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La chanson des corbeaux

Gaston Couté
Lingua: Francese


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Versi di Gaston Couté, da “L’Intégrale du Vent du Ch’min”, pubblicazione integrale delle sue opere pubblicata in cinque volumi dalle edizioni “Le vent du ch'min” tra il 1976 ed il 1977 e riedita nel ‎‎2013 dalle edizioni “La Matière Noire”.
Ignoro su quale aria sia stata pensata o se abbia avuto una musica propria, ma trovo raramente questa canzone nelle discografie attinenti Couté, soltanto in “Max Boyer chante Gaston Couté” del 2012 e nel repertorio di Jean-Luc Bansard del Théâtre du Tiroir di Laval, Loire.



Chi sono i corvi neri? Mica solo quelli che si mangiano il grano appena seminato, ma anche poliziotti e giudici (i signori della Legge e della “Giustizia”), i potenti e i signori della guerra (corvi crudeli), e i preti (i mercanti di preghiera)…
Ma verrà il giorno in cui il popolo oppresso caccerà e ucciderà i corvi neri a colpi di zoccolo, di falce, di accetta per difendere il proprio grano, i propri beni, i propri figli.
Dans le matin clair où meurt sa chanson,
Le bon paysan, qui jette à mains pleines
La bonne semence aux sillons des plaines
A l’espoir de faire un jour la moisson…
Mais les corbeaux dont le vol brun
Passe en l’air comme une tempête
En faisant du soir sur sa tête,
Le corbeaux mangeront son grain.

Après avoir mis ses sous dans son bas,
Le bon paysan ferme son armoire
Lorsqu’il s’en revient de vendre à la foire
Le veau que sa vache un jour a mis bas.
Mais les corbeaux dont jamais rien
Ne peut repaître l’avarice,
– Gens de loi et gens de justice –
Les corbeaux voleront son bien.

Tout en lui chantant « dodo, l’enfant do »
Le bon paysan demande à son mioche :
« Petiot, prendras-tu ma hotte et ma pioche
Quand le poids des ans courbera mon dos ? »
Mais les corbeaux cruels, – qui sont
Les puissants et les gens de guerre, –
Aux pauvres vieux ne songent guère :
Les corbeaux tueront son garçon.

Parmi la splendeur des soleils couchants,
Le bon paysan dont la tâche est faite
Pense avoir la fin d’une pauvre bête
Qui meurt de vieillesse au milieu des champs.
Mais les corbeaux viendront encor,
– Qui sont les marchands de prière, –
Et du défunt, clos dans sa bière,
Les corbeaux se feront de l’or !…

A la fin pourtant, l’heure sonnera
Où lassé de voir les corbeaux qui voltent
En prenant ses gars, ses sous, ses récoltes,
Le bon paysan se révoltera…
Et dam ! à grands coups de sabots,
A coups de faux, à coups de pioches,
Pour ses blés, ses biens et ses mioches
Il abattra tous les corbeaux !…

inviata da Bernart Bartleby - 9/6/2015 - 13:18



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