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Mirafiori

Radici nel Cemento
Language: Italian

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El miedo nos separa
(Radici nel Cemento)
Le pietre in tasca
(Radici nel Cemento)


[1996]
Album: Le Radici nel Cemento (Gridalo Forte Records)
Nato in un borgo di sassi
duri come la sua età,
diciott'anni e quattro fratelli,
i suoi sogni - bruciati senza pietà..
Suo padre era un contadino,
sua madre è morta due anni fa..
Non c'eran lacrime ma un nodo in gola -quel giorno
quando dicesti: « Vado a nord per lavorar »

È uno sguardo verso il futuro -è Mirafiori,
tirare avanti così è duro
Tornerò, tornerò di sicuro -da Mirafiori
con in tasca un nuovo futuro...

Qui la nebbia nasconde il sole -e confonde
illusione e realtà
Torino Portanuova...
Speranza, vita nuova -chi lo sa?
Erano gli anni dei pugni chiusi,
e del potere agli operai
« Qua dentro fabbrica uguale famiglia » -ti hanno detto,
sudore e ferro,
ma quanta voglia di libertà!

E il presente scavalca il futuro -a Mirafiori
vinceremo noi di sicuro
lotteremo sempre più duro -a Mirafiori,
tutto nostro sarà il futuro...

Ormai trent'anni son passati,
ma qui niente è cambiato mai
E quanti calci in culo presi
quarantamila, cinquantacinque... -che importa ormai?

Non c'è piu' tempo per il partito,
ora c'hai moglie e quattro bocche da sfamar,
ma quel mattino è arrivata posta:
"Grazie di tutto - ma da domani te ne devi andar"

E il passato incontra il futuro -a Mirafiori
il sole è spuntato di nuovo.
Siamo ancora davanti ai cancelli -di Mirafiori
con striscioni e vecchie canzoni..
Com'è bello tornare a lottare -a Mirafiori,
riempire ancora le piazze e le strade
Pomigliano, Crotone, Milano -e Mirafiori
per riprenderci il nostro domani..

..Per riprenderci il nostro domani.

Contributed by giorgio - 2010/6/12 - 12:01



Language: French

Version française – MIRAFIORI – Marco Valdo M.I. – 2010
Chanson italienne – Mirafiori – Radici nel Cemento – 1996


Je vais d'abord te faire une confidence, à toi, à toi seul, mon ami Lucien l'âne. Tu sais certainement qui était Marcovaldo, le héros dont j'ai pris le nom et duquel je me suis inspiré … Lui aussi était venu de la terre à la ville, du champ caillouteux à l'usine pour travailler, pour trouver de quoi vivre pour lui, sa femme et ses six enfants. En somme, cette chanson, c'est aussi notre histoire

Merci, Marco Valdo M.I., de cette précision, mais rappelle-toi quand même que je te connais assez bien, que je connais fort bien ton histoire et d'où tu viens. Je sais que tu viens de ces pays où jusque il n'y a pas trop longtemps, les ânes faisaient partie du paysage. C'était avant l'arrivée massive et, permets-moi de te le dire, puante des automobiles...

Ah, Lucien l'âne mon ami, as-tu croisé sur tes routes, sur tes pentes escarpées de montagne, au crépuscule ou à l'aube, ces voitures qui s'appelaient Mirafiori ? Vois-tu, il m'a fallu longtemps pour savoir que Mirafiori n'avait rien à voir avec un nom poétique, que ce n'était pas là une appellation de jardinier floral, ni d'un beau champ de soleils ou de pissenlits, mais bien plus prosaïquement, le nom d'une usine d'automobiles. Moderne certes pour son époque, à la pointe du progrès, comme ils disaient en ces temps-là. Tu vois comme on peut se tromper de rêve.

Bien sûr, bien évidemment que j'en ai croisé de ces autos, comme bien des autres depuis et bien des autres avant elles, dit l'âne Lucien en frémissant des oreilles au toupet de sa queue. Mais que t'importe au demeurant. Nous les ânes, les autos nous font plutôt peur quand on voit les vitesses qu'elles font sur nos petits chemins. Il ne tiendrait qu'à nous, on en reviendrait au pas tranquille et sûr, au pas passe-partout qui est le nôtre. Mais quoi, reviens-en à ce Mirafiori qui t'a tant fait miroiter de fleurs...

Donc, c'est le nom d'une usine d'automobiles de la Fiat qui eut son heure de gloire. Vu du côté commercial, des marchands d'autos, ce fut un réel succès; vu du côté des patrons de l'entreprise, ce fut une source de profits... Mais vu du côté des ouvriers, Mirafiori était un des hauts-lieux de la conquête d'un espace et d'un temps propres, mais aussi un lieu du combat ouvrier pour un monde meilleur et un temps où : « C'étaient les années des poings levés – Et du pouvoir aux ouvriers ». Ce temps-là avait toutes les apparences du vrai et l'espoir lui-même d'un avenir (pas vraiment dans le genre : Le Communisme est l'avenir radieux du Socialisme – avec les majuscules), d'un avenir palpable et comme à portée de main. « Nous lutterons toujours plus fort à Mirafiori – Le futur sera nôtre »... Mais l'avenir, comme tout avenir, à force de reculer a disparu. Il est passé derrière l'écran multicolore des panneaux publicitaires et des télévisions. Reprenons le combat pour récupérer un avenir – même « avec nos vieilles chansons »...

Tu as raison, Marco Valdo M.I. mon ami. Je veux dire, tu vois, il a raison « Il faut aller reprendre notre avenir" à ceux qui sont en train de le voler. Il faut mettre fin au règne des illusionnistes et des menteurs. La patience et la durée sont des armes redoutables; elles finissent par emporter les places les plus fortes. Alors, Marco Valdo M.I., tissons, tissons ce linceul de ce monde de vieux libidineux, puissants, puants et cacochymes. J'aime beaucoup d'ailleurs cette phrase : « Comme il est beau de recommencer à lutter à Mirafiori ».


Ainsi Parlaient Marco Valdo M.I. et Lucien Lane.
MIRAFIORI

Né dans un bourg pierreux
Dur comme son âge
Dix-huit ans et quatre frères
Les rêves carbonisés sans pitié
Son père était un paysan
Sa mère est morte il y a deux ans
Il n'y avait pas de larmes, mais un nœud dans la gorge – ce jour-là
Quand il dit : « Je vais dans le Nord pour travailler ».

Un coup d’œil vers son futur : c'est Mirafiori
Vivre ainsi, c’est dur
Je reviendrai, je reviendrai sûrement de Mirafiori
Avec en poche mon nouveau futur

Ici le brouillard cache le soleil et mêle
Illusion et réalité.
Turin Portanuova
Espérance, vie nouvelle, qui sait ?
C'étaient les années des poings levés
Et du pouvoir aux ouvriers
« Dans l'usine c'est toute une famille », t'ont-ils dit,
Sueur et fer
Mais tant de liberté voulue.

Et le présent dépassait le futur à Mirafiori
Nous vaincrons, c’est certain
Nous lutterons toujours plus fort à Mirafiori
Le futur sera nôtre

Depuis trente ans ont passé
Mais ici rien jamais n'a changé
Et combien de coups de pied au cul as-tu reçus ?
Quarante, cinquante-cinq mille, qu'importe désormais ?

Le temps du parti est parti
Maintenant, tu as une femme et quatre bouches à nourrir
Mais ce matin est arrivée une lettre
« Merci pour tout, mais dès demain tu dois partir. »

Et le passé rencontre le futur à Mirafiori
Le soleil se pointe à nouveau
Nous sommes encore devant les grilles de Mirafiori
Avec nos banderoles et nos vieilles chansons.
Comme il est beau de recommencer à lutter à Mirafiori
De remplir encore les places et les rues
Pomigliano, Crotone, Milan et Mirafiori
Pour y reprendre notre avenir...

Pour y reprendre notre avenir...

Contributed by Marco Valdo M.I. - 2010/6/14 - 22:09



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