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Clairvaux

anonimo
Lingua: Francese


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Aux Bat. d'Af.
(Aristide Bruant)
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(Alfredo Bandelli)
La Belle
(Albert Londres)


[Anni 20 o 30 del 900?]



Una canzone che pare il seguito di La Belle scritta da Albert Londres, il giornalista che con i suoi reportage contribuì alla chiusura dei bagni penali coloniali e militari. Ma anche le condizioni di vita dei prigionieri nei penitenziari sul patrio suolo francese non è che fossero meno difficili… Si parla qui della prigione di Clairvaux, dipartimento dell’Aube, Champagne-Ardenne, allestita nel 1804 (e ancora in funzione) nell’antico monastero fondato nel XII° secolo da Bernardo di Chiaravalle (per l’appunto)… La prigione di Clairvaux è stata teatro di numerose rivolte, prese d’ostaggi ed evasioni, tutte sanguinose…
Dans une sombre prison
Aux murailles noircies
De jeunes prisonniers
Lentement tournent en rond
Ils ont la tête basse
Sous l'habit d'infamie
Numéro sur le bras
Tout comme des forçats.

Et moi je me demande ce qu'ils ont bien pu faire :
Sont-ce des assassins, des bandits, des vauriens
De ceux qui n'hésitent pas pour vivre à leur manière
A tuer pour voler d'honnêtes ouvriers ?

J'interroge l'un d'eux
Un gars au regard fier
I' m'dit “Si j'suis ici
C'est pour avoir osé
Cracher à la sale gueule
D'un gradé militaire
Pour ce geste insolent
Ils m'ont collé cinq ans.”

“Je resterai ici le temps qu'i' m'reste à faire
Plus maltraité qu'un chien, par cette bande de gredins
Ces maudits geôliers, bien payés pour nous faire
Souffrir et torturer, c'est là leur seul métier.”

Biribi est tombé
Sous les coups d' Albert Londres
Le bagne a changé de nom
Il n'a pas disparu
Car il est remplacé
Par une maison centrale
Dont le nom est Clairvaux
Ce qui veut dire tombeau.

Si Albert Londres pouvait visiter les centrales
Il écrirait sûrement plus de deux cents romans
Qui ouvriraient peut-être les yeux fermés de la France
Qui ne s'inquiète guère de ses bagnes militaires.

Je termine mon récit
Les yeux remplis de larmes
En songeant aux copains
Qui sont restés là-haut
Je reverrai toujours
Comme dans un rêve infâme
La salle de discipline, le prétoire, le cachot.

Et si la République désire qu'on la défende
Nous n' demandons pas mieux mais à une condition
C'est que l'on ne voie plus des garçons de vingt ans
Mourir dans les bat's d'Af, victimes du régiment.

inviata da Bernart - 18/11/2013 - 11:53



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