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GUILLAUME SEZNEC: [3] Le Procès de Guillaume Seznec

Tri Yann
Lingua: Francese

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Dall’album « Portraits » [1995]
Canzone popolare bretone sul processo di Guillaume Seznec
Arrangiamento : Tri Yann 4 – Tri Yann 4 [1995]
Breton Folksong on Guillaume Seznec’s Trial
Arrangement : Tri Yann 4 – Tri Yann 4 [1995]

I 12 giurati del processo Seznec.
I 12 giurati del processo Seznec.




Quémeneur scompare senza lasciare traccia. Il misterioso caso « monta », e pur non sussistendo nessuna prova precisa (e neppure il minimo indizio o testimonianza), Guillaume Seznec viene arrestato per l’omicidio di un uomo di cui non si è neppure ritrovato il cadavere. I bretoni sono malvisti (e in tutta la vicenda si avverte decisamente l’odio e il pregiudizio), e le indagini poliziesche vengono condotte in modo allucinante. Si arriva al processo davanti alla Corte d’Assise di Quimper, un giudizio per omicidio di primo grado che allora, in Francia, prevedeva una sentenza inappellabile. Il processo si svolge in un’atmosfera da incubo e carica di tensione e violenza ; l’atteggiamento del presidente della corte fa intendere chiaramente che la sentenza è già stata scritta. Con un solo voto di scarto, prevale la tesi della colpevolezza ; Seznec viene condannato. Un anonimo cantastorie bretone scrive, nel dopoguerra, una lunghissima ballata che racconta le vicende processuali fino nei dettagli. Un ritratto vivido e splendido degli eventi, e una bellissima e indimenticabile serie di personaggi.

La foto segnaletica di Guillaume Seznec dopo l'arresto.Pierre Quémeneur disappeared without leaving any triace. His mysterious case is blown up , and despite of absolute lack of (even circumstantial) evidence and witnesses, Guillaume Seznec is arrested for murder of a man whose body was not even to be found anywhere. Bretons are quite unpopular (and there is a noticeable amount of hate and prejudice in the whole story), and the police enquiry is closed with amazing irresponsibility. The trial opens before the Assizes Court of Quimper, a case of first-degree murder which was then unappealable in France. The trials goes off in a nightmare atmosphere of tension and violence ; the Chief Judge’s attitude towards the defendant and his witnesses for the defence shows clearly that the sentence has already been written. Despite of all this, Seznec is found guilty with a majority of only one vote and is sentenced to life imprisonment. An anonymous ballad singer, maybe someone who was present at the trial, composed in the postwar years an endless ballad telling the trial events even in the smallest details. A vivid and splendid portrait of unforgettable personages.
Écoutez jeunes gens,
vous aussi vieilles gens ;
c’est d’un Cornouaillais le procès,
maître de scierie à Morlaix.
Est-il une victime ?
Est-il l’auteur d’un crime ?
Est-il honnête, est-il un tueur ?
Mais qu’est devenu Quémeneur ?

Soldats casqués dedans Quimper,
la foule rue de Pen ar Steir,
Seznec descend mains dans les poches,
- Sale impression, que ça fait moche
de n’être pourtant cette allure
ni orgueil ni désinvolture,
mais c’est la honte des deux menottes
qui le rattachent à son escorte.

Haine injure et colère
sur les quais de Quimper
et foule le long de l’Odet
et foules aux marches du palais.
Haine frissons colère,
pères fils filles et mères,
en foule serrée sur les quais
et dans les couloirs du palais.

La salle d’audience est survoltée.
« Gardes, faites entrer l’accusé ! »
Costume bleu un petit peu trop neuf,
- Sale impression, pas naturel.
Sombre public et regards durs,
Lambris sombre et dessus les murs,
tentures bordeaux ; ce tribunal
Dieu on dirait un vrai catafalque !

Seznec est-il victime ?
Le coupable d’un crime ?
Est-il faussaire, est-il menteur ?
Aurait-il tué Pierre Quémeneur ?
Haine insultes et colère,
est-il bouc-émissaire ?
Est-il un monstre meurtrier
et l’assassin du Conseiller ?

Dollin du Fresnel président,
col d’hermines et robe de sang,
aboie « Accusé levez-vous !
Nom prénom âge et profession ? »
« Seznec Joseph Marie Guillaume,
quarante six ans, marchand de bois. »
Et là de prendre un ton bougon,
fierté blessée – ça fait sale impression.

Le rapport de moralité
enfonce un peu plus l’accusé :
« Sournois ficelle et puis rusé,
unanimement détesté. »
C’est pas qu’un interrogatoire,
c’est même un vrai réquisitoire,
sous les coups de sang sous les coups de dents
de Dollin du Fresnel président.

Une valise au Havre,
un crime sans cadavre,
et l’accusé de répéter :
« Au Havre suis jamais allé ! »
La machine à écrire,
la machine à détruire ;
mensonges et tires, ce tribunal,
Dieu quel sinistre carnaval.

29 octobre – mercredi,
les témoins d’être en appétit :
c’est d’abord le frère et la sœur,
Louis et Jenny Quémeneur,
et Jean Pouliquen le beau-frère,
il en sait beaucoup, le notaire.
Et comme c’est à lui que le crime profite,
il y va a la dynamite :

« Seznec a tout monté,
tout fait, tout combiné. »
Pluie vent tempête sur Quimper,
éclairs dans les yeux du notaire ;
vent pluie tempête et haine,
charges de Pouliquen ;
à Quémeneur on sait pourtant
qu’il devait cent soixante mille francs.

Sur quarante-huit témoins cités
il y a quarante-trois policiers,
hier mardi c’était Vidal,
Matois le « beau méridional » ;
et Bonny qui se prend pour un superflic,
mais la magouille c’est sa tactique ;
on le retrouvera bientôt
à Paris, chef de la Gestapo !

30 octobre – témoin suivant :
Marie-Jeanne qu’il aime tant,
coiffe blanche, robe noire,
parapluie à manche d’ivoire,
- maladroit, ça fait trop riche,
elle répond sans hésiter,
défend son homme pied à pied,
tant qu’elle finit par s’énerver.

De dire et de redire :
« La machine à écrire,
c’est manigance des policiers ! »
- Sale impression sur les Jurés,
ils ne le trouvent pas drôle,
elle n’est pas dans le rôle,
ils voudraient la voir effondrée,
elle est battante et décidée.

Guillaume de voir le lendemain
sa mère assise dans un coin :
corps voûté et sous sa coiffe
visage ridé comme une vieille pomme.
Là ses deux mains sur ses genoux,
Guillaume sourit à Marie-Anne
et des larmes de ses deux yeux
viennent ses joues mouiller.

Suivent les témoins qui auraient vu
Quémeneur après que disparu.
Le Président de s’acharner
à les tous ridiculiser…
Pour Le Her ce sera plus dur,
celui-là est tellement sûr !
Le procès change d’accusé :
il faut Le Her discréditer.

L’accusation prend peur :
on-dit, bruits et rumeurs,
François Le Her est un gêneur !
Il est démoli sans pudeur.
Ragots repris en chœur,
on en fait un farceur :
« N’a-t-il pas croisé par erreur
un sosie de Quémeneur ? »

2 novembre – les jours des morts :
les plaidoiries, le corps à corps,
Guillot l’avocat général
demande la peine capitale !
Puis c’est le tour de Maître Kahn
de plaider avec force et flamme,
mais pour contrer le président
il aurait fallu s’y prendre avant…

Et sans preuve voire sans crime,
sans aveux sans victime,
Seznec au bagne est condamné
par sept des douze jurés.
Est-il une victime ?
Est-il l’auteur d’un crime ?
C’est coupable condamnation,
malheur à vous jurés bretons !

inviata da Riccardo Venturi - 3/12/2005 - 17:38




Lingua: Italiano

Versione italiana di Riccardo Venturi
3 dicembre 2005
IL PROCESSO DI GUILLAUME SEZNEC

Udite, voi giovani,
e anche voi udite vecchi
del processo d’un cornovagliese,
mastro d’ascia a Morlaix.
E’ forse una vittima ?
E’ l’autore di un crimine ?
E’ onesto, è un assassino ?
Ma che ne è stato di Quémeneur ?

Soldati con gli elmetti a Quimper,
la folla si accalca da Pen ar Steir.
Seznec scende con le mani in tasca,
brutta impressione, che vergogna.
Però questo comportamento
non è né orgoglio né disinvoltura,
ma è la vergogna per le manette
con cui è bloccato da chi lo scorta.

Odio ingiurie e collera
sul lungofiume di Quimper,
folla tutta lungo l’Odet,
e folla sugli scalini del palazzo.
Odio brividi collera
padri figli figlie e madri,
accalcati fitti sul lungofiume
e nei corridoi del palazzo.

L’aula è in fibrillazione.
« Guardie, fate entrare l’imputato ! »
Giacca blu, un po’ troppo nuova,
brutta impressione, è innaturale.
Pubblico cupo, sguardi duri,
impiantito scuro, e le pareti
di color bordò ; ‘sto tribunale,
perdio, sembra un catafalco !

Seznec è forse una vittima ?
O il colpevole d’un delitto ?
Dice il falso, è un bugiardo ?
Ma avrà ucciso lui Pierre Quémeneur ?
Odio insulti e collera,
sarà mica un capro espiatorio ?
E’ un mostro, un assassino
e l’uccisore del Consigliere ?

Il presidente è Dollin du Fresnel,
stola d’ermellino e toga rossa :
abbaia : « Imputato, alzatevi !
Nome cognome età e professione ? »
« Seznec Joseph Marie Guillaume,
quarantasei anni, commerciante in legname. »
Quindi si mette a brontolare,
orgoglio ferito – che brutta impressione.

Il « Rapporto sulla moralità »
mette nei guai un po’ l’imputato :
« Sornione, astuto, furbacchione,
detestato da tutti quanti. »
Non è solo un interrogatorio,
ma una vera requisitoria
sotto i colpi e sotto i morsi
del presidente Dollin du Fresnel.

Una valigia a Le Havre,
un delitto senza un cadavere
e l’imputato che ripete :
« A Le Havre non ci sono mai stato ! »
La macchina da scrivere [*],
la macchina da demolire ;
menzogne e tiri, ‘sto tribunale,
perdio, che sinistro carnevale.

29 ottobre, mercoledì,
testimoni a bizzeffe :
per primi il fratello e la sorella,
Louis e Jenny Quémeneur.
Poi il cognato, Jean Pouliquen, [**]
e la sa lunga, quel notaio.
E siccome è a lui che il delitto fa comodo,
ci va pesante come un’incudine :

« Seznec ha organizzato tutto,
fatto tutto, combinato tutto. »
Pioggia vento burrasca su Quimper,
lampi negli occhi del notaio ;
vento pioggia burrasca e odio
le accuse di Pouliquen ;
però si sa che lui doveva
160.000 franchi a Quémeneur.

Su quarantotti testimoni citati
quarantatré sono poliziotti.
Ieri, martedì, c’erano Vidal,
scaltro, il « bel meridionale »,
e Bonny che crede d’essere un superpoliziotto,
ma l’intrallazzo è la sua tattica ;
e presto ce lo ritroveremo
a Parigi, capo della Gestapo ! [***]


30 ottobre, testimone successivo
è Marie-Jeanne, che lui ama tanto,
cuffia bianca [****], abito nero,
ombrello dal manico d’avorio.
E’ uno sbaglio, troppo da ricchi,
ma risponde senza esitare,
difende suo marito colpo su colpo
e finisce per sbottare.

E continua a ripetere :
« La macchina da scrivere
è una prova falsa dei poliziotti ! »
Brutta impressione sui giurati,
non lo trovano divertente.
Certo non s’aspettavano che tipo fosse,
avrebbero voluto vederla crollare,
e invece è decisa e battagliera.

Il giorno dopo, Guillaume vede
sua madre seduta in un angolo
curva sotto la sua cuffia,
piena di rughe come una mela andata.
Con le mani sulle ginocchia
Guillaume sorride a Marie-Anne,
le lacrime gli escono dagli occhi
e gli bagnano le guance.

Seguono i testimoni che avrebbero visto
Quémeneur dopo la sua scomparsa.
Il presidente si accanisce
a ridicolizzarli tutti…
Ma Le Her [*****] è un osso duro,
lui, è proprio sicuro !
Il processo cambia imputato :
Le Her va discreditato.

L’Accusa si spaventa :
« si dice che », voci, rumori,
François Le Her è un seccatore !
Lo demoliscono senza pudore,
pettegolezzi ripresi in coro,
è trasformato in un buffone :
« Ma per caso non si è imbattuto
in un sosia di Quémeneur ? »

2 novembre, giorno dei Morti :
le arringhe, i corpo a corpo,
Guillot, il pubblico ministero
chiede la pena di morte !
Poi è il turno dell’avvocato Kahn [******]
di fare un’arringa possente e infuocata,
ma ad opporsi al presidente
bisognava averci pensato prima…

E senza prove, anzi, senza delitto,
senza confessione e senza vittima
Seznec è condannato al bagno
da sette dei dodici giurati.
E’ una vittima ?
E’ l’autore di un crimine ?
E’ una condanna colpevole,
siate maledetti, giurati bretoni !
Note alla traduzione:

[*] Tra le poche prove a discapito di Seznec vi era una macchina da scrivere che Quémeneur avrebbe acquistato a Le Havre, e che sarebbe servita per scrivere una promessa di vendita, fatta da Quémeneur in favore di Seznec, di un podere di campagna a Traou-Nez. Questo avrebbe dovuto essere il movente dell'assassinio. La macchina da scrivere fu ritrovata a casa di Seznec, probabilmente sistematavi dall'ispettore Bonny per "creare" la prova.

[**] Il cognato di Quémeneur, il notaio Jean Pouliquen, è il grande accusatore di Seznec. In realtà l'assassinio del cognato gli fa un gran comodo, come specificato espressamente nell'esattissima ballata: oltre al debito di 160.000 franchi contratto con Quémeneur, quest'ultimo non ha figli e Pouliquen ne diviene l'erede diretto, in quanto amministratore legale dei beni della moglie (sorella di Quémeneur). Tutto questo viene ignorato durante il processo. In seguito Pouliquen sarà sospettato di essere il vero autore dell'(eventuale) assassinio.

[***] Il fatto è reale. L'ispettore Bonny sarà, durante l'occupazione nazista della Francia, un entusiasta collaborazionista e, assieme all'accolito Lafont, formerà una banda di torturatori (la banda Bonny-Lafont) al soldo della Gestapo. Alla liberazione, mentre Seznec, che ha fatto mandare ai lavori forzati, è ancora in Guyana, viene arrestato. Processato, è condannato a morte e fucilato nella schiena.

[****] François Le Her conosce bene Quémeneur. Chiacchiera spesso con lui sul tram sul quale fa il bigliettaio. Essendo uno dei pochi testimoni a favore di Seznec, viene discreditato in ogni modo; ma non cede. In seguito sposerà la figlia di Seznec, Jeanne; è per questo che il nipote, che ha ottenuto la revisione del processo, si chiama propriamente Denis Le Her-Seznec.

[*****] Si tratta della tipica e spesso altissima cuffia tradizionale portata sui capelli dalle donne bretoni. Adesso non è possibile vederla portata che da qualche anziana, oppure nelle feste folkloristiche. Qui è possibile vederne una di dimensioni più modeste, e qui un'altra.

[******] Si noti che il difensore di Seznec era di religione ebraica. Diverrà uno dei massimi principi del foro francese. Quello di Seznec è il suo primo grande processo.

3/12/2005 - 18:28




Lingua: Inglese

English Version by Riccardo Venturi
December 6/7, 2005
GUILLAUME SEZNEC’S TRIAL

Hearken ye young people,
and hearken, ye old people
of the trial of a Cornishman,
a skilled carpenter in Morlaix.
Do you think he is a victim ?
Or do you think he is a murderer ?
Is he honest ? Is he a criminal ?
But what has become of Quémeneur ?

Helmeted soldiers in Quimper,
the crowd is swarming from Pen ar Steir.
Seznec arrives with his hands in his pockets,
what a bad impression, what a shame.
But his attitude is not due
either to pride or impudence,
but to his shame of being handcuffed
to the policemen escorting him.

Hate, insults and wrath
all along Quimper riverside,
the crowd fills the Odet banks
and the steps of the Court House.
Hate, shivering and wrath,
fathers, sons, daughters and mothers
milling around on the riverside
and in the Court corridors.

The courtroom is electrified.
« Guards, let the prisoner in ! »
With his blue jacket, somewhat too new,
he looks innatural, what a bad impression !
Gloomy audience, hard-looking eyes,
dark flooring, and bordeaux red
walls : this courtroom, good God,
has such a gloomy and sombre look !

Do you think Seznec is a victim ?
Or do you think he is guilty ?
Does he tell the truth, or lies ?
Is it he who killed Pierre Quémeneur ?
Hate, insults and wrath,
is he maybe a scapegoat ?
Is he a monster, a murderer,
did he kill the Councillor ?

The Chief Judge is Dollin du Fresnel
with his ermine stole and his red robe :
he barks : « The accused will rise !
Your name, age and profession ? »
« Seznec Joseph Marie Guillaume,
forty six years old, timber dealer. »
Then he starts mumbling and grumbling
with his wounded pride –what a bad impression !

The Morality Report
gets the accused into some trouble :
«A sly, crafty, cunning fellow
making himself disliked by everyone. »
It is no simple interrogation,
but a true bill of indictment,
the Chief Judge Dollin du Fresnel
bits the accused like a dog !

A suitcase in Le Havre,
a murder without a body,
and the accused repeating :
« I’ve never been in Le Havre ! »
That mysterious typewriter [*]
and the wrecked car to destroy ;
lies and nasty tricks, good God,
this Court’s some kind of a grim joke !

Wednesday, 29 October,
witnesses by heaps :
first, the victim’s brother and sister,
Louis and Jenny Quémeneur.
Then his brother-in-law, Jean Pouliquen, [**]
he knows what’s what, that notary public.
And as he benefits from the crime
he shouts his heavy accusations :

« It’s Seznec who concocted everything,
planned everything, done everything. »
Rain, wind and storm over Quimper,
the notary’s eyes are sparkling ;
rain, wind, storm and hate
are Jean Pouliquen’s accusations ;
but it is known that he owed
Quémeneur 160,000 francs.

Of forty eight witnesses at the bar,
forty three are policemen.
Yesterday, Tuesday, there were Vidal,
that shrewd « Handsome guy from the South »,
and Bonny, professing to be a supercop,
but his way is only intrigue and swindle ;
and we’ll meet him soon again
in Paris, as a Gestapo leader ! [***]

30 October : next witness at the bar
is Marie-Jeanne, Seznec’s beloved wife
dressed in black, with her white bonnet [****]
and her umbrella with an ivory handle.
Showing so rich is not so wise, yet
she answers without hesitation
unremittingly pledging for her husband,
but finally, she cannot help bursting out :

She keeps on saying to the Court :
« The typewriter is false evidence,
it was put there by the police ! »
What a bad impression on the Jury,
they do not find it that amusing.
Sure, they did not expect her to be
such a fierce opponent ; rather,
they believed she would soon break down.

Next day, Guillaume is watching
his mother sitting in a corner,
bowed with age under her bonnet,
her face wrinkled like a wither’d apple.
Holding his hands on his knees
Guillaume smiles at Marie-Anne,
and tears from his eyes
are running down his cheeks.

Next come the witnesses supposed
to have seen Quémeneur after disappearance.
The Chief Judge is ruthless to them
and tries to ridicule them all…
But Le Her [*****] is a tough nut to crack,
he is really sure of what he says !
There’s another under trial, now,
Le Her must be discredited !

The Public Prosecutor is getting afraid :
a stream of hearsay and rumours,
François Le Her is such a nuisance !
He is destroyed without mercy,
gossip, tittle-tattle in choir,
he’s an unreliable witness :
« Are you sure you’ve seen him,
and not Quémeneur’s double ? »

2 November, All Souls’ Day,
the pleadings, hand-to-hand struggle.
Guillot, the Public Prosecutor,
invokes capital punishment !
Then, the word is to maître Kahn, [******]
truly, his pleading is fire and flames !
But he’d rather have opposed
the Chief Judge at the right time…

Without evidence nor a crime,
without a confession nor a victim,
seven members of the Jury
sentence Seznec to penal servitude.
Do you think he is a victim ?
Do you think he is a murderer ?
But this is an unjust sentence,
curse upon you, Breton jurors !
Translation Notes:

[*] Among the few pieces of evidence for Seznec’s prosecution, there was a typewriter that Quémeneur was supposed to have bought in Le Havre, and to have used for typing of an agreement between Quémeneur and Seznec to sell a cottage farm in Traou-Nez. This was supposed to be the motive of the crime. The typewriter was found in Seznec’s house. It had been probably placed there by inspector Bonny to falsify evidence.

[**] Quémeneur’s brother-in-law, the notary public Jean Pouliquen, is Seznec’s main accuser. In fact, Pouliquen profits much from his brother-in-law’s murder, as expressly stated in this most detailed of ballads : Pouliquen owes Quémeneur 160,000 francs, not to mention that Quémeneur has no children and, thus, his brother-in-law becomes his heir apparent as the administrator of his wife’s property (i.e. Quémeneur’s sister). All this is not taken into account by the Court, if not plainly ignored. Later, Pouliquen would become a suspect in the murder (if any).

[***] The facts are real. During German occupation of France, inspector Bonny turns into an enthusiastic collaborationist and forms, together with his acolyte Lafont, a gang of torturers (the Bonny-Lafont gang) in the Gestapo’s pay. On France’s liberation, while Seznec is still in Guyana, Bonny is arrested. After a speedy trial, he is sentenced to death and shot in the back.

[****] François Le Her knows Quémeneur well. He often talks with him on the tramway where he is a conductor. Being one of the few witnesses for Seznec’s defence, he is discredited any way possible ; but he does not give up. Later, he married Seznec’s daughter, Jeanne ; this is why Seznec’s grandson, who has been successfully fighting for the review of the trial, bears the complete name of Denis Le Her-Seznec.

[*****] It is the typical (and often definitely oversized) traditional bonnet that Breton women used to adorn themselves with. Nowadays it is to be observed only on some elderly woman’s head, or in folk feasts. Here’s one of smaller size, and here’s another.

[******] It should be pointed out that Seznec’s attorney for the defense was a Jew. He was to become a prince among French lawyers. Seznec’s trial was his first important case.

7/12/2005 - 18:21



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