ?
Qui leur dira pourquoi on y laisse sa peau ?

Les enfants d'aujourd'hui grandiront bien trop vite
Pour être les héros d'on ne sait quels combats
Le bonheur peut venir à ceux qui le méritent
Les hommes d'aujourd'hui ne le méritent pas

Le chemin qui conduit aux plus belles victoires
N'a jamais traversé aucun des champs d'honneur
Si c'est avec le sang que l'on écrit l'histoire,
Il n'en restera plus pour faire battre nos cœurs

Tuer des innocents qui meurent sans comprendre,
Sans haine au fond du cœur et sans savoir pourquoi,
Ne peut être pour nous le chemin qu'il faut prendre
Les temps sont bien finis de mourir pour le roi

Rien ne pourra payer les larmes des mères,
Rien ne remplacera leurs espoirs déchirés,
Leur bonheur n'est plus rien qu'un vieux rêve éphémère
Elles auront demain tant de fils à pleurer...

Tout ce que l'on apprend dans le regard des femmes,
Ni le feu ni le fer n'y pourront jamais rien
Car l'amour, et lui seul, survit parmi les flammes,
Et je veux, comme vous, voir survivre le mien.

B.B. - 20/6/2017 - 14:53


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