Lingua   

Carmen et la Lune

Marco Valdo M.I.
Lingua: Francese



Je te le dis, moi, Carmen l'indomptable
L'époque est folle et tout est difficile
Sans mentir, le monde est vraiment insupportable
Dis-donc Carmen de quoi s'agit-il ?

Je suis Carmen, née dans la Rhur
Je suis Carmen et je connais l'amour.
Et quand on parle de Carmen
On entend toujours cette rengaine :
« L'amour est enfant de Bohême,
Il n'a jamais, jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi ! »
Ou encore
« Toréador, en garde!
Toréador! Toréador!
Et songe bien, oui, songe en combattant
Qu'un œil noir te regarde
Et que l'amour t'attend,
Toréador, l'amour, l'amour t'attend ! »

En 1969, dit Carmen, hélas...
L'année avait mal commencé
À Prague, sur la place Wenceslas
Jan Palach par le feu s'était immolé

J'étais encore à la crèche des étudiantes
Une vraie crèche de la fin des années soixante
Autogestion, assemblées , ça discutait
Maman n'était pas étudiante, elle nettoyait

À Bochum, notre crèche dans des bureaux
Finalement, c'était plutôt rigolo
Au début, y avait les enfants d'étudiantes célibataires
Et plus tard, sont venus les enfants de prolétaires

Nous les prolos, on a foutu le bordel, à peine arrivés
Avec leurs méthodes, ils n'arrivaient pas à nous calmer
Nous les mômes, on voulait tout et rien partager
Les poupées, les jouets, on voulait tout garder.

À l'été, moi et les autres, scotchés à la télé
On zyeutait les hommes sur la Lune
Avec leurs étranges costumes
Et leur drôle de drapeau étoilé.

On a dessiné tout ça : par terre, sur les murs
Après, ma mère a tout nettoyé...
Et puis, aux élections, c'est sûr
C'est son Willy qui a gagné

Croyez-moi ou ne me croyez pas
Après tant de temps, j'en rêve encore moi
De la crèche des étudiantes
De la fin des années soixante.

Je suis Carmen, née dans la Rhur
Je suis Carmen et j'ai connu l'amour.
Et quand on parle de Carmen
On entend toujours cette rengaine :
« L'amour est enfant de Bohême,
Il n'a jamais, jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi ! »
Ou encore
« Toréador, en garde!
Toréador! Toréador!
Et songe bien, oui, songe en combattant
Qu'un œil noir te regarde
Et que l'amour t'attend,
Toréador, l'amour, l'amour t'attend ! »

Dis-donc Carmen de quoi s'agit-il ?
L'époque est folle et tout est difficile
Sans mentir, ce monde est vraiment insupportable
Je te le dis, moi, Carmen l'indomptable.


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