En plein milieu de la guerre,
Le Guide licencie ses ministres
Et limoge ses hauts dignitaires.
Voilà une perspective sinistre,
En plein été, c’est vent d’hiver.
La confiance règne, dit le trouvère.
Dans les allées du pouvoir,
Tant les purges vont bon train,
Certains n’osent plus sortir le soir
Et guettent la venue du matin.
Qui sera le prochain ?
Que réserve demain ?
Et le chanteur de fredonner :
La pendule fait tic tac, tic tac
Et tous les généraux ont le trac
De ce qui peut leur arriver.
Glou, glou, glou font les amiraux
En regardant couler les vaisseaux.
La perspective a changé,
Les sentiers de la gloire sont bouchés.
Nous, dit le soldat, pendant ce temps,
Demain comme hier, là-bas devant,
On n’a pas besoin d’avoir peur ;
Au pire, au matin, on meurt.
Le Guide a fait un rêve,
Un rêve immense et imposant,
D’une lutte sans trêve,
Une guerre de cent ans.
Tout pour la guerre,
Tant pis pour les gens.
Après les pères,
On enverra les enfants.
Moi, dit le revenant, je songe
À une paix qui se prolonge
Et coule éternelle et tranquille,
Dans les campagnes et les villes.
Grand-Mère dit : Les filles d’ici
Comme les filles d’ailleurs
Pendant ces cent ans de malheur
Songent et rêvent elles aussi
Au réveil de la belle endormie.
Leurs voix hautes et claires
Appellent les voix amies
Par delà l’oppression et la guerre
À tracer les voies d’un monde
Plus féminin, moins immonde.
Les femmes pétrissent l’avenir
Des petits d’hommes à venir.
Le Guide licencie ses ministres
Et limoge ses hauts dignitaires.
Voilà une perspective sinistre,
En plein été, c’est vent d’hiver.
La confiance règne, dit le trouvère.
Dans les allées du pouvoir,
Tant les purges vont bon train,
Certains n’osent plus sortir le soir
Et guettent la venue du matin.
Qui sera le prochain ?
Que réserve demain ?
Et le chanteur de fredonner :
La pendule fait tic tac, tic tac
Et tous les généraux ont le trac
De ce qui peut leur arriver.
Glou, glou, glou font les amiraux
En regardant couler les vaisseaux.
La perspective a changé,
Les sentiers de la gloire sont bouchés.
Nous, dit le soldat, pendant ce temps,
Demain comme hier, là-bas devant,
On n’a pas besoin d’avoir peur ;
Au pire, au matin, on meurt.
Le Guide a fait un rêve,
Un rêve immense et imposant,
D’une lutte sans trêve,
Une guerre de cent ans.
Tout pour la guerre,
Tant pis pour les gens.
Après les pères,
On enverra les enfants.
Moi, dit le revenant, je songe
À une paix qui se prolonge
Et coule éternelle et tranquille,
Dans les campagnes et les villes.
Grand-Mère dit : Les filles d’ici
Comme les filles d’ailleurs
Pendant ces cent ans de malheur
Songent et rêvent elles aussi
Au réveil de la belle endormie.
Leurs voix hautes et claires
Appellent les voix amies
Par delà l’oppression et la guerre
À tracer les voies d’un monde
Plus féminin, moins immonde.
Les femmes pétrissent l’avenir
Des petits d’hommes à venir.
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