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Europa

Die Toten Hosen
Lingua: Tedesco

Lista delle versioni e commenti


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There's a Long, Long Trail
(John McCormack)
Fünf vor zwölf
(Die Toten Hosen)
Spielzeugland
(Die Toten Hosen)


2012
Ballast der Republik
Ballast der Republik

Canzone del gruppo tedesco Die Toten Hosen, che parla della difficile traversata dei migranti nel mediterraneo per raggiungere l'europa e della morte che molti di loro trovano in fondo al mare.
Unten im Hafen setzten sie die Segel
Fahren hinaus aufs offene Meer
Zum Abschied winken ihre Familien
Schauen ihnen noch lange hinterher

Und das Wasser liegt wie ein Spiegel
Als sie schweigend durchs Dunkel ziehen
Kaum fünfzig Meilen bis zum Ziel
Das so nah vor ihnen liegt

Sag mir, dass das nur ein Märchen ist
Mit Happy End für alle Leute
Und wenn sie nicht gestorben sind
Leben sie noch heute

Sie kommen zu Tausenden, doch die Allermeisten
Werden das gelobte Land niemals erreichen
Denn die Patrouillen werden sie aufgreifen
Um sie in unserem Auftrag zu deportieren

Und der Rest, der wird ersaufen
Im Massengrab vom Mittelmeer

Weil das hier alles kein Märchen ist
Kein Happy End für all die Leute
Und wenn sie nicht gestorben sind
Sterben sie noch heute

inviata da leoskini - 27/5/2015 - 17:38




Lingua: Svedese

Traduzione svedese / Swedish translation / Traduction suédoise / Schwedische Übersetzung / Svensk översättning / Ruotsinkielinen käännös: Juha Rämö

http://217.218.67.233/photo/20160821/d...
EUROPA

Ner i hamnen hissar de segel
och kör ut till öppet hav.
På kajen vinkar familjerna adjö
och ser ännu länge efter dem.

På det spegelblanka havet
tar de sig ljudlöst fram i mörkret.
Knappt femtio mil till målet
som ligger så nära framför dem.

Säg mig att det här är bara påhitt
med ett lyckligt slut för alla.
Och om de inte har omkommit
lever de ännu idag.

De kommer i tusenden men de allra flesta
skall aldrig nå det förlovade landet
utan bli anhållna av patrullerna
för att deporteras på vårt uppdrag.

Och resten kommer att drunkna
i Medelhavets massgrav.

Eftersom allt det här inte är påhitt
finns det inget lyckligt slut för alla.
Och om de inte är redan omkomna
skall de dö ännu idag.

inviata da Juha Rämö - 9/1/2020 - 19:26




Lingua: Finlandese

Traduzione finlandese / Finnish translation / Traduction finnoise / Finnische Übersetzung / Suomennos: Juha Rämö

http://3.bp.blogspot.com/-k-5jwNy6EOg/...
EUROOPPA

Alhaalla satamassa he nostavat purjeet
ja suuntaavat aavalle merelle.
Perheet vilkuttavat heille hyvästejään
ja katsovat vielä pitkään heidän peräänsä.

Ja vesi on peilityyni,
kun he etenevät ääneti pimeyden halki.
Tuskin viisikymmentä meripeninkulmaa määränpäähän,
joka on niin lähellä heidän edessään.

Sano, että tämä on vain satua,
jossa onnellinen loppu odottaa kaikkia,
että elleivät he ole kuolleet,
he elävät vielä tänään.

Heitä tulee tuhansia, joista useimmat
eivät koskaan pääse luvattuun maahan,
sillä partiot ottavat heidät kiinni
karkottaakseen heidät meidän määräyksestämme.

Ja loput heistä hukkuvat
Välimeren joukkohautaan.

Koska tämä kaikki ei ole satua,
jossa onnellinen loppu odottaa kaikkia,
ja elleivät he jo ole kuolleet,
he kuolevat vielä tänään.

inviata da Juha Rämö - 9/1/2020 - 19:27




Lingua: Italiano

Traduzione italiana / Italian translation / Traduction italienne / Italiankielinen käännös:
Riccardo Venturi, 10-01-2020 07:10
EUROPA

Giù al porto issano le vele
e escono in mare aperto
sul molo le loro famiglie fanno un cenno di saluto
e continuano a lungo a seguirli con lo sguardo

E l'acqua è liscia come uno specchio
mentre avanzano silenziosamente nel buio
neppure cinquanta miglia alla meta
che sta così vicina davanti a loro

Dimmi che è solo una favola
con un lieto fine per tutti.
E che, se non sono morti,
sono vivi ancora oggi

Arrivano a migliaia, ma in maggior parte
non raggiungeranno mai la terra promessa
perché le pattuglie li cattureranno
per deportarli dietro nostro ordine.

E quelli che restano, annegheranno
nella fossa comune del Mediterraneo.

Perché tutto questo non è una favola
non c'è nessun lieto fine per tutti.
E, se non sono morti,
muoiono ancora oggi.

10/1/2020 - 07:10




Lingua: Francese

Version française – EUROPE – Marco Valdo M.I. – 2020
d’après la version italienne de Riccardo Venturi
d’une chanson allemande – Europa – Die Toten Hosen – 2012
Album : Ballast der Republik

Chanson du groupe allemand Die Toten Hosen, qui parle de la difficile traversée des migrants en Méditerranée pour rejoindre l’Europe et de la mort que beaucoup d’entre eux trouvent au fond de la mer.

Dialogue Maïeutique

L'ENLÈVEMENT D'EUROPE <br />
Maerten de Vos - 1590
L'ENLÈVEMENT D'EUROPE
Maerten de Vos - 1590


Europe ?, dit Lucien l’âne, la chanson s’intitule Europe ?

Euh, oui !, dit Marco Valdo M.I., Europe, tout simplement, Europe. Pourquoi ? Pourquoi elle ne pourrait pas s’appeler ainsi ?

Eh bien, non !, dit Lucien l’âne. Elle peut parfaitement s’appeler ainsi, mais je voulais juste savoir de quoi elle causait, ce qu’elle pouvait raconter, car c’est un sujet proprement historique et mythologique. Un sujet épique, tragique, tragi-comique et pour tout dire, continental. Une histoire de nymphe et de taureau et de leurs fricotages érotico-tauromachiques, une histoire qui ne manque pas de sel, pas de piquant, non plus ; l’histoire de la marche de l’homme d’Engis et de Néanderthal vers la démocratie. Un très, très long chemin (There's a Long, Long Trail), tu peux me croire.

Donc, Europe, reprend Marco Valdo M.I., c’est logique, même si, en fait, Europe n’apparaît jamais dans la chanson, même si comme l’Arlésienne, elle est le personnage central du drame qui se joue dans la chanson.

Et alors ?, demande Lucien l’âne. Il y a une histoire dans cette chanson, j’imagine.

Une histoire, certainement, la voici, Lucien l’âne mon ami. C’est une histoire que tu connais quasiment depuis toujours et d’abord, car elle se situe aux pourtours de la Méditerranée, cette mer dont tu as fait le tour des dizaines, si ce n’est des centaines de fois et si j’oserais dire, que tu connais comme ta poche d’Odessa à Madaure, d’Alexandrie à Tanger, toi qui as encore connu Troie debout, toi qui as vu le cheval de bois.

Bon, c’est autour de la Méditerranée, dit Lucien l’âne, et puis, quoi ?

C’est, Lucien l’âne mon ami, l’histoire désolante de la fuite vers l’Europe, puis en Europe, de gens qui laissent tout derrière eux : famille, amis, village, ville, montagne, forêt, fleuve, lac, plaine, rivages océaniques, désert, que sais-je ? et qui ont comme objectif, comme but, comme destination — mot dont on oublie trop souvent qu’il signifie le lieu du destin et comme on le sait, le destin est versatile — l’Europe, du moins, ses rives méditerranéennes. Pourquoi ? Tout simplement, car ils arrivent du sud ou de l’orient par la mer. Ils viennent chercher refuge face à une destinée contraire. Du moins, c’est ce qu’ils espèrent, et cette espérance est ce qui constitue le drame, qui institue dès le départ la tragédie. En gros, ou ils meurent en route, ou on les ramène de l’autre côté, ou alors, ayant réussi le saut, ils trouvent une vie au rabais. On ne sait ce qui est le mieux.

Oh, dit Lucien l’âne, j’ai entendu dire que parfois, peut-être, il y a des exceptions, parfois, l’histoire se termine à peu près bien.

Pour la chanson, rien n’est moins certain, répond Marco Valdo M.I., et sa conclusion est terrible :

« Ce n’est pas un conte pour enfants :
Pas de fin heureuse pour ces gens
Et s’ils ne sont pas morts,
Aujourd’hui, ils meurent encore. »


Oh, dit Lucien l’âne, c’est une chanson ancienne, elle date déjà. Les choses se sont sans doute améliorées.

Tu rêves, Lucien l’âne mon ami. Pour ce que j’en sais, j’ai quand même le sentiment qu’elles n’ont fait qu’empirer. Cependant, il ne faut pas oublier que toute cette histoire se déroule au cœur de La Guerre de Cent mille ans que les riches et les nantis font aux pauvres et aux démunis afin de maintenir leurs privilèges, d’assurer leur domination, de garantir leur croissance ad infinitum, de protéger leur eldorado et d’accroître leurs richesses insensées.

Alors, Marco Valdo M.I mon ami, tissons le linceul de ce vieux monde féroce, atroce et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
EUROPE

Dans le port, ils lèvent les voiles,
Ils partent vers le grand large.
Les familles leur font signe adieu
Et les suivent longtemps des yeux.

L’eau s’étale comme un miroir ;
Ils vont silencieux dans le noir
À cinquante miles de la destination
Si proche derrière l’horizon.

Dites-moi que c’est un conte,
Une fin heureuse pour tout le monde,
Et qu’ils ne sont pas morts,
Et qu’ils vivent aujourd’hui encore.

Ils viennent par milliers, mais en grande majorité,
La terre promise jamais, ils n’atteindront,
Car les patrouilles les attraperont
Pour, en notre nom, les déporter.

Et les rescapés finiront noyés
Dans le charnier de la Méditerranée

Ce n’est pas un conte pour enfants :
Pas de fin heureuse pour ces gens
Et s’ils ne sont pas morts,
Aujourd’hui, ils meurent encore.

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/10/2020 - 21:33



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