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Chanson des silos

Gaston Couté
Lingua: Francese

Lista delle versioni e commenti


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Le chant des Canuts, ou Les Canuts
(Aristide Bruant)
Celui qui a mal tourné
(Georges Brassens)
Le Revenant
(Jehan Rictus)


[1910]
Testo / Paroles / Lyrics / Sanat: Gaston Couté
Air / Musica / Musique / Savel: La chanson du linceul, ou Les tisserands ( = Le chant des Canuts, ou Les Canuts)

silos


Sull'aria di "La Chanson du linceul". I "silos" erano, nelle caserme militari in Algeria ("Biribi"), le buche ripiene a metà di sabbia nelle quali venivano lasciati per ore o giorni i soldati puniti. [RV 14-11-2004] I "Biribi" algerini e marocchini erano perlopiù riservati a soldati di reggimenti punitivi (in gran parte provenienti dai bagni penali). La canzone di Gaston Couté fu pubblicata sul "numero speciale" dedicato ai Biribi dal periodico anarchico La guerre sociale del 6 luglio 1910. [RV 27-02-2020]
Sous le soleil qui nous accable,
Sous les injur's et sous les coups,
Nous tombons sur le bord des trous
Qu'on nous fait faire dans le sable.

Creusons des silos, mes garçons:
C'est not' tombeau que nous creusons!
Creusons des silos, mes garçons:
C'est not' tombeau
C'est not' tombeau
Que nous creusons!

Des germes de sourde révolte
S'entassent en nos coeurs trop gros,
Et les chaouchs, lâches bourreaux,
En feront un jour la récolte.

Creusons des silos, mes garçons
C'est leur tombeau que nous creusons !
Creusons des silos, mes garçons
C'est leur tombeau
C'est leur tombeau
Que nous creusons !

De sang et de honte flétrie,
Pour les horreurs que l'on subit
En ton nom, en ton Biribi
Tu peux crever, vieille Patrie!

Creusons des silos, mes garçons
C'est son tombeau que nous creusons !
Creusons des silos, mes garçons
C'est son tombeau
C'est son tombeau
Que nous creusons!

inviata da Riccardo Venturi - 14/11/2004 - 05:13



Lingua: Italiano

Traduzione italiana / Traduction italienne / Italian translation / Italiankielinen käännös:
Riccardo Venturi, 26-02-2020 17:53

La guerre sociale, n° spécial Biribi, 6 juillet 1910.
La guerre sociale, n° spécial Biribi, 6 juillet 1910.
CANZONE DEI “SILOS”

Sotto il sole che ci opprime
sotto gli insulti, sotto le botte,
cadiamo sull'orlo dei buchi
che ci fan fare nella sabbia.

Scaviamo “silos”, ragazzi miei:
è la nostra tomba che scaviamo !
Scaviamo “silos”, ragazzi miei:
è la nostra tomba,
la nostra tomba
che scaviamo!

Germi di sorda rivolta
s'accumulano nei nostri cuori troppo gonfi,
e i sergenti [1], boia vigliacchi,
ne faranno un giorno il raccolto.

Scaviamo “silos”, ragazzi miei,
è la loro tomba che scaviamo!
Scaviamo “silos”, ragazzi miei,
È la loro tomba,
la loro tomba
che scaviamo!

Di sangue e di vergogna avvizzita
per gli orrori che subiamo
in tuo nome, nel tuo “Biribi”,
puoi pur crepare, vecchia Patria!

Scaviamo “silos”, ragazzi miei,
è la sua tomba che scaviamo!
Scaviamo “silos”, ragazzi miei,
È la sua tomba,
la sua tomba
che scaviamo!
[1] Nei Biribi, il termine chaouch indicava perlopiù i “sergenti”, che avevano il compito di sorveglianti addetti alle punizioni e al rispetto della durissima disciplina dei reggimenti punitivi (il termine venne presto a significare “aguzzino”). Deriva dal turco ottomano çavuş (in grafia arabo-turca: چاوش ) , che indicava genericamente un funzionario con compiti di ufficiale giudiziario (come lo huissier francese), ma che poteva indicare un “sergente”, un “messaggero”, un “araldo”, un “attendente” (e persino un “interprete” e, nelle scuole, il “bidello”). E' un termine diffusissimo in tutti paesi che fecero parte o comunque subirono l'influenza storica dell'Impero Ottomano: come curiosità, si può ricordare che è anche il primo elemento del cognome rumeno Ceauş-escu.

26/2/2020 - 17:53


Si deve trattare di uno dei miei primi inserimenti diretti nel sito (sul quale “ricomparvi” il 26 settembre 2004). Mi accingo a fare la traduzione di questa canzone da me inserita dopo solo sedici anni...che saranno mai!
PS dopo sedici anni mi accorgo anche di un errore ortografico nel testo originale. Viaggio indietro nel tempo! Qui siamo ancora nello sgabuzzino di Friburgo...

Riccardo Venturi - 26/2/2020 - 17:37


Sono certo che Marco Valdo M.I. troverà piuttosto interessante il fatto che questa antichissima pagina (ora totalmente rifatta), di molto anteriore a quella dei Canuts di Aristide Bruant, contenga in fondo la prima attestazione nelle CCG del sudario che avvolge il vecchio mondo. Gaston Couté, nel riprendere la musica e gli stilemi dei Tisserands, al posto del sudario mise direttamente una tomba, quella scavata dai soldati in punizione nel deserto; e ci infilò direttamente la "Patria".

Riccardo Venturi - 27/2/2020 - 03:28


Caro Riccardo,

Juste quelques mots pour te remercier de l’attention et pour compléter l’information, je voudrais dire plusieurs choses.
Une pour noter que le titre exact de cette chanson de Couté est : « La Chanson des Silos », juste une petite correction s’impose.

Une autre pour indiquer la longue filiation des chansons de fileuses (Toz jorz dras de soie tristrons ; Il canto delle tessitrici, etc), de tisserands, de canuts… À propos de chansons de fileuses – je pense qu’il est temps de corriger mon erreur d’insertion à propos de Complainte des tisserandes– je ne suis pas l’auteur de cette chanson (j’aurais battu en longévité tous les prophètes, j’aurais à peu près un dixième de l’âge de Lucien l’âne) – et en profiter pour unifier les pages. Ces chansons ont en commun qu’elles aident quand les journées de travail sont interminables et grandement statiques. À mon sens, toutes les chansons relatives à la vie sur le lieu de travail dérivent de ces premières chansons, jusque et y compris, par exemple, les chansons des « mondine » ou celle de Blanche Neige : Sifflez en travaillant (Whistle While You Work dans la version originale).



Et probablement, on pourrait y adjoindre les chansons de mineurs et celles des travailleurs du coton.
Pour la bonne oreille, voici le texte de la version française de Ray Ventura :

Si le travail vous excède,
Si votre ardeur devient tiède,
Gaiement allez-y d’un petit air.
Quand votre esprit est morose,
Chanter fait voir tout en rose,
Car la musique adoucit les nerfs.
Quand la tâche affaiblit votre entrain,
Reprenez courage en attaquant ce refrain :
Siffler en travaillant,
C’est un bon stimulant
Qui vous rend le cœur plus vaillant.
Sifflez un air joyeux,
Vous vous sentirez mieux,
Vous serez bien plus courageux.
Pour chasser les soucis,
Les tracas, les ennuis
Et voir tout sous un jour brillant,
Suivez ce remède excellent :
Siffler en travaillant.
Pour vivre heureux toujours content,
Sifflez en travaillant !


Une troisième pour signaler une fois encore le roman de Georges Hyppolite Adrien, en littérature Georges Darien : « Biribi » (1890), afin qu’il ne reste pas dans l’enfer des bibliothèques. Il faut aussi insister sur la désignation de « Roman », car même si Darien a passé 33 mois dans la discipline de Biribi et que l’ouvrage est décidément autobiographique, il entendait bien en faire un « roman » (entendez : pas un reportage ; Adrien avait une volonté créatrice, il entendait faire œuvre), dont il disait : « Ce livre est un livre vrai. Biribi a été vécu ».

Ainsi Parlait Marco Valdo M.I.

Marco Valdo M.I. - 27/2/2020 - 11:51



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