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Το τραγούδι του στρατιώτη [H μπαλάντα του στρατιώτη

Manos Hatzidakis / Μάνος Χατζιδάκις

Lista delle versioni e commenti


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(Jean Arnulf)
Und was bekam des Soldaten Weib?
(Bertolt Brecht)
La chanson de Chveik le soldat
(Marco Valdo M.I.)


I baláda tou stratióti
[1957]
Από τον Κύκλο με την κιμωλία (1945) του Μπέρτολντ Μπρεχτ
Μετέφρασε στα ελληνικά o Οδυσσέας Ελύτης
Μουσική: Μάνος Χατζιδάκις
Πρώτη εκτέλεση: Γιώργος Μούτσιος
'Αλμπουμ: Ο κύκλος με την κιμωλία
Dal Cerchio di gesso del Caucaso (1945) di Bertolt Brecht
Traduzione greca di Odysseas Elytis
Musica: Manos Hatzidakis (Hadjidakis)
1a interpretazione: Giorgos Moutsios
Album: Ο κύκλος με την κιμωλία ("Il cerchio di gesso")

Lyrics: From Bertolt Brecht's The Caucasian Chalk Circle (1945)
Translated into Greek by Odysseas Elytis
First performed by Yorgos Moutsios
Album: Ο κύκλος με την κιμωλία ("The Chalk Circle")
Tiré du Cercle de craie caucasien (1945) de Bertolt Brecht
Traduit en grec par Odysséas Elytis
Musique: Manos Hadjidakis
Première interprétation: Yorgos Moutsios
Album: Ο κύκλος με την κιμωλία ("Le cercle de craie")

Bertolt Brechtin Kaukaasialaisesta liitupiirista (1945)
Kreikankielinen käännös: Odysseas Elytis
Sävel: Manos Hatsidakis (Hadjidakis)
Laulun ensimmäinen tulkki: Giorgos Moutsios
Albumi: Ο κύκλος με την κιμωλία (“Liitupiiri”)

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La storica traduzione greca del Cerchio di gesso del Caucaso (Der kaukasische Kreidekreis, 1945) di Bertolt Brecht fu effettuata tra il 1954 e il 1956 da Odysseas Elytis, il futuro Premio Nobel per la letteratura nel 1979 (quest'anno, quindi, è il 40° anniversario di quell'assegnazione). Con la scenografia di Karolos Koun e le musiche originali di Manos Hatzidakis, il dramma fu rappresentato al Teatro dell'Arte (Θέατρο Τέχνης) di Atene nel 1957. Il cantante Giorgos Moutsios, che faceva parte della troupe teatrale originale, incise in seguito un album, vero e proprio “Q-Disc” contentente le quattro canzoni tratte dal dramma, intitolato: Μάνος Χατζιδάκι Τέσσερα τραγούδια του Οδυσσέα Ελύτη από τον “Κύκλο με την Κιμωλία” (“Quattro canzoni di Odysseas Elytis musicate da Manos Hatzidakis dal “Cerchio di gesso del Caucaso”); al piano era accompagnato da Manos Hatzidakis stesso. Praticamente all'unanimità, la rappresentazione continua ad essere giudicata come una delle vette del teatro contemporaneo ellenico; si trattava, peraltro, della prima rappresentazione brechtiana in Grecia, ad un solo anno dalla sua morte. Dall'album, il titolo originale della canzone risulta essere Τὸ τραγοῦδι τοῦ στρατιώτη ("La canzone del soldato"), ma in seguito si è diffuso e generalizzato il titolo di Μπαλάντα του στρατιώτη ("Ballata del soldato"). Qui ripristiniamo comunque il titolo originale. [RV]

kyklostessera
Την ώρα που ο λεβέντης
στον πόλεμο κινούσε
η αγαπημένη του έκλαιγε
και τον παρακαλούσε:

Μακριά στη μάχη σαν βρεθείς
καλέ μου, έχε το νου σου
φυλάξου από τη μάνητα
κι απ’ το σπαθί του οχτροῦ σου.

Μπροστά πολύ μην προχωρείς
πίσω μην απομένεις
μπροστά φωτιά, πίσω φωτιά
καταμεσής να μένεις.

Μονάχα ξέρει ο μεσιανός
να τρέξει να πηδήξει
κι αυτός μονάχα σπίτι του
μια μέρα θα γυρίσει.

inviata da Dq82 - Ελληνικό Τμημα των ΑΠΤ "Gian Piero Testa" - 1/3/2019 - 17:44




Lingua: Italiano

Gian Piero Testa.
Gian Piero Testa.

Traduzione italiana di Gian Piero Testa
stixoi.info,
Gian Piero Testa © 01-01-2008 @ 15:26
Μετέφρασε στα ιταλικά ο Τζαν Πιέρο Τέστα
stixoi.info,
Gian Piero Testa © 01-01-2008 @ 15:26
Italian translation by Gian Piero Testa
stixoi.info,
Gian Piero Testa © 01-01-2008 @ 15:26
Traduction italienne de Gian Piero Testa
stixoi.info,
Gian Piero Testa © 01-01-2008 @ 15:26
Gian Piero Testan italiankielinen käännös
stixoi.info,
Gian Piero Testa © 01-01-2008 @ 15:26


Nota. La traduzione era stata indicata in un primo momento come proveniente da Lyricstranslate, che rimandava peraltro correttamente alla fonte da stixoi.info. Quella che è apparsa è, come dubitarne, una traduzione di Gian Piero Testa fatta nel 2008. E ci fa, come è immaginabile, particolarmente piacere. [RV]
LA BALLATA DEL SOLDATO

Nell'ora in cui il prode
si muoveva per la guerra
piangeva la sua amata
e lo pregava così:

- Quando ti troverai lontano in battaglia
amato mio, tienilo bene a mente
proteggiti dalla furia
e dalla spada del nemico.

Troppo avanti non andare
indietro non rimanere
davanti fuoco, dietro fuoco
ben in mezzo devi restare.

Solo chi sta nel mezzo sa
correre e saltare
e solo quello alla sua casa
un bel giorno tornerà.

inviata da Dq82 - Ελληνικό Τμημα των ΑΠΤ "Gian Piero Testa" - 1/3/2019 - 17:50




Lingua: Inglese

English version / Versione inglese / Version anglaise / Englanninkielinen versio:
Riccardo Venturi, 2-3-2019 22:47

This is a rather free adaptation of the Greek lyrics.
SOLDIER'S SONG

The hour that the valiant man
Was heading for the war,
His sweetheart was crying
And begged him in sorrow:

When you fight in the battle,
My love, I beg you, be careful!
Protect yourself from enemies,
From their fury and their swords.

Don't avance too far ahead
And don't stay behind, either;
There's fire in front and on back,
Stay always in the middle.

Only the man in the middle
Can get out and run away.
It's only him, one fine day,
Who will come back home.

2/3/2019 - 22:48




Lingua: Francese

Version française – LA BALLADE DU SOLDAT – Marco Valdo M.I. – 2019
d’après la version italienne – LA BALLATA DEL SOLDATO – Gian Piero Testa – 2008
d’une chanson grecque – Η μπαλάντα του στρατιώτη – Manos Hatzidakis / Μάνος Χατζιδάκις – 1957
Texte : Odysseas Elytis
Musique : Manos Hatzidakis / Hadjidakis
Première interprétation : Giorgos Moutsios

Dialogue Maïeutique
Le soldat et sa belle
Une ballade pour un soldat, mon ami Marco Valdo M.I., il doit y en avoir eu depuis la nuit des temps. Des temps où il y avait des soldats, bien entendu.

Bien sûr, Lucien l’âne mon ami, il est en langue française une de ces ballades qui est fort connue des mélomanes, une ballade sans doute parmi les plus célèbres, est celle de L'Histoire du Soldat de Charles-Ferdinand Ramuz, un écrivain vaudois et musiquée par Igor Stravinski, un musicien russe. A priori, on peut toujours l’adjoindre à celle-ci. Cependant, à bien considérer la chose, on s’aperçoit que cet opéra-ballet-chanson est la suite de celle-ci d’Odysseas Elytis. Le soldat de Ramuz rentre chez lui :

« Entre Denges et Denezy,
Un soldat qui rentre chez lui...
Quinze jours de congé qu'il a,
Marche depuis longtemps déjà.
A marché, a beaucoup marché. »


Peut-être a-t-il, comme le soldat de Francis Lemarque - Quand un soldat, eu de la chance :

« Quand un soldat revient de guerre, il a
Simplement eu de la veine et puis voilà. »


Tandis que celui de la chanson d’Odysseas Elytis n’est pas encore parti à la guerre et reçoit les conseils de sa belle – des conseils de prudence, bien évidemment.

Ah, dit Lucien l’âne, on pourrait presque les mettre bout à bout et en faire une seule. Elle instruirait les gens.

Bonne idée, dit Marco Valdo M.I., d’autant qu’en cherchant un peu dans les Chansons contre la Guerre – en tapant le mot « soldat » dans la recherche, on en trouve des dizaines d’autres, par exemple : celle(s) du soldat mort (Legende vom toten Soldaten), du soldat inconnu (Le soldat inconnu) ou du soldat Chveik (La chanson de Chveik le soldat) ou encore du Le Déserteur. On pourrait en faire tout un spectacle à vocation hautement pédagogique, car il est toujours utile dans La Guerre de Cent mille ans de savoir certaines choses, même si ici, ces derniers temps, on ne fait plus beaucoup la guerre déguisés en soldats.

Oui, oui, Marco Valdo M.I. mon ami, mais tel n’est pas notre rôle à nous qui ne sommes rien, rien de rien que de simples spectateurs des guerres et qui n’avons de cesse de tisser le linceul de ce vieux monde carboné, pétrolé, mazouté, militarisé (avant d’être un jour, si l’on n’y prend garde) atomiqué, atomisé et cacochyme

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA BALLADE DU SOLDAT

À l’heure où le brave
S’en allait la guerre.
Sa bien-aimée pleura
Et le supplia comme ça :

– Quand tu seras là-bas dans la bataille
Mon aimé, garde bien en tête.
De te protéger de la furie
Et de l’épée ennemies.

Il ne faut pas aller trop devant,
Il ne faut pas rester à l’arrière :
Le feu devant, le feu derrière,
Tu dois rester au mitan.

Seul celui qui est au milieu sait
Courir et sauter
Et chez lui, seul celui-là
Un beau jour reviendra.

inviata da Marco Valdo M.I. - 2/3/2019 - 17:55




Lingua: Francese

Version française – LA BALLADE DU SOLDAT (autre version) – Marco Valdo M.I. – 2019
d’après la version italienne – LA BALLATA DEL SOLDATO – Gian Piero Testa – 2008
d’une chanson grecque – Η μπαλάντα του στρατιώτη – Manos Hatzidakis / Μάνος Χατζιδάκις – 1957
Texte : Odysseas Elytis
Musique : Manos Hatzidakis / Hadjidakis
Première interprétation : Giorgos Moutsios

Dialogue Maïeutique

SOLDAT


Mon ami Lucien l’âne, comme il m’arrive souvent, j’étais distrait, j’étais préoccupé pas plus tard que tout à l’heure par d’autres choses et de ce fait, j’avais oublié que j’avais fait une autre version de cette chanson. En rangeant mes papiers, je me suis dit que tout compte fait, deux versions valent mieux qu’une.

Je suis assez de ton avis, Marco Valdo M.I., et j’ai souvent développé cette idée. Il me semble même que c’est un des moteurs de cette gigantesque compilation des Chansons contre la Guerre et une des choses qui font leur charme si exotique.

En effet, Lucien l’âne mon ami, c’est l’art de la redondance créatrice, qui est l’enfant naturelle de la sélection de Mère Nature. Un concept darwinien, en quelque sorte.

Une bonne idée, cette redondance darwinienne, dit Lucien l’âne ; de toute façon, sans elle, nous ne serions pas là à ânonner nos âneries. Poursuivons et tissons le linceul de ce vieux monde changeant, multiple, splendide, autocréateur, autodestructeur et cacochyme

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

J’en étais là, dit Marco Valdo M.I. et puis, Riccardo Venturi m’a demandé d’insérer la traduction de son introduction à cette chanson :

« Cher Marco Valdo, peut-être faudra-t-il que tu ajoutes la traduction de ma petite introduction à ton dialogue maïeutique. En effet, ce n’est qu’une petite introduction historique qui rétablit un peu la vérité: il ne s’agit pas d’un poème d’Odysséas Elytis, mais bel et bien de sa traduction grecque du “Cercle de Craie caucasien” de Bertolt Brecht. Et voilà : juste ce que tu avais déjà deviné, ou compris par intuition, en nommant la Légende du soldat mort et la Chanson de Chveik le soldat. Merci ! »

et donc la voici :

« La traduction historique grecque du Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht (Der kaukasische Kreidekreis, 1945) a été faite entre 1954 et 1956 par Odysseas Elytis, futur prix Nobel de littérature en 1979 (cette année est donc le 40ème anniversaire de ce prix). Avec la scénographie de Karolos Koun et la musique originale de Manos Hatzidakis, la pièce a été jouée au Théâtre d’Art (Θέατρο Τέχνης) à Athènes en 1957. Le chanteur Giorgos Moutsios, qui faisait partie de l’équipe originale du théâtre, a ensuite enregistré un album, un véritable "Q-Disc" contenant les quatre chansons de la pièce, intitulé : Μάνος Χατζιδάκι Τέσσερα τραγούδια του Οδυσέα Ελύτη από τον "Κύκλο με την Κιμωλία " ("Quatre chansons d’Odysseas Elytis sur une musique de Manos Hatzidakis du « Cercle de Craie caucasien ») ; au piano, il était accompagné par Manos Hatzidakis lui-même. Pratiquement à l’unanimité, le spectacle continue d’être considéré comme l’un des sommets du théâtre hellénique contemporain ; il s’agissait d’ailleurs de la première représentation brechtienne en Grèce, un an seulement après sa mort. À partir de l’album, le titre original de la chanson est Τὸ τραγοῦδι τοῦ στρατιώτη ("La canzone del soldato"), mais plus tard le titre de Μπαλάντα του στρατιώτη ("Ballata del soldato") s’est répandu et s’est généralisé. Ici, cependant, nous restaurons le titre original. [RV] "


Et cette note de Ventu m’a amené à découvrir ce que je crois être la raison du changement de titre. En fait, il existait déjà une « Το τραγούδι του στρατιώτη » de Κωστής Παλαμάς (1859-1943), qui avait été publiée en 1885. Je laisse cependant à Riccardo Venturi le soin de traduire ce texte et de l’insérer dans les CCG.

Une dernière petite remarque cependant, La chanson de Chveik le soldat n’est pas inspirée de Bertolt Brecht, mais bien directement des « Aventures du brave soldat Chveik » de Jaroslav Hasek, (je le sais, car j’en suis l’auteur), comme on peut le lire en tête de la publication :

« La chanson de Chveik le soldat : Chanson française très respectueuse de l’honneur militaire. 13 août 2008 – À la gloire de Jaroslav Hasek et de l’immortel soldat Chveik et son lieutenant Lucas. A priori sur l’air d’un autre Cacanien intitulé : « Ah, vous dirais-je, Maman… », le dénommé Wolfgang Amadeus Mozart, qui aurait bien aimé Chveik. »
LA BALLADE DU SOLDAT (autre version)

À l’heure où le brave
S’en allait la guerre,
Sa bien-aimée pleura
Et supplia ainsi le soldat :

La bataille n’est pas une fête
Et, mon amour, garde bien en tête
De te protéger de la furie
Et des épées ennemies.

Ne te mets pas à l’avant,
Ne reste pas à l’arrière :
Le feu est devant, le feu est derrière,
Toi, tu dois rester au mitan.

Seul celui qui est au milieu sait
Courir et sauter
Et chez lui, seul celui-là
Un beau jour reviendra.

inviata da Marco Valdo M.I. - 3/3/2019 - 10:02




Lingua: Tedesco

Deutsche Übersetzung / Traduzione tedesca / German translation / Traduction allemande / Saksankielinen käännös:
Balinger, stixoi.info 19-08-2014
DIE BALLADE DES SOLDATEN

In der Stunde als der junge Mann
in den Krieg zog
da weinte seine Liebste
und flehte ihn an:

Wenn du weit weg im Kampfe stehst
pass auf mein Liebster
Hüte dich vor der Raserei
und dem Schwert deines Feindes.

Geh nicht weit voraus
und bleib nicht weit zurück
vorne Feuer, hinten Feuer
bleibe in der Mitte.

Nur der in der Mitte weiß
zu rennen und zu springen
und nur er wird eines Tages
nach Hause zurückkehren.

inviata da Riccardo Venturi - Ελληνικό Τμήμα των ΑΠΤ "Gian Piero Testa" - 2/3/2019 - 22:14




Lingua: Serbo

Српски превод / Traduzione serba / Serbian translation / Traduction serbe / Serbiankielinen käännös:
neraidaBGD Ivana, 03-05-2016
БАЛАДА ВОЈНИКА [1]

Када је јунак
пошао у бој
његова драга је плакала
и молила га

Тамо далеко, док будеш ратовао
драги, води рачуна
чувај се гнева
и мача непријатеља

Не иди испред свих
немој ни заостајати
напред је ватра, као и позади
остани негде на средини

Само онај ко је у средини
може да потрчи, да скочи
и само ће се он својој кући
једног дана вратити
[1] BALADA VOJNIKA

Kada je junak
pošao u boj
njegova draga je plakala
i molila ga

Tamo daleko, dok budeš ratovao
dragi, vodi računa
čuvaj se gneva
i mača neprijatelja

Ne idi ispred svih
nemoj ni zaostajati
napred je vatra, kao i pozadi
ostani negde na sredini

Samo onaj ko je u sredini
može da potrči, da skoči
i samo će se on svojoj kući
jednog dana vratiti.

inviata da Riccardo Venturi - Ελληνικό Τμήμα των ΑΠΤ "Gian Piero Testa" - 2/3/2019 - 22:22




Lingua: Finlandese

Traduzione finlandese / Finnish translation / Traduction finnoise / Μετέφρασε στα φινλανδικά / Suomennos: Juha Rämö - Iούχα Ρέμοε
SOTILAAN LAULU

Kun nuoren urhon oli aika
lähteä sotimaan,
hänen rakkaimpansa itki
ja aneli suruissaan:

Kun joudut taisteluun,
ole varovainen, rakkaani!
Suojele itseäsi viholliselta,
hänen raivoltaan ja miekaltaan.

Älä etene liian kauas
äläkä jää muista jälkeen,
sillä tuli on edessä ja takana.
Pysy aina keskellä.

Vain se, joka on keskellä,
pääsee pakoon
ja voi jonain päivänä
palata kotiin.

inviata da Juha Rämö - 11/3/2019 - 12:41




Lingua: Tedesco

Il testo originale tedesco: Bertolt Brecht, Der kaukasische Kreidekreis (Il Cerchio di gesso del Caucaso), pp. 61/62 (ed. Suhrkamp Verlag)
Der deutsche Originaltext: Bertolt Brecht, “Der kaukasische Kreidekreis”, S. 61/62 (Suhrkamp Verlag)
The German original text: Bertolt Brecht, “Der kaukasische Kreidekreis” (The Caucasian Chalk Circle), pp. 61/62 (Suhrkamp Verlag publishing house)
Le texte original allemand: Bertolt Brecht, “Der Kaukasische Kreidekreis” (Le cercle de craie caucasien), pp. 61/62 (éd. Suhrkamp Verlag)
Alkuperäinen saksankielinen teksti: Bertolt Brecht, “Der kaukasische Kreidekreis” (Kaukaasialainen liitupiri), sivut 61/62 (Suhrkamp Verlag)


kaukrei


GRUSCHE singt beim Weben:
Aus machte der Liebe sich auf, zu gehen
Von lief die Anverlobte bettelnd ihm nach
Bettelnd und weinend, weinend und belehrend:
Liebster mein, Liebster mein
Wenn du nun ziehst in den Krieg
Wenn du nun fichtst gegen die Feinde
Sturz dich nicht vor den Krieg ¨
Und fahr nicht hinter dem Krieg
Vorne ist ein rotes Feuer
Hinten ist roter Rauch.
Halt dich in des Krieges Mitten
Halt dich an den Fahnenträger.
Die ersten sterben immer
Die letzten werden auch getroffen
Die in der Mitten kommen nach Haus.

inviata da Dq82 - 3/3/2019 - 09:44




Lingua: Inglese

La traduzione originale inglese di Eric Bentley (1948)
Englische Originalübersetzung von Eric Bentley (1948)
Original English translation by Eric Bentley (1948)
Traduction originelle anglaise: Eric Bentley (1948)
Eric Bentleyn Alkuperäinen englanninkielinen käännös (1948)


caucasian
Bertolt Brecht and Eric Bentley in 1948.
Bertolt Brecht and Eric Bentley in 1948.




GRUSHA (sings while weawing)
The loved one prepared to go
And his betrothed ran after him pleading
Pleading and in tears, tearfully admonishing:

Dearest love, dearest love
If you must go off to war
If you must fight in the hard battle
Don't run ahead of the war
And don’t lag behind the war
Up in front there is red fire
In the rear there is red smoke.
Keep in the middle of the war
Stay close to the banner bearer.
The first are always sure to die
The last are sure to be struck down as well
Those in the middle come home again.

inviata da Dq82 - 3/3/2019 - 09:50


Cher Marco Valdo, peut-être faudra-t-il que tu ajoutes la traduction de ma petite introduction à ton dialogue maïeutique. En effet, ce n'est qu'une petite introduction historique qui rétablit un peu la vérité: il ne s'agit pas d'un poème d'Odysséas Elytis, mais bel et bien de sa traduction grecque du “Cercle de craie caucasien” de Bertolt Brecht. Et voilà: juste ce que tu avais déjà déviné, ou compris par intuition, en nommant la Légende du soldat mort et la Chanson de Chveik le soldat. Merci!

Riccardo Venturi - 2/3/2019 - 22:11


PS. Sarebbe anche il caso di cercare il testo originale tedesco della canzone di Brecht del Cerchio di gesso del Caucaso; disgraziatamente, non ce l'ho in tedesco a casa e non mi riesce trovarlo in rete. Qualcuno ha la possibilità di farlo?

Riccardo Venturi - 2/3/2019 - 22:52


The Caucasian Chalk Circle, a play consisting of a prologue and five scenes by Bertolt Brecht, first produced in English in 1948 and in German as Der kaukasische Kreidekreis in 1949. The work is based on the German writer Klabund’s play Der Kreidekreis (1924), itself a translation and adaptation of a Chinese play from the Yuan dynasty (1206–1368).

Brecht’s play is set within the context of a dispute over land claimed by two communes in the Soviet Union after World War II. The main action of the play consists of a parable that is performed to celebrate the decision in the dispute. The parable, set during a feudal insurrection in the 13th century, concerns the struggle of two women over the custody of a child. The dispute between the governor’s wife, who abandoned the child during the insurrection, and the young servant who saved the child and cared for him is settled by an eccentric judge who places the child in a chalk circle and declares that whichever woman can pull him from the circle will be granted custody. When the servant, not wanting to harm the child, lets the governor’s wife have him, she is awarded the child, having demonstrated greater love than the natural mother.

©2019 Encyclopædia Britannica, Inc.

Quindi il testo originale dovrebbe essere in inglese

Dq82 - 3/3/2019 - 09:41


Nel rimettere ulteriormente in ordine questa pagina complessa, rispondo anche alla questione posta da DQ82 riguardo al testo originale del "Cerchio di gesso del Caucaso".

L'opera teatrale fu scritta da Bertolt Brecht nel 1944 mentre si trovava negli Stati Uniti, e fu scritta (ovviamente) in tedesco. Fu poco dopo tradotta in inglese da Eric Russell Bentley, suo amico personale e, a sua volta, drammaturgo, critico teatrale, cantante e, appunto, traduttore (Eric Bentley, nato il 14 settembre 1916 in Inghilterra ma naturalizzato statunitense, è ancora vivo e vegeto alla bella età di quasi 103 anni).

In effetti, il "Cerchio di gesso del Caucaso" fu rappresentato per la prima volta nella traduzione inglese, una produzione studentesca avvenuta nel 1948 al Carleton College di Northfield, in Minnesota. La prima nell'originale tedesco avvenne invece il 7 ottobre 1954 al Theater am Schiffbauerdamm di Berlino, a cura del Berliner Ensemble, la compagnia teatrale fondata da Bertolt Brecht e da sua moglie, Helene Weigel.

Il "Cerchio di gesso del Caucaso" è la rielaborazione teatrale di un racconto del 1940 scritto dallo stesso Brecht, "Der Augsburger Kreidekreis" ("Il cerchio di gesso di Augusta"), basato a sua volta su un'opera teatrale cinese del 14° secolo, "Il cerchio di gesso" di Li Xingdao, adattata in tedesco ("Der Kreidekreis") nel 1924 da Klabund.

Come testo originale dell'opera si deve quindi intendere quello in lingua tedesca. Elytis, d'altronde, non traduceva dall'inglese (tradusse prevalentemente dal francese, ma anche dal tedesco, dall'italiano /Giuseppe Ungaretti/ e dal greco antico in quello moderno).

Riccardo Venturi - 4/3/2019 - 04:37


Just a little “Greek lesson”, Juha: Φινλανδική μετάφραση sounds rather as the translation of a whole book into Finnish. A single translation (e.g. of a poem, or a song) is better rendered with μετέφρασε στα φινλανδικά (lit. “translated into Finnish”) + translator's name. Curiosly enough, Greek agrees with Icelandic in this (Þýtt hefur Juhä Rämö, i.e. "translated-has-J.R.")! I have added your name transcribed into Greek characters.

Riccardo Venturi - 11/3/2019 - 13:02


Thank you for your Greek lesson, Riccardo. The difference between your Finnish and my Greek is that I have absolutely no clue except that Iούχα Ρέμοε looks even more intimidating than the Russian version Юха Рамо.

Juha Rämö - 11/3/2019 - 13:32


I know that Greek transcriptions of foreign names look rather comic even to Greeks...they're usually made according to pronunciation, so, say, Shakespeare becomes Σαίξπηρ and Churchill Τσώρτσιλ. That's why many Greeks prefer to leave foreign names in Latin characters. But what if we would leave Μίκης Θεοδωράκης or Κουγιουμτζής (Kuyumtzis) in Greek characters...? :-) I am rather lucky to have a true Greek family name (Βεντούρης) and I use it rather freely when I make translations into Greek. There's also a ferry company in Greece called "Ventouris Ferries": the first time I sailed from Pyraeus to Italy, I went to the booking office and there was a big, shining, totally transparent glass door I didn't notice at all. Well, of course I got squashed on the door and all the office clerks (and my then girlfriend: I was only 22...) split their sides laughing. Then I got in and a clerk asked for my name: when I said "Venturi", sudden silence fell in the room. Then I said in Greek: "Well, I'm travelling incognito, please don't tell my father I'm so stupid..."

PS. I think an even more intimidating transcription of your name into Russian characters would be, more correctly, Юxa P϶мё. Рамо is the way Russians transcribe the name of the French musician Rameau.

Riccardo Venturi - 11/3/2019 - 14:11


Well, on my list of no clue languages Russian comes right after Greek.

Juha Rämö - 12/3/2019 - 10:27



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