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Ten aanval

Bram Vermeulen
Lingua: Neerlandese

Lista delle versioni e commenti


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[2006?]
Versi di Bram Vermeulen
Non trovo il brano nella discografia del cantautore neerlandese ma nel repertorio del coro “Stem des Volks” di Maastricht diretto da Edward Berden.

Ten aanval!, All'attacco! (Battaglia d'Yser, 1914.)
Ten aanval!, All'attacco! (Battaglia d'Yser, 1914.)
Zie ze gaan, de grote mannen, in een opgelegde maat.
Kijk ze stampen, de dappere mannen met elke stap paraat.
Hoor ze zingen de trotse mannen een lied van de soldaat.
Ten aanval ten aanval ten aanval ten aanval!

Kijk ze moorden gehoorzame mannen vanuit een doelgericht gelijk.
Kijk ze vechten de blinde mannen voor vernietiging opgeleid.
Hoor ze schreeuwen de boze mannen in het bewijzen van hun strijd!
Ten aanval ten aanval ten aanval ten aanval!

Zie ze buigen de grote mannen onder hun makkers dood.
Hoor ze krijsen, de bange mannen, radeloze nood.
Kijk ze huilen, de sterke mannen, 'tleven was nog nooit zo groot.
Ten aanval ten aanval ten aanval ten aanval!

Arme mannen grote mannen domme mannen blinde mannen.
Zie ze zitten, de oude mannen waar moesten ze van winnen.
Hoor ze zwijgen de stramme mannen, hoor wat ze horen van binnen,
Maak ze jong, de domme mannen, ze zouden weer beginnen!
Ten aanval ten aanval ten aanval ten aanval!

Arme mannen grote mannen domme mannen blinde mannen.
verslaafd aan de sensatie van de strijd, verloren voor altijd,
Triest bewijs van menselijkheid. Oorlog als specialiteit.
grote mannen blinde mannen. grote mannen blinde mannen.

13/11/2016 - 22:54




Lingua: Francese

Version française – À L’ATTAQUE – Marco Valdo M.I. – 2016
Chanson néerlandaise – Ten Aanval – Bram Vermeulen – 2004 (au plus tard !).

bram-vermeulen-piano


Eh bien, Marco Valdo M.I. mon ami, je ne t’imaginais pas aussi proche d’un chanteur néerlandais. Je n’imaginais même pas que tu te mettes à faire des versions françaises de chansons néerlandaises, car depuis les années que tu fais des versions françaises de textes venus de multiples langues, tu en avais peu faites venues du néerlandais, alors que tu vis dans un pays censément bilingue, sinon trilingue et où la langue de la majorité de la population est précisément le néerlandais.

Oh, Lucien l’âne mon ami, comme tu le vois, je le fais. Et j’ajoute, je le fais avec plaisir, même si je le fais mal. Il y a à cela diverses raisons. La principale, c’est que pour une fois, on ne me l’impose pas. Car, vois-tu Lucien l’âne, pelons l’oignon une bonne fois. J’aurais volontiers appris le néerlandais – qu’on m’a enseigné de force pendant au moins quinze ans, s’il n’avait pas été une expression directe de la domination de la majorité et aussi, plus « historiquement » de la création de ce pays bancal, voulu par les puissances contre-révolutionnaires vers 1815. En somme, on nous a coupés de notre Hainaut qui allait jusqu’aux portes de Paris et on nous a insérés de force dans un pays où on nous a réduits à la portion congrue.

Oh, dit Lucien l’âne, il est idiot en effet d’imposer de pareilles contraintes à des populations et le faire à des enfants, a des conséquences tout au long de leur vie, si ce n’est au-delà.

Enfin, Lucien l’âne mon ami, il m’a bien fallu vivre avec cette incongruité nationale et trouver refuge dans une de ces réserves indiennes de Wallonie. Passons et revenons à la chanson de Bram Vermeulen et pour commencer à Bram Vermeulen lui-même, artiste antimilitariste et de ce fait, par-delà les idiomes, très proche. Et dans le but de prouver ma sympathie pour ce poète, je m’en vais te faire connaître son testament – c’est une chanson, un poème.

Il est temps, dit Lucien l’âne, car il est mort en 2004, à la fin de l’été, en Italie ; son cœur l’avait lâché. Et donc, ce testament ?

D’abord, pour tout dire, ces histoires de testament me renvoient toujours à François Villon et à la Supplique de Georges Brassens et puis, en cascade, à bien des autres. Et pour tout te dire quand même, en ce qui me concerne, en guise de testament, je me verrais bien revêtir du « Je voudrais pas crever » du bon Boris Vian.

Et maintenant, quelques mots sur la chanson « Ten Aanval ! ». Que raconte-t-elle ?

Eh bien, Lucien l’âne, c’est une attaque en règle contre le militarisme et le goût de certains de provoquer et de faire des guerres. « Ten Aanval » peut se traduire indifféremment par « À l’attaque ! », « Au combat ! » et « À l’assaut ! » et décliné en « Sus ! », « Sus à l’ennemi ! » et toutes les variantes du genre.

« À l’attaque ! », « Au combat ! » et « À l’assaut ! » et décliné en « Sus ! », « Sus à l’ennemi ! » et toutes les variantes du genre, quel beau programme !, dit Lucien l’âne en éclatant de rire. On n’en demande pas tant. Nous dont la tâche, bien au contraire, est de tisser encore et toujours le linceul de ce vieux monde guerrier, belliciste, belliqueux, inquiet et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
À L’ATTAQUE !

Ô ces grands hommes, regardez-les, aller au pas.
Regardez-les ces braves hommes marteler le pas de parade.
Écoutez-les chanter ces hommes fiers le chant du soldat.
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

Regardez-les ces hommes obéissants pleins de raison commettre des assassinats.
Regardez-les ces hommes aveugles combattre pour le grand massacre.
Écoutez-les gueuler ces hommes fâchés le bon droit de leur combat !
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

Regardez-les s’incliner ces grands hommes devant leurs amis décédés.
Écoutez-les crier, ces hommes peureux, le besoin désespéré.
Regardez-les pleurer, ces hommes forts, la vie n’a jamais été si grande.
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles.
Regardez-les ces vieux hommes qui auraient dû gagner.
Écoutez-les se taire ces hommes raides pour écouter ce qu’ils entendent du dedans,
Rajeunissez-les, ces hommes stupides, et ils recommenceraient !
À l’attaque, à l’attaque, à l’attaque, à l’attaque !

Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles.
Drogués à la sensation du combat, pour toujours égarés,
Tristes exemples d’humanité. La guerre comme spécialité.
Pauvres hommes, grands hommes, hommes stupides, hommes aveugles.

inviata da Marco Valdo M.I. - 16/11/2016 - 09:49




Lingua: Italiano

Traduzione italiana di Riccardo Venturi
Piacenza, 27/28 novembre 2016
ALL’ATTACCO

Guardateli, i grand’uomini, come marciano al passo imposto.
Guardateli, i valorosi, come battono pronti ogni passo.
Ascoltateli come cantano orgogliosi una canzone soldatesca:
All’attacco all’attacco all’attacco all’attacco!

Guardateli mentre ammazzano obbedienti e a giusta ragione.
Guardateli mentre combattono ciechi, addestrati all’annientamento.
Ascoltateli gridare malvagi mostrando come sanno combattere
All’attacco all’attacco all’attacco all’attacco!

Guardateli, i grand’uomini, inchinarsi di fronte ai compagni morti.
Sentiteli, gli impauriti, come gridano il disperato bisogno che hanno.
Guardateli, i forti, come piangono; la vita mai è stata tanto grande.
All’attacco all’attacco all’attacco all’attacco!

Pover’uomini, grand’uomini, uomini stupidi e ciechi.
Guardateli, quei vecchi, star là dove avrebbero dovuto vincere.
Sentiteli, impettiti, come tacciono, come odono quel che hanno dentro,
Ringiovaniteli, quegli imbecilli, e ricomincerebbero daccapo!
All’attacco all’attacco all’attacco all’attacco!

Pover’uomini, grand’uomini, uomini stupidi e ciechi.
Schiavi della sensazione del combattimento, perduti per sempre,
Triste esempio d’umanità. La guerra come specialità.
Pover’uomini, grand’uomini, uomini stupidi e ciechi.

28/11/2016 - 18:46



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