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La donnina che semina il grano [No alla guerra]

Caterina Bueno
Lingua: Italiano (toscano)

Lista delle versioni e commenti


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Caterina Bueno e Coro degli Etruschi

dal concerto col Coro degli Etruschi, Firenze 1975
bellissima nella prima parte la sequenza guerra/soldati/malati/dottore/morte

e nella seconda parte, il contrasto fra la guerra (si mangia male si dorme per terra) e la pace (in un bel letto per riposà con la bella mora, il campo di fiori)

Cconfesso una certa incertezza sulla strofa del campo di fiori (pur essendo nativo toscano, faccio fatica a capire le parole, anche perché la registrazione non è di grande qualità - correzioni sono benvenute). In ogni caso, il senso mi pare quello, e la condanna per la guerra non potrebbe essere pià netta
La donnina che semina il grano
volta la carta e ci trovi il villano
il villano che zappa la terra
volta la carta si vede la guerra
e la guerra con tanti soldati
volta la carta e si vede i malati
i malati con tanto dolore
volta la carta e si vede il dottore
il dottore che fa la ricetta
volta la carta e si vede Concetta
e Concetta che serra le porte
volta la cara e si vede la morte

no alla guerra non vo' venì
no alla guerra non vo' venì
perché si mangia male
e si dorme per terra
no no alla guerra, non vo' venì
no no alla guerra, non vo' venì

Mia bella mora,
se voi venì con me, questa l'è l'ora
questa l'è l'ora d'andà a dormir
in un bel letto, per riposà
ed un bel letto per riposà

tu dormirai in un campo di fiori
con quattro belle, che ti consoli
con quattro belle, che ti consoli

Mia bella mora,
se voi venì con me, questa l'è l'ora
questa l'è l'ora d'andà a dormir
in un bel letto, per riposà
ed un bel letto per riposà

si mangia male si dorme per terra
noi alla guerra non vo' venì

inviata da Piersante Sestini - 22/8/2019 - 23:48


Mi chiedo però se non sia il caso, non per questioni di primazia o di precedenza, ma semplicemente di comodità e di unitarietà, di riportare il tutto nella pagina di Volta la carta, magari ampliando un po' il discorso. Attendo pareri.

Riccardo Venturi - 23/8/2019 - 06:17


Secondo me no, questa è la canzone popolare originale (in una delle sue varianti probabilmente) a cui si è ispirato De André per la sua canzone, che comunque ha un testo per il resto completamente diverso e una musica originale.

Lorenzo - 23/8/2019 - 09:05


Ok. Benissimo!

Riccardo Venturi - 23/8/2019 - 10:44


Lorenzo ma la versione di Caterina Bueno (che in realtà sembra la fusione di due canti diversi) era già presente proprio tra le versioni di volta la carta

Dq82 - 24/8/2019 - 14:56


Dq82, hai ragione... Però secondo me è meglio lasciarla come canzone autonoma visto che è cantata e non una semplice filastrocca come era presentata in calce a "Volta la carta".

Lorenzo - 24/8/2019 - 16:01


Prima di proporla come canzone autonoma avevo controllato la pagina di Volta la carta e la versione presente lì mi pare diversa, nel finale. Inoltre non c'è menzione di Caterina e del suo contributo alla ricerca e conservazione della canzone popolare. Ma, soprattutto, ho pensato fosse utile riportare una versione letterale delle parole del disco, non sempre facilmente comprensibili per la qualità non eccelsa della registrazone (avrei voluto farlo anche per "poveri soldatini", nello stesso disco,ma ci sono troppi versi che mi sfuggono)

Piersante Sestini - 25/8/2019 - 01:51



Lingua: Francese

Version française – LA SEMEUSE QUI SEMAIT LE GRAIN [NON À LA GUERRE !] – Marco Valdo M.I. – 2019
Chanson toscane (italien) – La donnina che semina il grano [No alla guerra] – Caterina Bueno – 1975

Extrait du concert avec le chœur étrusque (col Coro degli Etruschi), Florence 1975 – belle dans sa première partie de la séquence guerre / soldats / maladies / maladies / médecins / décès et dans sa deuxième partie, [on notera] le contraste entre la guerre (on mange mal on dort sur le sol) et la paix (dans un bon lit pour se reposer avec la belle brune, le champ de fleurs)
J’avoue une certaine incertitude sur le verset du champ de fleurs (bien que je sois originaire de Toscane, j’ai du mal à comprendre les mots, aussi parce que l’enregistrement n’est pas de grande qualité – les corrections sont bienvenues). Quoi qu’il en soit, le sens me paraît celui-là, et la condamnation de la guerre ne pourrait pas être plus claire


Dialogue Maïeutique

La Semeuse du graveur français Louis-Oscar Roty 1886


Il te souviendra certainement Lucien l’âne mon ami, que l’autre jour, on avait discuté autour et à l’entour d’une chanson de Fabrizio De André, qui s’intitulait Volta la carta ; une « filastrocca » qui était tirée d’une comptine populaire ancienne

Oui, oui, Marco Valdo M.I. mon ami, je m’en souviens très bien et aussi, de cette conformation particulière de cette villanelle qui prenait toutes les allures d’un tarot de divination. Ce qui, si toutefois ma mémoire st bonne, nous avait ramenés au temps de Charles VI dans le duché de Milan, au début du XVe siècle.

Très juste, Lucien l’âne mon ami, et si je te rappelle cette version française de trois « filastrocche » se renvoyant l’une à l’autre, c’est car en voici une autre. Je te disais bien qu’il devait en exister d’autres déclinaisons et je te citais notamment celle-ci.

Oui, oui, interrompt Lucien l’âne, tu disais exactement ceci : « On a ici trois versions d’une même comptine italienne – en italien, on dit filastrocca ; j’insiste sur le « ici », car il en existe forcément d’autres ; par exemple, la version de Caterina Bueno – La donnina che semina il grano [No alla guerra], très proche de CONCETTA. Sur le fond, toutes évoquent la guerre, les soldats, la mort. »

Et comme, dès lors, Lucien l’âne mon ami, cette version de Caterina Bueno n’avait pas de version française, je me suis efforcé d’en créer une. Je lui ai donné une forme légèrement modifiée, m’appuyant entre autres choses, sur le commentaire introductif et ses hésitations. De toute façon, quand on a à faire à des versions diverses d’une cantilène dont on a perdu la trace d’origine, quand on est en présence d’un thème interprété de différentes manières, farci de variantes en tous genres, il s’agit de fixer un peu les choses et de les présenter à sa manière. Ce que j’ai fait.

Passons sur tes légèretés par rapport à la forme, dit Lucien l’âne, c’est une question d’adaptation et de sens de la rime. Je sais, tu sais, il faut savoir ce qu’en disait Paul Verlaine. « Ô qui dira les torts de la rime… ». Place alors au vague et à l’imprécis, qui divaguent au gré des versions.

Tu n’as pas tort, Lucien l’âne mon ami, il y a là tout un art poétique. Le vague et l’imprécis, ainsi dans les versions italiennes : la jeune personne qui sème est successivement une donna, une donnina, une donnetta ; elle sème le grain, elle sème le lin. On a donc toujours la semeuse avec toute sa symbolique de vie et de mort, mais encore et encore le vilain bêche la terre, c’est son destin. Pour ce qui est de la guerre, elle est partout et chez Caterina Bueno, personne ne veut y aller :

Car à la guerre,
On n’a rien à manger,
Car à la guerre, on dort à terre.
Nous, à la guerre, on ne veut pas aller.

Somme toute, conclut Lucien l’âne, c’est une bonne résolution ; encore, faut-il pouvoir s’y tenir ; c’est tout le dilemme de la désertion. Quant à nous, on est trop vieux maintenant pour qu’on cherche à nous recruter pour ces jeux idiots et dangereux. Ce n’est pas à plus deux mille ans que je serai rappelé. Cependant, dans La Guerre de Cent mille ans, on ne sait jamais, ils seraient bien capables de forcer tout le monde à la faire – les jeunes, les vieux, les enfants, les femmes et s’ils y arrivaient, même les morts, souviens-toi de La Légende du Soldat mort - Legende vom toten Soldaten – ces fauteurs de guerre, grands amateurs de profits, de puissance, de privilèges et de pouvoir. Des malades, ce sont des malades du cerveau, moi, je te le dis. Enfin, reprenons notre tâche et tissons le linceul de ce vieux monde militaire, amateur de guéguerres, brutal, stupide et cacochyme.

Heureusement !


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
LA SEMEUSE QUI SEMAIT LE GRAIN [NON À LA GUERRE !]

La semeuse sème le grain.
Tournez la carte : on voit le vilain,
Le vilain bêche la terre.
Tournez la carte : c’est la guerre,
La guerre avec tous ces soldats.
Tournez la carte : les malades sont là,
Les malades avec toutes leurs douleurs.
Tournez la carte et voici le docteur.
Le médecin soigne les douleurs.
Tournez la carte : voilà Concetta,
Concetta ferme la porte et s’en va.
Tournez la carte : la mort est là.

Non, non, à la guerre,
Je ne veux pas aller.
Non, non, à la guerre,
Je ne veux pas aller.
Car on n’a rien à manger
Et on dort à terre.
Non, non, à la guerre,
Je ne veux pas aller.
Non, non, à la guerre,
Je ne veux pas aller.

Ma belle brune, c’est le moment.
Si tu veux venir avec moi, c’est le moment
D’aller se coucher,
Dans un bon lit, pour se reposer.
D’aller se coucher,
Dans un bon lit pour se reposer.

Tu dormiras tout à l’heure
Dans un champ de fleurs
Avec quatre belles, pour te consoler ;
Avec quatre belles, pour te consoler.

Ma belle brune, c’est le moment.
Si tu veux venir avec moi, c’est le moment
D’aller se coucher,
Dans un bon lit, pour se reposer.
D’aller se coucher,
Dans un bon lit pour se reposer.

Car à la guerre,
On n’a rien à manger,
Car à la guerre, on dort à terre.
Nous, à la guerre, on ne veut pas aller.

inviata da Marco Valdo M.I. - 27/8/2019 - 12:27



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