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Ricordati di Chico

Nomadi
Language: Italian

List of versions


Related Songs

La Coerenza
(Nomadi)
Kissed by Mist
(Trey Anastasio)
Auschwitz, o Canzone del bambino nel vento
(Francesco Guccini)


Testo e musica di Beppe Carletti
Gente come noi (1991)
Gente come noi


Francisco “Chico” Mendes. 1944-1988.
Francisco “Chico” Mendes. 1944-1988.

Per Chico Mendes e per la sua storia si rimanda a "Chico Mendes" dei Gang.

Su Chico Mendes:
Cuando los ángeles lloran dei Manà
Chico Mendes dei Gang
Ricordati di Chico dei Nomadi
Per la gloria di Mario Lavezzi
How Many People di Paul McCartney
Ambush dei Sepultura
Ao Chico di Tião Natureza
Enciendo una vela di Marianne
La memoria di León Gieco
Chanson pour Chico Mendès di Philippe Val
L'alet de la terra dei Los de l'Ouzoum
Louvor a Chico Mendes di Simone
Tëra dël 2000 dei Mau Mau
Chico Mendes di Brita Brazil
Chico Mendes di Michel Delpech
Amazzonia di Franco Simone
Chico Mendes dei Clarion

I signori della morte
hanno detto sì,
l'albero più bello
è stato abbattuto,

I signori della morte
non vogliono capire,
non si uccide la vita,
la memoria resta.

Così l'albero cadendo,
ha sparso i suoi semi
e in ogni angolo del mondo,
nasceranno foreste.

Ma salvare le foreste
vuol dire salvare l'uomo,
perché l'uomo non può vivere
tra acciaio e cemento,
non ci sarà mai pace,
mai vero amore,
finché l'uomo non imparerà
a rispettare la vita.

Per questo l'albero abbattuto
non è caduto invano,
cresceranno foreste
e una nuova idea dell'uomo.

Ma lunga sarà la strada
e tanti gli alberi abbattuti,
prima che l'idea trionfi,
senza che nessuno muoia,

forse un giorno uomo e foresta
vivranno insieme,
speriamo che quel giorno
ci sia ancora.

Se quel giorno arriverà,
ricordati di un amico
morto per gli indios e la foresta,
ricordati di Chico.

Se quel giorno arriverà,
ricordati di un amico
morto per gli indios e la foresta,
ricordati di Chico.

Contributed by Riccardo Venturi - 2005/4/8 - 19:00



Language: French

Version française – SOUVENEZ-VOUS DE CHICO – Marco Valdo M.I. – 2012
Chanson italienne – Ricordati di Chico – Nomadi – 1991

Texte et musique de Beppe Carletti

Ah, Lucien l'âne mon ami, on est parfois fatigué ou peut-être à court d'inspiration ou distrait … Que sais-je ?

Que grommelles-tu, Marco Valdo M.I. mon ami, aurais-tu des hallucinations ou simplement, es-tu encore plongé dans les brumes du sommeil ?

Pas vraiment... Il y a seulement que je m'en veux de n'avoir pas fait de commentaire à la canzone "Chico Mendes" des Gang , que j'ai traduite récemment.

Et pourquoi donc ? Tu l'as faite convenablement cette version de CHICO MENDES... Je ne vois vraiment pas ce que tu peux te reprocher...

Moi, je me sens un peu rogneux, car j'aurais dû t'en parler et je vais te dire pourquoi. Tout simplement, car elle est très belle illustration de la Guerre de Cent Mille Ans. Véritablement, c'est presque un symbole... Mais je compte bien le démontrer ici, car celle-ci aussi conte la même aventure, le même épisode de cette lutte sanguinaire que les riches font aux pauvres afin de maintenir d'abord, puis d'étendre leurs pouvoirs, leurs possessions, leurs domaines, leurs richesses et leurs exactions. Sans compter qu'ils accroissent leurs profits, qu'ils développent leurs entreprises, qu'ils rapinent tout ce qui est possible et qu'ils assassinent à tour de bras.

Rogneux, rogneux ? Que veux-tu dire ?, Marco Valdo M.I. mon ami. Tu as envie de te gratter ? Tu as des démangeaisons ?

Oui, je me sens gêné aux entournures, ennuyé, embarrassé, en somme, j'ai la rogne... Tu as raison, je crois bien encore usé d'un wallonisme, d'un mot du français de Wallonie. On le trouve par exemple dans une expression qui dit : « Celui qui se sent rogneux, se gratte »... Celui qui est gêné, celui qui est responsable d'une erreur (par exemple), est embarrassé, et si ça le chatouille et bien (qu') il se gratte (au sens figuré, tu le comprends bien)... Ce que je fais pour l'instant. Mais, si tu veux me prêter encore l'oreille un instant, j'en reviens à Chico Mendès. Je voudrais tout particulièrement saluer cet homme qui a avec une grande lucidité su étendre le combat syndical au-delà du corporatisme, au-delà de la revendication à court terme pour le porter au niveau de la revendication humaine. Et là, il y a en quelque sorte un saut qualitatif et aussi, implicitement, l'idée que le vrai combat est celui qui a comme objectif plus d'humanité et non plus de confort, plus de revenus, plus de choses... La revendication du mieux-être à la place de celle du plus avoir.

À mon sens, dit Lucien l'âne en levant le front, c'est fondamental. Certes, le syndicalisme a raison de mener le combat pour échapper à la misère, pour obtenir de meilleures conditions de vie pour tous, mais il se pervertit dès lors qu'il entend poursuivre comme but le partage des richesses... Partager les richesses revient in fine à partager l'idéologie de la richesse, à passer dans le camp des riches et dès lors, à s'empêcher de combattre vraiment le camp des riches et les exactions qui en découlent. La Guerre de Cent Mille Ans est la conséquence immédiate de cette idée de richesse... et du désir qu'elle suscite. Pour comprendre où mène l'acceptation de l'idée-même de richesse, il suffit de poser la question simple que voici : combien faut-il de pauvres pour faire un riche ?

Je ne sais pas exactement mais il en faut beaucoup et plus il y a de pauvres et plus les pauvres sont miséreux, plus évidemment le riche est riche. Et si le but est de devenir riche, il faudra créer des pauvres et si possible, le plus grand nombre... Car ça rime à quoi d'être un peu riche ? Une fois qu'on commence à vouloir de la richesse, il en faut toujours plus ; c'est exponentiel, en quelque sorte. Tel est le moteur premier de la Guerre de Cent Mille Ans. Et d'un autre côté, partager la richesse n'a pas de sens logique, puisqu'une fois partagée, elle n'existe plus. Comme quoi, on voit bien que la recherche de la richesse pour tous est une impasse... Ou pire encore, quand on imagine que a planète n'est pas infinie, c’est un véritable suicide collectif. Ce que Chico Mendes avait parfaitement compris et c'est bien pour cela qu'on l'a éliminé.

Ce qui nous ramène à notre tâche première qui est de mettre fin à ce monde aberrant de la richesse et à lui tisser son linceul à ce vieux monde aberrant, saugrenu, inepte, absurde, avide, avare et cacochyme. (Heureusement!)

Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane
SOUVENEZ-VOUS DE CHICO

Les seigneurs de la mort
ont dit oui,
Ils ont abattu
le plus beau des arbres

Les seigneurs de la mort
n'ont pas voulu comprendre
La mémoire reste,
on ne tue pas la vie.

L'arbre en tombant
a semé
Et dans chaque coin du monde,
naîtront des forêts.

C'est sauver les hommes
que de sauver les forêts
Car l'homme ne peut vivre
de ciment et d'acier.

Il n'y aura jamais de paix, j
amais d'amour vrai
Tant que l'homme
ne respectera pas la vie

L'arbre abattu n'est pas
tombé sans fruit
Avec les forêts,
une nouvelle idée de l'homme va pousser.

La route sera longue
et innombrables les arbres abattus
Avant que ne triomphe l'idée
et que personne ne meure plus.

Homme et forêt
vivront ensemble,
un jour peut-être
Espérons d'encore y être.

Quand viendra ce jour,
souvenez-vous d'un ami
Mort pour les Indiens et la forêt,
souvenez-vous de Chico

Quand ce jour viendra,
souvenez-vous d'un ami
Mort pour les Indiens et la forêt,
souvenez-vous de Chico

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2012/11/25 - 19:29


una bellissima canzone che dovrebbero sapere a memoria tutti i signori della guerra

nino - 2006/9/12 - 22:59


grazie!!!

antonio lucente - 2007/3/25 - 18:24


i nomadi come sempre fanno canzoni che fanno riflettere sulle problematiche del mondo
questa canzone ne è l'esempio
ballissima........... grazie e sempre nomadi

giugi - 2007/8/7 - 13:17


Grazie dal profondo del mio animo,le parole sono in sintonia con il mio modo di vedere ,esprimono tutto il mio afflato verso la salvaguardia della natura ,della vita .Grazie NOMADI

rosa - 2012/11/10 - 10:05


COLOMBIA. PARLANO LE VITTIME
(Gianni Sartori)

Intervista con Enrique Cabeza. Insieme a Yomaira Mendoza, ha recentemente portato a conoscenza dell’opinione pubblica europea le esperienze di una comunità afro-colombiana che ormai da venti anni cerca di tener fuori dal proprio territorio la violenza e le minacce dei latifondisti. Nel 1996 erano iniziati attacchi e massacri contro le comunità che di conseguenza erano state costrette a fuggire e nascondersi. Nei campi di rifugio hanno cominciato a organizzarsi per ritornare, si è trattato di un processo organizzativo lungo e difficile dato il persistere della violenza. Nel 2006 è stata realizzata la prima Zona Humanitaria del Curvaradò.

D. Cominciamo con un riepilogo della vostra vicenda nel contesto colombiano attuale…

R. Anzitutto devo dire che lo Stato colombiano, il governo attuale( presidente J.Manuel Santos) ha compiuto passi importanti nella lotta per tentare di restituire la terra ai contadini. Ma, nonostante una legge (n. 1448) per la restituzione della terra e nonostante il presidente Santos abbia collocato il caso delle Comunità di origine africana della Cuenca del Rio Curbaradó e del Rio Jiguamiandó (nel nord-ovest del Paese) come esempio emblematico di restituzione delle terre ai legiitimi abitanti (in sostanza “fuori dalla legge stessa,, un caso speciale ‘per accelerare l’iter della 1448 che prevedeva circa dieci anni per entrare in vigore, direttamente attraverso la Corte Costituzionale con la sentenza 448), ma nonostante ciò,dicevo, i latifondisti colombiani, a capo di formazioni paramilitari, mantengono ancora il controllo applicando le devastanti culture intensive e l’allevamento. E, aggiungo, anche nonostante la stessa Corte Costituzionale abbia emesso ben 4 sentenze di seguito per ordinare la restituzione della terra.
D. Potresti riassumere quali sono state le varie direttive emesse in questi anni, in particolare dalla fine degli anni novanta e le vostre iniziative a riguardo?
Potresti poi parlarte di alcune delle principali violazioni dei dfiritti Umani (uccisioni, minacce…) ai danni della votra comunità?

R. Il 1997, anno nero per la nostra comunità, era l’anno in cui la terra avrebbe dovuto essere espropriata allontanando nel contempo la violenza dal territorio.
Invece nel “Settembre nero” di quell’anno i paramilitari e i militari costrinsero la gente a fuggire nelle periferie metropolitane o nella foresta (rifugiati inteni). Poi, per obbligare le persone a firmare i documenti con cui cedevano i diritti sulla terra, i paramilitari sono andati a cercare le famiglie una per una dove si erano rifugiati costringendoli con le minacce.
Da allora la situazione è rimasta sostanzialmente immutata. Nonostante alla sentenza della Corte Interamericana per i Diritti Umani (CIDH) si siano poi aggiunte come dicevo quelle della Corte costuzionale colombiana. Oltrte alla prima, 448, altre quattro ( 222, AO45, 299, 112) e anche due indagini informative tecniche dell’Istituto di Sviluppo rurale (INCODER). Noi avevamo denunciato le inadempienze alla Corte e la Corte aveva ordinato all’INCODER di procedere in tal senso.
Le indagini stabilirono che la terra apparteneva di diritto alle comunità e che era stata espropriata illegalmente usando la violenza. Ancora oggi risultano come proprietari gli stessi comandanti delle milizie paramilitari responsabili della dura repressione contro le comunità. Sempre dalle indagini emerse come quelle terre venissero utilizzate principalmente per l’allevamento estensivo e per la coltivazione della palma da olio, una monocultura devastante per l’ambiente e la biodiversità. Noi invece prima coltivavamo una grande varietà di piante: riso, platano,, mais, yucca…in forma tradizionale, ancestrale e vivendo di questo. Dietro gli attuali proprietari c'è anche Vicente Castaño, già noto come comandante di una formazione paramilitare.
Tra il 2004 e il 2005 la nostra comunità (circa 10mila famiglie) ha deciso di rientrare in modo organizzato nella propria terra e ci siamo costituiti in “zone umanitarie e di biodiversità”., luoghi esclusivamente per la popolazione civile fuori dal conflitto che dilania e insanguina la Colombia. Abbiamo ritrovato un contesto irriconoscibile con coltivazioni di palma da olio e allevamento estensivo . Il titolo collettivo che ci è stato titolato è di 100mila ettari di terra; ora ci ritroviamo in due “zone umanitarie” di circa 40 ettari, questo è quello che ci siamo ripresi. Siamo letteralmente circondati da allevamenti e coltivazioni di palma. Abbiamo tagliate le palme su questa nostra piccola porzione e ripreso le nostra coltivazioni tradizionali. Tra il 2004 e il 2005 sono stati assassinati alcuni esponenti delle comunità che si erano impegnati per la restituzione delle terra. Tra gli altri, Walberto Hoyos della comunità Caño Manso che si era opposto all’ex colonello dell’esercito Luis Felipe Molano. Nella comunità di Apartadocito - El Serrao vennero assassinati Jose Eustoquio Rojas. Argenito Diaz, Manuel Ruiz, Samir Ruiz di 15 anni (nel 2012, durante un’investigazione di INCODER).
Nell’assoluta, totale impunità. Il 24 gennaio 2014 la Procura ordinò la riesumazione a Llano Rico di due cadaveri di persone assassinate ancora nel 1997 (nello stesso anno ne vennero uccisi circa 7mila in un solo dipartimento) e ricevette la denuncia per l’omicidio di José Eustoquio(assassinato nel 2007). Contemporaneamente ricevette anche la denuncia per le minacce di morte da parte degli allevatori contro i membri della comunità (vedi il caso della famiglia Urango-Mendoza). La comunità ha dimostrato giuridicamente che la terra le appartiene perché le venne data a titolo collettivo nel 2000 e in base ad una legge (legge 70/1993 per le comunità afro-colombiane) che ne riconosce i diritti alla terra. Militari, paramilitari e latifondisti, allevatori e coltivatori di palme da olio e banane, si unirono per sviluppare ulteriormente i loro progetti di arricchimento con la grande monocultura al prezzo di sangue e sofferenza per le comunità.

D. Chi sono altri tra i maggiori responsabili di queste prevarticazioni? Cosa è accaduto in seguito?
R. Tra gli impresari, latifondisti e a capo di milizie paramilitari, Ramiro Quintero, l’allevatore Ramirez Castaño e l’allevatore e bananero Dario Montoya.
A partire da questo momento iniziarono le minacce telefoniche e i tentativi di assassinare gli esponenti della comunità che si erano mobilitati per reclamare il diritto alla terra.

D. L’anno scorso, mi pare di capire, gli avvenimenti hanno subito un’accelerazione, almeno per quanto vi riguarda….
R.Dopo l’uccisione del marito e del fratello, Yomaira Mendoza si era rifugiata in una “zona umanitatria” di Caño Manso. Dal 26 gennaio 2014 si sono attivate PBI (Brigate Internazionali di Pace) per sostenerci, accompagnarci, proteggerci. Nel marzo 2014 sono arrivati anche alcuni giornalisti europei, da Londra e da Dublino per intervistare Yomaira che ha denunciato quanto stava accadendo. Subito dopo sono riprese le minacce. Per telefono le dicevano cosa le sarebbe accaduto (“Non ti ricordi cosa è capitato a tuo marito?”) e nella notte entrarono in casa per ucciderla. Questo, va precisato, anche all’interno della “zona umanitaria” in teoria protetta dall’esercito colombiano. Dopo alcune telefonate di minaccia mi aveva telefonato mentre mi trovavo a Medellin. Io le consigliai di andare a dormire altrove. Il giorno dopo, ritornata a casa, trovò la porta forzata e un esplicito messaggio: “ Perché non ci hai aspettato?”
Da quel momento cambiammo “zona umanitaria” spostandoci in quella di Camelias. Qui sono poi venuti per incontrarci gli ambasciatori di Norvegia e Francia (5 e 6 marzo 2014). Subito dopo, la notte del 6 marzo, arrivarono nuovamente i paramilitari per uccidere Yomaira, nonostante la presenza poco lontano (circa 200 metri) dell’esercito. Inevitabile pensare che sostanzialmente siano d’accordo. A questo punto ci siamo rifugiati a Llano Rico (20 maggio 2014) dove ci sono stati altri tentativi di omicidio. Un giorno io, Enrique Cabeza, stavo lavorando con la comunità nella “zona di biodiversità del Paraiso”. Alle cinque di sera arrivarono in casa mia12 soldati e l’uomo incarito della mia scorta disse: “Ci sono i soldati, allora posso stare tranquillo e me ne torno a dormire a casa mia”. Una coincidenza? Erano d’accordo? Non saprei…Per maggior sicurezza, visto che la mia scorta non si fermava per la notte, sono andato a dormire a Llano Rico. Avevo intuito che qualcosa non andava. Più tardi, ero già andato a dormire, mio padre ricevette una telefonata con cui lo informavano che io ero stato ammazzato.
Mio padre telefonò allora a mio fratello che dormiva nella stanza vicino alla mia e che mi avvisò consentendomi di scappare dal retro mentre qualcuno stava già entrando in casa. Allora telefonai alle due scorte (la mia e quella di Yomaira) che telefonarono al Ministero, e alle PBI (ci sono dei protocolli di sicurezza per i casi di emergenza). Da Bogotà mi dissero di andare dove ci sono i soldari, in una base militare. Allora io dichiarai che “se mi succede qualcosa vuol dire che sono stati i militari”. Il giorno dopo, accompagnati dalla polizia, siamo andati all’aereoporto per Bogotà. Da segnalare un fatto inquietante. Perfino nell’aereo c’era un paramilitarec che ci seguì viaggiando con noi e riprendendoci in un video. Intanto arrivavano altre minacce di morte contro i miei genitori e i figli di Yomaira.

Il 16 luglio 2014, alle sei di sera, suonarono il campanello e chiamarono Yomaira al cellulare mentre era in casa. Qualcuno disse di essere mio amico e che lo avevo mandato io. Guardando giù dal secondo piano vide quattro persone armate di pistola, due alla porta e due in motocicletta. Per telefono le dissi di nascondersi che io stavo arrivando con la scorta. A questo punto ci fermò la polizia che poi venne con noi, ma i quattro armati erano già scappati. Arrivò poi un altro messaggio a Yomaira per telefono: “Io posso dirti chi ha ammazzato tuo marito e quanto è stato pagato “. Per la cronaca, la cifra era l’quivalente in pesos colombiani di circa 170 euro e l’assassino incaricato venne poi a sua volta eliminato per non lasciare testimoni.

D. Dicevi che la data stabilita a norma di legge per la restituzione della terra alla comunità era il 24 novembre 2014. cosa è invece accaduto poi?

R. L’11 novembre uscì un articolo sul quotidiano “El espectador” in cui si poteva leggere che a Ramirez Castaño e a un altro latifondista, Echeverri, si era “”spezzato il cuore” perché stava per arrivare la polizia per cacciarli dalla terra ottenuta con tanti sacrifici. Immediatamente, singolare coincidenza, l’allontanamento venne sospeso (sebbene l’ occupazione della terra da parte di questi signori fosse del tutto illegale). Inoltre, proprio il 24 novembre, i paramilitari dalle quattro del pomeriggio fino alla mattina successiva sequestrarono i figlio quindicenne di Yomaira chiedendogli dove si trovavano sua madre ed Enrique.Lo stesso giorno minacciarono anche mio padre. Il 3 gennaio 2015 anche l’altro figlio di Yoamaira, 18 anni, venne minacciato. Su Skipe gli inviarono l’immagine di un teschio e di fiori…chiedendogli dove stavano Enrique e Yomaira. Infine, il 7 gennaio 2015, il latifondista Lopera ha fatto tagliare la rete della mia coltivazione mandando dentro il suo bestiame.

D. Potresti spiegare come è cominciata e come si qualifica la vostra alternativa nonviolenta in un contesto come quello colombiano? Come si differenzia da altre forme di ribellione alle evidenti ingiustizie sociali?

R. L’alternativa non violenta nasce come necessità per riavere la terra che ci venne strappata e per mostrare alla Stato che noi non sianmo insorti. Quella sarebbe la scusa poi usata per diperderci trasformarci in profughi interni (desplazados) per mano di paramilitari ed esercito. Ancora negli anni settanta vennero alcuni esperti della Banacol ad analizzare le nostre terre per verificare se erano adatte alle coltivazioni intensive per banane e palma africana. Presero dei campioni e tornarono dopo quindici giorni chiedendoci di vendere la terra. Ovviamente la gente rispose di no. Cominciarono allora minacciare dicendo “se tu non la vendi, me la venderà la tua vedova…”.
. Ricordo che il direttore della Banacol è ora proprietario una azienda di palma da olio (“Palma de Curbaradó”).
Gianni Sartori (febbraio 2015)

Gianni Sartori - 2015/2/19 - 11:04


….SI PARVA LICET...

Cari amici e compagni, invio questo testo, risalente ad una decina di anni fa, dove si paventava la definitiva trasformazione di un ambiente naturale raro e prezioso (Lumignano e dintorni, sui Colli Berici) in “parco giochi” per frustrati , figli -legittimi o meno- della società della merce e dello spettacolo. Purtroppo da allora la situazione si è ulteriormente degradata (v. la zona sopra Nanto) e con la nascita di associazioni come “Liberici” (che nel nome vorrebbero richiamarsi ad una malintesa “Libertà”, ma sono in realtà espressione di un liberismo consumista di marca capitalista e borghese) potrà soltanto peggiorare. Quanto all'obiezione: ma non ci sono problemi ambientali più “seri” in zona, ricordo che il sottoscritto si è occupato della Valdastico (Nord e Sud) già oltre 20 anni fa e così di tante altre vergogne ambientali di questo angolo del Nord-Est (dai materiali radioattivi utilizzati da fonderie vicentine alle cave, dai rifiuti tossici alla cementificazione del territorio , al Dal Molin (anche come direttore responsabile del mensile del presidio)..e posso documentarlo, naturalmente. Ma l'esistenza di altre problematiche non giustifica l'indifferenza di fronte allo stillicidio quotidiano che sta deturpando irreparabilmente un ecosistema prezioso come quello di Lumignano e dintorni; anche se in nome di uno sport che presuntuosamente si autodefinisce “altro”...
GS

ADDIO LUMIGNANO BELLA…

[...]
Un Paese civile e rispettoso delle proprie “radici” avrebbe tutelato in modo molto attento questo suo patrimonio [le particolari formazioni rocciose tra Costozza e Villaga], unico anche per le varietà endemiche di flora ( la Saxifraga berica ) e di fauna ( il Niphargus trevisiol). Da molti anni invece questi luoghi sono diventati una sorta di parco giochi per giovani edonisti che hanno colonizzato con chiodi a pressione e ferraglia tutte le pareti della zona, in nome dell’arrampicata “libera”, eufemismo per dire “datemi un trapano e vado dove mi pare”.

Sulle conseguenze negative per l’ecosistema di Lumignano (pareti, covoli e ambiente circostante) provocate da questa attività eravamo già intervenuti in passato, denunciando il caso limite del Broion, con alcune stalattiti di circa due metri abbattute per far posto a nuove vie di arrampicata, (pubblicate poi con risalto sulle riviste locali di alpinismo). L’autore del misfatto è ovviamente noto agli adepti, ma l’omertà di gruppo prevale. *

Purtroppo, anche se il ruolo di Cassandre non ci ispira particolarmente, avevamo ragione: scomparsa quasi totale dei rapaci qui nidificanti (in particolare il falco pellegrino) dato che le pareti sono quotidianamente frequentate da scanzonati arrampicatori, rarefazione della caratteristica flora dei covoli, concrezioni deturpate o addirittura divelte ecc.
Dopo aver invaso tutte le pareti attorno a Lumignano, si sperava che fosse finita, anche perché la stessa sorte era toccata anche alla scogliera sopra Barbararano e a quella di S.Donato.

Invece ormai anche le pareti dei Covoli di Castegnero sono state ricoperte di chiodi a pressione, placche metalliche, catene per sicura.**
Va ricordato che in questa zona, oltre a rapaci notturni -allocco- e diurni, al corvo imperiale e al picchio muraiolo (nel periodo invernale) in passato sono stati visti nidificare alcuni esemplari della rara rondine rossiccia (Hirundo daurica), diffusa soprattutto in Grecia e nella Penisola Iberica e quasi inesistente in Italia. Da quando era iniziata la colonizzazione dei Covoli di Castegnero sembrava proprio essere scomparsa. Così come era già avvenuto a Lumignano la vegetazione in prossimità e sulle pareti è stata estirpata. Sono quindi scomparsi anche rari esemplari di Saxifraga Berica, Campanula carnica, Lythrum hyssopifolia, Gnaphalium luteo-album, Adiantum capillus-veneris, Athamanta turbis…

Le pareti beriche rimangono frequentatissime anche nei periodi di nidificazione. E quando l’arrampicata viene giustamente limitata a Rocca Pendice (Parco Regionale dei Colli Euganei) aumenta il numero dei “F.C.” [Free Climbing] che si riversano a Lumignano.

Si conferma il fallimento del progetto di “autodisciplina” o autoregolamentazione (si può chiedere ai banditi di controllare gli assalti alla diligenza?) e anche la responsabilità morale di quelle associazioni che si occupano di alpinismo (ma evidentemente non di tutela ambientale) che hanno favorito lo sviluppo di una attività devastante per l’ambiente fragile della scogliera. ***

Quanto alla pubblicazione di una “guida” per le arrampicate (l’autore è un noto cultore del trapano in parete) potrebbe rappresentare la pietra tombale per gli ecosistemi del versante sud-orientale. Dato che gli editori si dicono impegnati nella “difesa della Terra”, ci sembra lecito chiedere maggior coerenza e meno antropocentrismo, almeno in futuro. ****
Unica soluzione, a nostro avviso: interdire ogni attività di F.C. (arrampicata “libera”) e rimozione della ferraglia per restituire un po’ di dignità alle pareti. Soprattutto STOP ad ogni nuova colonizzazione. Non mancano a livello europeo norme legislative in grado di proteggere un habitat così particolare; esiste anche una normativa che tutela le aree carsiche e i Colli Berici (con centinaia di covoli, doline, grotte …) vi potrebbero rientrare sicuramente.

Elena Barbieri Gianni Sartori
Movimento UNA (Uomo Natura Animali)Vicenza

Aggiungo qualche nota di aggiornamento:

* Da parte dei FC si sostiene (omertosamente dato che sanno chi è stato) che le splendide stalattiti sarebbero “cadute da sole”. Ma guarda la coincidenza! Rimangono al loro posto per parecchie centinaia di anni e poi, tutte nello stesso periodo, “cadono” proprio quando le pareti del Broion vengono colonizzate da questi soidisant alpinisti e “amanti della natura”...
In realtà il taglio è perfetto e ora dove prima stavano le stalattiti passano alcune cosiddette “vie”.

** Al limita del ridicolo i patetici cartelli stradali (come altro definirli) che in vari punti dei Colli indicano la “mini-palestra di roccia”: un parco giochi, appunto.
*** Tra le ultime, devastanti, colonizzazioni quelle sopra Nanto, verso casa Leonardi, con tavolini ricavati abbattendo alberi, serie di scalinate dove prima la folta vegetazione consentiva la nidificazione (uno degli idioti responsabili ha raccontato di aver anche trovato un nido -di rapace, si presume- ancora con le uova, ma “abbandonato”. No comment...), eliminazione radicale di ogni arbusto (anche quelli protetti: pungitopo, scotano...) e fitta chiodatura dove prima si abbarbicavano edere quasi centenarie.
Ulteriore aggravante: circa quattro anni fa, prima che iniziassero a disboscare, qui aveva nidificato una solitaria coppia (e presumibilmente l'ultimissima sui Colli Berici) di rondine rossiccia.

****Ennesimo scempio: la recente chiodatura anche nella Grotta della Stria, uno dei luoghi più affascinanti, almeno prima della colonizzazione, dei Colli Berici.
Quanto ai ”Liberici”, anche se qualcuno si definisce “libertario” (perdonate loro, non sanno nemmeno quello che dicono oltre a quello che fanno!) e “insofferente di ogni limite imposto dall'autorità”, sono in realtà portatori (inconsapevoli ?) del virus “anarco-capitalista” (roba da far inorridire Durruti e Malatesta, chiaro), pionieri della definitiva trasformazione in merce (più o meno spettacolare) dell'esistente.
Sembra proprio di doverlo dire: Lumignano e dintorni si sono ridotti a sfogatoio (“discarica esistenziale”?) di chi, evidentemente frustrato per una sua vita fasulla, artificiale , virtuale...cerca compensazioni e viene a sfogarsi (appunto!) “in mezzo alla natura” fregandosene dei danni collaterali delle sue ingombranti attività (invece di lottare contro il sistema che lo ha addomesticato, ma sarebbe chiedere troppo, ne convengo) e portandosi appresso tutta l'immondizia, anche simbolica, ingerita (per ulteriori chiarimenti si consiglia l'attenta lettura de “La Società dello Spettacolo” del compianto G: Debord; leggere anche tra le righe).
E concludo con la solita raccomandazione: “Ma perché non andate a chiodare e arrampicare sui piloni dell'autostrada?”
G.S.

Gianni Sartori - 2016/1/26 - 07:53


ALTRI SCALPI PER BOLSONARO...

Per quanto è stato possibile finora ricostruire un gruppo di poliziotti armati di tutto punto, a bordo di veicoli e di elicotteri, avrebbe assalito una comunità indigena nel centro-ovest del Brasile. Terrorizzando, picchiando e ferendo diverse persone appartenenti agli autoctoni Kinikinawa. L'aggressione è stata in parte, solo inizialmente, ripresa in un video. Altre immagini riprese successivamente mostrano volti feriti e sanguinanti.
Di cosa sarebbero accusati i Kinikinawa? Semplicemente di aver rioccupato, il 1 agosto, una piccola parte dei loro territori ancestrali, terre che erano state letteralmente rubate dagli allevatori. L'operazione di legittimo ritorno da parte degli indigeni si stava appunto concludendo quando è arrivato l'attacco delle forze dell'ordine.
A quanto sembra non c'è stata un'ordinanza ufficiale, emessa da un giudice, per espellere i Kinikinawa. Presumibilmente la polizia ha agito su richiesta di un sindaco o direttamente degli allevatori. Da gennaio, con l'arrivo al potere di Bolsonaro, le aggressioni e le invasioni di territori abitati dalle popolazioni autoctone si sono moltiplicate.
Gianni Sartori

Gianni Sartori - 2019/8/12 - 17:17


…si parva licet, mi attacco qui….

QUALCHE CONSIDERAZIONE SU ALPINISMO E SOCIETÀ DELLO SPETTACOLO (E DELLA MERCE)

(Gianni Sartori)

Sul numero “autunno-inverno 2018- 2019” di Le Alpi Venete (ritrovato casualmente in un bar di Lumignano) ho letto – con ritardo – un articolo dal titolo pretenzioso: “1968 – Rinascimento alpinistico”.
Un inciso. Quando sento – ancora ! – evocare amenità su “nuovi mattini”, spacciati per l’equivalente in ambito alpinistico del Sessantotto, mi girano un po’ i coglioni. Non solo per l’appropriazione indebita da parte di piccolo e medio borghesi delle lotte di quei tempi, ma anche per ragioni personali. Ossia per il ricordo di ben altre centinaia di nuovi mattini vissuti all’epoca dal sottoscritto.
Quindi, in condizioni normali, avrei lasciato perdere. Ma nella prima foto (un corteo di donne, femministe), prima ancora di aver letto la didascalia, ho riconosciuto Tiziana Weiss. Tra l’altro, avendola incrociata due-tre volte, direi che l’immagine risale agli anni settanta, almeno al 1973-74, se non addirittura al ’77. Anche perché lo slogan sullo striscione (“aborto libero e gratuito”) è appunto da anni settanta, non certo del Sessantotto. Quindi me lo son letto, l’articolo non lo slogan, con calma sorseggiando un rosso .
Andiamo con ordine.
Intanto il Sessantotto. A mio avviso troppo spesso viene interpretato come fenomeno di costume, più che altro giovanile e studentesco quando invece aveva forti connotazioni proletarie. Per esempio, nel caso italiano, in genere si ricorda Valle Giulia dove la componente maggioritaria era appunto studentesca e – almeno in parte – di estrazione piccolo e medio borghese (c’erano anche i fascisti!).*
Si ricorda invece meno (solo per fare un esempio e visto che, anche se per caso, lì c’ero) la grande, furiosa rivolta degli operai della Marzotto a Valdagno del 19 aprile 1968.
O gli scontri tra polizia e operai del Petrolchimico di Marghera del 1 agosto 1968.
O magari i fatti di Avola (dicembre 1968) e Battipaglia (aprile 1969).
Ugualmente si parla del “Maggio” francese (in realtà iniziato in marzo e durato almeno fino a giugno) come di una rivolta studentesca (vedi Nanterre) mentre si ignora l’occupazione di centinaia di fabbriche e la catena di scioperi generali che – molto più della barricate al Quartiere Latino o le tette di qualche improbabile Marianne in corteo – impensierirono (eufemismo) i ceti dominanti dell’Esagono e non solo.

Per non parlare della strage di piazza delle Tre Culture (Città del Messico), della morte del CHE (ottobre 1967), del Vietnam, di Praga etc…
In questo aveva ragione lo speleologo torinese Andrea Gobetti, il nipote di Piero. Di estrazione borghese, ma comunque il più rispettabile tra quanti sono riconducibili al “Nuovo Mattino”. Militante di Lotta continua, venne arrestato e incarcerato per le manifestazioni antifasciste dell’aprile 1975 (vedi l’assassinio di Varalli, Zibecchi e Miccichè, quest’ultimo amico di Andrea). A suo parere il “Nuovo mattino” con il 68 non c’entrava una beata mazza (semplifico, ovviamente). Magari derivava da Woodstock e roba del genere (o forse, pensando a certe partecipazioni di allora, dal Cantagiro?). Ispirato dai Rolling Stones, Mary Quant e da Easy Rider, piuttosto che da Lettera a una professoressa o dal messaggio alla Tricontinentale di Ernesto Che Guevara.
Si fossero limitati ad arrampicare, poteva anche andare. Invece pretesero di avere qualcosa da dire, si inventarono e rappresentarono come “ribelli”. Ma di plastica.
Qualche esempio: il casco lasciato a bella posta in auto per far vedere che arrampicavano senza (ma l’alternativa vera, non “spettacolare”, era quella di andare in montagna con la corriera…). O l’uso “sovversivo” dello zaino a scuola quando, caso mai, nell’immaginario – e non solo – dell’epoca era il tascapane (provate voi a usare lo zaino per le molotov…). Insomma, una parodia – autoconsolatoria – della rivolta.
E’ fuori discussione che la maggior parte dei personaggi passati alla storia come esponenti, seguaci o interpreti di tale tendenza – a cominciare dal Piero Motti – era di estrazione medio borghese (o almeno quelli che hanno ritenuto di deliziarci con le loro elucubrazioni in merito). Dei “pierini” per dirla con don Milani. Studenti nullafacenti, scanzonati, con tanto tempo libero, i soldi per l’attrezzatura e anche l’auto che all’epoca era comunque un lusso. Si parla degli anni tra la fine dei sessanta e l’inizio dei settanta, quando murari e operai andavano a lavorare ancora in corriera (o con la litorina) e in bicicletta, al massimo col motorino.
O almeno così andava per la maggioranza dei subalterni: operai generici, manovali, quelli della “logistica” (allora detti semplicemente “facchini”).
Mentre in auto, oltre agli impiegati, si vedeva arrivare ai cancelli solo qualche esponente delle “aristocrazie operaie” o qualche sindacalista.
Ben altri , dicevo, i miei “nuovi mattini”. Centinaia e centinaia di levatacce quando era ancora buio, magari in inverno per arrivare, pedalando, verso Alte Ceccato per scaricare camion di sbarre in piombo (mediamente sessanta chili l’una) o batterie da auto (rispettivamente Veneta-piombo e FIAMM). Oppure – se andava di lusso – in qualche deposito della zona industriale dove ugualmente scaricare (ma anche stivare) camion su camion. Altre volte i “mattini” erano quelli albeggianti, quando staccavo dal turno di notte alla Domenichelli. Insomma, una goduria. Nel frattempo cercando magari di preparare qualche esame all’Università. Rileggendo un famoso libro di neo-alpinismo degli anni settanta ho scoperto di aver in comune con l’autore il repentino cambio di facoltà. Nel suo caso, par di capire, per noia. Nel mio perché non riuscivo più a frequentare i laboratori pomeridiani – obbligatori – di Geologia (a Padova) per poi rientrare a Vicenza e affrettarmi (direttamente dalla stazione, a piedi) alla Domenichelli.
Al punto che verso le due o le tre del mattino cominciai regolarmente ad appisolarmi, addirittura a dormire in piedi per qualche minuto appoggiato al carrello.
E senza nemmeno poter invocare l’intervento di un elicottero del soccorso alpino per liberarmi dalla difficile situazione!
Dico questo perché, sempre rileggendo tale libro, ho ripescato quello che forse rappresenta una svolta (un primato?) nel soccorso alpinistico.
Il primo – che io sappia – caso di salvataggio in parete con elicottero senza che nessuno dei richiedenti fosse rimasto non dico ferito o congelato, ma almeno contuso o raffreddato. Oggi come oggi è diventato di ordinaria amministrazione, ma all’epoca suscitò un certo dibattito.
Con il senno di poi, penso che dopo essere stati recuperati in tali frangenti i cinque soggetti avrebbero dovuto aver la dignità di riconoscere la loro inadeguatezza nel valutare le difficoltà (e i propri limiti) e darsi ad altre attività più congeniali.
(continua…)

* nota 1: Fermo restando che molti dei compagni di allora erano studenti-lavoratori. Per dirne un paio, Saverio Saltarelli e Franco Serantini, ammazzati dalla polizia rispettivamente nel 1970 e 1972.

Gianni Sartori - 2020/1/28 - 10:59


Ripropongo questo articolo, scritto anche per rispondere a chi aveva contestato il mio intervento dell'anno scorso su “L'alpinismo: una prosecuzione del colonialismo con altri mezzi?”. Evidentemente chi ormai vive di Montagna (o meglio, come già detto, della sua mercificazione spettacolare) ha la coda di paglia. Ma il motivo contingente è anche un altro. Forse incautamente avevo ironizzato sulle “settimane bianche” in Pakistan. Leggo oggi su la Repubblica che un noto esponente politico (stando ai miei parametri, sostanzialmente di centro-destra) andrà appunto in Pakistan a fare dell'heliski (una delle attività meno ecocompatibili tra quelle svolte in Montagne).
Dirò solo che si chiama Matteo, indovinate voi quale dei due...
GS




MA SONO MORALMENTE ACCETTABILI LE “SETTIMANE BIANCHE” IN PAESI SOTTOPOSTI A REGIMI MILITARISTI E REPRESSIVI?

Gianni Sartori


A voler essere irriverenti, scanzonati, magari leggermente cinici si potrebbe anche dirlo: “Ah! Ecco perché gli elicotteri di soccorso (militari o comunque gestiti dall'esercito) non arrivavano - o arrivavano in ritardo – per soccorrere gli spavaldi occidentali in gita sulla neve!”. Servivano ad altro evidentemente. Quando non li usano per colpire – anche con gas letali - le popolazioni indocili (come nelle città di Dera Bugti, Mashkai, Awaran, Nisarabad, Panjgur... bombardate e ridotte in macerie), sono utilizzati per scaricare in mare dissidenti e oppositori. Meglio se beluci.
Per saperne qualcosa di più in merito alla sostanziale “pulizia etnica” con cui i governi pachistani intendono mantenere nei limiti di norma (i loro limiti di norma , beninteso) la questione Belucistan, conviene andare a rileggersi l'articolo di Francesca Marino (Espresso del 3 novembre 2019, “Gettati in mare dagli elicotteri: il Pakistan come l'Argentina golpista”). Ricordando anche che il Pakistan è al secondo posto (dopo il Qatar e prima della Turchia) tra i paesi destinatari della vendita di armamenti italiani.
Un passo indietro. Messo alla gogna per un pacato intervento sull'alpinismo come ipotetica prosecuzione del colonialismo, ho lasciato perdere avendo altro (molto altro, vedi il Kurdistan) di cui occuparmi.
Tuttavia rispolverando le mie – per quanto frammentarie - informazioni sul Pakistan, ho ripescato cose che già sapevo, ma su cui non mi ero mai soffermato più di tanto.
Per esempio sui beluci che vivono una situazione analoga a quella dei curdi in Bakur, i territori sottoposti alla Turchia (ma non solo; non è che nel Rojhelat – territorio curdo sottoposto al regime iraniano – se la passino tanto meglio, come del resto succede ai beluci “iraniani”).
Tra l'altro ho ritrovato un mio vecchio articolo (vedi “Gli USA ridisegnano (a tavolino!) un nuovo Medioriente. Un tentativo di strumentalizzare le lotte per l’autodeterminazione di curdi e beluci?” - 21 gennaio 2007, dovrebbe essere ancora in rete) dove appunto tali analogie – per quanto non approfondite quanto meritavano - si intravedevano tra le righe.
In sostanza, se inizialmente parlando di “colonialismo” mi riferivo più che altro all'aspetto culturale (diffusione del consumismo, spettacolarizzazione e mercificazione della Montagna, degrado ambientale...) ho dovuto prendere atto che forse eravamo di fronte a forme di colonialismo classiche: investimenti economici, controllo delle classi dirigenti (della comprador bourgeoisie), accordi militari...

Sia di quello occidentale nei confronti di paesi del – cosiddetto, molto cosiddetto – “terzo mondo”, sia di quello “interno” operato da Stati - come appunto il Pakistan o la Turchia – nei confronti delle popolazioni minorizzate (“minoritarie” non rende l'idea).

MA “IL PREZZO DELLA CONQUISTA” CHI LO HA PAGATO VERAMENTE?

Non mancavano i precedenti. Anche leggendo il libro-intervista con Lacedelli di Giovanni Cenacchi sulla conquista del K2 nel 1954 si comprende – al di là delle intenzioni degli autori - quale fosse la reale posta in gioco.
Nonostante scelga di non approfondire più di tanto (pag. 115: “è questo un argomento su cui non è possibile trarre conclusioni certe” sic!) sui rapporti tra il governo italiano e quello pakistano dell'epoca, l'autore non può ignorare che le imprese italiane (tra cui spiccava la nota, per qualcuno famigerata, Impregilo)*, utilizzando sia finanziamenti governativi, sia quelli della Banca mondiale, ebbero in appalto le “grandi opere”. In particolare quelle da realizzare nel bacino dell'Indo (dighe, canali, infrastrutture...) come la monumentale diga di Tarbela. Senza escludere altri benefit (politici, economici, commerciali...forse anche militari) in cambio del permesso per la spedizione.
Ma - per restare in clima coloniale – si va completamente fuori del vaso con il tentativo di giustificare Lacedelli & C per le problematiche sorte con i portatori hunza
Le definisce un “tema d'atmosfera (a cosa si riferisce, forse a quella rarefatta delle alte vette??? nda ) che può imbarazzare nel racconto del nostro alpinista ampezzano”. E fustiga (pag. 90) preventivamente gli eventuali buonisti radical-chic con parole che riporto per esteso e che si commentano da sole:
“Una retorica etnologica e terzomondista che affligge ancora oggi molte relazioni d'alpinismo extraeuropeo dipinge a volte l'indigeno di montagna come un “buon selvaggio”, generoso e sorridente, povero di beni materiali ma ricco di una spiritualità da cui noi ricchi occidentali dovremmo imparare valori rimossi . Il ricordo che Lino Lacedelli, montanaro tra i montanari agli antipodi culturali delle sue Dolomiti, ci consegna a proposito di hunza e balti è tutt'altro che edificante e “politically correct”. Tra i coolies della lunga carovana del K2 non mancavano soggetti affidabili e ammirabili, certo. Ma la maggior parte pare fosse costituita da fannulloni, scioperati e scioperanti, bugiardi, pronti a darsi malati e a fuggire alla prima occasione, non senza aver rubacchiato dalle italiche tasche. Lacedelli ricorda che a volte “era necessario prenderne uno o due da parte e usare la piccozza” (…). Fin qui note di colore (…)”. **
Di colore? O forse intendeva “di dolore”?
Lacedelli & C – poveretti! - saranno anche stati figli del loro tempo, ma tali frasi vengono scritte e pubblicate nel XXI secolo (il libro è del 2004).
Capite ora perché insisto: gli alpinisti, così come i loro parenti stretti, i turisti, è meglio se ne restino a casa loro. Dovunque vanno fanno solo danni, morali e materiali.


Si parva licet...

Con tali premesse, a questo punto anche la sostituzione di un ponte in legno con uno in acciaio può assumere valenze differenti da quelle di un intervento umanitario. Magari una forma di “pubblicità” che rinvia a futuri accordi commerciali, appalti e commesse. Per non parlare del fatto che tale ponte, oltre ai fuoristrada per raggiungere comodamente il villaggio turistico, consentirà il transito anche a blindati e affini. Non si sa mai, visto che non ci troviamo nella tradizionalmente neutrale Svizzera, ma nella Repubblica islamica del Pakistan. Il Paese che avrebbe (condizionale d'obbligo) ospitato per anni a Abbottabad il latitante Osama Bin Laden (nonostante Islamabad ricevesse sostanziosi aiuti militari anche dagli USA). Il Paese che mantiene tuttora in carcere, sottoponendolo a torture, Shakil Afridi, l'incauto medico che nel 2011 avrebbe (sempre col condizionale) fornito alla Cia le informazioni (e il dna) che avrebbero consentito ai Navy Seal l'eliminazione fisica dello sceicco.

Per non parlare della difficile situazione sanitaria che non si risolve certo con qualche donazione e creando ulteriore dipendenza e subalternità.
Per dirne una, quest'anno una epidemia di Hiv ha colpito centinaia di bambini (di famiglie povere, particolare non secondario) a Ratodero.
Le accuse nei confronti di un pediatra che avrebbe riutilizzato le stesse siringhe (evento peraltro probabile) avevano lo scopo di minimizzare la gravità della situazione. Con centinaia di dentisti, barbieri e paramedici che operano direttamente in strada, senza rispettare – anche volendo - procedure e protocolli e utilizzando strumenti non sterilizzati. Del resto la possibilità di cure adeguate per gran parte della popolazione, soprattutto la più diseredata, sta diventando un lusso inaccessibile e ci si arrangia come si può.
Ma su questo la popolazione, i sindacati, le associazioni si stanno già, per quanto faticosamente, riorganizzando.
Anche recentemente si sono avuti scontri tra manifestanti (medici, operatori sanitari, parenti di malati...) e polizia, con numerosi feriti e arresti, davanti a cliniche e ospedali per protestare contro la nuova legge RDHA che promuove la privatizzazione della sanità.
Concludo. Nel secolo scorso si praticavano forme di boicottaggio nei confronti dell'apartheid di Pretoria e – ancora oggi – della pulizia etnica di Ankara contro i curdi (qualcuno rammenta la la spinosa faccenda della Turban?). Allo stesso modo - almeno credo – si dovrebbe agire nei confronti di Islamabad che – tra le altre cose - perseguita e opprime i beluci (decine di migliaia le persone torturate e i desaparecidos, oltre alla sostituzione etnica in stile cinese, come in Tibet).
E ovviamente la prima forma di boicottaggio è quella del turismo. Sia alpinistico che sciistico, escursionistico o magari balneare. Quindi, niente settimane bianche sulle vette pakistane più o meno inviolate. Pensateci, ma non limitatevi a questo.
Resta comunque improbabile che tali argomenti tolgano il sonno a quanti vivono di Montagna. O meglio, della sua rappresentazione spettacolare (vedi operatori turistici, documentaristi, scrittori “di montagna”... e affini). Ormai ridotti a propagandisti sponsorizzati – direttamente o indirettamente - dell'ideologia della stessa. Un tanto al chilo.
Gianni Sartori


*nota 1: Attualmente denominata Salini-Impregilo, è stata oggetto di una denuncia all'Ocse da parte di Survival International per la realizzazione della Gibe III, la più grande diga africana. Devastante per l'ambiente e le popolazioni locali.


**nota 2: A parte un possibile riferimento polemico al libro di Ralph Bircher “Gli Hunza”, va segnalato l'abbinamento – con intenzioni offensive – di “scioperati e scioperanti” (neanche il diritto di sciopero per gli indigeni?) e l'utilizzo - coloniale DOC – del temine “coolies”.
Come è noto i coolies vennero sfruttati, maltrattati e malpagati (oltre che in Asia, in Australia e negli Stati Uniti) fino al XX secolo per i lavori più faticosi e malsani.
Quanto alle piccozzate pare che all'epoca non scandalizzassero più di tanto. E forse ancora oggi non scandalizzano abbastanza. Meno, sicuramente, di quelle inferte nel 2014 da due escursionisti polacchi alla capanna “Info Mont-Blanc”.

Gianni Sartori - 2020/2/15 - 18:00



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