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Un Sócrates gitano

Olga Manzano y Manuel Picón
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OriginaleVersion française – SOCRATE GITAN – Marco Valdo M.I. – 2016 ...
UN SÓCRATES GITANOSOCRATE GITAN
Aquí señores presente
este Sócrates gitano,‎
que se baña en aguardiente
y en olores de la gente
de los bares y los barcos.‎
Voici, messieurs, ici présent
Ce Socrate gitan,
Qui se baigne dans l'eau-de-vie
Et dans les odeurs des gens
Des bars et des barques.
Yo les vendo las verdades que aprendí en tantos caminos.‎
No hay más dios para la siembra que el sudor mojando el trigo.‎
No hay más hombres que los hombres que a otros hombres dan abrigo.‎
No hay más hembras que las hembras que amantan los paridos.‎
Je leur vends les vérités
Apprises sur les routes.
Il n'y a pas meilleur dieu pour semer
Que la sueur mouillant le blé.
Il n'y a pas meilleurs hommes que les hommes
Qui donnent abri à d'autres hommes.
Il n'y a pas meilleures mamans
Que les femmes qui aiment leurs enfants.
No hay más guerras que las guerras donde todos han perdido.‎
Y, allá vas, guitarra, envuelta en pañuelos colorados.‎
No hay más bocas que las bocas que a otras bocas han besado.‎
No hay más bocas que las bocas que a otras bocas han besado.‎
Il n'y a d'autres guerres que les guerres que tous ont perdues.
Et, va là, guitare, dans des mouchoirs rouges tenue.
Il n'y a pas meilleures bouches
Que les bouches qui ont embrassé d'autres bouches.
Il n'y a pas meilleures bouches
Que les bouches qui ont embrassé d'autres bouches.
Aquí, señores, cantando,‎
con su garganta de barro,‎
este fiel, que reza en verso,‎
por las gentes que se visten
con el vino derramado.‎
Voici, messieurs, chantant,
Des mots en sa gorge noués,
Ce poète priant
Pour les gens habillés
De vin renversé.
El gusano que madura se convierte en mariposa.‎
El pintor con dos colores pinta el mundo y una rosa.‎
Y, el tirano, aunque se vista con sus galas primorosas,‎
tiene un árbol que lo espera con un nudo y una soga.‎
Le ver qui mue en papillon se transforme .
Le peintre de deux couleurs peint le monde et une rose.
Et, le tyran, même entouré d’uniformes,
A un arbre qui l'attend avec un nœud et un corde.
Poco a poco, siempre, arregla todas sus cuentas, la historia.‎
Y, allá vas, guitarra suelta, como un pájaro embebido.‎
Horizontes, siempre lejos, ¡hay mi dios! cuánto he vivido.‎
Horizontes, siempre lejos, ¡hay mi dios! cuánto he vivido.‎
Peu à peu, toujours, l'histoire règle tous ses comptes.
Va là, guitare libre, comme un oiseau des contes.
Horizons, toujours lointains, mon dieu ! Comme j'ai vécu.
Horizons, toujours lointains, mon dieu ! Comme j'ai vécu.
Yo les vendo las verdades que aprendí en tantos caminos.‎
No hay mas hombres que los hombres que a otros hombres dan abrigo.‎
Je leur vends les vérités, toutes
Apprises sur les routes.
Il n'y a pas d'autres hommes que les hommes
Qui donnent abri à d'autres hommes.


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