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Mensch ohne Pass

Max Werner Lenz
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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(Marco Valdo M.I.)
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(Max Werner Lenz)


[1935]
Parole di Max Werner Lenz (1887-1973), attore, regista, cabarettista ed autore svizzero
Musica di Otto Weissert (1903-1969), compositore e direttore teatrale tedesco.



Max Werner Lenz e Otto Weissert (il secondo fuggito nel 1934 in Svizzera perchè sposato ad una donna ebrea) furono tra i fondatori nel 1933 a Zurigo del Cabaret Cornichon, un teatro cabaret che mirava a riprodurre analoghe esperienze tedesche che erano appena state stroncate dall’avvento del nazismo. Nonostante i vincoli imposti dalla censura ed il costante monitoraggio ed intimidazione dei servizi segreti nazisti, il Cabaret Cornichon riuscì comunque a condannare apertamente fascismo e nazismo.

Max Werner Lenz


In questa sua “L’uomo senza passaporto” Max Werner Lenz criticava la mancanza di sostegno ai rifugiati dal regime hitleriano e, anzi, la loro persecuzione da parte delle autorità...
Una canzone molto attuale, visto il trattamento che l’Europa ancora oggi riserva ai rifugiati...
Ich bin aus aller Ordnung ausgetrieben.
Sie nennen mich ein Emigrantenschwein.
Sie sagen, wärst du doch zu Haus geblieben!
Ich aber wollte ein Charakter sein.
Ich sagte „Guten Tag“ statt „Heil“ zu rufen.
Da hat man mir die Schutzhaft angedroht.
Doch ich bin nicht zum Märtyrer berufen!
Ich floh - aus einer Not in andre Not.

Jetzt bin ich ein unangemeldetes Leben,
Ich habe keinen Pass.
Ich stehe daneben und bleibe daneben -
Den Beamten ein ewiger Hass.

Die Staaten haben herrliche Devisen!
(nach Frankreich gewendet:)
Hier drüben „Freiheit, Gleichheit, Bruderschaft“,
(nach der Schweiz gewendet:)
Und dieses Land wird als Asyl gepriesen.
Doch mich erwartet hier und dort nur Haft.
So wie ich bin, so bin ich ungesetzlich.
Zwar schlägt man nicht, man ist zivilisiert.
Doch, bin ich körperlich auch unverletzlich,
Die Seele darf man foltern, ungeniert.

Denn ich bin ein unangemeldetes Leben,
Ich habe keinen Pass.
Ich stehe daneben und bleibe daneben -
Den Beamten ein ewiger Hass.

Doch jetzt gibts Kommissionen, wie ich höre,
Die kümmern sich um uns und meinens gut;
Denn sie beschliessen, dass ich nicht mehr störe.
Doch der Beschluss kommt in Beamten-Hut!
Und bis die Paragraphen sich ergänzen,
Brauchts lange Zeit - inzwischen gehts mir schlecht.
Man scheucht mich heimlich über fremde Grenzen.
Bis ich krepiere - durch Gesetz und Recht.

Dann bin ich ein unabgemeldetes Leben,
Und brauche keinen Pass.
Dann steh ich darüber und nicht mehr daneben,
Über den Grenzen und über dem Hass.

inviata da Bernart Bartleby - 23/7/2016 - 13:46



Lingua: Francese

Version française – HOMME SANS PAPIERS – Marco Valdo M.I. – 2016
Chanson allemande – Mensch ohne Pass – Max Werner Lenz – 1935
Paroles de Max Werner Lenz (1887-1973), acteur, réalisateur, cabarettiste et auteur suisse
Musique d’Otto Weissert (1903-1969), compositeur et directeur de théâtre allemand.

Max Werner Lenz et Otto Weissert (le second fuit en 1934 en Suisse, car il est marié à une femme juive) furent parmi les fondateurs en 1934 à Zurich du Cabaret Cornichon, un cabaret théâtre qui visait à reproduire les expériences allemandes artistiques qui venaient d’être détruites par la montée au pouvoir du nazisme. Malgré les limitations imposées par la censure et en dépit de la surveillance constante et l’intimidation des services secrets nazis, le Cabaret Cornichon réussit malgré tout à condamner ouvertement fascisme et nazisme.

Le dictionnaire de la Suisse indique : « Le Cornichon fut d’abord un cabaret de divertissement; considéré comme l’une des armes de la défense spirituelle, il attaquait le national-socialisme allemand et le fascisme italien. Surveillé pendant la guerre par les autorités de censure, il s’imposa lui-même des limites si rigoureuses qu’il ne fut l’objet d’aucune sanction officielle. »

Dans cet « Homme sans papiers », Max Werner Lenz critiquait le manque de soutien aux réfugiés du régime hitlérien et, leur persécution de la part des autorités des pays-refuges…
Une chanson très actuelle, vu le traitement que l’Europe encore aujourd’hui réserve aux réfugiés…

Dialogue maïeutique

  Cette parodie de salut fasciste    au Cabaret Cornichon     fut censurée et interdite     en raison des pressions du gouvernement de      Mussolini.
Cette parodie de salut fasciste au Cabaret Cornichon fut censurée et interdite en raison des pressions du gouvernement de Mussolini.


En griffonnant la version française de cette histoire d’exilé, mille idées et mille autres histoires me trottaient dans la tête. Il y avait Till le Gueux, le Guerrier afghan, l’Arlequin amoureux, Joseph le déserteur et ce marin du Vaisseau des morts de Traven ou ce Schwarz énigmatique de la Nuit de Lisbonne, tous gens errants, exilés en exil. Il y avait aussi tous ces gens qui cherchent refuge et que l’Europe et l’ONU appellent improprement des « réfugiés ». Ah si seulement, ils pouvaient trouver refuge. Mais voilà, on les arrête, on les rejette. Ou on les enferme et qu’en est-il du reste du monde ? HIC ET NUNC ! Aujourd’hui et maintenant ! Vous êtes antifasciste, mais vous vivez en Turquie ? Que faites-vous avant qu’ils ne viennent frapper à la porte, vous arrêter, vous abattre ? Qui voudra vous secourir, vous accueillir, vous donner refuge ? On vous dira que vous venez d’un pays démocratique, qui pratique l’élection (j’ai cru, dit Lucien l’âne que tu allais écrire la masturbation…), qui dit qu’il respecte les droits de l’homme, etc. En plus, vous êtes Kurde ou vous prétendez qu’il y a eu un génocide en Arménie. Certes, vous pourriez être Égyptien, Nigérian, Mauritanien, Algérien ou Chinois. En fait, si vous venez les mains vides, vous serez malvenu… Ne parle-t-on pas déjà de « charges déraisonnables pour un État » à l’Européen qui se trouve en difficulté dans un autre « pays européen ». Ce n’est pas une invention de ma part, c’est le texte de la loi communautaire. C’est arrivé récemment à un Italien, ici, au cœur de l’Europe ; pourtant, lui , il avait des papiers, des droits avant qu’on applique la loi sensée le protéger. Bref, j’arrête là et je laisse parler la chanson. Elle en dit assez.

Oh, je sais, tu as raison, Marco Valdo M.I. mon ami, on aura encore bien l’occasion, de reparler de ces horreurs. Ce sont les traces, les rides quotidiennes de la Guerre de Cent Mille Ans que les riches et les puissants font aux pauvres gens depuis la nuit des temps. Et tout ça pour s’enrichir encore et encore, étendre leur pouvoir, accroître leur domination et nous, tout ce que nous pouvons y faire, c’est de poursuivre autant qu’on le pourra cette tâche et tisser le linceul de ce vieux monde médiocre, méprisant, ridicule et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
HOMME SANS PAPIERS

Je suis un exilé, je suis chassé.
Ils m’appellent « cochon d’émigrant ».
Ils disent, tu aurais dû quand même rester !
Je voulais être une personne tout simplement.
Au lieu de hurler « Heil ! », je dis « Bonjour ».
Alors, on m’a menacé de détention, à mon tour.
Mais je n’ai pas vocation au martyre !
Je me suis enfui – d’une détresse dans une autre détresse.

Je suis maintenant un être non déclaré,
Je n’ai pas de papiers.
Je suis et je reste un surnuméraire,
Abhorré des fonctionnaires.

Les États ont des devises admirables !
En France, c’est l’admirable :
« Liberté, égalité, fraternité » ,
La Suisse, c’est réputé :
Ce pays est une terre d’asile.
Mais là, la détention m’attend seule.
Alors, tel que je suis, je suis hors la loi.
Mais là, on est civilisé, on ne me frappe pas,
Me toucher est hors de question,
Mais là, on peut torturer l’âme sans gêne.

Car je suis non déclaré,
Je n’ai pas de papiers.
Je suis et je reste un surnuméraire
Abhorré des fonctionnaires.
Mais là, il y a maintenant des Commissions, j’ai entendu dire,
Elles s’occupent de nous et de notre bien-être ;
Alors ils décident que je ne dérange pas.
Mais là, la décision doit parvenir aux fonctionnaires !
Et pour que les paragraphes deviennent réglementaires,
Cela prend du temps – entre-temps, ça va mal pour moi.
On me chasse en secret vers des frontières étrangères.
Et là, avec la loi et le droit pour moi, je crève.

Comme je suis non déclaré,
Je n’ai pas de papiers.
Alors je reste moi et plus un surnuméraire,
Par-delà la haine et les frontières.

inviata da Marco Valdo M.I. - 25/7/2016 - 22:42



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