L'âge idiot

Jacques Brel
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OriginaleVersione inglese di Peter Ostrowski

L'âge idiot c'est à vingt fleurs
Quand le ventre brûle de faim
Qu'on croit se laver le coeur
Rien qu'en se lavant les mains
Qu'on a les yeux plus grands que le ventre
Qu'on a les yeux plus grands que le coeur
Qu'on a le coeur encore trop tendre
Qu'on a les yeux encore plein de fleurs
Mais qu'on sent bon les champs de luzerne
L'odeur des tambours mal battus
Qu'on sent les clairons refroidis
Et les lits de petite vertu
Et qu'on s'endort toutes les nuits
Dans les casernes

L'âge idiot c'est à trente fleurs
Quand le ventre prend naissance
Quand le ventre prend puissance
Qu'il vous grignote le coeur
Quand les yeux se font plus lourds
Quand les yeux marquent les heures
Eux qui savent qu'à trente fleurs
Commence le compte à rebours
Qu'on rejette les vieux dans leur caverne
Qu'on offre à Dieu des bonnets d'âne
Mais que le soir on s'allume des feux
En frottant deux coeurs de femmes
Et qu'on regrette déjà un peu
Le temps des casernes

L'âge idiot c'est soixante fleurs
Quand le ventre se ballotte
Quand le ventre ventripote
Qu'il vous a bouffé le coeur
Quand les yeux n'ont plus de larmes
Quand les yeux tombent en neige
Quand les yeux perdent leur piège
Quand les yeux rendent les armes
Qu'on se ressent de ses amours
Mais qu'on se sent des patiences
Pour des vieilles sur le retour
Ou des trop jeunes en partance
Et qu'on se croit protégé
Par les casernes

L'âge d'or c'est quand on meurt
Qu'on se couche sous son ventre
Qu'on se cache sous son ventre
Les mains protégeant le coeur
Qu'on a les yeux enfin ouverts
Mais qu'on ne se regarde plus
Qu'on regarde la lumière
Et ses nuages pendus
L'âge d'or c'est après l'enfer
C'est après l'âge d'argent
On redevient petit enfant
Dedans le ventre de la terre
L'âge d'or c'est quand on dort
Dans sa dernière caserne.‎

We lose our minds at twenty years
When our stomachs cramp with hunger
When we believe that to cleanse our hearts
We only have to wash our hands
We have eyes larger than bellies
Eyes larger than our hearts
When our hearts should care so much
And our eyes should be full of dreams
Across the fields of Armageddon
Comes the thunder of the drums
And the distant cry of bugles
As we watch the setting sun
And prepare to face the night
In our freezing barracks

We lose our minds at thirty years
When our stomachs start to spread
When our stomachs take control
And eat away our hearts
When our eyelids grow so heavy
When the eyes mark off the hours
We realise that now, at thirty
The countdown begins at last
And all the old men
In their caverns
Who treat God as a fool
Each evening light great fires
They rub together women's hearts
We start to feel
We have been damaged
By our years in those barracks

We lose our minds at sixty years
When our stomachs roll with fat
When our stomachs swell so much
They almost crush our hearts
When our eyes run out of tears
And are lost in drifts of snow
When our eyes lose all their power
When our eyes can fight no more
And all we feel for those we love
Is patience as we wait
For the old to return home
Or for the young to leave
And we return to the protection
Of the barracks

We finally lose our minds in death
Like our stomachs, cold and rotting
Our lips now sewn together
Our hands laid out to guard the heart
At last our eyes are opened wide
But unable now to see
Alone in darkness we decay
Lost for always to all light
The golden age lies beyond hell
Where no wealth can buy our freedom
Once more we're as the unborn child
Within the belly of the Earth
Our golden age is when we sleep
In our final barracks

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