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Six cent mille dollars

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese


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Six cent mille dollars

Chanson française - Six cent mille dollars – Marco Valdo M.I. – 2009

La chanson se fait parfois porte-voix. Elle répercute les nouvelles, elle met le doigt où il ne faut pas : dans l'œil du cyclope par exemple. Elle raconte une histoire, mille histoires. Elle tient la chronique des temps passés ou présents, d'ici ou d'ailleurs. Un jour une chose, un jour une autre. Ce qu'elle dit reste longtemps; aussi longtemps qu'elle.
La chanson, la canzone est fille de poésie, elle murmure, elle susurre des mots qui s'en vont dénonçant les travers du monde et les dangers qu'ils recèlent.
Ici, il faudra bien qu'on se rappelle ce qu'en 1852, en un petit pamphlet de 17 pages, Victor Hugo disait - il parlait de la France, la canzone parle de l'Italie; il parlait de Napoléon le Petit, elle parle devinez de qui... Victor Hugo disait donc :
« Certes, c'est là un état de choses grave. S'endormir sur une telle situation, c'est une ignominie de plus.
Il est temps, répétons-le, que ce monstrueux sommeil des consciences finisse. Il ne faut pas qu'après cet effrayant scandale, le triomphe du crime, ce scandale plus effrayant encore soit donné aux hommes: l'indifférence du monde civilisé. »
Cette canzone ne participera pas de cet état, elle ne versera pas les larmes de l'indifférence.

Elle dira les faits et leurs dangereuses conséquences.

« Si vous n'aviez fait que voler l'homme, vous auriez tort; tuez-le, vous avez raison.
Réussissez, tout est là.
Ah ! ceci est redoutable.
Le jour où la conscience humaine se déconcerterait, le jour où le succès aurait raison devant elle, tout serait dit. La dernière lueur morale remonterait au ciel. Il ferait nuit dans l'intérieur de l'homme. »
Et Victor Hugo de conclure : « A-t-il une lueur, une idée, un soupçon, une perception quelconque de son infamie ? Réellement, on est réduit à en douter.
Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d'incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d'horreur et de colère devant lui, à l'entendre parler avec aplomb de sa "légitimité" et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu'il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu'il ne s'aperçoit plus de ce qu'il est ni de ce qu'il fait. »

Mais que l'on rassure les amis italiens, le même délire de puissance et d'impunité sévit à Paris et on parle aussi de la France en parlant de l'Italie.

Ainsi, on comprend mieux le sens de la chanson.

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.
Six cent mille dollars
L'avocat anglais a été condamné à Milan
Six cent mille dollars
C'est une somme, c'est beaucoup d'argent
Condamné à quatre ans et six mois
Six cent mille dollars
Pour traverstir la vérité, pour cacher on ne sait quoi.
Six cent mille dollars
Pour protéger le Loup de Rome, son client
Six cent mille dollars,
C'est beaucoup d'argent
L'avocat anglais est condamné
Le Loup de Rome est immunisé
Six cent mille dollars
Le Loup de Rome jouit de son impunité
Qu'il s'est lui-même fait voter
Par une étrange et docile majorité.
Six cent mille dollars
Pour témoigner en toute fausseté
Six cent mille dollars
Dans un pays normal, le Premier
Aurait depuis longtemps démissionné.
Six cent mille dollars
S'il y a un corrompu,
Il y a un corrupteur
Six cent mille dollars
Quand l'honnêteté a disparu
La raison est celle du voleur
Et tous les coups sont permis au gladiateur.
Six cent mille dollars,
Pour un seul homme, c'est beaucoup d'argent.
Mais il fallait protéger le Loup de Rome
Et ses ambitions de président.

inviata da Marco Valdo M.I. - 18/2/2009 - 21:48



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