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Le pietre in tasca

Radici nel Cemento


Lingua: Italiano


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2006
Ancora non è finita

Ancora-non-e-finita
Loro fanno promesse che non vogliono mantenere
per saziare la loro fame la loro brama di potere,
sono uomini piccoli piccoli
ma si credono giganti,
megalomani ridicoli
a tratti anche inquietanti,
sono forti coi deboli
ma deboli coi forti,
pronti a uccidere per calcolo
e se ne fottono dei morti,
sono al comando di mute di mastini
che sciamano per le strade
con istinto d'assassini,
sono iene rognose
affamate di carogne,
pantegane pelose appena uscite dalle fogne
e allora bum bum,
la rabbia avvampa già!
te lo dico bum bum,
e la fiamma sale,
e ancora bum bum,
la rabbia avvampa già!
lo ripeto bum bum,
e il fuoco sale!
succhiano il sangue a chi lavora,
fanno affari con chi sfrutta,
raschiano il fondo fino
a quando ogni risorsa non è distrutta,
danno la mancia a chi ubbidisce
bastonate a chi protesta,
ordini precisi di spaccarti in due la testa,
sguazzano nell'oro accumulato con gli inganni,
immuni ad ogni legge perchè sono dei tiranni,
amici della mafia e della criminalità,
sono la feccia dell'umanità
e allora bum bum,
la rabbia avvampa già!
te lo dico bum bum,
e la fiamma sale,
e ancora bum bum,
la rabbia avvampa già!
lo ripeto bum bum,
e il fuoco sale!
Nostra è la fatica,
nostro anche il sudore.
Nostre le ossa rotte
e gli occhi rossi dal dolore,
nostri sono i morti caduti sul lavoro
a loro invece il lusso,
i bei vestiti il grano e l'oro,
nostra la miseria,
nostra l'ignoranza,
nostro il sangue amaro
e il cuore pieno di speranza,
a loro vanno i frutti del travaglio quotidiano
eppure se ne stanno sempre con le mani in mano
e allora bum bum,
la rabbia avvampa già!
te lo dico bum bum,
e la fiamma sale,
e ancora bum bum,
la rabbia avvampa già!
lo ripeto bum bum,
e il fuoco sale!
Con le pietre in tasca...
Con le pietre ed i bastoni
non temiamo più i padroni:
siamo i fasci siciliani,
i fasci dei lavoratori,
donne uomini e bambini,
operai e contadini insieme
agli universitari, carusi e solfatari
le bandiere rosse al vento,
di stare uniti ora è il momento
perchè se vogliono piegarci,
stavolta devono ammazzarci!

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/10/2008 - 22:23



Lingua: Francese

Version française – Les Pierres en poche – Marco Valdo M.I. – 2008

On aurait pu croire - vu du côté de la chanson française - que la chanson de combat était éteinte, qu'à tout le moins, la flamme s'était calfeutrée sous la cendre. Mais ce qui est vérité en deçà des Alpes, ne l'est pas nécessairement de l'autre côté de l'arc alpin. De ce point de vue, il est grand temps de traduire la chanson italienne, celle qui vaut qu'on le fasse, s'entend. Et en voici une, pleine de vie, de flamme et de feu... et contemporaine en diable.
J'insère ici la note de bas de page, car elle mérite d'être lue et relue...(1)Le mot italien de Fasci – Faisceaux en français mérite un petit éclaircissement, car il a fait l'objet d'un détournement historique.
Si l'on se reporte au Zingari, un des dictionnaires important de la langue italienne, on trouve à Fascio, la définition suivante :
Fasci dei lavoratori : associations socialistes ou de tendance anarchiste, fondées par les paysans à la fin du 19ième siècle, c'est – à – dire bien avant 1900, pour lutter contre les propriétaires fonciers.
Fasci di combattimento : groupes fascistes fondés en 1919 (qui furent la base musclée et crapuleuse du Parti Fasciste National et du régime qui s'ensuivit.)
La présente chanson ramène le mot « fasci dei lavoratori » à son origine socialiste, anarchiste et révolutionnaire.
LES PIERRES EN POCHE

Eux, ils font des promesses qu'ils ne veulent pas tenir
pour assouvir leur faim, leur soif de pouvoir
Ce sont des hommes petits petits
mais ils se croient des géants,
Ce sont des mégalomanes ridicules
par moments aussi inquiétants,
ils sont forts avec les faibles
mais avec les forts, faibles,
prêts à assassiner par calcul
et ils se foutent des morts.
Ils commandent à des meutes de mâtins
qu'ils répandent dans les rues
avec leurs instincts assassins.
Ce sont des hyènes teigneuses
affamées de charognes,
de gros rats
à peine sortis des égouts.
Et alors, boum, boum
La rage éclate déjà !
Je te le dis boum boum
et la flamme monte,
et encore boum boum,
La rage éclate déjà !
Je le répète boum boum
et le feu monte !

Ils sucent le sang de celui qui travaille,
ils font des affaires avec qui exploite,
ils raclent jusqu'au fond
jusqu'à détruire toute ressource,
ils donnent l'aumône à qui obéit,
le bâton à qui proteste,
des ordres précis de t'éclater la tête en deux,
Ils se roulent dans l'or accumulé par leurs escroqueries,
protégés contre toutes les lois
car ce sont des tyrans,
amis de la mafia
et de la criminalité,
Ils sont la lie de l'humanité.
Et alors, boum, boum
La rage éclate déjà !
Je te le dis boum boum
et la flamme monte,
et encore boum boum,
La rage éclate déjà !
Je le répète boum boum
et le feu monte !

Pour nous, il y a la fatigue
Pour nous, aussi la sueur
Pour nous, les os rompus
et les yeux rouges de douleur
Pour nous, il y a les morts tombés au travail
À eux, par contre, le luxe,
les beaux habits,
le blé et l'or,
Pour nous, la misère
Pour nous, l'ignorance
Pour nous, le sang amer,
et le cœur plein d'espérance.
À eux, les fruits de notre travail quotidien
Et pourtant, ils tiennent toujours leurs mains en main.
Et alors, boum, boum
La rage éclate déjà !
Je te le dis boum boum
et la flamme monte,
et encore boum boum,
La rage éclate déjà !
Je le répète boum boum
et le feu monte !

Avec nos pierres en poche
Avec nos pierres et nos bâtons,
Nous ne craignons plus les patrons.
Nous sommes les faisceaux siciliens,
les faisceaux des travailleurs,(1)
Femmes hommes enfants
ouvriers et paysans
Avec les universitaires, les manœuvres et les mineurs
Nos drapeaux rouges au vent,
C'est le moment d'être unis à présent,
Car s'ils veulent nous faire plier,
Cette fois, nous devons les abattre.

inviata da Marco Valdo M.I. - 20/10/2008 - 22:30



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