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Ein Deutsches Lied

Nichts
Lingua: Tedesco

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Deutsches Lied
(Kurt Tucholsky)
Deutsches Lied 1937
(Bertolt Brecht)


Ein Deutsches Lied

Nichts
1982
Nichts
Deutsch sein,
Niemandem sagen,
Nur angst vor fragen,
Scham für mein land

Stolz sein, ist mir verboten,
Ich bin hier geboren,
Mich trifft keine schuld

Ich sing ein deutsches lied,
Ich sing ein deutsches lied,
Und will es keiner hör'n,
Ich sing ein deutsches lied

Ich sing ein deutsches lied,
Ich sing ein deutsches lied,
Und will es keiner hör'n,
Ich sing ein deutsches lied

inviata da Marco Valdo M.I. - 29/10/2014 - 20:08



Lingua: Francese

Version française – UNE CHANSON ALLEMANDE – Marco Valdo M.I. – 2014
Chanson allemande – Ein Deutsches Lied – Nichts – 1982

Voici donc une chanson allemande, ein deutsches lied… C'est son titre ; un titre qui pourrait être quelconque, un titre qui pourrait être banal, un titre qui a l'air de parler d'une chanson sans trop insister. Cependant, il n'en est rien. Il te souviendra, Lucien l'âne mon ami, de ces autres chansons de Kurt Tucholsky et de Bertolt Brecht qui portaient (à peu près) le même titre ; la première date de 1923 et s'intitulait : « Deutsches Lied » Deutsches Lied et la deuxième : « Deutsches Lied 1937 » Deutsches Lied 1937.

Oui, très bien, dit Lucien l'âne en fronçant les sourcils… Mais encore...

Dès lors, celle-ci, celle de ce groupe Nichts – tout un programme, un groupe qui s'appelle « Rien », qui s'illustra au début des années 1980, s'inscrit directement dans une sorte de tradition ou comme on dit parfois, de fil rouge. Et c'est bien de ça qu'il s'agit. Une chanson qui complète les précédentes… Celles-là annonçaient et dénonçaient la déchéance allemande et cette dernière chanson la réaffirme… La confirme en ces termes :
« Être Allemand,
À personne on ne le dit,
Face aux questions, le tourment
La honte de mon pays ».

Elle raconte, cette chanson, comment les gens de l'après-Ratatin, petite moustache maléfique, ont ancré dans leurs plus intimes sentiments et pensées, cette « honte d'être Allemand ». Un demi-siècle après l'arrivée au pouvoir des déments. Et c'est heureux…

Heureusement, en effet, dit Lucien l'âne comme soulagé. Elle me rappelle Paul Nizan tout au début d'Aden Arabie… « J'avais vingt ans et je ne laisserai dire à personne que c'est le plus bel âge de la vie... » Cette chanson est tout aussi déchirante, tout aussi terrible. Quelle héritage, quelle hérédité… Encore Paul Nizan dans Aden Arabie… J'insiste :
" J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. Il est dur d'apprendre sa partie dans le monde. À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l'air du chaos que les Grecs mettaient à l'origine de l'univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d'un commencement. "

Peut-être, peut-être, on ne sait jamais, grâce à ces gens-là, à ceux qui ont fait ces chansons, par exemple, à Paul Nizan aussi – car il faut le lire, impérativement ! – on ne doit pas désespérer définitivement de l'espèce humaine. Peut-être, peut-être et c'est sa seule chance, parviendra-t-elle a mettre fin à cette Guerre de Cent Mille Ans que les riches font aux pauvres avec une dureté et une insensibilité incroyables, sans souci aucun des conséquences de leurs actes, sans souci des destructions et des mutilations qu'ils engendrent… Bref, des infantiles rongés par leur ambition, par leurs envies, par leurs désirs, par leurs avidités polymorphes… « Moi d'abord ! Et moi seul » au-dessus de tout le monde « über alles in der Welt », telle est leur devise. Et malgré bien des avertissements, bien des appels à la raison, ils ne l'ont pas encore abandonnée… Il suffit de voir ce qui se passe « hic et nunc » en Europe. Le reve d'Otto continue à les guider volens nolens. Disons une inertie… Mais comment se débarrasser de pareille erre ?

Il suffit de le vouloir, mais de le vouloir vraiment. C'est là, foi d'âne, que le bât blesse… Quant à nous, tissons le linceul de ce vieux monde honteux, emporté par son inertie, incapable de se réformer, de se refaire, de se renouveler et cacochyme.

Heureusement !

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
UNE CHANSON ALLEMANDE

Être Allemand,
À personne, on ne le dit,
Face aux questions, le tourment
La honte de mon pays

Être fier m'est interdit
Je suis né ici,
Pour rien je n'y suis

Je chante une chanson allemande,
Je chante une chanson allemande,
Et personne ne l'écoute,
Je chante une chanson allemande

Je chante une chanson allemande,
Je chante une chanson allemande,
Et personne ne l'écoute,
Je chante une chanson allemande

inviata da Marco Valdo M.I. - 29/10/2014 - 20:17



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