Joe Dassin

Canzoni contro la guerra di Joe Dassin
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Joe DassinIl est le Dalton de la chanson française des années 60-70. Joe Dassin distribuait les tubes comme d’autres les balles. Ses chansons atteignaient le public en plein cœur. Associé à la générosité, cet homme qui a beaucoup donné ne pouvait mourir que du cœur. Mais avec son répertoire, devenu un standard, il continue à vivre.

Joe Dassin, référence de la chanson française, est né à New York, en 1938. Joseph Ira Dassin a comme mère une violoniste et comme père un comédien. Dans les années 40, Jules Dassin se fait un nom derrière la caméra : il est un des réalisateurs les plus talentueux d’Hollywood. Avec le maccarthysme et la politique de la chasse aux sorcières, Jules Dassin, politiquement engagé n’a plus la cote que sur les listes noires. La famille doit donc quitter les Etats-Unis.

Joe ne quitte pas seulement le pays de l’Oncle Sam : il quitte aussi l’enfance paisible. Désormais, il est tout le temps le nouveau du lycée. Mais après d’incessants déménagements à travers le monde, les Dassin se fixent à Paris, en 1950.

Joe, même s’il préfère le sport aux études, est un élève brillant. A Grenoble, il décroche une mention « bien » à son bac. Ses parents divorcés, l’exilé décide de partir retrouver sa terre natale et s’inscrit à l’université. Il s’oriente d’abord vers la médecine, puis abandonne le stéthoscope pour se lancer finalement dans l’ethnologie. Toujours brillant, il obtient l’équivalent du doctorat. Sur les bancs de la fac, loin des Champs-Elysées, rien ne semble prédestiner Joe Dassin à une carrière dans la chanson. Mais, au cours de ses nombreux petits boulots, il a été disc-jockey dans une radio. Surtout, grâce à un ami qui joue de la folk, Joe rencontre Bob Dylan. Et avec un ami français, il chante Georges Brassens.

De retour sur le vieux continent, Joe Dassin, continue les petits métiers. Au Etats-Unis, il laisse les poubelles de l’éboueur et la pince du plombier. En Europe, il travaille comme animateur radio, et un peu au cinéma. A RTL, Joe Dassin rencontre une attachée de presse du label CBS. En mars, sa proposition se concrétise : Joe Dassin sort un 45 tours aux airs américains. « Je change un peu de vent » est un échec commercial. Joe, plutôt habitué à la réussite, décide de persévérer dans la musique. Il fait bien. En 1966, « Bip Bip » le lance sur la voie du succès. La même année, il épouse Maryse, une femme plus âgée que lui.

En 1967, sa popularité l’entraîne sur la scène, en première partie de Salvatore Adamo. Un an après, il chante « Les Dalton ». Le perfectionnisme qui caractérise Joe Dassin lui réussit bien : en 1969, il passe à l’Olympia, et sa tournée française est à guichet fermé. En 1972, la star peut s’offrir un petit coin pour s’évader, à Bora Bora. En 1975, un an après son deuxième Olympia, il offre un petit bout de voyage à son public avec « L’été indien ». La même année, il s’offre un studio, pour continuer le contrôle de sa carrière, et un divorce - mais « Ça ne va pas changer le monde », surtout en 1977 le chanteur franco-américain connaît toujours le succès et les premières places des hit-parades. En 77, le chanteur à la voix chaude chante « A toi ». En 1978, après avoir fait sa déclaration à Christine Delvaux, il se marie à nouveau. La même année, son fils Jonathan naît à Paris, pendant que son père chante au Canada. En 1979, après être monté sur la scène de l’Olympia, l’ancien réformé pour cause de souffle au cœur a un ulcère à l’estomac et doit subir une opération. Le séducteur au strabisme, aussi appelé coquetterie dans l’œil, a aussi le cœur qui faiblit. Mais en 80, tout semble aller mieux : son deuxième fils, Julien, naît. Mais le monde ne change pas et Joe divorce à nouveau, seulement quelques semaines après la naissance de son enfant. Ensuite les accidents cardiaques s’enchaînent. Parti se reposer à Tahiti, dans son coin de paradis, avec ses fils et sa mère, Joe est victime d’un infarctus en plein déjeuner. Le 20 août 1980, son cœur a effectué son dernier battement.

La mort ne l’a pas jeté dans l’oubli. Même dans l’au-delà, il continue à vendre énormément de disques. Dans les années 90, il est le concurrent des meilleurs vendeurs : Cabrel ou Goldman. Aimé du public et des artistes, il est souvent repris : notamment par Katerine, Jean-Louis Murat ou Willy Denzey.

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