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Poulailler's song

Alain Souchon
Lingua: Francese


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Poulailler's song

Chanson française – Alain Souchon – 1976
Paroles : Alain Souchon
Musique : Laurent Voulzy

Poulailler's song

Connais-tu Alain Souchon ? As-tu souvenance d'une de ses chansons ? Oui, toi, mon ami Lucien l'âne ...

Oui, je crois bien, Marco Valdo M.I., mon ami. Une sorte de chanteur sirupeux, un peu mièvre dont on nous a rebattu les oreilles pendant des années et des années... Il plaisait assez aux pimbêches...

Je vois que tu le connais... Enfin, que tu connais le Souchon rangé des voitures, avalé par le système marchand... Mais il y eut un Souchon plus, disons, véridique, plus humain, plus audacieux, plus intéressant aussi, du coup. Et je vais te faire entendre une – tu me diras, une des rares... Mais une quand même, chanson de Souchon, écrite au vitriol. Une chanson d'une ironie infinie, d'une terrible véracité dans la manière dont elle raconte le discours des possédants et des puissants, dont elle donne a entendre en V.O. les mots des riches, leurs arrières-pensées, comme on dit à présent en Italie, de la « caste » – laquelle ne se limite pas aux politiques. Une chanson qui fait parler les riches, comme ils parlent entre eux ; on dirait le discours des « blancs » aux temps des colonies. Une superbe dénonciation de la classe des riches, de cette bande, de ce gang, de cette mafia aux multiples visages qui prétend dominer, qui veut s'accaparer, qui ambitionne, qui dégouline d'avidité et qui proclame (hic et nunc et semper) son mépris pour l'humaine nation. Bref, ces riches qui font impitoyablement la guerre aux pauvres, cette Guerre de Cent Mille Ans qui est le moteur et l'origine de toutes les guerres passées, présentes et à venir.

Je crois que je l'ai déjà entendue... et de fait, tu as raison, c'est du vitriol. C'est une chanson qui fait comprendre toute la morgue de ces gens, trop riches pour être honnêtes. Leur souverain mépris pour les gens du peuple, pour ceux qui ne font pas partie de leur monde, précisément. Leur monde, parlons-en, c'est précisément ce vieux monde hautain, idiot, médiocre et cacochyme dont nous tissons inlassablement le linceul avant de pouvoir le glisser dedans « ad eternum ».

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane

Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
De la volaille qui fait l'opinion.
Ils disent :

"On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C'est normal.
On lit pas tous le même journal,
Mais comprenez-moi : c'est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes.
Mais comprenez-moi : c'est dur à voir.
Quels sont ces gens sur mon plongeoir ?"

Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
De la volaille qui fait l'opinion.
Ils disent :

"On peut pas aimer tout Paris.
N'est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées que nos p'tits poulbots ?
Mais comprenez-moi : la djellaba,
C'est pas ce qui faut sous nos climats.
Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir."

Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
De la volaille qui fait l'opinion.
Ils disent :

"Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu'ils n'aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père."

Mais comprenez-moi...

inviata da Marco Valdo M.I. - 5/9/2011 - 22:11



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