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Il Mangiabandiere

Nobraino
Lingua: Italiano

Lista delle versioni e commenti


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dall'album "Disco d'oro" del 2012

funerali


Questa canzone parla di tutti quei soldati morti in guerra e che tornano avvolti nel tricolore, per rendere onore a quella che chiamiamo patria
Schiacciavigliacchi, mangiabandiere
voi combattenti, voi vincitori
siete i più grandi, siete i migliori
di questa razza che non ha pari

Andate e colpite, non ritornate
senza lo scalpo del vostro nemico
mai siate sazi di sangue e vittorie
voi siete il sole di tutti i cieli

Andate a lottare, andate a morire
voi difendete la pace e l'amore
tra le granate, gli scoppi e gli spari
brillerà l'oro nei vostri cuori

Giovani e forti, faro e speranza
fate la guerra, ma con coscienza
e nella foto fate un sorriso
che rassicuri le vostre madri

Andate a lottare, andate a morire
e nel lenzuolo d'un tricolore
tornate avvolti dentro alle bare
dentro ad un bel titolo del giornale

Poi su una targa di finto granito
il vostro nome verrà immortalato
per una piazza o per un viale
di un brutto quartiere residenziale

Forza e coraggio, boia chi molla
ci armiamo e partite, gioisca la folla
che paga gli aerei per legger la storia
finiti i soldi vi pagherà in gloria

inviata da Giuseppe - 2/6/2012 - 22:28



Lingua: Francese

Version française – LE MANGEBANNIÈRE – Marco Valdo M.I. – 2012
Chanson italienne - Il Mangiabandiere – Nobraino – 2012


Cette chanson parle de tous les soldats morts à la guerre et qui reviennent enveloppés dans le « tricolore » pour rendre honneur à ce que nous appelons patrie.

*

Ahahahaha..., rugit Lucien l'âne d'un rire qu'on ne peut que qualifier d'homérique... En voilà une bien bonne, un vrai régal cette chanson... Saluons ceux qui l'ont écrite en y glissant un grain de sel d'ironie... Rien qu'à lire son titre, je riais déjà tant il me rappelait cet autre héros qui mangeait lui aussi le drapeau : Le Salut au Drapeau.

« Il murmurait : France !... Et mangeait, quand même !
Lorsque tout à coup son cœur éclata ! »


Comme tu le vois, il n'y a pas qu'en Italie qu'on crève le mur du con. La chose est internationale. On croyait la flamme éteinte et voici qu'on la ranime.

Eh oui, Lucien l'âne mon ami, la connerie a sa place, que dis-je, ses places, ses rues, ses monuments dans tous les pays... On les installe en fanfare, in magna pompa et puis, on les oublie.

« Sur une plaque de faux granit, plus tard
Votre nom sera immortalisé
Au coin d'une place ou d'un boulevard
Dans un quartier résidentiel désolé ».


Et comme tu le vois aussi grâce au « beau capitaine », comme les pissenlits se mangent par la racine, les drapeaux tricolores se mangent par la hampe :

« Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge;
Son cœur est trop haut pour un haut-le-cœur !
Puis, après la soie, il mangea la hampe;
Ce fut le plus dur, le plus valeureux »...


Parfois, on y ajoute un brin de défilé, on y fait passer en revue les armements les plus destructeurs, les sadiques les plus confirmés... Ils défilent, ils défilent tout le temps... Regardez-les défiler ! Et la foule heureuse de voir ces beaux jouets sombre dans une crise d'infantilisme délirant... Et (toute ressemblance ou allusion à des défilés récents serait pure coïncidence...)

« Regardez-les s'en aller
Dans quelques jours, ils auront des tambours des clairons
Ils tueront
Sans savoir ce qu'ils font .
Regardez-les s'en aller
Dans quelques jours, ils auront des fusils des canons.
Ils tueront
Croix d'honneur croix de bois... »


Et tout ça, pour rien... Giroflée Girofla

« Tant qu'y aura des militaires
Soit ton fils soit le mien
Il ne pourra y avoir sur terre
Pas grand-chose de bien.
On te tuera pour te faire taire
Par derrière comme un chien
Et tout ça pour rien
Et tout ça pour rien. »


Et tout ça, pour quelques milliards d'Euros de plus... dans les caisses de marchands d'armes... Alors même que les gens – les pauvres gens d'ici et d'ailleurs – sont rationnés, au moment-même où ils réduisent les pensions, les salaires, les allocations... « REGARDEZ CE QU'ILS FONT AUX GRECS ! CE SERA BIENTÔT VOTRE TOUR... » Comme dans « Le petit commerce », Vian qui avait bien démonté la mécanique – faut dire qu'il était ingénieur – disait :
« Ça donne de l'ouvrage à tous les ouvriers et chacun envisage de fonder un foyer... Canons en solde ! ».

Bref, ces parades militaires sont un grand moment de propagande des marchands d'armes... Un grand moment de la Guerre de Cent Mille Ans où les riches font rouler leurs mécaniques, montrent aux peuples éberlués leur puissance et leur force de répression... Pour les riches, c'est essentiel d'en imposer ainsi... Il s'agit quand même d'instiller la peur, de montrer qu'on en a de grosses ... des armes et des belles troupes. D'imposer l'image (subliminale) de la terreur ; le défilé, c'est le terrorisme d'État en représentation... Dès lors, mangebannières, fabricants de cadavres, morts vivants en représentation publique, trompettes, clairons, chars, marche au pas et compagnie, saluons-les quand même du mot d'un général, célèbre entre tous et qui en savait quelque chose sur la boucherie organisée, saluons-les tous ces tueurs professionnels et leurs mandants, du mot simple, le mot le plus utilisé dans la langue française courante, mot certes bref, mais efficace que prononça Cambronne : « Merde ! »...

Voilà qui est énergiquement dit, mon ami Lucien l'âne... À propos de « mangia »...

Oui, énergique, mais il le faut... Merde ! Tout comme il faut que nous continuions à tisser le suaire de ce vieux monde militariste, défileur, mangebannière, terroriste et cacochyme (Heureusement !)

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.

LE MANGEBANNIÈRE

Chassevilains, mangebannières
Vous autres combattants, vous autres vainqueurs
Vous êtes les plus grands, vous êtes le meilleurs
De cette race qui n'a pas de paire.

Allez et frappez, ne revenez pas sans
Le scalp de votre ennemi
Ne soyez jamais rassasiés de victoires et de sang
Vous êtes le soleil de la patrie

Allez lutter, allez mourir
Allez défendre la paix et l'amour
Par les grenades, les explosions et les tirs
Dans vos cœurs, l'or brillera toujours.

Jeunes et forts, phare, espoir et désir
Faites la guerre, mais avec conscience
Et sur la photo, faites un sourire
Qui rassure vos mères

Allez lutter, allez mourir
Et dans le suaire tricolore
Revenez dans le cercueil national
Illustrés d'un beau titre du journal

Sur une plaque de faux granit, plus tard
Votre nom sera immortalisé
Dans un quartier résidentiel désolé
Au coin d'une place ou d'un boulevard

Force et courage, lâche qui faiblit
Nous vous armons et partez, la foule jouit
Qui paie les avions afin de lire votre histoire
Quand il n'y aura plus d'argent, on vous paiera de gloire.

inviata da Marco Valdo M.I. - 3/6/2012 - 14:09



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