Lingua   

Tributo

Massimo Liberatori
Lingua: Italiano

Lista delle versioni e commenti


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(a Fabrizio De Andrè e George Brassens)

Asino
Alla fiera de S. Antogno le bestie erano tante
Ma ‘l somaro de richetto era la stella piu’ lucente
Lui l’aveva infiocchettato pe’ attiraje l’ attenzione
Pure monache e commari stavano li in ammirazione

Ma de botto la capezza che teneva l’animale
Se trovo’ sciorta chissa’, forse ‘l nodo era fatto male
Il somaro li penzo’ “mo’ se sciala pe’ davvero
‘na somara la trovero’, je fo’ passa’ ogni penziero”

Attenzione a quel somaretto, dopo nun diteme che ‘n ve l’ho detto!

Dalla cima de ‘na ripa il somaro giu guardava
Tante bestie differenti ma nessuna che rajava
Cosi’ se mise a corre tra il triste e l’ arrabbiato
Contro chi bestia ignorante da sempre l’ea chiamato

Sul somaro mo’ de storie se ne dicono parecchie
Sia al sindaco che al prete pare mozzico’ le recchie
Pure a li signori e al messo communale
Pure a li dottori e alla guardia municipale

Attenzione a quel somaretto, dopo nun diteme che ‘n ve l’ho detto!

Sventajanno co’ ‘lle recchie il somaro non parlava
Ma tra mozzichi e coppiole nessuno risparmiava
Cosi’ tanta gente se senti’ rappresentata
Dal somaro de richetto che giustizia avea portata

Una storia come questa ora avrete ricordato
Che da genova fabrizio la cantava su ‘n magistrato
Che tirato pe’ ‘na recchia da ‘n gorilla in mezzo a un prato
Gridava come chi a morte lui innocente avea mandato

E canzoni come questa contro il potere e il male
Vengon bene e non si rischia se l’eroe e’ un animale
Cosi’ fece col gorilla brassens con fantasia
E cosi’ oggi col somaro fa la gente a casa mia

Attenzione a quel somaretto………Attenti al gorilla!

inviata da DoNQuijote82 - 19/3/2012 - 19:27



Lingua: Francese

Version française – APOLOGIE DE L'ÂNE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson italienne – Tributo (a Fabrizio De Andrè e George Brassens) – Massimo Liberatori

Là, je te remercie, Marco Valdo M.I. mon ami... Voilà que tu m'as créé un bien beau titre – un titre extraordinaire et pour tout dire, inespéré , que dis-je un titre proprement admirable et philosophique ; un titre platonicien et j'espère, platonique. Cependant, je te le dis tout de suite, il serait méchant de faire subir à l'âne le sort du grand Socrate, qui est d'ailleurs, on s'en sera rendu compte depuis longtemps, un de nos maîtres. Figure-toi, par parenthèse, que Socrate et moi, nous fîmes quelques voyages en Attique, ce qui fut – pour moi – l'occasion de l'entendre discourir sur mille et une choses. Mais à ce moment, je t'assure que je ne savais pas le destin de cet hirsute vieillard, ni qu'on en parlerait encore si longtemps après qu'il ait bu la ciguë. Nous les ânes, on se méfie énormément des plantes et d'autant plus qu'on ne mange quasiment que ça. On fait aussi attention à ce qu'on boit. Je n'aurais d'ailleurs jamais imaginé qu'on ferait mon apologie...

Mais Lucien l'âne mon ami, ce n'est pas ton apologie ; c'est l'apologie de l'âne de Richetto.

Mais Marco Valdo M.I., justement ! Rends-toi compte et réfléchis... L'âne de Richetto, c'est moi. Oh, ça ne date pas d'hier cette histoire ; elle est même assez ancienne et bien antérieure, à celle du Gorille. C'était au temps où j'avais poussé une pointe là-bas en Italie. J'avais rencontré Richetto au détour d'un chemin et on était devenu comme des copains. Au moment de la chanson, il allait me vendre... Alors, tu vois, je suis parti, non sans laisser des traces.

Bon, je vais faire semblant de te croire...

Mais tu dois me croire, c'est la pure vérité vraie. Autrement qui aurait pu savoir ce pensait l'âne de Richetto...

Peut-être la nouvelle est-elle déjà ancienne et au demeurant, n'est-elle pas parvenue à toutes les oreilles... Mais le « Gorille » fut bel et bien interdit d'antennes et même, censuré. Au point que la dernière strophe est toujours restée dans les cahiers de Brassens ou diffusée « sous le manteau ». Allez savoir si Fabrizio De André la connaissait... De toutes façons, elle aurait révulsé plus encore les magistrats, espèce assez tigneuse.

Oh mais, Marco Valdo M.I. mon ami, je la connais moi, cette fin finale de la canzone de Tonton Georges ... Il me l'a glissée à l'oreille (la droite ou la gauche, je ne me souviens plus...) alors que je le promenais sur le plateau d'où l'on voit Sète les beaux jours d'été. Qu'était-il venu faire là, je n'en sait plus rien. Enfin, en confidence, je peux bien te révéler que la balade, il ne la faisait pas seul...
Voici donc, afin que nul n'en ignore, les vers manquants :

« Nous terminerons cette histoire
Par un conseil aux chats-fourrés
Redoutant l'attaque notoire
Qu'un d'eux subit dans des fourrés :
Quand un singe fauteur d'opprob'e
Hante les rues de leur quartier
Ils n'ont qu'à retirer la robe
Ou mieux à changer de métier. »


Cela dit, cette version italienne à mon sens mélange deux chansons de Brassens, aussi impénitentes l'une que l'autre et aussi peu appréciées l'une que l'autre, par les autorités. Il est d'ailleurs fréquent qu'on les confonde. Tu auras reconnu L'Hécatombe et Le gorille. Disons que le marché, c'est celui de Brive-la-Gaillarde où eut lieu la célèbre Hécatombe de gendarmes ; les oreilles renvoient quant à elles au Gorille. Car regarde bien ce qui se passe : au départ, il y a une chanson en langue française ou même deux, comme je viens de te le dire. Toutes les deux de Georges Brassens. Ensuite, Le Gorille est traduit, adapté en version italienne par Fabrizio De André et bien plus tard , reprise en une nouvelle version, celle avec l'âne de Rochetti... dont je viens de faire une version française... Et entre nous, mais faut pas le répéter, cette version m'a fort amusé. Crois-moi, Lucien l'âne mon ami, la traduction – vue comme ça – c'est un plaisir dont je ne me lasse pas.

Un vrai carrousel aussi, dit Lucien l'âne en riant de tout son piano. Reprenons, si tu le veux bien notre tâche où on l'avait laissée et tissons, tissons, comme les canuts, Marco Valdo M.I. mon ami, tissons le linceul de ce vieux monde méprisant, méprisable par conséquent, brutal et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
APOLOGIE DE L'ÂNE

Au foirail de l'autre semaine, les belles bêtes étaient nombreuses
L'âne de Richetto en était la vedette la plus lumineuse
Il était tout enrubanné pour faire bonne impression
Moines et commères en étaient perdus d'admiration

Tout à coup, le licol qui tenait l'animal
Se défit, on ne sait pourquoi, on avait dû le serrer mal,
Libéré, l'âne pensa, « S'ils veulent s'amuser, c'est leur droit.
« Je vais me trouver une ânesse, et qu'on ne m'en empêche pas ! »

Gaffe le bourriquet s'est enfui
Et ne venez pas me dire que je ne vous l'ai pas dit !

Du sommet de son talus, l'âne contemplait
Tant de bêtes amorphes dont aucune ne lui plaisait
Alors il se précipite triste et enragé
Contre ceux qui de toujours ignorant l'avaient renommé

Sur cet âne , on dit bien du mal
Aux bourgeois, à tous leurs pareils
Jusqu'au tambour de ville, au garde municipal
Au maire, au prêtre, il mordit les oreilles

Gaffe le bourriquet s'est enfui
Et ne venez pas me dire que je ne vous l'ai pas dit !

Contre cette engeance arrogante, l'âne s'était enragé
De morsures et de coups, aucun d'eux n'était épargné
Et les gens en eux-mêmes approuvaient
L'âne de Richetto qui entre ses dents, la justice avait apporté

Une histoire semblable, vous vous en rappelez...
Qu'à Gênes, Fabrizio chantait celle d'un magistrat
Qui, traîné par un gorille jusque dans un bois,
Criait comme l'innocent qu'à mort, il avait condamné

Dans toutes les nations, les chansons contre le pouvoir et le mal
Sont moins souvent censurées quand le héros est un animal
On rit encore de celle que fit Brassens avec le gorille
Ainsi de l'âne en mon pays, on fait aussi l'apologie.

Gaffe au bourriquet... Gare au gorille !

inviata da Marco Valdo M.I. - 21/6/2014 - 19:17



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