Lingua   

La Marotte de Fol

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Les cendres de Claes battaient
Sur la poitrine de Till en colère ;
Les flammes rouges éclairaient
Tous les horizons de la terre des pères.


Irrémédiables, les jours noirs viendront
Comme l’hiver en l’année,
Heureux ceux qui tiendront haut l’épée.
Till dit à Lamme : Marchons !

Août, août
Dis-moi, doux mois,
Qui sera mon époux ?
Qui comblera mon émoi ?

Ainsi chantait en la rue de Flandre la couturière.
Till dit : regarde-moi !
Je ne suis pas de pierre,
Je ne suis pas de bois.

Qui donc es-tu, bel amoureux ?
Vas-tu à messe ? En confession ?
Es-tu riche ? Es-tu un de ces gueux
Qui résiste aux placards de l’Inquisition ?

Ah, dit Till, les cendres battent mon cœur,
Le feu de vengeance en fureur
Me parle à toute heure
Et rougeoie encore l’affreuse lueur.

Que les rats rongent l’oppresseur,
Que le glaive, la corde, la dévastation
Ruinent les bourreaux jusqu’en leur demeure,
Que périsse l’envahisseur et meure sa religion !

Quand tu verras ma mère,
Tiens ta langue, petit frère.
Elle cause, elle cancane à tout-va,
Et murmure aux oreilles du roi.

Marie, marotte de fol, signal
Contre le Chien rouge, contre Granvelle,
Cardinal au roi féal
Qui veut museler Mons, Anvers et Bruxelles.

Ah, dit la vieille, cet insigne, j’ai brodé
Sur le manteau d’Egmont et des autres conjurés
Qui vont en ville encapuchonnés.
Le Chien rouge en est très fâché.


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