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Willkommen in Deutschland

Die Toten Hosen
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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(Die Toten Hosen)
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(Die Toten Hosen)
La Guerre de Cent mille ans
(Marco Valdo M.I.)


[1993]
Scritta da Andreas Frege (Campino)
Musica di Michael Breitkopf (Breiti)
Nell'album "Kauf mich!“

Kauf mich!
Dies ist das Land, in dem man nicht versteht,
dass FREMD kein Wort für FEINDLICH ist,
in dem Besucher nur geduldet sind,
wenn sie versprechen, dass sie bald wieder gehen.
Es ist auch mein Zuhaus, selbst wenn’s ein Zufall ist
und irgendwann fällt es auch auf mich zurück,
wenn ein Mensch aus einem anderen Land
ohne Angst hier nicht mehr leben kann.
Weil täglich immer mehr passiert,
weil der Hass auf Fremde eskaliert
und keiner weiß, wie und wann man diesen Schwachsinn stoppen wird.

Es ist auch mein Land,
und ich kann nicht so tun, als ob es mich nichts angeht.
Es ist auch Dein Land,
und Du bist schuldig, wenn Du Deine Augen davor schließt.

Dies ist das Land, in dem so viele schweigen,
wenn Verrückte auf die Straße gehen,
um der ganzen Welt und sich selbst zu beweisen,
dass die Deutschen wieder die Deutschen sind.
Diese Provokation, sie gilt mir und Dir,
denn auch Du und ich, wir kommen von hier.
Kein Ausländer, der uns dabei helfen kann,
dieses Problem geht nur uns allein was an.
Ich hab keine Lust, noch länger zuzusehn,
ich hab’s satt, nur zu reden und rumzustehn,
vor diesem Feind werde ich mich nicht umdrehn.

Es ist auch mein Land,
und ich will nicht, dass ein viertes Reich draus wird.
Es ist auch Dein Land,
steh auf und hilf, dass blinder Hass es nicht zerstört.
Es ist auch mein Land,
und sein Ruf ist sowieso schon ruiniert.
Es ist auch Dein Land,
komm wir zeigen, es leben auch andere Menschen hier.

inviata da Bernart Bartleby - 23/2/2020 - 15:27




Lingua: Italiano

Traduzione italiana / Italienische Übersetzung / Italian translation / Traduction italienne / Italiankielinen käännös:
Riccardo Venturi, 25-02-2020 08:07
BENVENUTI IN GERMANIA

Questo è il paese in cui non si capisce
che STRANIERO non significa NEMICO,
in cui gli ospiti sono tollerati
solo se promettono di andarsene via presto.
È anche casa mia, anche se è un caso,
e, prima o poi, si ripercuoterà anche su di me
se una persona che viene da un altro paese
non può più vivere qui senza angoscia.
Perché ogni giorno accade sempre di più,
perché l'odio per gli stranieri ha un'escalation
e nessuno sa come e quando si fermerà questa follia.

È anche il mio paese,
e non posso fare come se non mi riguardi affatto.
È anche il Tuo Paese
e Tu sei colpevole, se di fronte a questo chiudi gli occhi.

Questo è il paese in cui moltissimi tacciono
se dei pazzi se ne vanno per la strada
a mostrare al mondo intero e a se stessi
che i tedeschi sono tornati a esser tedeschi.
Questa provocazione vale per me e per Te,
perché, sia Tu che io, anche noialtri siamo di qui.
Non c'è straniero che in questo possa aiutarci,
questo problema riguarda soltanto noialtri.
Io non ho voglia di stare ancora lì a guardare,
ne ho abbastanza solo di parlare e di girarci attorno,
davanti a questo nemico non mi volterò dall'altra parte.

È anche il mio paese,
e non voglio che diventi un quarto Reich.
È anche il Tuo paese,
ribèllati e aiuta a che l'odio cieco non lo distrugga.
È anche il mio paese,
e comunque la sua reputazione è già rovinata.
È anche il tuo paese,
vieni e mostriamo che ci vive anche gente diversa.

25/2/2020 - 08:07




Lingua: Francese

Version française – BIENVENUE EN ALLEMAGNE – Marco Valdo M.I. – 2020
d’après la version italienne BENVENUTI IN GERMANIA de Riccardo Venturi
d’une Chanson allemande – Willkommen in Deutschland – Die Toten Hosen – 1993
Texte : Andreas Frege (Campino)
Musique : Michael Breitkopf (Breiti)
Album « Kauf mich ! »

Dialogue Maïeutique

WIR SIND EIN VOLK  <br />
Nous sommes un Peuple
WIR SIND EIN VOLK
Nous sommes un Peuple


Figure-toi, Lucien l’âne mon ami, que j’avais eu l’idée saugrenue de publier cette version française de « Willkommen in Deutschland » – « Bienvenue en Allemagne » sans notre petite conversation préliminaire. Je devais sans doute être un peu las ou distrait ou préoccupé par autre chose. J’y avais cependant joint la photo d’une manifestation d’apparence pacifique de nationalistes allemands d’aujourd’hui, que j’avais pris soin d’illustrer d’une courte légende – en fait, la traduction du texte de la banderole en tête de cet émouvant cortège familial et national : « Wir sind ein Volk » – « Nous sommes un peuple ». J’en avais presque fini quand je me suis ravisé.

Et tu as bien fait, Marco Valdo M.I. mon ami, car autrement, à quoi aurais-je servi ici et surtout, car à voir ce slogan, j’en ai tous les poils qui se dressent. Des souvenirs anciens se rappellent à ma mémoire. Enfin, on sait ce qui arrive lorsque les Allemands veulent devenir un peuple. Inévitablement, on complète la sentence, comme je pense que le font ces « aimables marcheurs » et avec les mêmes mots qui sont de triste tradition : en allemand : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer », ce qui donnerait en français : « Un Peuple, un Empire, un Guide » et en italien : « Un Popolo, un Impero, un Duce » ou quelque chose d’approchant et pour tous, en avant, marche ! Et bien sûr, ils marchent.

Je vois que tu as compris mon intention, répond Marco Valdo M.I., qui était double : celle de démythifier le peuple et celle de faire voir en dehors de l’Allemagne qu’il existe des Allemands qui ne veulent pas, ne veulent plus de ce fameux peuple.

Dans le fond, dit Lucien l’âne, c’est une seule et même chose : démythifier le peuple et ne plus vouloir de ce peuple.

Tu vois, Lucien l’âne mon ami, la démythification du peuple est la base de la mise en cause des attitudes racistes, xénophobes, méchantes et stupides du nationalisme, dont il importe peu – pour m’en tenir à cette petite partie du monde – qu’il soit russe, allemand, français, belge, autrichien, hongrois, italien, espagnol, etc. Ce qui caractérise le peuple, c’est son grégarisme, son goût de l’attroupement et son inévitable transformation en troupeau et ensuite, d’exaltation en exaltation, en meute.

Oh, dit Lucien l’âne, je connais cette façon d’être et j’ai vu les effets de cette gradation, laquelle est inévitable dès l’instant où on pense « peuple ». Des siècles de barbaries et de guerres ont montré combien cette mécanique est redoutable, menaçante et finalement, massacrante. Et à mon tour, j’insiste sur le fait qu’elle s’applique à n’importe quel peuple à n’importe quel moment de l’histoire humaine qui, jusqu’ici, se confond avec La Guerre de Cent mille ans que les riches et les puissants mènent contre les pauvres et les pacifiques afin d’imposer leur domination, d’étendre leurs possessions, etc. Dans les périodes de calme, où les affrontements sont feutrés, où on ne s’étripe pas militairement, où n’écrase pas les civils sous les coups des gens d’armes, où l’on vit dans une sorte de trêve sociétale, le peuple vit sous la forme du troupeau ; dans les périodes d’affrontements, le peuple prend alors la forme de la meute, il se transforme en un être vindicatif, en un agglomérat haineux, tel que le décrit la Tyrolienne haineuse, se mue en assassin collectif, en une hydre aux innombrables crânes tondus. Mais arrêtons-nous ici, sinon on n’en finira pas aujourd’hui ; ainsi tissons le linceul de ce vieux monde haineux, glauque, malodorant et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
BIENVENUE EN ALLEMAGNE

Ce pays est le pays où on ne comprend pas,
Que penser l’étranger comme ennemi, ça ne va pas.
Où les visiteurs sont seulement tolérés,
S’ils promettent de bientôt s’en retourner.
C’est aussi ma maison, même si c’est un aléa,
Un jour ou l’autre, ça finira par retomber sur moi,
Si un homme d’un autre pays,
Ne peut plus vivre ici sans souci.
Chaque jour, toujours plus, il en arrive
Et la haine des étrangers augmente
Et personne ne sait de quelle manière
Ni quand s’arrêtera cette manie démente.

C’est aussi mon pays,
Et je ne peux pas faire comme si
Ça ne me concernait pas.
C’est aussi votre pays,
Et vous êtes coupable si
Vous acceptez ça.

Ce pays est le pays où se taisent tant de gens,
Où des fous dans les rues s’en vont défiler
Pour prouver à eux-mêmes et au monde entier
Que les Allemands sont à nouveau des Allemands.
Cette provocation nous concerne vous et moi,
Car aussi nous sommes d’ici, moi comme vous ;
Ce problème ne concerne que nous :
Aucun étranger ne peut nous aider à régler ça.
Je n’ai aucune envie de rester ici,
Ni de supporter plus longtemps ça,
Je suis fatigué de parler et de rester là,
Je ne tournerai pas le dos à cet ennemi.

C’est aussi mon pays,
Et d’un quatrième Reich, je ne veux pas.
C’est aussi votre pays,
Faites que la haine aveugle ne le détruise pas.
C’est aussi mon pays,
Et sa réputation est déjà ruinée quoi qu’il en soit
C’est aussi votre pays,
Montrons que d’autres hommes vivent ici aussi.

inviata da Marco Valdo M.I. - 25/2/2020 - 20:43




Lingua: Finlandese

Traduzione finlandese / Finnish translation / Traduction finnoise / Finnische Übersetzung / Suomennos: Juha Rämö

Chemnitz / Kamjenica (former Karl-Marx-Stadt in GDR times): Nazi demonstration in front of Karl Marx monument.
Chemnitz / Kamjenica (former Karl-Marx-Stadt in GDR times): Nazi demonstration in front of Karl Marx monument.
TERVETULOA SAKSAAN

Tämä on maa, jossa ei ymmärretä,
että VIERAS ei ole sama kuin VIHOLLINEN,
jossa kävijöitä suvaitaan vain,
jos he lupaavat palata pian omiin maihinsa.
Se on myös minun kotimaani, joskin vain sattumalta,
ja joskus minäkin saan osani siitä,
että muualta tulleet
eivät enää voi elää täällä vailla pelkoa.
Koska päivä päivältä tapahtuu yhä enemmän,
koska muukalaisviha lisääntyy
eikä kukaan tiedä, kuinka tämä hulluus saadaan loppumaan.

Tämä on myös minun maani
enkä voi siksi olla ikään kuin nämä asiat eivät kuuluisi minulle.
Tämä on myös sinun maasi,
ja sinä olet syyllinen, jos suljet niiltä silmäsi.

Tämä on maa, jossa niin monet vaikenevat,
kun mielipuolet lähtevät kaduille
todistaakseen koko mailmalle ja itselleen,
että saksalaiset ovat jälleen saksalaisia.
Tämä on provokaatio, joka koskee myös minua ja sinua,
sillä myös me olemme täältä kotoisin.
Kukaan ulkomaalainen ei voi meitä auttaa,
tämä on yksin meidän ongelmamme.
En halua enää vain katsella sivusta,
olen saanut tarpeekseni puhumisesta ja seisoskelusta.
Tälle viholliselle en aio enää kääntää selkääni.

Tämä on myös minun maani
enkä halua, että siitä tulee neljäs valtakunta.
Tämä on myös sinun maasi,
nouse siis auttamaan, jotta sokea viha ei tuhoa sitä.
Tämä on myös minun maani,
jonka maine on joka tapauksessa mennyttä.
Tämä on myös sinun maasi,
tule niin näytetään, että tässä maassa elää myös toisenlaisia ihmisiä.

inviata da Juha Rämö - 26/4/2020 - 23:26



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