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Les Traîne-misère

Jean-Baptiste Clément
Lingua: Francese


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(Marc Ogeret)


‎[1873]‎
Parole di Jean-Baptiste Clément
Musica originale di Marcel Legay, composta nel 1883.‎

Les Traine misere

Nel 1968 la canzone fu interpretata, su musica propria, da Marc Ogeret nel suo album ‎‎“Chansons Contre”‎
Nell’album collettivo intitolato “Les Travailleurs de la Nuit”, edizioni L’insomniaque, 2004, la ‎musica è invece del gruppo punk-rock La Clinik du Dr Schultz, da una costola dei Parabellum
Testo trovato su Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur - Un blog de l’Atelier de création libertaire

Les Travailleurs de la nuit

Questo brano fu scritto dal cantore della Comune Jean-Baptiste Clément durante l’esilio a Londra ‎dopo la sanguinosissima repressione della breve stagione rivoluzionaria parigina.‎
Rientrato a Parigi dopo l’amnistia del 1880, mentre imperversavano crac finanziari e crisi ‎economica, Clément chiese all’amico Marcel Legay di metterlo in musica perché potesse essere ‎cantato dai lavoratori nel corso dei frequenti e durissimi scioperi. Nel marzo del 1883, durante una ‎manifestazione di disoccupati che si risolse in un assalto ai forni e in violenti scontri con la polizia, ‎la pasionaria anarchica e comunarda Louise Michel diffuse la canzone su fogli volanti in ‎cui il testo era introdotto da una dedica agli scioperanti:‎

“Dédié à ceux à qui l’on dispute le pain, l’air, la vie… tout enfin ce dont ‎ont besoin des êtres humains et ce à quoi ils ont droit. ‎
Dédié à ceux qu’on exploite, qu’on affame, qu’on emprisonne, qu’on mitraille, qu’on garrotte, ‎qu’on jette en prison et dans les bagnes quand ils revendiquent leur droit à l’air. ‎
Dédié à ceux qui après quarante et cinquante ans de travail arrivent fourbus, désespérés et vrillés de ‎douleurs à n’avoir même pas un morceau de pain sur la planche pour récupérer, ne fût-ce même que ‎quelques jours.‎
Dédié à ceux qui travaillent comme des bêtes de somme et qui ne vivent même pas aussi bien !... ‎Dédié à ceux qui piochent comme des sourds dans les sombres profondeurs de la terre avec la ‎perspective, en s’y rendant, d’y être ensevelis, ou, s’ils en sortent, de ne pas avoir à manger tout leur ‎saoul…‎
Dédié à tous ceux dont la résignation, l’intelligence, le courage, le travail entretiennent une poignée ‎de parasites !...”


“Dedicata a coloro che sono privati del pane, dell'aria, della vita... in definitiva di tutto ciò di cui gli esseri umani hanno bisogno e che che si meritano...
Dedicata a coloro che sono sfruttati, affamati, oppressi , mitragliati, garrotati, gettati nelle prigioni e nei bagni penali, solo per il fatto di affermare il loro diritto ad esistere.
Dedicata a coloro che, dopo quaranta o cinquant’anni di lavoro, arrivano esausti, disperati e pieni di dolori, non avendo nemmeno un pezzo di pane nel piatto, senza il meritato riposo, anche solo per qualche giorno.
Dedicata a coloro che lavorano come bestie da soma e che non vivono nemmeno bene come quelle!
Dedicata a coloro che scavano senza sosta nelle oscure profondità della terra, con la prospettiva , laggiù, di restare sepolti lì o, se escono, di non avere di che mangiare a sazietà!
Dedicata a tutti coloro dei quali l’intraprendenza, l'intelligenza, il coraggio, il lavoro sono ostaggio di un pugno di parassiti!
Dedicata a tutti gli schiavi nelle miniere, nelle fabbriche, nei campi e nelle officine, arbitrariamente curvi sotto il giogo del feudalesimo capitalista e del lavoro salariato, ma da cui sarebbe loro molto facile affrancarsi!
Dedicata infine alla grande famiglia della classe operaia.”

Jean-Baptiste Clemént in “Chansons de Jean-Baptiste Clemént”, Parigi, 1885
Les gens qui traînent la misère
Sont doux comme de vrais agneaux ;
Ils sont parqués sur cette terre
Et menés comme des troupeaux.
Et tout ça souffre et tout ça danse
Pour se donner de l’espérance !
Pour se donner de l’espérance !‎

Pourtant les gens à pâle mine
Ont bon courage et bonnes dents,
Grand appétit, grande poitrine,
Mais rien à se mettre dedans.
Et tout ça jeûne et tout ça danse
Pour se donner de l’abstinence !
Pour se donner de l’abstinence !‎

Pourtant ces pauvres traîne-guêtres
Sont nombreux comme les fourmis ;
Ils pourraient bien être les maîtres,
Et ce sont eux les plus soumis.
Et tout ça trime, et tout ça danse
Pour s’engourdir dans l’indolence !‎

Ils n’ont même pas une pierre,
Pas un centime à protéger !
Ils n’ont pour eux que leur misère
Et leurs deux yeux pour en pleurer.
Et tout ça court et tout ça danse
Pour un beau jour sauver la France !‎

Du grand matin à la nuit noire
Ça travaille des quarante ans ;
A l’hôpital finit l’histoire
Et c’est au tour de leurs enfants.
Et tout ça chante et tout ça danse
En attendant la providence !‎

En avant deux ! O vous qu’on nomme
Chair à canon et sac à vin
Va-nu-pieds et bête de somme,
Traîne-misère et meurt de faim
En avant deux et que tout danse
Pour équilibrer la balance !‎

inviata da Dead End - 25/10/2012 - 09:54



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