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Lied von der schlafenden Armut

Strom&Wasser
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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La Guerre de Cent mille ans
(Marco Valdo M.I.)


[2007]
Text und Musik von Heinz Ratz
Album: Farbengeil
Farbengeil

Strom & Wasser meldet sich zurück: “Farbengeil” heißt ihr mittlerweile viertes Album. Bunter und wilder denn je zeigt die Formation rund um den Frontmann, Bassisten und Radikalpoeten Heinz Ratz eine einzigartige rhythmische Verspieltheit, Wortwitz, politische Kompromisslosigkeit, Provokation, Comedy und eine geradezu unverschämt tanzbare Musik.

Line up:
• Heinz Ratz – Gesang & Bass,
• Matze Jechlitschka – Gitarre,
• Enno Dugnus – Klavier & Keyboards,
• Maria Schneider – Schlagzeug & Xylophon,
• Arne Assmann – Saxophon & Flöte,
• Benny Greb – Schlagzeug.

Gäste:
• Kay Braun – Violine,
• Hagen Kuhr – Cello,
• Sascha Loss – Harmonika.
Das Unrecht läuft heute in feineren Kleidern
und tötet leise per Unterschrift.
Es ist umgeben von höflichen Neidern
und wandelt die goldenen Worte in Gift.
Es lächelt in Güte, wenn es zertritt.
Es spricht von der Freiheit hinter den Mauern.
Und von dem leider notwendigen Schritt.
Das Unrecht kann sehr überzeugend Bedauern.

Auf dem Buckelrücken des Geldstücks gebaut
wird das Schicksal geschaukelt zwischen den Toden.
Man macht sich mit Depressionen vertraut
und mit stählern werdenden Moden.
Der Kaufpreis der Freiheit ist wie immer das Geld.
Die es haben, werden es sicher nicht teilen.
Das gierigste Tier plündert die Welt
mit barmherzigen Gesten und blutigen Beilen.

Wer Geld hat, greift nach höheren Rechten
Und feiert sich selber voll Leidenschaft.
Aber hört ihr den Ruf aus den dreckigen Nächten?
Auch die schlafende Armut –
Auch die Armut hat Kraft!


Es werden die Krüppel, die Bettler, die Alten,
es werden die, die ihr fortwerft wie Dreck,
plötzlich erscheinen in eurer kalten
Welt aus Bilanzen, Konto und Scheck.
Sie kommen aus ihren Löchern wie Ratten,
die Blicke voll Elend und Hilflosigkeit.
Da klettert die Angst über eure Krawatten,
bis ihr nach Schutz oder Sicherheit schreit.

Ihr könnt sie wie immer zertreten, zerschlagen,
in die hintersten Ecken drängen wie Vieh.
Zwischen Gewalt und verzweifelten Klagen
wird ihre Zahl so groß wie noch nie.

Aber kaum wird es dunkel, sperrt ihr euch ein.
Und vergesst, daß draußen der Hunger schreit.
Es könnten Millionen Schreiende sein.
Eure Fenster verschlucken Geräusche aus Leid.


Ihr Reichen, ihr Schönen, ihr immer Gerechten,
ihr feiert euch selber voll Leidenschaft.
Aber hört ihr den Ruf aus den dreckigen Nächten?
Auch die schlafende Armut –
Auch die Armut hat Kraft!

inviata da giorgio - 17/8/2022 - 09:15




Lingua: Inglese

English translation / Englische Übersetzung / Traduzione inglese / Traduction anglaise / Englanninkielinen käännös :
Song of the Sleeping Poverty

The injustice runs in finer clothes today
and kills quietly by signature.
It is surrounded by polite envious people
and converts the golden words into poison.
It smiles in kindness when it treads.
It speaks of the freedom behind the walls.
And of the unfortunately necessary step.
The injustice can be very convincing regret

Built on the hump back of the coin
fate is rocked between deaths.
You become familiar with depression
and with steely fashions.
As always, the purchase price of freedom is money
Those who have it will certainly not share it.
The greediest animal loots the world
with merciful gestures and bloody hatchets.

Those who have money reach for higher rights
And celebrates itself with passion
But do you hear the call from the dirty nights?
Even sleeping poverty -
Poverty also has strength!


They become cripples, beggars, the old,
they will be those that you throw away like dirt,
suddenly appear in your cold
World of balance sheets, accounts and checks.
They come out of their holes like rats,
the looks full of misery and helplessness.
Fear climbs over your ties,
until you cry out for protection or security.

As always, you can crush them, smash them,
push into the far corners like cattle.
Between violence and desperate lawsuits
their number will be greater than ever.

But as soon as it gets dark, you lock yourself up.
And forget that hunger screams outside.
There could be millions screaming.
Your windows swallow noises out of suffering.


You rich, you beautiful, you always just,
you celebrate yourself with passion
But do you hear the call from the dirty nights?
Even sleeping poverty -
Poverty has strength too!

inviata da giorgio - 17/8/2022 - 09:40




Lingua: Francese

Version française — CHANT DE LA PAUVRETÉ ENDORMIE — Marco Valdo M.I. — 2022
Chanson allemande — Lied von der schlafenden Armut — Strom&Wasser — 2007
Texte et Musique : Heinz Ratz
Album : Farbengeil

Dialogue maïeutique

LA PAUVRETÉ EN MARCHE  <br />
Antonio Berni — 1934
LA PAUVRETÉ EN MARCHE
Antonio Berni — 1934


Voici, Lucien l’âne mon ami, une chanson qui illustre le principe fondamental de La Guerre de Cent mille ans que les riches font aux pauvres, les puissants aux faibles et aux désarmés pour imposer et maintenir leur domination et accroître leurs richesses et leurs privilèges.

Fort bien, dit Lucien l’âne, mais que dit-elle d’autre ?

Deux choses essentielles sont à retenir, répond Marco Valdo M.I. ; d’abord, elle pose le problème en termes de justice et d’injustice ; elle donne à l’injustice une personnalité, elle est en fait une force au service des riches dans l’affrontement en cours, tout comme l’argent. La chanson les désigne comme les facteurs de la misère des autres. De plus, tout cal avec une certaine apparence, un certain masque de bienveillance. C’est ce que raconte la première partie de la chanson.

« Les possédants ne veulent pas partager.
L’animal le plus avide pille le monde entier
Avec des gestes charitables et des couperets sanglants. »


C’est une accusation directe me semble-t-il, dit Lucien l’âne. Et que dit-elle d’autre ?

La deuxième partie, reprend Marco Valdo M.I., fait état de la réaction des gens qui subissent son emprise. Elle annonce le réveil de la pauvreté endormie sous la forme d’une mystérieuse menace dont la puissance est celle du nombre. Il ne s’agit s encore ici que d’une invocation, d’une sorte de prédiction :

« Entendez-vous le cri des nuits blêmes ?
La pauvreté endormie, même,
Même la pauvreté a de la force ! »


C’est déjà ça, dit Lucien l’âne, mais ça ne règle pas la question. Le réel reste le réel et le monde reste le monde ; et la discrimination et le déséquilibre restent ce qu’ils sont, à ceci près que les écarts augmentent et que le nombre des pauvres et des miséreux est toujours plus grand, ne fût-ce que parce que la quantité d’humains sur la Terre augmente à chaque instant et que les améliorations qu’a pu apporter l’évolution de ces derniers siècles ont des conséquences désastreuses.

Curieusement, dit Marco Valdo M.I., le progrès des uns ou celui réalisé dans un domaine, entraîne d’effroyables régressions pour d’autres. Un peu comme dans le domaine immense des sciences, la découverte de nouveaux domaines ouvre de nouveaux champs à découvrir ; le savoir croissant fait croître l’étendue de l’ignorance et il me semble qu’on ne peut échapper à ce processus paradoxal. Autrement dit, c’est comme sur l’océan, plus on avance, plus l’horizon recule — et encore, l’océan est fort limité. C’est encore plus pertinent dans l’espace.

Laissons ici ces questions en suspens, dit Lucien l’âne, et tissons le linceul de ce vieux monde déséquilibré, injuste, insensé, insane, inéquitable et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
CHANT DE LA PAUVRETÉ ENDORMIE

L’injustice court en de plus fins habits,
Elle tue en douceur par délégation.
Elle s’entoure d’envieux polis
Et change les mots d’or en poison.
Elle rit de bon cœur d’opprimer.
Derrière les murs, elle parle de liberté.
L’injustice regrette de manière très convaincante
Sa malheureuse démarche oppressante.

Construit sur le dos bosselé du pognon,
Le sort balance entre les morts.
On se familiarise avec la dépression
Et l’acier pour décor.
Le prix de la liberté est toujours l’argent.
Les possédants ne veulent pas partager.
L’animal le plus avide pille le monde entier
Avec des gestes charitables et des couperets sanglants.

L’argent s’octroie plus de concessions
Et se célèbre avec passion.
Entendez-vous le cri des nuits blêmes ?
La pauvreté endormie, même,
Même la pauvreté a de la force !

Les infirmes, les vieillards, les mendiants,
Jetés comme des ordures,
Surgissent soudain dans la froidure
De votre monde de comptes et de bilans.
Ils sortent de leurs trous comme les rattes,
Le regard plein de misère et d’impuissance.
Alors, la peur grimpe sur vos cravates,
Et vous criez protection et surveillance.

Vous pouvez toujours les écraser, les briser,
Comme des bêtes, les repousser dans les coins secrets.
Entre violences et cris désespérés,
Leur nombre sera plus grand que jamais.

À la nuit, vous vous enfermez.
Dehors, la faim déchire le silence.
Ils sont des millions à crier.
Vos fenêtres étouffent la souffrance.

Vous les riches, les beaux, vous les toujours raison,
Vous vous célébrez avec passion.
Entendez-vous le cri des nuits blêmes ?
La pauvreté endormie, même,
Même la pauvreté a de la force !

inviata da Marco Valdo M.I. - 26/8/2022 - 19:37



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