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La paix

Gaston Couté
Lingua: Francese


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Versi di Gaston Couté
Musica di Léo Daniderff (nome d’arte di Ferdinand Julien Niquet, 1878-1943), compositore
Conosciuta anche con i titoli alternativi de “Chanson pour les conscrits” e “Grève”
(fonte: “L’Intégrale du Vent du Ch’min”, pubblicazione integrale delle opere di Couté.)


Gaston Couté naît le 23 septembre 1880 à Beaugency, dans la Beauce. Poète dans l'âme, pacifiste et carrément anarchiste, il monte à Paris pour ses dix-huit ans. Venant de Meung – où passèrent deux autres poètes Jehan de Meung et François Villon, il fait métier de chansonnier à Montmartre, où il meurt rongé dans la misère, rongé par la tuberculose et l'absinthe. À trente et un ans, le 28 juin 1911. Il sera porté vers sa dernière demeure par les ouvriers qui font le métro de Paris. La raison en est qu'il servait une chanson par semaine au journal La Guerre Sociale, de ces chansons qui fleurent bon la révolution et la poésie. On le fredonne (le peuple...) dans tout Paris. Bien évidemment, ça ne plaît pas. À biren des égards, Gaston Couté annonce Brassens, Vian... On lui colle la Justice au cul et , dernier pied de nez, au moment où l'on prononce sa condamnation « pour outrages à la Magistrature » et autres manifestations libertaires, son avocat peut annoncer aux juges : « Vous venez de condamner un mort »....
Marco Valdo M.I. est bien content d'avoir retrouvé ce frère caché par les écumes médiatiques. Il se propose d'en faire connaître ici les chansons qui ont toute leur place dans Canzoni contro la Guerra.
Pour le reste, il renvoie à l'excellent site qui est consacré à Gaston Couté : http://gastoncoute.free.fr/

Cela dit, voici sa chanson intitulée La Paix - on ne peut plus pacifiste : En grève, en grève ! ... en grève pour toujours.
On ne peut qu'applaudir La chanson du mal tourné, en quelque sorte.

Des gâteux qu'on dit immortels,
Des louftingues en redingote
L'adorent au pied des autels
De leur ligue de patriotes :
Des écrivassiers de mon cul
En touchants mélos d'ambigu
Ou romances pour maisons closes
Nous chantent cette horrible chose : La Guerre !

Oui mais, si nous avions la guerre,
Devant le feu, qui donc filerait comme un pet ?
Voyons les cabots de la guerre,
Foutez-nous la Paix !

Notre faux n'abat plus moisson
Sous nos marteaux plus rien ne vibre
Et nos cœurs gardent la chanson
Que lance au vent tout homme libre
Car nos mains dociles ont pris
Les divers outils de carnage
Pour au même plus bas prix
Même sale et stupide ouvrage

Un sou par jour !
Ohé ! Sur tout le chantier de la guerre
C'est pour un sou que l'on tuerait son frère
Un sou par jour !...
En grève, en grève !... en grève et pour toujours.Des gâteux qu'on dit immortels,
Des louftingues en redingote
L'adorent au pied des autels
De leur ligue de patriotes :
Des écrivassiers de mon cul
En touchants mélos d'ambigu
Ou romances pour maisons closes
Nous chantent cette horrible chose : La Guerre !

Oui mais, si nous avions la guerre,
Devant le feu, qui donc filerait comme un pet ?
Voyons les cabots de la guerre,
Foutez-nous la Paix !

Notre faux n'abat plus moisson
Sous nos marteaux plus rien ne vibre
Et nos cœurs gardent la chanson
Que lance au vent tout homme libre
Car nos mains dociles ont pris
Les divers outils de carnage
Pour au même plus bas prix
Même sale et stupide ouvrage

Un sou par jour !
Ohé ! Sur tout le chantier de la guerre
C'est pour un sou que l'on tuerait son frère
Un sou par jour !...
En grève, en grève !... en grève et pour toujours.

inviata da Marco Valdo M.I - 3/2/2009 - 19:23



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