Écoutez, dit le Revenant :
C’étaient de grands savants,
Des hommes de science discrets
Des chercheurs des plus secrets,
Des papys attachés à leur boulot.
Ces savants en savaient trop,
On les arrête, ils ont disparu.
Où sont-ils ? On ne les trouve plus.
Là, dans cette prison ; ici, dans ce camp,
Et puis, au bout d’un moment,
Ils meurent dans ces endroits.
De mort naturelle, ça va de soi.
Mon ami l’écrivain dit : c’était fuir
Loin, loin, hors de cette patrie
Ou en prison, ou au camp finir ma vie.
Un soir, j’ai choisi de partir.
En exil, on est des millions ;
Au moins, un million au front
Vont très mal finir.
Regardez ceux qui restent,
Ils acceptent cette dictature funeste,
Ils parient sur son avenir.
Ils sont à l’aise, ils ont le confort ;
Ces bons vivants sourient encore.
Journaliste, je suis déjà condamné
D’avoir dit les faits et les vérités,
De réclamer justice et liberté.
Je suis catalogué « agent de l’étranger ».
À l’intérieur, tout n’est qu’ordre, pouvoir,
Mensonge, intrigues, rumeurs, bruits de couloir,
Détresse, dénonciation, malheur et terreur
Et la Zinovie exporte toutes ces horreurs.
Je rêve de rentrer au pays
Quand ces bandits seront partis.
Chaque nuit, dans mes rêves.
J’imagine qu’ils crèvent.
En vérité, le Guide n’a pas besoin
De fréquenter des humains ;
Pour lui, les hommes sont une menace.
Le Guide est un potentat tenace ;
Sa peau est une écorce,
Il respecte seulement la force.
Croyant, il veut un empire pieux.
Guide glacial, inefficace, incompétent,
Distant, presque un demi-Dieu,
Pour bâtir l’avenir, il prend son temps.
Nouvelle idéologie, nouvelle identité,
Il soigne sa complexe infériorité.
C’étaient de grands savants,
Des hommes de science discrets
Des chercheurs des plus secrets,
Des papys attachés à leur boulot.
Ces savants en savaient trop,
On les arrête, ils ont disparu.
Où sont-ils ? On ne les trouve plus.
Là, dans cette prison ; ici, dans ce camp,
Et puis, au bout d’un moment,
Ils meurent dans ces endroits.
De mort naturelle, ça va de soi.
Mon ami l’écrivain dit : c’était fuir
Loin, loin, hors de cette patrie
Ou en prison, ou au camp finir ma vie.
Un soir, j’ai choisi de partir.
En exil, on est des millions ;
Au moins, un million au front
Vont très mal finir.
Regardez ceux qui restent,
Ils acceptent cette dictature funeste,
Ils parient sur son avenir.
Ils sont à l’aise, ils ont le confort ;
Ces bons vivants sourient encore.
Journaliste, je suis déjà condamné
D’avoir dit les faits et les vérités,
De réclamer justice et liberté.
Je suis catalogué « agent de l’étranger ».
À l’intérieur, tout n’est qu’ordre, pouvoir,
Mensonge, intrigues, rumeurs, bruits de couloir,
Détresse, dénonciation, malheur et terreur
Et la Zinovie exporte toutes ces horreurs.
Je rêve de rentrer au pays
Quand ces bandits seront partis.
Chaque nuit, dans mes rêves.
J’imagine qu’ils crèvent.
En vérité, le Guide n’a pas besoin
De fréquenter des humains ;
Pour lui, les hommes sont une menace.
Le Guide est un potentat tenace ;
Sa peau est une écorce,
Il respecte seulement la force.
Croyant, il veut un empire pieux.
Guide glacial, inefficace, incompétent,
Distant, presque un demi-Dieu,
Pour bâtir l’avenir, il prend son temps.
Nouvelle idéologie, nouvelle identité,
Il soigne sa complexe infériorité.
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