Lingua   

Le général dort debout

Jean Féline


Lingua: Francese


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Les Quat'z'arts
(Georges Brassens)
The General's Fast Asleep
(Vera Lynn)
Tout va très bien, Madame la Marquise
(Ray Ventura et les Collégiens)


[1936]
Paroles / Testo: Jean Féline
Musica / Musique: Jimmy Kennedy - Michael Carr
Interpretata anche da / Interprétée aussi par Georges Brassens
in / dans: Georges Brassens chante les chansons de sa jeunesse (1980)

gendort


Questa deliziosa canzone che ci parla di un...generale del tutto particolare (e che ci sta stavolta simpatico, lo capirete leggendo il testo) è stata scritta da Jean Féline, autore del quale non siamo finora riusciti a reperire alcuna notizia certa, e musicata da Jimmy Kennedy e Michael Carr. Ma, soprattutto, è stata interpretata da Georges Brassens nell'album "Brassens chante les chansons de sa jeunesse", ricavato da una trasmissione dell'emittente radiofonica Europe 1 (la stessa che mandò per prima in onda Le Déserteur) durante la quale Brassens, accompagnato dal fido Pierre Nicolas al contrabbasso, cantò tutta una serie di canzoni della sua gioventù.

Secondo le notizie riportate da Marco Valdo M.I., la canzone apparve in due versioni, quella completa qui riportata (e riportata, con un diverso ordine delle strofe, anche da Marco Valdo M.I.; ma il diverso ordine potrebbe essere dovuto a Georges Brassens), e una "versione breve" interpretata nel 1936 da Ray Ventura & ses collégiens ("Ray Ventura e i suoi liceali", insomma). La musica sembra dovuta a due autori inglesi, Michael Carr e Jimmy Kennedy; della "versione breve" fu immediatamente fornita, infatti, anche una versione inglese affidata alla popolarissima Vera Lynn, The General's Fast Asleep. Probabilmente si trattò di una canzone già concepita "bilingue" sin dall'inizio. [RV, 24/2/2015].
Ran, tan, plan, pas de grande parade
Fermez l'ban pas de mousquetade
Tout le monde au garde-à-vous
Mais le général dort debout.
Les soldats il est pourtant vrai
Qu'on avait dit qu'ils se battraient
On d'vait faire une jolie guerre
Mais le général dort debout.
Les officiers ne sont pas contents
Du colonel au sous-lieut'nant
D'transmett' ce commandement
Badoum badaboum rompez les rangs.
Regardez la tête penchée
Il faut l'emmener se coucher
au pas de héros
Car le général fait dodo

Sur le plancher du salon
Sont rangés les soldats d'plomb :
Fantassins et artilleurs,
Les cavaliers, les sapeurs ;
Ils vont jouer leur destin
Pourtant aucun ordre ne vient.

Ran, tan, plan, pas de grande parade
Fermez l'ban pas de mousquetade
Tout le monde au garde-à-vous
Mais le général dort debout.
Les soldats il est pourtant vrai
Qu'on avait dit qu'ils se battraient
On d'vait faire une jolie guerre
Mais le général dort debout.
Les officiers ne sont pas contents
Du colonel au sous-lieut'nant
D'transmett' ce commandement
Badoum badaboum rompez les rangs.
Regardez la tête penchée
Il faut l'emmener se coucher
au pas de héros
Car le général fait dodo

Le marchand de sable vient
Apportant le sommeil en ses mains
Dormez bien, la lune luit
Général, bonne nuit.

Ran, tan, plan, pas de grande parade
Fermez l'ban pas de mousquetade
Tout le monde au garde-à-vous
Mais le général dort debout.
Les soldats il est pourtant vrai
Qu'on avait dit qu'ils se battraient
On d'vait faire une jolie guerre
Mais le général dort debout.
Les officiers ne sont pas contents
Du colonel au sous-lieut'nant
D'transmett' ce commandement
Badoum badaboum rompez les rangs.
Regardez la tête penchée
Il faut l'emmener se coucher
au pas de héros
Car le général fait dodo.

inviata da Riccardo Venturi - 20/5/2005 - 01:50




Lingua: Italiano

Versione italiana di Riccardo Venturi
21 maggio 2005

brasjeunesse
IL GENERALE DORME IN PIEDI

Ratataplàn, niente gran parata,
fermate il bando, niente moschettate:
tutti quanti son sull'attenti,
ma il generale dorme in piedi.
I soldati, come no, avevan detto
che avrebbero combattuto
si doveva fare una bella guerretta
ma il generale dorme in piedi.
Gli ufficiali non sono contenti,
dal colonnello al sottotenente,
di trasmettere quest'ordine:
Badabùm, badabùm, rompete le righe.
Ma guardatelo con il capo giù,
bisogna proprio portarlo a dormire
a passo d'eroe,
perché il generale fa la nanna.

Sul pavimento della sala
son schierati i soldatini di piombo:
fantaccini ed artiglieri,
cavalieri e genieri;
stan per giocarsi la sorte,
ma nessun ordine arriva.

Ratataplàn, niente gran parata,
fermate il bando, niente moschettate:
tutti quanti son sull'attenti,
ma il generale dorme in piedi.
I soldati, come no, avevan detto
che avrebbero combattuto
si doveva fare una bella guerretta
ma il generale dorme in piedi.
Gli ufficiali non sono contenti,
dal colonnello al sottotenente,
di trasmettere quest'ordine:
Badabùm, badabùm, rompete le righe.
Ma guardatelo con il capo giù,
bisogna proprio portarlo a dormire
a passo d'eroe,
perché il generale fa la nanna.

E arriva il mercante di sabbia
che porta il sonno nelle sue mani:
dorma bene, la luna splende;
generale, buonanotte!

Ratataplàn, niente gran parata,
fermate il bando, niente moschettate:
tutti quanti son sull'attenti,
ma il generale dorme in piedi.
I soldati, come no, avevan detto
che avrebbero combattuto
si doveva fare una bella guerretta
ma il generale dorme in piedi.
Gli ufficiali non sono contenti,
dal colonnello al sottotenente,
di trasmettere quest'ordine:
Badabùm, badabùm, rompete le righe.
Ma guardatelo con il capo giù,
bisogna proprio portarlo a dormire
a passo d'eroe,
perché il generale fa la nanna.

22/5/2005 - 01:16




Lingua: Francese

Chanson française – Le Général Dort Debout – Ray Ventura – 1936
Paroles : Jean Féline

LE GÉNÉRAL DORT DEBOUT


Alors voilà, mon ami Lucien l'âne. Voilà la chanson que je t'avais promise l'autre jour en te faisant connaître ma version « LE GÉNÉRAL », de la chanson allemande « DER GENERAL », chanson de Dieter Süverkrüp. J'espère que tu t'en souviens…

Évidemment et j'attendais avec une certaine impatience cette chanson d'enfance de Georges Brassens...

Ce « général qui dort debout » est une chanson de son enfance, mais elle est aussi présente tout à la fin de son existence comme en témoigne un enregistrement de 1980. Je te rappelle que Tonton Georges est mort jeune d'esprit et de corps… Né en 1921, il meurt en 1981, soit exactement 60 ans.

En effet, de nos jours, soixante ans n'est plus considéré comme un âge avancé. D'ailleurs, moi qui te parles… J'ai largement plusieurs dizaines de siècles, alors…

En parlant de l'âge de Tonton Georges, je ne voulais pas disserter sur le fait de savoir à partir de quel moment on est vieux ; de cela, tu peux débattre au marché ou à la télévision…

Quelle horreur ! Tu veux m'envoyer à la télévision ou supposes-tu que je passe mon temps devant l'étrange lucarne… Je te rappelle que je suis un âne et que les ânes ont bien d'autres choses à faire et à penser que de se laisser embobiner par des écrans hypnotiques.

Ho, Lucien l'âne mon ami, je voulais juste dire que cette histoire d'âges, c'était un sujet pour la télévision. Donc, si j'ai parlé de l'âge de Tonton Georges, c'était pour situer la chanson dans le temps. Quand Brassens l'entend les premières fois, ce doit être après 1936 et sans doute dans la version courte de Ray Ventura. Cela en fait une chanson juste avant la guerre 1939-45 et même contemporaine de l'intervention allemande et italienne en Espagne contre la République, de l'annexion de l'Autriche (Anschluss), des accords de Munich… Et ainsi, ce général qui dort debout en dit plus qu'il n'y paraît. Rappelle-toi Munich 1938 et le commentaire de Churchill à propos des accords passés par la France et l'Angleterre avec Hitler et Mussolini et publié dans le Times de l'époque : « Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre ». Dès lors, tu comprendras comment et pourquoi cette chanson d'origine anglaise va traverser la Manche et devenir sous la plume de Jean Féline cet innocent « Général dort debout ». Que cette sorte de coïncidence – parallèle à celle de ce « Tout va très bien, Madame la Marquise » Tout va très bien, Madame la Marquise – résulte d'une volonté délibérée et comme politiquement consciente de l'auteur n'est ni certain, ni nécessaire. On dirait que la création de chansons (et plus généralement, de poésie ou même, de tout texte) charrie avec elle des sens en quelque sorte sortis d'un inconscient, un peu comme une eau sourd au milieu d'un champ, d'un bois, d'un pré, d'un talus, d'un chemin...

Je comprends bien cela et je pense que tu décris assez bien le phénomène.
Mais que raconte donc cette chanson ?

C'est l'histoire d'un petit garçon qui un soir, alors qu'il joue avec ses soldats de plomb, s'endort et met fin à la guerre qui se préparait. Dans la chanson, le général est un jeune enfant – disons de trois ou quatre ans et son armée est factice. Dans le réel…

Oui, je vois, c'est bien autre chose. Alors, écoutons la chanson…

Oh, juste un dernier mot... Je propose de reprendre en premier la version longue chantée par André Claveau, chanteur de charme du temps de ma grand-mère ; une version qui date des années Cinquante. Elle contient toutes les autres. J'y joins la version de Ray Ventura et suprême cadeau, la version de Georges Brassens qui se trouve dans l'ensemble des chansons de ses chansons d'enfance.

Et ça, c'est un vrai cadeau… Alors, allons-y et tissons, quant à nous, le linceul de ce vieux monde soldatesque, militariste, guerrier et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
LE GÉNÉRAL DORT DEBOUT

Sur le plancher du salon,
Sont rangés les soldats de plomb.
Fantassins et artilleurs,
Des cavaliers, des sapeurs
Vont jouer leur destin.
Pourtant, aucun ordre ne vient.

Rantanplan, pas de grande parade !
Fermez le ban, pas de mousquetade !
Tout le monde au garde-à-vous !
Mais le général dort debout.

Les soldats étaient pourtant prêts,
On avait dit qu'ils se battraient,
Mais il faut qu'ils soient dissous
Car le général dort debout.

Les officiers ne sont pas contents.
Du colonel au sous-lieutenant,
Ils transmettent ce commandement :
"Baboum badaboum, rompez les rangs !"

Regardez sa tête se pencher,
Il faut l'emmener se coucher
Ce tantôt, pas de héros,
Car le général fait dodo.

Devant ce grand désarroi,
Tout va vite de guingois.
Quatre tanks sont renversés ;
Tous les avions sont écroulés ;
D'un geste du pied,
Leur chef les a tous balayés.

Rantanplan, pas de grande parade !
Fermez le ban, pas de mousquetade !
Tout le monde au garde-à-vous !
Mais le général dort debout.

Les soldats étaient pourtant prêts,
On avait dit qu'ils se battraient,
Mais il faut qu'ils soient dissous
Car le général dort debout.

Les officiers ne sont pas contents.
Du colonel au sous-lieutenant,
Ils transmettent ce commandement :
"Baboum badaboum, rompez les rangs !"

Regardez sa tête se pencher,
Il faut l'emmener se coucher
Ce tantôt, pas de héros,
Car le général fait dodo.

Le marchand de sable vient
Apportant le sommeil en ses mains.
Dormez bien, la lune luit.
Général, bonne nuit !

inviata da Marco Valdo M.I. - 23/2/2015 - 20:34




Lingua: Italiano

La "versione breve" intepretata da Ray Ventura & ses collégiens (1936)
La "version courte" interprétée par Ray Ventura & ses collégiens" (1936)

rayven
LE GÉNÉRAL DORT DEBOUT

Sur le plancher du salon
Sont rangés les soldats d' plomb
Fantassins et artilleurs
Des cavaliers, des sapeurs
Ils vont jouer leur destin
Pourtant aucun ordre ne vient

Rantanplan, pas de grande parade
Fermez l' ban, pas de mousquetade
Tout le monde au garde-à-vous
Mais le général dort debout

Les soldats étaient pourtant prêts
On avait dit qu'ils se battraient
On devait faire une jolie guerre
Mais le général dort debout

Les officiers ne sont pas contents
Du colonel au sous-lieutenant
Transmettent ce commandement
"Baboum badaboum, rompez les rangs !"

Regardez la tête penchée
Il faut l'emmener se coucher
Ce tantôt pas de héros
Car le général fait dodo

(Les chœurs)
Le marchand de sable vient
Apportant le sommeil en ses mains
Dormez bien, la lune luit
Général, bonne nuit
Bonne nuit…

inviata da CCG/AWS Staff - 24/2/2015 - 10:27


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