Jean-Jacques GoldmanJean-Jacques Goldman est un auteur-compositeur-interprète français.

Il est né le 11 octobre 1951 à Paris, dans le 19e arrondissement, troisième d'une famille d'origine juive de quatre enfants. Sa mère, Ruth Ambrunn, née à Munich (Allemagne), et son père, Alter Mojze Goldman, né à Lublin (Pologne), furent héros de la Résistance. Il a pour frère cadet l'auteur-compositeur Robert Goldman et une sœur, Evelyne, qui est médecin. Il est également le demi-frère de Pierre Goldman, militant d'extrême gauche, qui a été assassiné en 1979 après avoir commis plusieurs braquages. Bachelier en 1969, il poursuit ses études et intègre l'Edhec à Lille, dont il sort en 1973. Avec son frère Robert, il a fondé la maison de productions JRG.

Il a d'abord chanté dans le groupe Red Mountain Gospellers en chorale puis avec The Phalanster et enfin avec Taï Phong (Grand Vent en vietnamien) avant de débuter sa carrière solo, qu'il a mise entre parenthèses quelques années pour fonder un trio, nommé Fredericks Goldman Jones, avec le gallois Michael Jones et l'américaine Carole Fredericks.

Il a écrit la plupart de ses chansons en utilisant son propre nom (pour Céline Dion, Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Garou, Khaled, Rose Laurens, Lorie, Marc Lavoine, Florent Pagny), mais a parfois, jusqu'en 1994, fait usage de pseudonymes, afin que les médias jugent ses titres de façon plus objective. Ces pseudonymes sont :

Sweet Memories

* Tout doucement pour Jane Surrey,
* Viens pour Michael Jones.

First prayer

* High Fly et Tell Me Why en 1980.

Sam Brewski

* Comme un tout p'tit bébé pour Philippe Lavil en 1991,
* Il me dit que je suis belle pour Patricia Kaas en 1993,
* Est-ce que tu me suis, Loin, et Si tu veux m'essayer pour Florent Pagny, en 1994,
* Tu t'en iras pour Christopher Thompson en 1993, reprise par Roch Voisine en 2001,

O. Menor

* Tu me suffiras, Ici-bas et L'aventure humaine pour Marc Lavoine, en 1993.

Ce pseudonyme est la transcription phonétique de Homme en or (om en or), traduction de l'allemand Goldman. Marc Lavoine utilisa d'ailleurs pour l'occasion le pseudonyme M. Oats, oats signifiant avoine en anglais.

Il se marie en 1975 avec Catherine, psychologue, avec qui il a 3 enfants : Caroline, née en 1976, Michaël, né en 1980, et Nina, née en 1985. Ils divorcent en 1997.
Il se remarie le 13 octobre 2001 avec Nathalie Lagier, agrégée et docteur en mathématiques (Thèse "Terme constant de fonctions sur un espace symétrique réductif p-adique" soutenue le 13 juin 2007). Trois filles naîtront de cette union : Maya, le 9 novembre 2004, Kimi, le 26 décembre 2005, et Rose, fin juillet 2007.

Après Joe Dassin, c'est le compositeur qui touche le plus de droits d'auteur en France.

Jean-Jacques Goldman jouait du clavier depuis l'âge de six / huit ans. Il rencontre un gars en seconde, il jouait du blues à la guitare et faisait partie d'un groupe de gospel dans une église où il y avait un orgue électrique, ce qui était une denrée extrêmement rare à cette époque là. Ils avaient besoin d'un clavier.

En 1966 , création du groupe « les Red Mountain Gospellers » composé de copains de lycée qui se produisent dans l'église St Joseph de Montrouge.

A la demande générale, comme ce groupe avait beaucoup de succès et faisait le plein dans l'église, le prêtre (le père Dufourmantelle) a proposé d'enregistrer un petit disque sous le nom de Red Mountain Gospellers. Les Gospellers de Montrouge. Red Mountain est la traduction anglaise de Montrouge.

Au sein du groupe, il est organiste. Ce groupe lui permet de faire ses premiers pas dans un studio d’enregistrement puisqu’il va enregistrer un premier 45 tours de gospel sur lequel il joue de l’harmonica, de la guitare et de l’orgue.

La formation est composée de 9 musiciens : guitariste-chanteur, harmoniciste, bassiste, batteur, 3 choristes...

L'album studio, intitulé Negro spirituals, comporte trois titres : Nobody knows, Colours (Auteur : Harry Thacker Burleigh ) et Go down moses (Auteur : Harry Thacker Burleigh )

Après l'expérience du groupe Red Mountain Gospellers (1966) vient celle de The Phalanster. Jean-Jacques Goldman découvre ce qui sera sa grande révélation musicale, Aretha Franklin et son célèbre tube soul « think ». En 1968, il abandonne ses études de musique classique et il apprend la guitare.

1968-1970 The Phalanster est une formation quasi professionnelle qui va beaucoup tourner dans la petite couronne parisienne. Le nom du groupe fait référence aux théories utopistes de Charles Fourier, philosophe et économiste français (1772-1837). Elle est composée de Jean à la batterie, Paul Ferrette à la basse, Christian et Alex Gibson.

C'est au cours de cette période que Jean-Jacques Goldman s'impose par ses qualités, sa volonté et son sens de l'organisation. Les groupes The Phalanster et Présence (Daniel Balavoine) étaient produits par le même producteur. En 1970, The Phalanster est vainqueur du tremplin du Golf Drouot. En 1969, Jean-Jacques Goldman obtient un Bac D au Lycée Français-Villon (Paris, XIV°), et en 1970, il fait une prépa HEC. Ainsi de 70 à 73, il est inscrit à l'EDHEC (Ecole des Hautes Etudes Commerciales) à Lille.

Après 1970 Après son départ à Lille, Jean-Pierre Buccolo le remplace dans le groupe. Deux des anciens membres du groupe (les frères Christian et Alex Gibson) feront partie des Gibson Brothers, groupe disco qui connaîtra un gros succès dans les années 79/80. Dans la carrière de Jean-Jacques Goldman , il y aura d'autres groupes : Taï Phong, son aventure à 3 avec Carole Fredericks et Michael Jones, ses réalisations collectives avec la Tournée des Enfoirés.

Jean-Jacques Goldman commence sa carrière au sein du groupe Taï Phong en 1975. Le succès est déjà au rendez-vous avec la chanson Sister Jane, tirée du premier album du groupe. En 1976, c’est le réel commencement.

Jean-Jacques est persuadé que l’on peut chanter en français sans faire de la chanson à texte (ce à quoi personne ne se risque trop à l’époque) et il sort un premier 45T en solo qui contient deux titres: C’est pas grave papa et Tu m'as dit. Il sort un deuxième 45T en 1977.

En 1978, Jean-Jacques ne souhaite pas participer à une tournée de Taï Phong, c’est un nouveau qui débarque pour le remplacer : Michael Jones. Il sort en revanche un troisième 45T en solo avec Laëtitia.

En 1979, Taï Phong se sépare, « Le groupe s’est arrêté parce que les groupes, ça meurt » déclare Jean-Jacques.


Il suffira d’un signe, et c’est ce signe qui sort sur un album, qui aurait pu s’appeler Démodé mais qui restera sans nom (pas assez commercial selon la maison de disque), en 1981. C’est avec ce titre que Jean-Jacques Goldman commence à connaître le succès.

Après cette réussite, sa maison de disque, Epic, le presse de sortir un autre album, toujours sans nom avec des titres comme Quand la musique est bonne, Comme toi, Au bout de mes rêves ou encore Je ne vous parlerai pas d’elle.

Après les tubes de l’album, rebaptisé officieusement par certains Quand la musique est bonne, avec ses 200 000 exemplaires vendus (un autre titre officieux existe : Minoritaire), Jean-Jacques continue et donne enfin un titre officiel à son troisième disque : Positif.

Pour sa tournée, l’auteur/compositeur/interprète fait appel à un musicien qu’il connaît : Michael Jones. C’est à partir de ce moment que la complicité entre les deux artistes commence réellement alors que les deux se connaissaient depuis les années Taï Phong. En effet, Goldman ne voulait pas quitter son travail pour partir en tournée avec le groupe et c'est Jones qui l'a remplacé après les auditions.

En 1985, Je marche seul est la chanson qui annonce un nouvel album : Non homologué. Cet album contient un duo français/anglais avec Michael Jones : Je te donne. Duo qui reste huit semaines au sommet du top 50.

En 1987, Jean-Jacques sort Entre gris clair et gris foncé avec des titres comme Elle a fait un bébé toute seule, Puisque tu pars, Là-bas (en duo avec Sirima). Ce double album contient notamment des chansons écrites depuis le milieu des années 1970. C'est aussi pour cet album que la rencontre avec Carole Fredericks se produit: elle prête sa voix, alors uniquement de choriste, sur le premier titre du double vinyle (À quoi tu sers (intro)).

En 1990, débute une nouvelle phase dans la carrière de l'artiste. Il s'entoure en effet de ses amis Carole Fredericks (chanteuse qui avait déjà accompagné de nombreux artistes, dont Goldman lui-même, en tant que choriste) et Michael Jones. Ils signent un premier album à leurs noms : Fredericks Goldman Jones, qui devient par extension le nom du trio.

En 1993, paraît l'album Rouge. Le trio profite de la chute du rideau de fer pour aller enregistrer son album à Moscou.

Les tournées du trio Fredericks Goldman Jones alternent des concerts avec plusieurs milliers de personnes au Zénith et seulement une petite centaine dans des salles de province. Le live qui suivra cette deuxième tournée du groupe donnera naissance à l'album Du new morning au Zénith qui retrace les ambiances bien différentes des spectacles.

En 1997, Goldman revient à des mélodies brutes, acoustiques et blues… L'album En passant connaît un succès retentissant avec des chansons comme On ira, Nos mains, Bonne idée. Avec cet album, Goldman confirme qu'il est bien capable de faire pleurer les guitares électriques comme chanter les guitares acoustiques et qu'il reste l'un des meilleurs paroliers de l'histoire de la chanson française. Cet album est résolument intimiste. Il traite essentiellement de l'amour. On y retrouve quelques allusions personnelles (rares chez Goldman) comme dans Les murailles ou Quand tu danses.

En 2001, Jean Jacques se veut musicien pour les pieds avec des succès comme Ensemble et Tournent les violons. L'album acoustique aux percussions plus recherchées qu'était En passant fait place à un CD très simple musicalement, mais avec des arrangements différents à chaque chanson, chaque nouvelle danse. Zouk, Gigue, Disco côtoient les traditionnelles ballades « goldmaniennes ».

En 2002, il rappelle sa troupe de musiciens pour ce qui est sa dernière tournée en date. On retrouve sur scène les musiciens de toujours, Michael Jones (guitares) et Claude Le Péron (basse) mais également Christophe Nègre (Saxophone-Flûtes), Jacky Mascarel (claviers) et Christophe Deschamps (batteur). Il s'agit de la même formation que lors de la tournée En passant en 1998-1999.

Goldman a depuis longtemps mis son talent au profit d'œuvres humanitaires. On note notamment la participation au collectif pour les enfants d'Éthiopie (sous la direction de Daniel Balavoine et Renaud), les Restos du Cœur (pour lequel il compose la célèbre chanson), Sidaction, Solidarité Asie, etc. Il est encore aujourd'hui l'une des personnes importantes des actions annuelles des Restos du Cœur. Jean-Jacques Goldman est l'initiateur et l'un des organisateurs de la soirée des Restos du Cœur qui rencontre chaque année un succès colossal et qui constitue 20 % (vente CD/DVD inclue) des recettes annuelles de l'association. Il est un des seuls artistes compositeurs à offrir ses droits d'auteur aux associations pour lesquelles il compose.

Le quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports a prétendu, en septembre 2005, que Jean-Jacques Goldman s'apprêtait à arrêter sa carrière et que l'annonce serait faite dans un livre signé de Fred Hidalgo (directeur du magazine Chorus). L'auteur a démenti la sortie d'un livre et Jean-Jacques Goldman, à travers un démenti publié auprès de l'AFP, a déclaré « Je commence à lire des articles dans la presse prétendant que j'arrêterais la chanson, c'est faux. » En réalité, il s'agirait plutôt d'une pause, c’est-à-dire que Jean-Jacques Goldman ne sortira pas d'album tous les 4 ou 5 ans comme il avait l'habitude de le faire. Il se définit désormais, notamment lors du débat qui a accompagné le vote de la loi DADVSI, comme un « ancien chanteur ». Plusieurs articles (notamment sur internet) indiquent qu'il souhaiterait reprendre sa carrière lorsque sa dernière fille aura l'âge de le voir chanter. D'après des sources internet, il aurait dit : « Je veux faire connaître mon métier de chanteur à ma fille. »

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