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Der General

Georg Kreisler
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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Meine Freiheit, deine Freiheit
(Georg Kreisler)
Die kleinen Männer mit der riesengroßen Macht
(Georg Kreisler)
Der General
(Dieter Süverkrüp)


[1964]
Parole e musica di Georg Kreisler (1922-2011), scrittore satirico e di cabaret e compositore viennese.
nell’album "Nichtarische Arien" ("Arie non ariane") del 1966
Testo trovato su georgkreisler.info

Nichtarische Arien


Canzone antimilitarista nel consueto stile di Georg Kreisler… Al più sfaccendato, pigro e incapace dei figli, l’unica professione che gli è riuscita di fare è… il generale! Che vergogna!

Der General
Der Vater ist Vertreter und ein ehrenwerter Mann,
die Mutter eine Dame, wie man selten finden kann.
Der Sohn hätt drum nach Wissen und Gewissen
ein anständiges Jingel werden müssen.
Doch Gottes Wege sind einmal verworren und diskret:
Obwohl der Sohn studierte auf der Universität,
hat er - wer hätte damals das gedacht? -
den Eltern nichts wie Schimpf und Schande eingebracht.
Sie schleichen durch die Stadt und schauen niemand ins Gesicht,
der mißgeratne Sohn ist nämlich - wissen Sie's noch nicht?

Der arme Mensch ist General,
es ist wahrhaftig ein Skandal.
Er hätte wirklich - und dafür wird er noch brennen! -
auf seine Mutter etwas Rücksicht nehmen können!
Er geht umher und tut sich groß
mit einem Streifen auf der Hos'!
Die Mutter weint, die Augen blind;
Er spielt Soldat, als wär er noch ein kleines Kind...
Macht Leuten Angst und schreit Krawall,
damit man merken soll: Er ist ein General.

Sie haben noch drei Töchter, und die machen ihnen Ehr.
Die erste ist verheiratet, ich glaub, mit ei'm Chauffeur.
Die zweite ist sogar mit einem Doktor,
der wird sie einmal heiraten - so sogt er.
Die dritte ist noch ledig, und sie läßt sich etwas Zeit.
Man sagt: Sie wird es schwer haben, weil - sie kennt zu viele Leut.
Doch muß man dabei einräumen dem Kind,
daß es zumindest bei der Sache gut verdient.
Und nur der eine Sohn hat sich so fürchterlich verirrt;
für ihn ist es nur wichtig, daß man schön im Takt marschiert:
Links-zwo-drei-vier-fünf, Links-zwo-drei-vier-fünf...

Nu ja, er ist ein General,
da ist der Schaden schon total.
Er näht sich Borten an den Rock und kleine Sterne,
und wenn die andern salutiern, daß hat er gerne.
Er schläft des Nachts in einem Zelt,
und wenn er träumt, ist er ein Held.
Dann wacht er auf und kriegt an Zorn:
statt einem Wecker kommt ein Goj mit einem Horn!
Na sag'n Sie selbst: Ist das normal?
Aus dem wird nie etwas, der bleibt ein General!

inviata da Bernart Bartleby - 20/6/2018 - 16:10




Lingua: Finlandese

Traduzione finlandese / Finnish translation / Traduction finnoise / Finnische Übersetzung / Suomennos: Juha Rämö
KENRAALI

Isä on edustaja ja kunnian mies,
äiti hieno daami vailla vertaa.
Pojasta olisi siksi pitänyt kaiken järjen mukaan
tulla kunnon ihminen.
Mutta tutkimattomat ovat Herran tiet:
vaikka poika on opiskellut yliopistossa,
hän tuottaa - kukapa olisi silloin osannut aavistaa -
vanhemmilleen pelkkää häpeää.
He kulkevat kaupungilla arastellen katsomatta ketään silmiin,
sillä epäonnistunut poika on - etkö vielä ole arvannut?

Ihmisparka on kenraali.
Mikä hirmuinen skandaali!
Hän olisi totta vieköön - palakoon helvetissä! -
voinut ajatella hieman äitiään.
Hän kulkee ympäriinsä tärkeillen
nauhat housunsaumoissa.
Äiti itkee silmänsä sokeiksi.
Poika leikkii sotilasta kuin pikkulapsi,
pelottelee ihmisiä sotaisilla huudoillaan,
jotta kaikki huomaisivat: hän on kenraali.

Vanhemmilla on myös kolme tytärtä, jotka tuottavat heille kunniaa.
Vanhin on naimisissa, tiettävästi autonkuljettajan kanssa.
Keskimmäisen seuralainen on peräti tohtori,
joka sanoo menevänsä hänen kanssaan joskus naimisiin.
Nuorin on vielä vapaa, hän ei halua pitää kiirettä.
Puhutaan, että hänen on vielä vaikea valita, sillä hänellä on liikaa tuttuja.
Hänen kunniakseen on kuitenkin sanottava,
että ainakin hän ansaitsee hyvin.
Koko katraasta ainoastaan poika on pahasti hakoteillä.
Hänelle on tärkeää vain, että kaikki marssivat tahdissa:
Vasen-kaks-kol-nel-viis, vasen-kaks-kol-nel-viis...

Hän on siis kenraali,
vahinko, jota ei käy korjaaminen.
Hän ompelee takkiinsa nauhoja ja pieniä tähtiä,
ja kun häntä tervehditään, hän on mielissään.
Hän nukkuu yönsä teltassa,
ja unissaan hän on sankari.
Aamuisin hän on äreä jouduttuaan heräämään
kellonsoiton asemesta vääräuskoisen torventörähdykseen.
No, sano sinä: Onko tällainen normaalia?
Hänestä ei koskaan tule mitään, vaan hän on aina oleva kenraali!

inviata da Juha Rämö - 30/6/2018 - 21:42




Lingua: Francese

Version française – UN GÉNÉRAL – Marco Valdo M.I. – 2020
Chanson allemande – Der General – Georg Kreisler – 1964
Paroles et musique de Georg Kreisler (1922-2011), satiriste, cabarettiste et compositeur viennois. (georgkreisler.info)
dans l’album " Nichtarische Arien " (" Arie non ariane ") de 1966

Dialogue Maïeutique

UN GÉNÉRAL

Un général


Lucien l’âne mon ami, voici une chanson qui raconte l’histoire d’une famille sans histoires : un père représentant, une mère admirable, leurs trois filles. Tout roulerait tranquillement, ordinairement, s’il n’y avait eu ce fils qui s’est mis dans la tête de se parer d’un uniforme. Depuis, il est général, il plastronne, il caracole, il se pavane au grand dam de ses sœurs et de ses parents.

Ohlala, dit Lucien l’âne, c’est comme ça, un général dans une famille, c’est tout un bazar et plein d’ennuis. Parfois, il va à la guerre et c’est fort bien ainsi, que ferait-il d’autre ? On le sait par cette chanson qui racontait ce qui était arrivé à cette famille qui avait acheté un « Général à vendre » ; elle avait dû s’en séparer.

Certes, répond Marco Valdo M.I., un général, c’est censé faire la guerre ou en tout cas, aller souvent en campagne militaire. C’était ainsi que la mathématicienne et marquise Émilie du Châtelet l’entendait. Son mari revenait parfois, lui faisait un enfant pour la lignée, puis repartait à ses garnisons, ses sièges, ses batailles et ses gloires. Il faut dire qu’Émilie dans ses très longs intervalles recevait son ami Voltaire pour débattre de philosophie et science avec lui. Elle en a profité pour faire connaître Newton et ses Principes mathématiques à la France. Ça ne l’empêchait pas d’être coquette et Voltaire l’appelait gentiment Madame Pompon Newton. Mais je m’égare.
Pourquoi « Un général » ? C’est l’intitulé de ma version française, alors qu’il aurait fallu dire – vu que le titre allemand était « Der General » – « Le Général », mais voilà, il y avait déjà la chanson de Maurice Fanon avec ce même titre de « Le général » et que nous avions déjà fait une version française d’une autre chanson allemande homonyme – « Der General» de Dieter Süverkrüp.
Oh, dit Lucien l’âne, n’était-ce pas celle où on disait « Que fait le général après la bataille ? Il salue les survivants. »

Exactement, répond Marco Valdo M.I., mais celle-ci d’aujourd’hui, celle de Kreisler, est beaucoup plus ironique et mordante. Elle s’en prend à l’idée-même du général, à son ambition, son égotisme, son solipsisme, son autoadmiration. Je te laisse apprécier le personnage au travers de la chanson. Une dernière chose : je voudrais une fois encore insister sur le fait que c’est une version française et que de ce fait, il ne faut pas s’étonner si elle ne correspond pas mot à mot, ni même vers par vers, à la chanson d’origine. Cependant, en gros, c’est la même histoire, c’est une bonne approximation.

En effet, dit Lucien l’âne, mais une langue n’est pas l’autre et les expressions pertinentes dans l’une ne fonctionnent pas toujours dans l’autre.

Si ce n’était que ça, dit Marco Valdo M.I., ça ne vaudrait pas la peine d’en parler. Ma remarque a comme but de souligner que la version – telle que je l’entends – à la différence de la traduction, entend être une œuvre indépendante, quoique assez fidèle. C’est une évolution ; c’est la raison pour laquelle elle est signée d’un nom d’auteur et que je prends bien soin de distinguer la version française et la chanson ainsi créée peut voler de ses propres ailes. Évidemment, tout dépend de ce qu’on veut faire. Il en a toujours été ainsi ; par exemple, nul ne contestera à Shakespeare la paternité de ses œuvres, mais il est patent qu’il allait chercher la substance de ses pièces qui se déroulent Italie dans les œuvres des auteurs italiens de son époque (entre parenthèse, ceci suppose qu’il ait connu ces œuvres en direct – comment se les procurait-il ? et qu’il ait connu les diverses variantes d’italien de ce temps ; de même, Homère fit son œuvre à partir d’une compilation de récits véhiculés par les aèdes.

C’est ainsi que ça va, je le sais bien, dit Lucien l’âne et crois-moi, je suis bien placé pour le savoir. Bref, on pourrait débattre longtemps, mais il me faut conclure. Alors, tissons le linceul de ce vieux monde militarisé, surarmé, conflictuel, plastronnant et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
UN GÉNÉRAL

Son père est représentant,
C’est un homme honorable ;
Sa mère est une dame admirable,
Comme on en trouve rarement.
Le fils a subi l’enseignement
Comme un refrain obsédant.
Les voies du Seigneur sont impénétrables :
Bien que le fils a étudié à l’université,
Sans être un mauvais étudiant,
Qui aurait pu alors imaginer
Que ces parents en rien coupables
Iraient à présent en ville tête basse,
Ne regarderaient personne en face,
Car pour eux aussi, leur fils est un raté.
Mais sans doute, vous le devinez.

Ce pauvre homme est général,
C’est un vrai scandale.
Il aurait vraiment
Dû écouter sa mère.
À présent, c’est le plus désolant –
Les yeux aveuglés, sa mère pleure,
Lui, il se promène et fait le fanfaron
Avec une bande au pantalon !
Il joue au soldat, il monte à cheval,
Il caracole comme un petit enfant ;
Il fait du raffut et fait peur aux gens
Pour se faire remarquer : c’est un général.

Ces gens ont trois filles et n’ont pas honte d’elles.
La première est mariée à un chauffeur.
La deuxième est même avec un docteur,
Qui va l’épouser – prétend-elle.
La troisième est encore célibataire,
Et pour encore un certain temps.
On dit qu’elle a eu beaucoup d’amants,
Qu’elle est déjà mère
Et qu’il faudra reconnaître l’enfant.
Ce qui complique encore son cas.
Cependant, le fils seul s’est égaré si affreusement ;
Pour lui, seul importe qu’on marche bien au pas :
Gauche-droite, une-deux, gauche-droite,
Gauche-droite, une-deux, gauche-droite !

La catastrophe est totale.
À présent, il est général,
Il coud des rubans
Et de petites étoiles,
Sur ses vêtements.
Il dort la nuit dans une tente,
Qu’on le salue, ça le contente.
Il se couche toujours très tôt
Et rêve qu’il est un héros.
Si on le réveille, il se met en colère :
Comme un chien devant une vipère !
Vous demandez : est-ce normal ?
Qu’importe : c’est un général !

inviata da Marco Valdo M.I. - 30/9/2020 - 21:54



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