Lingua   

La Faim du Bourreau

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Il est 7 heures, il ne reste qu'un moment
Avant l'école, avant l'arrivée des enfants.
Je reviens à mon rêve brusquement interrompu.
À mon rêve un instant suspendu.
Je suis dans un lieu, sans doute à Paris.
Qui sait quand ?
Lors la dernière guerre ou alors bien avant,
Exilé de mon pays.
Je suis emprisonné, condamné à mort.
La scène se passe dans un vieux fort,
Où me jugent des greffiers,
Peut-être eux-mêmes prisonniers,
Sombres, vêtus d'habits anciens à longues manches
Tout engoncés dans leurs collerettes blanches,
Assis l'un à côté de l'autre comme des jurés.
Dans un coin de la pièce, je peux voir
Sur un escabeau de peintre, tout vêtu de noir
À la mode du dix-septième, au cou, un ruban écarlate
L'air gentil, c'est une personne cultivée et délicate,
Le bourreau qui doit me décapiter.
Il a l'air timide et semble désolé
De devoir ainsi m'exécuter.
Qu'il fasse ce qu'il doit faire
Le bourreau doit être de fer.
D'un coup, je suis libre et je fuis
Avec mon bourreau, dans les rues de Paris
Une jeune femme aux yeux bleus
Mince et blonde de cheveux
Un maintien et des habits modestes.
Par une porte des saloons de l'Ouest,
Nous entrons dans un bistrot;
Elle demande un porto.
Je commande un café crème au bar
Mon bourreau-fille veut un homard
Ou de la choucroute, ou un cassoulet toulousain.
Les sonneries éclatent soudain...
Il est 7 heures, il ne reste qu'un moment
Avant l'école, avant l'arrivée des enfants.
Je reviens à mon rêve interrompu.
À mon rêve un instant suspendu.
Je suis dans un lieu, sans doute à Paris.
Qui sait quand ?
Lors la dernière guerre ou alors bien avant,
Exilé de mon pays...


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