Le trouvère dit : Parlons un peu
De la paix en amoureux.
Moi, je me souviens d’elle :
Une demoiselle très belle.
Étrangement, à ce qu’il paraît,
Tout le monde veut la paix
Et on ne la fait pas.
Nul ne sait quand elle reviendra.
Il serait temps, dit le soldat
Que vienne le temps de paix.
Mettre fin à la guerre
Ferait le bonheur des civils et des militaires.
La paix, c’est la fin de la guerre
Et inversement, m’a dit le lieutenant,
À qui on ne peut pas la faire.
C’est sa deuxième guerre au lieutenant.
C’est un homme d’expérience,
On peut lui faire confiance.
Il m’a dit sans détour :
La guerre, on y perd toujours.
On y perd son temps et son argent ;
Parfois, le pianiste y perd ses doigts,
Parfois, le violoniste y laisse un bras.
Toujours, le soldat y meurt par accident.
Arrêter la guerre n’a rien de difficile.
On abandonne les combats,
On dépose les armes, on rentre chez soi.
Ce sont là choses agréables et faciles.
Ensuite, soleil ou givre,
Merle ou grive,
L’œil brillant, l’âme vive,
On recommence à vivre.
On ne connaît rien de meilleur.
Alors, demande le Veilleur,
Pourquoi, pourquoi, pourquoi
On ne le franchit pas ce pas ?
Tout simplement, dit Grand-Mère,
Le Guide n’en veut pas.
La paix, la vie, notre bonheur, notre joie
Et toutes ces choses-là, l’indiffèrent.
Son grand jeu à lui, c’est la guerre ;
Il aime jouer aux petits soldats.
Tant plus il en perd, tant plus il en a.
Le Guide a la morale guerrière.
Il aime se montrer, se pavaner,
De lui-même faire grand cas.
À son miroir, le soir, il aime se confier.
Miroir, beau miroir, qui est le premier ?
De la paix en amoureux.
Moi, je me souviens d’elle :
Une demoiselle très belle.
Étrangement, à ce qu’il paraît,
Tout le monde veut la paix
Et on ne la fait pas.
Nul ne sait quand elle reviendra.
Il serait temps, dit le soldat
Que vienne le temps de paix.
Mettre fin à la guerre
Ferait le bonheur des civils et des militaires.
La paix, c’est la fin de la guerre
Et inversement, m’a dit le lieutenant,
À qui on ne peut pas la faire.
C’est sa deuxième guerre au lieutenant.
C’est un homme d’expérience,
On peut lui faire confiance.
Il m’a dit sans détour :
La guerre, on y perd toujours.
On y perd son temps et son argent ;
Parfois, le pianiste y perd ses doigts,
Parfois, le violoniste y laisse un bras.
Toujours, le soldat y meurt par accident.
Arrêter la guerre n’a rien de difficile.
On abandonne les combats,
On dépose les armes, on rentre chez soi.
Ce sont là choses agréables et faciles.
Ensuite, soleil ou givre,
Merle ou grive,
L’œil brillant, l’âme vive,
On recommence à vivre.
On ne connaît rien de meilleur.
Alors, demande le Veilleur,
Pourquoi, pourquoi, pourquoi
On ne le franchit pas ce pas ?
Tout simplement, dit Grand-Mère,
Le Guide n’en veut pas.
La paix, la vie, notre bonheur, notre joie
Et toutes ces choses-là, l’indiffèrent.
Son grand jeu à lui, c’est la guerre ;
Il aime jouer aux petits soldats.
Tant plus il en perd, tant plus il en a.
Le Guide a la morale guerrière.
Il aime se montrer, se pavaner,
De lui-même faire grand cas.
À son miroir, le soir, il aime se confier.
Miroir, beau miroir, qui est le premier ?
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